Macron face au danger d'une majorité trop large

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La république en marche pourrait avoir jusqu'à 400 députés dans la prochaine Assemblée. Difficile dans un groupe aussi pléthorique et divers d'instituer une discipline de vote. Le mouvement, né il y a un an à peine, manque de cadres et va devoir rapidement se structurer. Un congrès est prévu en juillet. Benjamin Griveaux pourrait en devenir le président.
"La république en marche" pourrait avoir jusqu'à 400 députés dans la prochaine Assemblée. Difficile dans un groupe aussi pléthorique et divers d'instituer une discipline de vote. Le mouvement, né il y a un an à peine, manque de cadres et va devoir rapidement se structurer. Un congrès est prévu en juillet. Benjamin Griveaux pourrait en devenir le président. (Crédits : Reuters/Robert Pratta)
Plusieurs instituts de sondage pronostiquent une victoire écrasante aux législatives des candidats "La République en marche". Mais le parti présidentiel va devoir vite se structurer - un congrès fondateur est prévu pour juillet - et, surtout, parvenir à instaurer une véritable discipline de vote au sein d'un groupe parlementaire composé de sensibilités très diverses.

« Trop de pouvoir tue le pouvoir », a déclaré ce 8 juin sur RTL le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, à propos du raz de marée attendu - selon les sondages - des candidats de La République en marche (LREM) aux élections législatives. Il faut reconnaître que le Jean-Christophe Cambadélis sait de quoi il parle, lui qui est à la tête d'un parti qui, en 2012, possédait absolument tous les leviers du pouvoir, au niveau local comme national : une majorité de communes, de départements, de régions, la majorité à l'Assemblée nationale et...au Sénat. Sans parler de l'Elysée occupé par François Hollande. 5 ans après... plus rien ou presque.

Alors, certes, LREM, va devoir éviter le « syndrome PS ». Cela commencera par la nécessité de bien gérer un groupe de députés qui s'annonce pléthorique, toujours selon les sondages. Ainsi, selon la dernière enquête BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange*, les candidats LREM-MoDem seraient crédités de 30% des intentions de vote au premier tour. Les candidats Les Républicains (LR)-UDI obtiendraient 20% des suffrages exprimés, devançant les candidats Front National (18%), ceux de la France Insoumise (12,5%) et du PS-PRG (8%) qui pourraient donc être massivement éliminés dès le premier tour... On est très loin de la vague rose de 2012.

Près de 400 députés pour la majorité présidentielle ?

Sur la base de ces résultats, BVA a réalisé une simulation en sièges. LREM obtiendrait à elle toute seule une majorité absolue à l'Assemblée nationale avec plus de 360 députés. Mais son allié le MoDem viendrait encore grossir les rangs, puisque le parti de François Bayrou pourrait obtenir plus de 15 députés. On pourrait donc se retrouver avec un groupe parlementaire d'au moins... 375 députés sur un total de 577. LR/ UDI s'imposerait comme première force d'opposition - si le parti LR résiste aux turbulences à venir - avec au moins 110 députés. Le Front National devrait être en mesure de constituer un groupe avec l'élection d'au moins 15 députés. En revanche, toujours selon BVA, ce scénario est moins certain pour les futurs élus de La France insoumise et du Parti communiste. Quant au PS (et ses alliés), BVA le juge « en grande difficulté » et pourrait même "dans les hypothèses les plus pessimistes, tout juste parvenir à constituer un groupe parlementaire". Ce serait alors une grande première... Même lors de la grande déconfiture de 1993, le PS était parvenu à « sauver » 57 députés...

Un congrès en juillet pour "La République en Marche"

Ce serait donc un triomphe absolu pour LREM. Reste qu'il va maintenant falloir gérer ce succès. Et là les choses vont se corser. Certes, « En Marche ! » - l'ancêtre de LREM - a eu un succès foudroyant, rassemblant plus de 300.000 membres en un an... Il faut dire que l'inscription est gratuite. « Mais le parti n'est pas structuré, c'est une auberge espagnole, fait de beaucoup de bonnes volontés des Marcheurs certes, mais l'encadrement manque », explique un cadre parisien du mouvement.

Le parti doit donc se mettre en ordre de... marche, transformer son esprit startup en véritable formation politique... et se trouver vite des dirigeants. C'est d'autant plus urgent que le noyau dur de la « macronie », les fidèles de la première heure, ont intégré l'Elysée ou les ministères. Il faut donc rebâtir.

Normalement, un congrès fondateur devrait se tenir en juillet et un président nommé pour succéder à Catherine Barbaroux qui assure actuellement l'intérim. C'est le nom du candidat aux législatives dans la cinquième circonscription de Paris, Benjamin Griveaux, qui est le plus souvent avancé pour prendre la tête du parti. C'est un proche d'Emmanuel Macron dont il fût le porte-parole durant la campagne. Mais, à LREM on ne veut faire aucune gaffe après « l'affaire Ferrand ». Ce même cadre parisien de LREM explique à La Tribune sous couvert de l'anonymat :

« Avec notre promesse de moralisation de la vie politique et le projet de loi Bayrou, on a plus droit à l'erreur. Il faut que tout le futur encadrement de LREM soit absolument nickel, qu'aucun d'entre eux n'ait commis des indélicatesses dans le passé. Or, on a un doute sur certains. Je ne parle pas d'affaires graves ou de véritables fraudes mais ils ont pu dans leur vie professionnelle se trouver en situation borderline ».

Prudence donc... surtout que des informations commencent à sortir dans la presse sur quelques candidats LREM aux législatives qui n'aurait pas un passé complètement blanc.

Instaurer la discipline au sein d'un groupe parlementaire pléthorique

A LREM, on a également conscience qu'il ne va pas être facile de « piloter » un groupe parlementaire de peut-être 400 membres. De fait, cette majorité présidentielle va être confrontée à différents problèmes. D'abord, avec la volonté de rajeunissement et de diversification socio-professionnelle, de nombreux députés n'auront aucune expérience parlementaire : travail en commission, rédaction de rapports, etc. Ensuite, avec la volonté affichée par Emmanuel Macron de « ratisser large » au nom du « et à droite et à gauche », il va être difficile d'instaurer une vraie discipline de vote, tant les sensibilités au sein du groupe vont être diverses. Certains députés risquent ainsi d'avoir des états d'âme au moment de voter la loi d'habilitation sur les ordonnances réformant le Code du travail où sur la prochaine loi de finances. Sans parler des déchirures que pourront provoquer les propositions du ministre de l'Ecologie Nicolas Hulot sur l'avenir du nucléaire ou le sort de Notre-Dame-des Landes...

En son temps, l'ancien premier ministre socialiste, Pierre Mauroy, avait théorisé sur le fait qu'il est beaucoup plus difficile pour l'Exécutif de s'appuyer sur une majorité large que sur une majorité étriquée où l'on serre davantage les rangs... C'est à ce problème que va être rapidement confronté le premier ministre actuel Edouard Philippe.

 *Enquête réalisé sur échantillon de 4.772 personnes du 2 au 5 juin.

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Commentaires
a écrit le 13/06/2017 à 11:57 :
On peut toujours espérer qu’une telle majorité formée par de nombreux nouveaux dans la politique, et venant du secteur privé ne se comportera pas en majorité « aux ordres ». La discipline de parti, beaucoup ne connaissent pas et ne sont peut-être pas prêt à l’appliquer. Quoiqu’il en soit, cette majorité est élue, il faudra faire avec. Les 51 % d’absentéistes ne peuvent s’en prendre qu’à eux.
a écrit le 13/06/2017 à 7:59 :
une personnalité disait Paris n est plus la FRANCE.....aujourdhui la France se trouve coupée en deux
a écrit le 12/06/2017 à 17:59 :
Quand on détient la majorité des pouvoirs ,une assemblée toute acquise au gouvernement avec 50 % d abstention on se rapproche de la dictature parce qu une majorité de gens ne sont plus représentés ou si peu !!je ne dis pas qu' en marche est une dictature mais ils vont être tentés, avec se résultat, de tout bousculé !!attention au réveil du peuple !!!
Réponse de le 13/06/2017 à 9:11 :
@mortimer 12/06/2017 17:59
Il ne faut pas exagérer.
En 2012, le PS et ses alliés avaient la Chambre (abstention de 43% au 1er tour et 45% au 2ème tour), le Sénat (cas exceptionnel) les régions et nous n'avons pas subi une dictature pendant 5 ans.
En 68, les gaullistes et leurs alliés ont eu 80% des députés.
Cordialement
a écrit le 12/06/2017 à 17:15 :
Du coup, la webradio webtv indépendante AWI met son grain de sel avec une chronique audio intitulée : " PREMIER TOUR DES LEGISLATIVES : VERS UNE CONFIRMATION DES PLEINS POUVOIRS".
a écrit le 12/06/2017 à 9:19 :
Majorité trop large? Est-ce un grief inédit fait aux électeurs ? Trop large, pas suffisante ? Faudra-t-il traiter ceux qui humblement se sont rendus aux urnes comme le fait monsieur Guaino ? Un peu de respect pour la démocratie,svp !
a écrit le 10/06/2017 à 11:46 :
Que deviendra cette majorité diverse quand il faudra aller dans le fond des problèmes, dans le détail, quand les difficulté arriveront ?
Réponse de le 10/06/2017 à 17:59 :
J'ai discuté avec une candidate LREM qui distribuait son tract dans la semaine ,sympathique ,la trentaine, une cadre consultante en chez pas quoi .Par contre complément déconnecté du quotidien des salariés de ce pays et quand , j'ai évoqué cette loi travail et ce qu'il y avait dedans avec elle , la pauvre fille était totalement ignorante du sujet à part me raconter le discours formaté de son Jupitérien.Bref, zéro, du vent.Mais, bon, il parait que c'est ça la modernité, et ben y' a du mouron à se faire.
Réponse de le 12/06/2017 à 9:23 :
Si je comprends votre raisonnement seuls méritent d'être élus ceux qui le sont déjà ? Pourquoi donc organiser des élections ? Designons des députés à vie ?
a écrit le 10/06/2017 à 9:49 :
Il ne faut surtout pas lui donner la majorité car il va appliquer la loi travail et être plus régissant en matière social et au aussi baisse des revenus sur les retraites et en plus avec la csg bloquéle le pouvoir d'achat
a écrit le 09/06/2017 à 12:45 :
Le pays devrait dissoudre le fn il y a urgence .beaucoup de petits pois dans la tête qui termine leurs réunions par de casse
a écrit le 09/06/2017 à 11:54 :
Le problème c'est que la vraie majorité cela va être celle de l'abstention avec en plus beaucoup de frustrés par le laminage du FN et de la France insoumise par le mode de scrutin. Une "majorité" qui ressemble plus à un colosse au pied d'argile qu'à une adhésion populaire
Réponse de le 12/06/2017 à 9:36 :
Fallait changé la constitution ?
a écrit le 09/06/2017 à 11:42 :
Cela s'appelle vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué!
a écrit le 09/06/2017 à 9:26 :
400 députés de CSP+ à la botte du Jupiterien , un prolongement de l'état d'urgence prévu surtout pour interdire les manifs à venir sur la loi travail qui va faire table rase sur plus d'un siecle de droit des salariés.Avec surement des grand médias qui se comporteront comme sur la loi El Khomri que dénoncait l'association de critique des médias Acrimed dans un article ou il précisait que :" le traitement partisan et stigmatisant de la contestation de la part des grands médias. Ces derniers sont accusés de se concentrer sur la prétendue nécessité de la réforme, sur les conséquences négatives de la contestation ainsi que sur les violences survenues durant celle-ci et de passer sous silence la nature de la contestation". Et le tour est joué.
Réponse de le 09/06/2017 à 10:28 :
Une chose simple à faire : rendre responsables les organisateurs de manifestations en cas de violences. Concernant l'état d'urgence, ceux qui sont contre le prolongement de cet état seront les mêmes qui critiqueront Macron de n'avoir rien fait pour empêcher ses évènements graves!
Réponse de le 09/06/2017 à 11:46 :
Faut pas exagerer. Macron a clairement dit lors de la campagne ce qu il allait faire sur le code du travail. C est pas comme Hollande qui s est fait elire sur un programme gauche-gauche et qui retourne sa veste 3 ans plus tard pour essayer de faire baisser le chomage (et se faire reelire)

Quant a la composition de la future assemblee, elle etait deja majoritairement de CSP+ (voire ++). Le changement : ils seront bien plus jeunes avec plus de femmes. Et meme un certain nombre ne seront plus de pro de la politique qui n ont fait que ca (genre NKM, Fillon, Melanchon, Cambadelis). donc a priori changement positif: moins de baby boomers, moins de politiciens professionnels. La france va peut etre entrer dans le XXI sciecle
Réponse de le 09/06/2017 à 17:06 :
@cd

"Macron a clairement dit lors de la campagne ce qu il allait faire sur le code du travail".

C'est d'ailleurs pour cela qu'il a eu le vote des CSP+ et des retraités aisés.Macron savait que pour autres ce serait principalement le vote contre le FN qui le ferait passer.Il a eu quand même 8% rien que pour son charisme ,faut le faire .En gros, trop d'acné et petit , il ne passait pas.

"Le changement : ils seront bien plus jeunes avec plus de femmes".
Argument étonnant puisque dans leur autres partis le renouvellement était aussi effectué.Pour les LR :70% ,FI près de 90% de jeunes et de femmes aussi.
"donc a priori changement positif: moins de baby boomers, moins de politiciens professionnels".
Pour l'instant,il s'agit de leurs gosses qui prennent le pouvoir et de la même classe sociale.Sinon, tu préfères des politiciens amateurs si je te comprends bien, plus facile à manipuler peut-être ?.Ils vont quand même pouvoir faire trois mandats identiques et successifs soit 15 ans .

"La france va peut etre entrer dans le XXI sciecle "
Par contre, pour les salariés c'est le retour au XIX e siècle.
Réponse de le 12/06/2017 à 9:39 :
Quittez le pays si vous avez peur ? Vous serez mieux à Cuba5
a écrit le 09/06/2017 à 8:54 :
Le vrai visage d'En marche : un État policier digne des dictatures avec les perquisitions administratives autorisées dans le droit commun, quel retour en arrière... Ce n'est plus de la démocratie, c'est un dictat organisé affublé d'un masque de démocratie. J'espère que le Conseil Constitutionnel jouera son rôle ainsi que la CJUE.
Réponse de le 09/06/2017 à 17:40 :
Exactement, rien à envier avec certains régimes dictatoriaux.
a écrit le 09/06/2017 à 8:31 :
Le danger est en effet majeur si on se retrouve avec une assemblée de moutons de Panurge :-)
a écrit le 09/06/2017 à 8:23 :
Une majorité composée de gens provenant du PS, du centre, de la droite, et d'autres encore, qui ne pouvaient pas se voir et se combattaient il y a peu, cela laisse sceptique sur une cohésion minimale. Ratisser large n'a jamais constitué une politique valable
a écrit le 09/06/2017 à 7:19 :
Anesthésie des citoyens le réveil risque d'être douloureux...
Réponse de le 09/06/2017 à 8:57 :
......anesthesie n'est pas le terme le mieux adapté .... mais restons polis !
a écrit le 08/06/2017 à 23:00 :
les Francais ne sont pas a l écoute des médias de complaisance.
Réponse de le 09/06/2017 à 13:27 :
ah bon ??? première nouvelle !!!!!!
a écrit le 08/06/2017 à 22:44 :
Les républicains ont bien su se structurer pour la même "cause" malgré leur individualisme obligatoire...
a écrit le 08/06/2017 à 20:32 :
Avec une presse favorable et c'est un euphémisme, la Macromania fait des ravages depuis 6 mois. Difficile pour la droite qui pourtant promet une baisse de 10 % des impôts de se faire entendre. Pourtant, comme en Marche, ils ont renouvelé 60 % des candidats , des jeunes qui viennent aussi de la société civile. Mais quand la mayonnaise ne veut pas prendre , pas la peine d'insister.
Réponse de le 09/06/2017 à 11:39 :
Les LR ne sont simplement pas credible ! C est bien beau de baisser les impots (pourquoi 10 % et pas 20 ?) si on est pas capable de baisser les depenses. Ils ont evecue tout ce qui etait economies dans le programme de fillon. Barouin (dont la seule qualite est d etre le fils de son pere, un ami de chirac), c est on rase gratis !

5 ans d opposition leur feront du bien : ils vont devoir reflechir a leurs echecs, trouver un programme credible et trouver un nouveau leader (bye bye Sarkozy)
Réponse de le 09/06/2017 à 13:29 :
il est vrai que le programme d'économies de Macron est précis et chiffré !!!! combien de fonctionnaires inutiles et rentiers supprimera-t-il ??? il faudrait supprimer le statut mais Macron n'en aura jamais le courage !!!
a écrit le 08/06/2017 à 20:28 :
N'oublions pas que LREM est en soi un conglomérat de courants et de pensées diverses et variées. Ce qui va certainement générer des diverges d'opinion internes au moment des discussions et des prises de décisions.
Plus inquiétante est la déroute possible du PS, car ils n'ont pas mérité ça, ou pas à ce point.
Quand à la droite, une partie de la droite a fait des prises de position ambiguës qui font craindre des rapprochements avec l’extrême droite. Ce n'est pas la première fois, mais comme la structure a été très hiérarchisée, s'il n'y a plus de leader ni de ligne politique distincte ils peuvent s’égarer. Ce qui constituerait une opposition qui pourrait empêcher le gouvernement de gouverner. Pas obligatoirement par opposition sur les politiques menées, mais par volonté de nuisance et de reconnaissance.
Le pire ennemi au volontarisme du président Macron, c'est certainement l’esprit de contradiction et aussi ce travers Français qui fait que les gens qui réussissent sont mal vus.
Plus il y aura de bonnes volontés au pouvoir,plus on augmente les chances de réussite.
Réponse de le 08/06/2017 à 23:40 :
"un conglomérat de courants et de pensées diverses et variées"
c'est quand même pas des martiens, ces adeptes avaient bien un bulletin de vote à gauche ou à droite avant de signer.
LREM n'est ni plus ni moins qu'un parti politique avec pas mal d'anciens élus qui essaye de se recycler.
Un conglomérat ne peux pas se présenter aux élections.
Arrêtez cet endoctrinement nauséabond.
Réponse de le 09/06/2017 à 15:16 :
"Plus inquiétante est la déroute possible du PS"

Normal, il avait une aile droite à l'interieur qui est parti chez LREM , ceux qui veulent aujourd'hui nous mettre une loi travail en pompant le programme de FIllon .Et cela se dit socialiste ,il doit se retourner dans sa tombe Jaurès.Comme dit Macron ni de gauche,ni de ...gauche.
a écrit le 08/06/2017 à 20:11 :
Mouais... tout ça me fait penser aux législatives de 1988 où tout le monde pronostiquait un raz de marée rose et où on s'inquiétait d'une possible trop forte majorité... résultat pratique, une pâlichonne majorité relative qui a contraint les exécutifs à utiliser massivement le 49-3 (ce qui depuis la réforme constitutionnelle Sarkozy de 2008 n'est même plus possible). Attendons de voir...
Réponse de le 09/06/2017 à 14:10 :
Les conditions politiques sont differentes, et a l'époque le RPR était tout de même a 25% dans les sondages avec un UDF assez haut également. Ici, LR et FN ne sont qu'a18-21% et sont bien évidemment des concurrents. Maintenant, comme à toute veille d'élection, les certitudes absolues n'existent pas.
a écrit le 08/06/2017 à 19:57 :
le danger , ce sont le FN et Mélenchon .
Ne mélanchez pas torchons et serviettes .
Réponse de le 09/06/2017 à 13:30 :
le danger c'est Le Pen ??? autant dire que vous avez peur du Peuple !!!!
a écrit le 08/06/2017 à 19:18 :
Les Français continuent à être des veaux (qui finissent généralement à l'abattoir), ils vont voter en choeur pour des députés "godillots", la plupart n'ayant jamais fait de politique, ils seront manipulables à souhait. Macron pourra ainsi faire passer toutes les lois libérales qu'il veut...SAUF si la rue se mobilise. Je serai donc dans la rue.
Réponse de le 08/06/2017 à 20:02 :
Soyez aussi de côté de l' UPR seul parti d' opposition du pays ....
Réponse de le 09/06/2017 à 13:31 :
l UPR n'est pas un partie d'opposition c'est un vieux parti qui veut revivre : nuance !!!
a écrit le 08/06/2017 à 19:10 :
une seule solution,voter pour les candidats ps.une fourchette entre 90 et 140 députés serait un résultat acceptable et plausible
a écrit le 08/06/2017 à 19:08 :
Il ne faut pas vendre la bête avant de l'avoir tuė. 400 députés en Marche serait une aberration, monarchie républicaine ou dictature de la pensée .
L'électorat d'EN MARCHE ce n'est que les CSP + , les habitants des villes, en fait une pyramide inversée, pas de classes populaires, peu de classes moyennes, un électorat élitiste Attention vu les fragilités de notre société il faudra rééquilibrer au deuxième tour avec un fort abstenteisme
Réponse de le 08/06/2017 à 20:09 :
Vous évoquez une dictature de la pensée, comment qualifier la dictature médiatique qui a permis l' installation de Macron.

C' est d' abord ce qu' il faut remettre en ordre dans ce pays, tant qu' il n' y aura pas l' expression à parité de temps médiatique d'une vraie opposition constructive à l' Union européenne avec un vrai parti comme l' Upr, le pays continuera de s'enfoncer ...
Réponse de le 09/06/2017 à 13:33 :
quel stratège vous faites !!!!
a écrit le 08/06/2017 à 19:08 :
Il ne faut pas vendre la bête avant de l'avoir tuė. 400 députés en Marche serait une aberration, monarchie républicaine ou dictature de la pensée .
L'électorat d'EN MARCHE ce n'est que les CSP + , les habitants des villes, en fait une pyramide inversée, pas de classes populaires, peu de classes moyennes, un électorat élitiste Attention vu les fragilités de notre société il faudra rééquilibrer au deuxième tour avec un fort abstenteisme
a écrit le 08/06/2017 à 18:26 :
Le LREM sont composés de candidats divers et variés avec beaucoup de casseroles :

Richard Ferrand. Candidat dans la 6èmecirconscription du Finistère, le député sortant et ministre de la Cohésion des territoires, malgré la multiplication des révélations sur ses pratiques passées, notamment par Le Monde, a été conforté par Matignon et l’Elysée. Les révélations du Canard enchaîné parlent d’un montage immobilier qui a profité à sa compagne. A la fin des années 2011 et 2012, et au début de l'année 2013, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand a été le directeur général, ont perçu des fonds publics pour aider l'installation des Mutuelles dans des locaux brestois possédés par la compagne de l'actuel ministre de la Cohésion des territoires. Le parquet de Brest a ouvert le 1er juin une enquête préliminaire, qui devra notamment vérifier si M. Ferrand a enfreint le code de la mutualité. Malgré la multiplication des révélations sur ses pratiques passées, notamment par Le Monde, Richard Ferrand a été conforté par Matignon et l’Elysée.

Olivier Serva, candidat REM dans la 1èrecirconscription de Guadeloupe : il a qualifié l’homosexualité comme étant une “abomination” dans une vidéo datant de 2012, retrouvée par Streetpress.

Emilie Guerel, candidate REM dans la 7èmecirconscription du Var : Elle est accusée de d’“escroquerie et fraude à la Sécurité sociale”.

Pierre Cabaré, candidat REM dans la 1èrecirconscription de Haute-Garonne : Il avait été condamné en février 2003 à une peine d'inéligibilité d'un an pour ses comptes de campagne de candidat aux législatives de 2002 sous l'étiquette Cap21, selon une décision du Conseil constitutionnel.

Véronique Avril, candidate REM dans la 2èmecirconscription de Seine-Saint-Denis : Elle a loué, depuis 2011, un logement insalubre à un prix très élevé à Saint-Denis.

Houmira Berrada, candidate REM dans la 2èmecirconscription du Nord : Elle a été condamnée à 8 mois de prison pour “faux et usage de faux” après avoir falsifié un diplôme de l'Institut d'études judiciaires pour intégrer l'école lilloise des avocats.

Khadija Moudnib, candidate dans la 8èmecirconscription des Yvelines : elle a été accusée de conflits d’intérêts, car sa société de soutien scolaire Format ’Réussite a été financée à partir de 2013 par des fonds publics de réussite éducative, attribués dans des commissions où elle siégeait. Son association Eduquer pour réussir a également été subventionnée par la mairie où elle siégeait comme adjointe.

Marielle de Sarnez, candidate REM dans la 11ème circonscription de Paris : Elle est accusée d’emplois fictifs au Parlement Européen.

Bruno Bonnell, candidat REM dans la 6èmecirconscription du Rhône : Il est pointé du doigt pour de “l’optimisation” poussée. Selon Mediapart et Médiacités, Bruno Bonnell est propriétaire de deux sociétés basées au Delaware, un paradis fiscal américain. L'une d'elles, BB26, a été créée en 2007. Elle n'a jamais eu d'activité mais l'actuel candidat aux législatives ne l'a jamais fermée.

Buon Tan, candidat REM dans la 9èmecirconscription de Paris : une enquête préliminaire vient d'être ouverte sur Buon Tan pour détournements de fonds. Un premier chèque d'une valeur de 13 500€ aurait été envoyé signé en blanc par l'ancien trésorier de l'association à la demande de Buon Tan. Le second, d'une valeur de 3 000 €, aurait été utilisé au profit d'une association locale de tennis de table.

Alain Péréa, candidat dans la 2èmecirconscription de l’Aude : Il a été épinglé en 2010 par la Chambre régionale des comptes (CRC) de Languedoc-Roussillon, qui a relevé qu’il avait été rémunéré 9 000 euros sur six mois pour rédiger une étude sur les harkis et le logement… qui n’a finalement jamais vu le jour. Celui-ci s’est défendu en expliquant qu’il avait effectué d’autres missions à la place, ce qui n’a pas convaincu la CRC, qui a souligné “l’inadéquation entre le contrat passé et la mission exercée”.

Laetitia Avia, candidate dans la 8èmecirconscription de Paris : Elle aurait utilisé une société domiciliée dans le paradis fiscal du Delaware (Etats-Unis) pour éviter de payer des impôts, selon une enquête de Médiacités Lyon.

Roland Lescure, candidat dans la 1re circonscription des Français de l’étranger. Premier vice-président et chef des placements de la Caisse des dépôts et placement du Québec, il aurait jusqu’à sa démission le 5 avril dernier, largement contribué à faire des placements dans les paradis fiscaux, activité qui lui a rapporté de multiple bonus et fait l’objet de nombreux papiers scandalisés au Québec...

Par ailleurs, parmi les 22 députés sortants qui sont aujourd’hui candidats sous la bannière LREM, Le Monde en a décompté au moins cinq ayant recruté comme collaborateur parlementaire un membre de leur famille lors de la précédente législature :

Patrick Vignal a employé sa fille Maryll

François-Michel Lambert a employé son épouse Marjorie Hagobian-Mazille.

Jean-Louis Touraine a employé son épouse Sylvie Tomassini.

Jean-Yves Caullet a employé son épouse Muriel Caullet-Vergès comme collaboratrice parlementaire.

Monique Iborra a employé sa fille Sophie comme collaboratrice parlementaire. Cette dernière a démissionné de ses fonctions en mars 2017 pour “être en cohérence avec les propositions d’Emmanuel Macron”

Lire Valeurs actuelles
Réponse de le 09/06/2017 à 8:55 :
Un autre :

Il est le dernier énarque de la promotion Senghor, celle d'Emmanuel Macron, à être investi par La République En Marche! lors des prochaines élections législatives. Romain Grau est visé par une enquête préliminaire lancée par le parquet de Perpignan et confiée, selon les informations de France Bleu, à la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens (BGTA). L'enquête a été ouverte pour "harcèlement moral" au sein de l'entreprise de maintenance aéronautique EAS Industries. Cette dernière est dirigée depuis trois ans par Romain Grau. Une dénonciation anonyme aurait incité le procureur de Perpignan, que L'Express n'a pas pu joindre ce samedi, à procéder à l'ouverture d'une enquête. Selon France Bleu, les enquêteurs de la BGTA seraient chargés de s'intéresser aux conditions de travail des 250 salariés de l'entreprise. La radio évoque des cas de "surmenage, burn-out, cadences infernales" ainsi qu'une "pression de la direction pour faire sortir à tout prix les avions des hangars".
Réponse de le 09/06/2017 à 13:34 :
un autre
le modem est accusé de faux salariés !!!!!
a écrit le 08/06/2017 à 18:16 :
Les journalistes ne savent plus quoi inventer!
a écrit le 08/06/2017 à 18:10 :
"il va être difficile d'instaurer une vraie discipline de vote, tant les sensibilités au sein du groupe vont être diverses".

Malheureusement, pas sur la loi travail ,ils vont être servile nos jeunes députés au début pour ne pas froisser le patron.
a écrit le 08/06/2017 à 18:04 :
"un groupe parlementaire de peut-être 400 membres".

Jupiter sur l'Olympe.
a écrit le 08/06/2017 à 17:59 :
Dans quelques mois, beaucoup vont déchanter et affirmeront ne pas avoir voté Macron ou EM... mais ce qui est surtout grave c'est que l'opposition sera faite par les extrêmes et là c'est pas bon...
Réponse de le 09/06/2017 à 13:35 :
en quoi Le Pen est-elle extrême ?????????????
a écrit le 08/06/2017 à 17:52 :
"Même lors de la grande déconfiture de 1993, le PS était parvenu à « sauver » 57 députés..."

Et quelques semaines plus tard....

La réforme Balladur de 1993 a allongé la durée de cotisation nécessaire pour liquider sa retraite à taux plein de 37,5 ans à 40 ans dans le privé ; elle a également, toujours dans le privé, fait passer de 10 à 25 le nombre d'années de salaire prises en compte pour le calcul de la pension de retraite.Une troisième mesure a eu un impact très important sur le niveau des pensions de retraite : c'est le passage d'une indexation sur les salaires à une indexation sur les prix pour le calcul des pensions et leur réévaluation annuelle dans le régime général.
a écrit le 08/06/2017 à 17:19 :
Cette union sacrée de politiciens néolibéraux qui se pressent afin de servir leurs propres intérêts et leurs réseaux sous l'égide macronienne à l'avantage justement d'être guidé d'abord par leurs intérêts, l'idéologie n'étant là que pour les médias qui on se demande encore comment ils font pour y croire.

Macron saura parfaitement dans cette situation gérer tout ce monde je ne m'en fais absolument pas, par contre quand les citoyens vont se rendre compte que tous les politiciens professionnels leur veulent du sang et des larmes, là en effet un gros problème peut vite survenir.

Il va lui en falloir de la poudre de perlimpinpin pour nous faire avaler ses couleuvres...

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