Russie : le PIB chute de 4,6% sur un an

 |   |  364  mots
L'économie russe subie les effets  de la crise monétaire de la fin 2014.Le rouble s'était effondré à la suite du plongeon des prix du pétrole et de l'application de sanctions économiques sans précédent contre Moscou, à cause de la crise ukrainienne.
L'économie russe subie les effets de la crise monétaire de la fin 2014.Le rouble s'était effondré à la suite du plongeon des prix du pétrole et de l'application de sanctions économiques sans précédent contre Moscou, à cause de la crise ukrainienne. (Crédits : © Denis Sinyakov / Reuters)
Contrairement aux prévisions du gouvernement russe, la récession a empiré au deuxième trimestre 2015. A la flambée des prix, s'est associée une forte baisse de la production industrielle et de la demande.

La récession en Russie, provoquée par la chute des cours du pétrole et par les sanctions occidentales, s'est aggravée au deuxième trimestre, avec une chute du 4,6% sur un an du produit intérieur brut, selon une première estimation officielle publiée lundi 10 août.

Cette évaluation du service des statistiques Rosstat marque une nette dégradation par rapport à la baisse du premier trimestre (-2,2%) et constitue une mauvaise surprise pour le gouvernement qui avait prévu une contraction de 4,4%.

Les conséquences de l'embargo et de la baisse du prix du pétrole

Elle est publiée à un moment où les perspectives de reprise économique espérée par les autorités russes sont assombries par la rechute actuelle des cours du pétrole.

Pour le gouvernement russe et certains économistes, le deuxième trimestre devrait marquer la période la plus difficile cette année pour l'économie russe, qui subit les effets depuis le début de la crise monétaire fin 2014. Le rouble s'était alors effondré à la suite du plongeon des prix du pétrole, principale source de revenus de la Russie avec le gaz, et de l'application de sanctions économiques sans précédent contre Moscou à cause de la crise ukrainienne.

Une faible demande et une baisse de la production industrielle

Ce choc a provoqué une flambée des prix, affectant pouvoir d'achat et consommation, à laquelle s'est ajoutée au deuxième trimestre une forte baisse de la production industrielle, plombée par la faiblesse de la demande.

Pour l'ensemble de l'année 2015, la plupart des économistes prévoient une chute du PIB de plus de 3% après une croissance de 0,6% en 2014.

Les autorités russes, qui ne cessent de répéter que le pire de la tempête est passé, espèrent une amorce de reprise dès le troisième trimestre et une croissance de plus de 2% l'an prochain.

Un scénario aussi optimiste est jugé peu probable par la plupart des experts, au vu de la rechute récente des cours du pétrole, qui a réduit quasiment à néant le rebond du rouble du printemps.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/08/2015 à 10:42 :
Je suis d'accord avec booboo. Je ne comprends ce manque d'instruction de certains. L'Ukraine c'est la Russie d'origine autour de Kiev ! La Crimée est russe depuis des millénaires, rattachée de façon anecdotique à l'Ukraine. Kiev aussi est Russophone comme Odessa . L'URSS comme la Russie aujourd'hui avait plus de 120 nationalités, c'est ce qui m'a intéressé et poussé à voyager dans ces pays.
Mais l'incroyable attaque contre les civils russophones menés par une extrême droite armée qui a pris le pouvoir à Kiev n'est pas justifiable. C'est un crime contre l'humanité qui doit absolument être puni.
On s'en fout de Poutine, de toute façon il ne durera pas. La question est le respect des droits des russophones en Europe et il n'y a pas qu'en Ukraine ! Dans les Etats Baltes *, en Moldavie aussi ... Il faut pousser les USA à arrêter de soutenir les plus extrémistes comme ils ont fait avec l'EI et Ben Laden. Ce sera difficile car ils ont lancé la guerre contre la Russie, ils veulent l'enfoncer et se fichent totalement que toute l'Europe sombre avec, je les soupçonne même par cynisme de vouloir gagner sur toute la ligne puisque nous sommes des concurrents économiques pour eux.
Réponse de le 19/08/2015 à 17:00 :
des millénaires pour la Crimée, n'importe quoi....avec votre argument de la langue, on devrait annexer la Wallonie, quelques cantons suisses, le Quebec et une partie de l'Afrique mais les "milices d'extreme droite "dans ces pays nous le ferait peut être payer cher aussi.On pourrait aussi réclamer des droits pour les centaines de milliers de Francais à Londres, non?
vous y allez naturellement de votre couplet d'antiamericanisme (logique), mais un pays avec 120 nationalités moi j'appelle ça un empire et l'Histoire des empires est assez implacable....je suis donc sure que vous pourrez crier au scandale de nombreuses fois et je sais que ça vous fera du bien. Have fun
a écrit le 14/08/2015 à 15:04 :
L ATOUT DE LA RUSSIE N EST PLUS SONT ERNERGEI GAZ ET PETROLE. C EST LA RICHESSE DE SA TERRE CULTIVABLE QUI AVEC L AUGMENTATION DU CLIMAT SUR CETTE PARTIE DES TERRES ?POURONT DEVENIR POUR PEUT QU IL SE METTENT A CULTIVE AU LIEU DE DE FAIRE LA GUERRE A LEURS VOISINS? ILS PEUVENT EN QUELQUE ANNEES DEVENIR LE GRENIER DU MONDE???
a écrit le 13/08/2015 à 20:58 :
C'est pas grave, avec les 2,4 milliards d'euros que la France a très aimablement payés à Moscou de dédommagements liés à la non-livraison des deux Mistral, la situation va s'améliorer pour les Russes dans les mois à venir… ;-)
www.rtl.fr/actu/economie/mistral-le-prix-annonce-du-remboursement-a-la-russie-deux-fois-plus-couteux-que-prevu-7779373350
a écrit le 12/08/2015 à 11:41 :
Quant au PIB par habitant de la France, il n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2008.
a écrit le 12/08/2015 à 2:57 :
Géorgie : Tbilissi a accusé Moscou de déplacer les marqueurs de la frontière entre la Géorgie et l’Ossétie du sud, mardi 11 août, augmentant ainsi le territoire ossète aux dépens du sien, une « provocation » pouvant mener à une « escalade ». Selon Tbilissi, des marqueurs ont récemment été déplacés par Moscou à proximité de trois villages géorgiens. Les champs de certains habitants se seraient alors retrouvés au-delà de la ligne de démarcation, en territoire ossète.« Agression rampante du territoire géorgien » Le ministère géorgien des affaires étrangères a estimé qu’il s’agissait « encore d’un acte provocateur de Moscou qui menace la sécurité et la stabilité, et viole les droits fondamentaux des habitants ». « La Géorgie appelle une fois de plus la Fédération de Russie à tenir ses engagements internationaux et à éviter les actions pouvant mener à une future escalade », a-t-il déclaré dans un communiqué.
La ministre géorgienne de la défense, Tina Khidacheli, a affirmé de son côté que le gouvernement devait « aider les habitants sur place aussi vite et efficacement que possible ». « L’ennemi teste notre patience chaque jour », a commenté lundi le président Guiorgui Margvelachvili. En juillet, Tbilissi avait déjà accusé Moscou de « menacer la paix et la sécurité dans toute la région » du Caucase du sud, et de mener une « agression rampante du territoire géorgien » en déplaçant les marqueurs de la frontière entre la Géorgie et l’Ossétie du sud. Un oléoduc reliant Bakou à la mer Noire
Tbilissi soupçonne la Russie de vouloir grignoter le territoire géorgien afin de faire passer en Ossétie du sud une partie de l’oléoduc reliant Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, au port géorgien de Soupsa, sur la mer Noire. Cet oléoduc, long de 830 kilomètres et d’une capacité d’environ 100 000 barils de brut par jour, est destiné aux marchés européens. En mars, Moscou a signé une série d’accords avec l’Ossétie du Sud lui permettant d’étendre son contrôle sur ce territoire de 3 000 m² et de 50 000. Et dire que le F N de Marine est financé par Poutine, quelle honte, tout comme pour Sarkozy le vendeur de Mistral aux envahisseurs.
a écrit le 12/08/2015 à 1:35 :
Que Poutine rende la Crimée à l'Ukraine et cesse de la déstabiliser à l'Est et çà vaudra mieux pour tout le monde. Tout comme qu'il cesse de financer des partis séparatistes en Europe comme le F N et de vendre des armes à la Lybie contre la France comme l'Urss le faisait au Tchad en son temps.
a écrit le 11/08/2015 à 17:43 :
Je ne suis pas sur de comprendre, les -4,6% de PIB, c'est pour une année glissante ?
Parce qu'en 2014, il y avait une évolution de +0,6%, et en 2015 on estime -3% ?
Mais n'avait on pas deja estimé un PIB en récession pour 2014, prévisions démenties par les résultats effectifs ?
J'ai l'impression que toutes ces prévisions sont relativement hasardeuses !
a écrit le 11/08/2015 à 16:48 :
D'aupres mes discussions toutes recentes avec les gens du terrain, il y a eu une certaine reprise d'activite a la fin de printemps-debut d'ete, mais maintenant avec la chute du petrole l'economie replonge fortement de nouveau. Les previsions optimistes sont tres peu probables.
a écrit le 11/08/2015 à 12:10 :
Et tsipras qui rêvait d'avoir leur soutient

Poutine va peut-être baisser dans les sondage
Réponse de le 11/08/2015 à 13:34 :
Pour l'instant Poutine joue de la vieille ficelle nationaliste pour maintenir sa popularité. Il faudra que la situation économique se dégrade beaucoup plus franchement pour que les russes commencent sérieusement à réfléchir.
a écrit le 11/08/2015 à 11:23 :
La Russie paie au prix fort l'annexion d'une partie de l'Ukraine. Qu'elle restitue la Crimée et cesse les opérations de déstabilisation dans l'Est de l'Ukraine, et ça repartira. Il est normal qu'un pays qui menace la souveraineté de ses voisins en paie le prix.
Réponse de le 11/08/2015 à 12:16 :
Le ralentissement économique russe avait précédé la crise ukrainienne. 12 ans d'inaction et de non-investissement dans les infrastructures finissent par se payer un jour. Moscou ne pouvant plus garantir à sa population la prospérité promise, il ne restait plus que l'option militaire en flattant la fibre nationaliste des électeurs.
Réponse de le 11/08/2015 à 12:21 :
MAIS LA CRIMEE EST RUSSE !!!!!!!! ILS NE PRENNENT QUE CE QU'IL LEUR REVIENT DE DROIT !!!!
Réponse de le 11/08/2015 à 12:31 :
Quand le Kosovo sera restitué à la Serbie, on pourra éventuellement en reparler et encore.
Réponse de le 11/08/2015 à 13:32 :
@stenka : la Crimée est russophone, certes. Mais il y a aussi des russophones par exemple dans les états baltes. A la fondation de la CEI en 1991, les traités prévoyaient la non-modification des frontières, et par ailleurs la Russie avait négocié l'utilisation du port de Sébastopol et ne se trouvait donc pas privée d'accès militaire à la Mer noire. L'annexion de la Crimée et les menées dans l'est de l'Ukraine sont donc bien une violation de la légalité internationale qu'il n'y a pas lieu de reconnaître et pour laquelle les sanctions doivent être maintenues et accentuées jusqu'à ce que les dirigeants russes aient compris que le jeu n'en vaut pas la chandelle et lâchent prise. Et ça finira bien par se faire car l'une des seules richesses de la Crimée, un excellent potentiel touristique, a été anéanti depuis l'annexion.
@Hugo67 : pour ce qu concerne le Kosovo, n'oublins pas que le facteur déclenchant de la crise de 1999 qu a amené l'indépendance de fait de ce territoire a été la suppression de la large autonomie de ce territoire par Milosevic, qui un peu comme Poutine a joué avec le feu nationaliste. Et si la majorité de la population kosovare se prononce pour le retour en Serbie, pourquoi pas ?
Réponse de le 11/08/2015 à 19:22 :
Vous oubliez une chose primordiale .....la RUSSIE n'a pas annexé la CRIMEE c'est l'UKRAINE qui annexé la CRIMEE un petit retour en arrière vous fera le plus grand bien EN 1954 a l'arrivée de KHROUTCHEF au pouvoir à la tête de l'U.R.S.. ce denier à offert (comme un trophée) la CRIMEE à l'Ukraine les habitants de la CRIMEE parle russe et non l'UKRAINIEN quant à l'EST DE l'UKAINE les habitants parlent le russe et se considères comme russe voyez cela n'est pas aussi simple que ce que la presse nous raconte !!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :