Soros critique Trump, les Gafa et le bitcoin

Par latribune.fr  |   |  343  mots
(Crédits : REUTERS/Andrew Kelly)
L'administration Trump, les géants de l'internet, le bitcoin: le richissime spéculateur George Soros a attaqué tous azimuts jeudi dans son dîner annuel à Davos.

Comme déjà l'an dernier, le milliardaire de 87 ans a étrillé l'administration Trump, "un danger pour le monde", lors de ce rendez-vous devenu incontournable du Forum économique mondial. Il s'en est aussi pris à la Russie de Vladimir Poutine, "Etat mafieux", dans la salle de réception d'un grand hôtel de la très chic station de ski suisse.

Le monopole des Gafa

Devant un public très occupé à relayer ses propos sur les réseaux sociaux entre deux verres de vin, George Soros a aussi étrillé longuement les géants de l'internet, citant "Facebook et Google". Il les a décrits comme des "monopoles toujours plus puissants" qui pourraient être tentés de se lier à "des régimes autoritaires" afin de créer "un réseau totalitaire comme Aldous Huxley ou George Orwell eux-mêmes n'auraient pu l'imaginer", dans leurs romans "Le meilleur des mondes" et "1984".

"Davos est un bon endroit pour annoncer que leurs jours sont comptés", a-t-il dit, alors que les géants de l'internet y ont évidemment envoyé une armada de représentants.

Le financier, reconverti en philantrope et en grand critique du capitalisme ultra-libéral, veut en effet croire que les géants de l'internet vont devoir se plier à des régulations plus sévères, sous l'impulsion notamment de la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager.

George Soros l'a décrite dans son discours, lu d'une voix parfois chevrotante, comme la "Nemesis" des géants de l'internet, la déesse de la vengeance.

Le bitcoin, "une bulle typique"

Connu en particulier pour un raid en 1992 contre la livre britannique, le spéculateur a aussi été interrogé sur le bitcoin. "Ce n'est pas une monnaie", a-t-il dit à propos de la devise virtuelle si volatile, estimant que ses fréquents accès de hausse étaient "une bulle typique".

George Soros ne croit pourtant pas à une "chute brutale" du bitcoin, plutôt à une baisse graduelle, en raison de l'attrait selon lui de cet actif anonyme mais à la traçabilité presque parfaite pour des régimes autoritaires.

(avec agences)