Présidentielle 2017 : Macron pourrait-il gouverner ?

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Emmanuel Macron pourrait-il rassembler la gauche, le centre, la droite ?
Emmanuel Macron pourrait-il rassembler la gauche, le centre, la droite ? (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Le fondateur d'En Marche reçoit des soutiens de personnalités de gauche, du centre et même de droite. Il ne lui manque qu'une grosse prise à droite pour faire véritablement consensus du centre-gauche au centre-droit. Et après ? Sur quelle majorité pourrait-il s'appuyer ?

Ce n'est pas parce que la plupart des instituts de sondage font des erreurs de pronostics à répétition, en France et ailleurs - Etats-Unis avec la victoire surprise de Donald Trump, au Royaume-Uni avec l'inattendu Brexit... - qu'il ne faut pas prêter attention à leurs résultats. C'est ce que se disent actuellement certains élus en mal de perspectives électorales, à moins que les ralliements massifs à Emmanuel Macron aient une autre explication.

C'est notamment le cas à gauche, et en particulier au Parti socialiste, un certain nombre d'élus ayant décidé de revenir sur leur promesse de soutien inconditionnel à Benoît Hamon dès sa victoire à la primaire de la Belle alliance populaire proclamée, et de soutenir Emmanuel Macron, le fondateur du micro-parti En marche. "Couvrez ce passé au PS que je ne saurais voir", pourraient déclarer certains de ces Tartuffe des temps modernes.

Rappelons toutefois que certains sénateurs socialistes avaient fait depuis un certain temps le choix de soutenir l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande. Dès le mois de mai 2016, comme le révélait La Tribune François Patriat et Nicole Bricq avaient fait ce choix. C'est ce qu'on appelle avoir du flair.

Depuis, à gauche, les prises continuent. Ce jeudi, c'est l'aile droite du PS menée par le député de Paris Christophe Caresche qui, dans une tribune dévoilée par Le Figaro, fait acte d'allégeance. Ce mercredi, c'est Bertrand Delanoë, l'ancien maire socialiste de Paris qui décidé de rejoindre les rangs des nombreux soutiens à Emmanuel Macron qui ne ratisse pas seulement au PS. Mercredi, également, Robert Hue, l'ancien candidat communiste à l'élection présidentielle en 1995 et en 2002 a franchi le Rubicon.

Le Centre ne sait où donner de la tête

Au centre, François Bayrou, le président du Modem a également décidé de rejoindre Emmanuel Macron. Anne-Marie Idrac, l'ancienne ministre du Commerce extérieur de Nicolas Sarkozy également. L'UDI, qui a participé, à la primaire et la droite et du centre, peut-elle se rallier ? Pour l'instant, elle soutient François Fillon du bout des lèvres, après avoir un temps décidé de ne plus le faire.

Si ce parti ne peut décemment pas rejoindre le candidat d'En Marche - à moins de revenir sur la parole donnée -, certains de ses membres ont d'ores et déjà décidé de tourner casaque. C'est par exemple le cas de Jean Arthuis, l'ancien ministre de l'Economie de Jacques Chirac.

A droite, Jean-Paul Delevoye, Renaud Dutreil, qui furent également deux anciens ministres de Jacques Chirac, Aurore Bergé, élue Les Républicains et soutien d'Alain Juppé durant la primaire de la droite, Jérôme Grand d'Esnon, l'ex-directeur de campagne de Bruno Le Maire, ont fait le choix de "marcher" avec Emmanuel Macron. Estampillé ultra-libéral, Alain Madelin fait savoir à qui veut l'entendre que la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron est formidable. Il ne manque plus qu'une "grosse" prise pour qu'Emmanuel Macron fasse réellement consensus à droite comme à gauche.

Pour tous ces soutiens, qui étaient improbables il y a peu, il ne reste plus qu'à croiser les doigts en espérant que les instituts de sondage ne se trompent pas. Pour une fois.

Comment gouverner ?

Reste la question de l'après 7 mai. Et si Emmanuel Macron remportait la victoire ? Quelles seraient les conséquences sur le paysage politique ? Ne parlons pas des soutiens les plus « méritants » qui seront récompensés par un poste au gouvernement.

S'il veut pouvoir gouverner et lancer les réformes aujourd'hui proposées, Emmanuel Macron devra compter sur le soutien du Parlement. Sinon, son quinquennat risque d'être long comme un jour sans pain. Rappelons que l'enjeu est le même pour Marine Le Pen.

De fait, En Marche doit faire le plein de représentants aux législatives, avant les sénatoriales prévues en octobre. S'il parvient à rassembler aussi largement qu'aujourd'hui, si les soutiens "spontanés" se poursuivent, la partie est a priori gagnée.

Imiter l'Allemagne

En faisant consensus à droite et à gauche, Emmanuel Macron et son équipe auront les coudées franches "pour transformer le pays", comme ils le promettent en meeting. Surtout, la vie politique française en sera bouleversée. Que restera-t-il du clivage droite-gauche qui rythme notre actualité politique depuis des décennies et dont les représentants accumulent surtout des échecs dans les domaines économiques et sociaux ? De fait, c'est le centre, dans une sorte de grande coalition inédite, qui réformera la France. Mais est-elle prête pour cette nouvelle gouvernance politique qui fonctionne en Allemagne ? La France, qui tente sans succès de copier le modèle économique allemand, doit elle également s'inspirer et imiter son système politique ?

Plus que le contenu des réformes proposées par Emmanuel Macron, c'est vraisemblablement là le véritable enjeu de la campagne actuelle.

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Commentaires
a écrit le 25/04/2017 à 11:32 :
Une question à tous car je ne sais pas
comment un président peut faire quelque chose avant les legislatives ?
a écrit le 23/03/2017 à 11:24 :
Demain, on rasera gratis, tous les candidats font des promesses aux électeurs de demain !!!
Mais pourquoi aucun candidat ne propose son projet accolé au budget de la France. Il y a uniquement que 307 milliards à dépenser ! Le conseil constitutionnel devrait obliger chaque candidat de proposer son projet rentrant dans l'enveloppe budgétaire de la France ! et le proposer sur le même principe, comme un bilan d'entreprise...
Aujourd'hui, c'est le candidat qui fera le plus de cadeaux qui remportera la mise sans se soucier de la réalité. vraiment n'importe quoi ?
a écrit le 14/03/2017 à 11:16 :
Sa femme avait promis qu'il ferait n'importe quoi pour accéder au trône. Avec sa chaîne tv (BFM) et son association avec certains médias et Hollande ,il font en sortent de sortir comme par enchantement des dérapages (que tous les hommes politiques font) pour que Filon et maintenant le FN en prennent plein la figure.Pour rappel,après les primaires de droite,tous le monde le voyait président. Son programme doit vraiment déranger. Ne vous laisser pas avoir!!
a écrit le 12/03/2017 à 19:48 :
Ce serait une bonne nouvelle que la France puisse être réformée, au sens structurel du terme, par une coalition gauche, centre, droite. Notre particularité à nous français, c'est que notre gauche, notre centre et notre droite ne s'entendent déjà pas bien en leurs seins respectifs, comment pourrait on prétendre à une entende globale de ces 3 entités ?
La mission parait pour le moment impossible, à moins que le jeune frais émoulu de la politique nous fasse démonstration du contraire. L'époque étant aux surprises, très majoritairement mauvaises, pourquoi pas une bonne de temps en temps ?
a écrit le 12/03/2017 à 10:21 :
MACRON C EST LA CONTINUITE DE HOLLANDE AVEC LES MEMES PROMESSES ? MAIS A L ARRIVE RIEN NE CHANGERAS VRAIMENT CAR DESORME .SI NOUSNE QUITTONS PAS L EUROPES OU SI NOUS NE LA TRANFORMONS PAS/ NOUS ALLONS SUBIRES TOUTES LES COUCHES SOCIAL SANS EXSESPTION UNE BAISSE DE NOTRE NIVEAUX DE VIES .DEUX CRANS DE CEINTURE POUR LES RICHES /UN CRAN POUR LES PAUVRES 5 ANS POUR RIEN???SI VOTE CHANGE QUELQUE CHOSSE IL Y A LOMGTENT QUE SE SERAIS INTERDIT///COLUCHE///
a écrit le 10/03/2017 à 17:32 :
NOUS AVONS deja eu le CAS GISCARD
avec lui nous avons eu les premiers budgets en deficit . COMME HOLLANDE
avec une majorité trop large il voulait faire plaisir à tout le monde d'où le deficit .

MACRON AURAIT LE MËME PIEGE et comme Giscard au bout de 5 ans il sera dégagé

Gouverner c'est trancher pas faire plaisir aux courtisans
Réponse de le 12/03/2017 à 19:52 :
Giscard a eu à faire face à 2 chocs pétroliers... en de telles circonstances il est acceptable de faire du déficit. Comme d'ailleurs en 2008-2009.
a écrit le 10/03/2017 à 16:43 :
Il devient incontestable qu'un consensus émerge selon lequel Macron est immature et inexpérimenté, Macron est un peu de ces étudiants attardés qui rêvent les yeux ouverts en batelant des poncifs dans une masturbation intellectuelle effrénée sous l'action des mélanges droguacoolforts connus dans les soirées de la jeunesse mondaine désœuvrée.
a écrit le 10/03/2017 à 12:45 :
Ce bel enthousiasme œcuménique fait plaisir à voir. Réunir le spectre électoral allant de Hue (PC ?) à Madelin est impressionnant. Cela dit, gagner l'élection présidentielle ne sera pas suffisant si une majorité ne se dégage pas aux législatives.
Car la belle vitrine que l'on nous présente actuellement pourrait bien se briser au contact du quotidien.
Comment M. HUE justifiera-t-il à ses électeurs, amis et autres les mesures d'assouplissement du code du travail que le gouvernement MACRON mettrait en oeuvre ?
Comment les socialistes honteux et opportunistes expliqueront la "nécessaire" réforme des retraites et de l'assurance-maladie qui sera proposée ? Il est vrai que ceux-la ne sont pas idéologiquement éloignés des idées de M. FILLON, alors pensez-donc de M. MACRON, qui lui-même cultive certains rapprochements de fond avec le leader stalinien de la droite.
Bref, la composition d'une majorité macroniste s'avèrera "rock'n roll", et quand bien même elle se composerait, l'application du programme de M. MACRON devrait faire éclater tout cela, et
a écrit le 10/03/2017 à 11:31 :
"si les soutiens "spontanés" se poursuivent, la partie est a priori gagnée."
Non, pas du tout. Il y aura des triangulaires partout et les soutiens ne valent rien.
a écrit le 10/03/2017 à 10:55 :
Pour les beaux yeux de MACRON les électeurs des partis traditionnels ne vont pas nécessairement voter aux législatives pour un autre député que le leurs surtout s'il leur a donné satisfaction, jeune, dynamique comme lui, il n'est pas le seul. Donc le risque de MACRON, sans parti, est de n'avoir pas de majorité ni relative encore moins absolue.
Retour à la IVème république possible; que de bons souvenirs d'avant 1958
a écrit le 10/03/2017 à 10:52 :
Moderne, jeune, brillant, exalté et enthousiasmant.
Macron a tout pour plaire... aux jeunes et à ceux qui ne s'interrogent pas sur les menaces de l'avenir.
Macron croit à l'identité heureuse, mais ne se prononce pas sur les menaces démographiques venues du sud, ni sur celle venue d'autres cultures.
Or ces pressions, qui s'exercent dès maintenant, seront lourdes de conséquences pour l'Europe et le monde, comme le réchauffement climatique.
Seuls sont audibles et dignes d'occuper la fonction suprême ceux qui parlent de TOUT.
a écrit le 10/03/2017 à 10:27 :
Notre mode de gouvernement va rejoindre celui de nos voisins qui ne s'en portent pas plus mal d'ailleurs. Pour diriger une coalition qui me semble inévitable, Macron qui ratisse assez large me semble bien plus indiqué que le doux rêveur Hamon, le tribun Mélenchon ou les agressifs et justiciables Fillon ou Le Pen.
Son programme n'est pas parfait loin de là, mais il comporte quelques très bonnes idées comme généraliser la retraite par points. En tout cas préférable au revenu universel, la purge fillonesque (pas pour lui bien sur) accompagné d'une possible abrogation des lois Taubira et Veil ou la sortie de l'Euro de Marine.
a écrit le 10/03/2017 à 9:37 :
Ces mêmes députés qui ont paralysé et appauvri la France pendant un "quinquennat pour rien" ne demandent qu'à retrouver leur emploi derrière le gagnant des présidentielles, en fait quinze jours après. C'est le pari-mutuel. Les français veulent un coup de balai avec des hommes neufs et intègres. Il semble que Macron, l'intelligent de la parole, ne soit pas l'homme de la situation.
a écrit le 10/03/2017 à 8:51 :
Il faut voter en fonction des idées. Les candidats doivent nous proposer l'idée suivante: "acceptez vous de taxer l'énergie pour financer les charges sociales". Cela correspond à appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique avec une allocation universelle pour établir l'équité. Oui ou non! (Si vous votez non, vous allez au désastre sans vous en rendre compte: notre industrie, ALSTOM, AIRFRANCE,..)
a écrit le 10/03/2017 à 8:41 :
Macron est une marionnette que ne fera que ce que dit Bruxelles. Tout est écrit là bas. Exemple : la loi El Machin est une copie conforme que ce qu'ont écrit les technocrates de cette m...e de commission.
a écrit le 10/03/2017 à 8:32 :
C'est tout bonnement sidérant.

Voilà que les médias chantent déjà la victoire d'un Macron sous prétexte que des affamés du microcosme parisien flairent une nouvelle gamelle.
Cela me rappelle un mot approprié du Général de Gaulle : « Encore un qui est allé à la soupe. » « Ils en reviendront quand la soupière aura changé de main. »

Chiffres à l'appui, quelques médias nous décortiquent déjà l'après mai. Cela y est, plus besoin d'élection tant ils ont pris leurs désirs pour des réalités. Et surtout pas d'amalgame, les erreurs de diagnostics du Brexit et de Trump ne peuvent concerner notre pré carré. Cela me rappelle aussi autre chose, à savoir que les nuages radioactifs de Tchernobyl s'étaient arrêtés à la frontière. Il paraît que c'est toujours comme cela et qu'un charme nous protège.

Rappelons leur tout de même que la France d'en bas n'en a strictement rien à faire de tous ces clébards attirés par le fumet d'une gamelle. Ils ne sont pas propriétaires des voix qui les ont mis où ils se trouvent et leurs consignes ne servent qu'à affoler tous ces pronostiqueurs farfelus en veine de notoriété.

Mais laissons les spéculer leurs petites combinaisons et même parier des caisses de bouteilles de champagne.

Ce qui est sûr et le restera, c'est que l'attachement du sieur Macron à la mondialisation, à l'ultra libre échange et au supra-nationalisme de l'UE fera toute la différence.

Fêtez bien vos pronostics Messieurs. Nous fêterons l'issue plus tard.
a écrit le 10/03/2017 à 8:22 :
Un premier pas a été franchi en proposant de répartir les prélèvements sociaux sur la production et sur la consommation, TVA sociale et/ou CSG. Il faut effectuer le deuxième pas qui consiste à les reporter sur la consommation d'énergie. Il faudra encore un quinquennat pour y arriver. Hulot avait envisagé de le faire tout de suite. Nous sommes longs à la détente, très long, trop long! Notre industrie disparaît petit à petit. C'est bientot au tour d'AIRFRANCE.
a écrit le 10/03/2017 à 6:50 :
Macron arrive à faire ce qu'était arrivé à faire Giscard en 74 et réunir enfin une force centriste non affiliée qui est majoritaire en France mais bloquée chaque fois par la droite, la gauche et les extrêmes. Le bilan avait été bon et la France n'avait quasiment pas de dette à l'époque. On voit beaucoup de bons éléments des différents partis et de la société civile rejoindre Macron donc çà devrait faire la meilleure gouvernance possible y compris au parlement.
Réponse de le 10/03/2017 à 7:37 :
Giscard a été le premier Président à partir de 1974 à ne pas pouvoir présenter un budget à l'équilibre. Il a été suivi en cela par tous les Présidents qui lui ont succédé jusqu'à aujourd'hui, faisant du déficit une politique permanente et, nous menant à un endettement désormais hors de contrôle et à une ruine inévitable sauf dévaluation ou défaut sur la dette. Il a aussi été le premier Président à ne pas être réélu pour un second mandat. Quant aux difficultés profondes de sa majorité politique, il importe de s'en souvenir : on voyait même des hebdomadaires sérieux titrer sur l'alliance possible entre les gaullistes et le PC contre l'UDF et le PS...
a écrit le 09/03/2017 à 22:58 :
Tous avec Mélenchon ! Le seul à pouvoir sauver la France !
Soutenez le vieux fou complètement taré car seul lui pourra rafler des voies à Macron et empêcher babyhollande d'être au second tour...
a écrit le 09/03/2017 à 21:55 :
Avec le nombre de politiciens ps et lr qui veulent aller a la soupe, il va pas manquer de deputes. Et s il en manque, il pourra aller piocher chez eelv. Place et duflot sont surement partant pour un ministere. Idem a l udi, qui sont retourne chez fillon pour sauver leurs circonscriptions. Si macron paie plus, il quitteront le radeau de la meduse. Reste a savoir si macron a vraiment besoin de ces bras casses. Car proner le renouvellement avec des types elus depuis 30 ans et cumulards ca va pas etre tres facile
a écrit le 09/03/2017 à 21:32 :
Emmanuel Macron est le symbole de la déliquescence de la démocratie en France. Quand je vois son temps de parole médiatique, j'ai l'impression d'être dans une République bananière. Or, ce qu'il propose n'est que du vent, ses meetings s'apparentent à du music-hall, rien de plus. Et il se comporte comme un gourou.
Si l'on se réfère aux critères de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), En Marche a d'ailleurs tout d'une secte, puisqu'on y affaiblit l'esprit critique en même temps qu'on y exerce un culte de la personnalité. A l'UPR, c'est le contraire. François ASSELINEAU
https://www.marianne.net/politique/rencontre-avec-francois-asselineau-le-candidat-surprise-de-l-upr-la-presidentielle
a écrit le 09/03/2017 à 21:10 :
On va repartir avec les mêmes , les socialistes vont pouvoir revenir en force. Hollande aura bien joué, utiliser Macron pourtant co-responsable du bilan comme cheval de Troie d'un PS en déroute. Depuis 1 mois , la droite et en particulier Fillon , font l'objet d'attaque d'un journal qui prétend avoir obtenu les infos grâce à ses enquêteurs. Dans la réalité, les infos sont publiées à petite dose chaque semaine. Reste à espérer que l'on aura le nom de l'indic rapidement. La majorité de la presse a choisi son camp, Macron .Elle est dithyrambique et met le paquet. Si Fillon l'emporte , entre un mauvais procès et des médias hostiles, il aura prouvé sa formidable capacité de résistance.
a écrit le 09/03/2017 à 20:23 :
C'est le vote de la raison, faire un consensus avec une coalition au centre, pour enfin pouvoir reformer.
Les guerres de tranchées entre droite et gauche ont prouvé leurs limites, avec souvent des prise de positions partisanes, plus que des volontés de faire avancer le pays.
Ce qu'un parti fait, l'autre le défait et au final on se retrouve avec des empilements de décisions s’annulant les unes les autres.

Voila un candidat progressiste, sans parti pris et avec des idées, que demander de plus ?

La question reste celle de la maturité, ou de l’immaturité du pays, pour accepter les changements.
Finalement le choix sera entre progressisme et conservatisme, sinon même archaïsme.
a écrit le 09/03/2017 à 20:06 :
Ils n'ont pas nécessairement besoin d'une vrai majorité. Il y aura déjà les élus ralliés ainsi que le 49.3. Il y aura le soutient des banques, du grand patronat et, à cour terme, de la classe moyenne.

Tout est en place pour un grand chamboulement et un saut vers un parlement économique interne à la zone Euro. Je ne pense pas que l'Allemagne en fasse parti si la CDU reste en place. L'Europe a plusieurs vitesse de M. Hollande.

Leur réussite dépend de leur capacité à ne pas trop déclasser la classe moyenne. Sinon ce sera sans doute une grande vague de réaction en guise de retour de flamme.

On va vivre des années difficile!
a écrit le 09/03/2017 à 18:47 :
Gouverner des moutons ? Évidemment !
a écrit le 09/03/2017 à 18:43 :
Avec tous ceux qui courent lui lécher les bottes et vont à la gamelle, toutes tendances souvent inconciliables, il ne trouvera pas de majorité au Parlement et ne pourra pas gouverner. L'illusionnisme ne suffira pas.
Réponse de le 09/03/2017 à 21:59 :
Au contraire, ceux qui vont a la soupe ne cracherons pas dedans. Pas envie de perdre le beau ministere ou le siege de depute en cas de dissolution. Hollande a eut des problemes avec les frondeurs car c etaient des gens qui croyaient au baratin electoral du ps. Ils avaient pas compris que c etait juste pour etre elu, pas pour etre applique... mon ennemi c est la finance... ca c est pour l electeur
a écrit le 09/03/2017 à 18:36 :
ce monsieur a durant 4.5 ans été l'éminence grise d'hollande puis son ministre de l'économie, non? les résultats sont: 1. chômage record en Europe 10%, déficit 3.5% record en Europe, dette 2250mds sans crise. Faut-il que les gens soient sans esprit, sans fil directeur, sans mémoire, sans objectif pour se jeter ainsi dans les bras d'un people. serait-ce l'âge de son épouse qui poussent les personnes d'un âge certain et les jeunes à compatir???pourquoi ne parle-t-il JAMAIS de son bilan de 4 ans de quasi faillite?????
Réponse de le 09/03/2017 à 22:06 :
Le probleme c est que ca reste le plus competant. Le pen et melanchon vont couler la france en la faisant sortir de la zone euro. Hamon a un revenu de base non financable. Quand a fillon, son programme est inapplicable vu les casseroles qu il traine. Comment demander a quelqu un de travailler plus pour gagner moins quand vous payez grassement enfants et epouse a ne pas faire grand chose ? De toute facon, comment avoir confiance en quelqu un qui explique que son programme est un bloc, puis qui fait volte face sur la secu quand il se rend compte que ca lui coute cher electoralement chez les vieux, son coeur de cible electoral. Quel est le prochain recul ?
On a deja eut chirac comme roi faineant a qui l elysee assurait protection contre la justice, on va pas encore recommencer et perdre 5 ans !
a écrit le 09/03/2017 à 18:31 :
L'objectif de Macron? composer des majorité d'idées et d'action pour desserrer l'étau mortifère des archaïsmes de gauche et de droite, voilà de nature à redonner élan et confiance à ce vieux pays recru de désillusions;
A ce compte, on pourrait continuer de s'interroger: comment Fillon, pris en tenaille par les sarkosistes, pourrait-il diriger le pays. Car il apparaît clairement aujourd'hui qu'il n'est plus qu'une marionnette entre leurs mains;
Quant à Hamon, c’est la quadrature du cercle: paralysé par les divisions du PS et écartelé par sa gauche et par sa droite. Ce serait livrer le pays à l'ingouvernabilité!
a écrit le 09/03/2017 à 18:30 :
L'objectif de Macron? composer des majorité d'idées et d'action pour desserrer l'étau mortifère des archaïsmes de gauche et de droite, voilà de nature à redonner élan et confiance à ce vieux pays recru de désillusions;
A ce compte, on pourrait continuer de s'interroger: comment Fillon, pris en tenaille par les sarkosistes, pourrait-il diriger le pays. Car il apparaît clairement aujourd'hui qu'il n'est plus qu'une marionnette entre leurs mains;
Quant à Hamon, c’est la quadrature du cercle: paralysé par les divisions du PS et pris écartelé par sa gauche et par sa droite. Ce serait livrer le pays à l'ingouvernabilité!
a écrit le 09/03/2017 à 18:24 :
Avec le soutien qu'il obtient,ce sera comme les cornes dans le sac.
Impossible de se mettre d'accord sur rien.
a écrit le 09/03/2017 à 18:16 :
depuis des décennies, nous assistons au triste spectacle de l'enfermement des deux partis dominants dans des luttes stériles, des confrontations dogmatiques d'où rien ne sort évidemment. Cette dualité est archaïque, Macron l'a bien compris et il veut faire en France ce qui marche en Allemagne, à savoir une coalition "gauche, droite" de responsables politiques de bonne volonté, qui en ont marre de ces querelles de chapelle, et qui veulent enfin construire un programme cohérent, dans le seul intérêt de la France et des Français. Bien sûr, il y en aura toujours, au nom de leurs petits intérêts, qui ne seront pas d'accord, mais il faut passer outre les corporatismes et AVANCER...
a écrit le 09/03/2017 à 18:11 :
Gouverner comme président certainement pas puisque dans tous les cas Macron se ralliera aux GOPE bruxelloises , au mieux, il deviendrait DONC premier ministre de Bruxelles et ce n' est pas ça dont nous avons besoin. Ce qu' il nous faut c' est un président et nous l' avons ..presque. L'UPR n'est pas un si petit parti que ça. Nous avons plus de 16.660 adhérents, et en ce moment nous faisons entre 100 à 150 adhésions par jour. Nous sommes le 5e et peut être même le 4e parti en nombre de militants. Nous nous sommes présentés aux Régionales de 2015 et nous avions rassemblé 186.000 suffrages. Ça représente 0,9% des voix. Ça paraît peu, mais faire 0,9% des voix avec seulement 2% des Français qui nous connaissent, c'est énorme. Si 80% des Français nous connaissaient, nous ferions 36%! Le parti que je conduis a vu son accroissement, quasi-exponentiel, entravé par l'impossibilité de passer dans les grands médias du pays.http://rmc.bfmtv.com/emission/francois-asselineau-candidat-a-la-presidentielle-je-vais-faire-un-score-qui-va-beaucoup-surprendre-1118377.html
Réponse de le 10/03/2017 à 8:47 :
Bonjour,
Je suis assez d'accord avec vous depuis que je regarde sur internet. Néanmoins, je ne suis pas d'accord sur un certain nombre de points du programme de Mr Asselineau que j'apprécie pas ailleurs. Les gros points positifs : sortie de l'EU avec l'article 50 et de l'euro qui suivra.
a écrit le 09/03/2017 à 17:54 :
Je ne doute pas que Mr Macron puisse rassembler suffisamment de talents afin de constituer un gouvernement.

Mais fédérer 289 députés pendant 5 ans pour pouvoir mener une politique au long cours me semble plus problématique, tellement le projet me semble macronien.

Entendez par là, qu'il est plus subtil qu'une dentelle, plus sujet à interprétations diverses et variés que la bible et plus apte à susciter la polémique que le sexe des anges.
Même en supposant que "En marche" amène 30% de députés neufs macroniens, le reste n'est susceptible de s'entendre sur rien, à commencer par les dépités ralliés pour la circonstance.
a écrit le 09/03/2017 à 17:27 :
Il faut qu' il gagne avant de gouverner si je m abuse. En marche ou En crève zat iz ze queschion n est il pas?
a écrit le 09/03/2017 à 17:18 :
Argenteuil/Bezons
Circonscription de 145000 habitants avec endettement maximum,plus de 400000 millions,taxes habitat et foncier 1ERE de FRANCE 2700 euros cumulés,un financement désastreux dont l'auteur ,le maître d'oeuvre de ce carnage PS,pense rallier EnMarche.
Le pire est à venir.
a écrit le 09/03/2017 à 17:04 :
Cela devient pour vous de la drogue, il vous amène quoi au juste ??? c'est du grand n'importe-quoi. Un mensonge répété 10 fois reste toujours un mensonge !!!!
a écrit le 09/03/2017 à 17:01 :
Y aura t il assez de place pour tous les éléphants car élus par des socialistes de base
ceux ci les reconduiront ils ?
De toute façon la vrai élection se fera aux législatives. Et là le FN sera en mesure de faire élire qui lui plait soit par consigne soit par rétractations .
Personne n envisage cette possibilité il est vrai qu elle n est pas démocratique .
a écrit le 09/03/2017 à 16:58 :
Les ralliements PS à Macron étaient évidents, il fallait juste attendre un peu le moment venu. Derrière chaque élection il y a les carrières des professionnels de la politique. On nous enfume avec des beaux discours, mais le fond du problème est que deviennent tous ces élus s'ils n'arrivent pas à prendre le train en marche ? Ils ne vont quand même pas aller pointer à pôle emploi!
a écrit le 09/03/2017 à 16:58 :
1) le clivage gauche /droite est obsolète ,le plus drôle c'est tous ceux qui le maintiennent en
coma artificiel!
2)la ligne de partage conservateurs/progressistes me va très bien,
3)la ligne de clivage concrète qui s'imposerait , est: Europe oui à renforcer /Europe non à sortir,c'est à manier avec précaution
4)le changement c'est difficile ,il y a une majorité de français pour dire chassez les vieux obsolètes de la politique et en même temps les nouveaux n'ont pas assez d'expérience
5)l'expérience en politique veut souvent dire "très mauvaises habitudes"!
6)il faut vraiment innover!!!
a écrit le 09/03/2017 à 16:57 :
Macron n'aura aucun problème pour gouverner le pédalo de la méduse ,Hollande l'a bien fait. Un petit coup à gauche, un petit coup à droite , un petit coup en arrière, un petit coup en avant Mais pour en refaire un beau navire il faut un leader bien plus déterminé. S'il pense qu'il suffit de faire écoper et boucher les trous toujours par les mêmes et bien la prochaine fois il laissera la place libre à une capitaine qui le transformera en U-boot et nous emmènera voir le fond de plus prêt .
a écrit le 09/03/2017 à 16:47 :
des LR au PS sans problème vu qu'ils appliquent les mêmes politiques. Pour le FN ça lui coutera plus cher c'est évident et pour le FG avec mélenchon pas de problème c'est avec la base que cessera très difficile par contre.

Donc vu l'état de délabrement total de la politique professionnelle il est évident qu'il pourrait gouverner sans aucun problème.

Comment pouvez vous encore parler de clivage droite-gauche alors que c'est le néolibéralisme qui est l'idéologie de ces deux partis ?

Pourquoi ne pas dire la vérité svp ? Merci.

"L’économie politique du néolibéralisme. Le cas de la France et de l’Italie" https://www.monde-diplomatique.fr/2012/12/RIMBERT/48519 (article gratuit)
a écrit le 09/03/2017 à 16:43 :
Je ne sais pas si Macron est capable de gouverner, mais ce que je sais c'est que le CAC 40 qui a du retard sur les USA et qu'il repart à la hausse et avec Macron au gouvernement il va exploser. D'autant plus qu'il faut savoir que Macron va descendre vitesse grand V les investissements immobiliers (Loi Pinel etc....) et favoriser à fond les actions. Donc avec Macron au gouvernement, ne loupez pas le train en marche à mon avis.
a écrit le 09/03/2017 à 16:24 :
"Le fondateur d'En Marche reçoit des soutiens de personnalités de gauche, du centre et même de droite".

C'est vrai et pas en dessous de 5000€/mois , sinon, on ne rentre pas.
a écrit le 09/03/2017 à 16:18 :
"Que restera-t-il du clivage droite-gauche qui rythme notre actualité politique depuis des décennies et dont les représentants accumulent surtout des échecs dans les domaines économiques et sociaux ?"

La réponse est dans la question, mais j'imagine que c'est volontaire. La politique française faitgue les Français, moi le premier. Le clivage d'idées et le clivage tout court n'a en effet, rien apporté à notre pays. Peut-être serait-ce enfin le moment de faire preuve de pragmatisme et de mettre fin à ce clientélisme méprisable? Arrêtons de parler de clivage, cela ne fait pas avancer/évoluer la situation de notre pays.

Mais je suis un doux rêveur, la soupe est trop bonne...
a écrit le 09/03/2017 à 16:14 :
"Alain Madelin fait savoir à qui veut l'entendre que la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron est formidable".

Je crains le pire
a écrit le 09/03/2017 à 16:11 :
En bon élève d'Hollande, s'il est élu, il va faire pareil: ne rien faire, ne rien décider....et faire croire qu'il fait quelque chose, en bon énarque.... Comme l'écrit si bien Pierre Conesa dans son livre :
"SURTOUT NE RIEN DÉCIDER"
Manuel de survie en milieu politique
a écrit le 09/03/2017 à 15:57 :
Macron avait bien expliqué pourquoi on ne peut pas appliquer le modèle Allemand à la France.
Il est bien dommage que vous l'ayez raté, ça vous aurait instruit et évité ce billet.

Macron ne fait pas une "coalition de parti" (on n'est pas en Allemagne), mais une majorité de projet. En Allemagne la "coalition" (élue) définit le projet, elle a le temps pour le faire. En France il faut définir un projet et rallier sur le projet (sans rallier les partis car ça nuirait à leur identité) AVANT les législatives. Toute cette "cuisine" est faite APRÈS en Allemagne.
a écrit le 09/03/2017 à 15:48 :
En fait Macron peut gouverner avec une majorité de droite ou de gauche modérées, voire une coalition des deux si le vote extrémiste offrait trop de sièges à l'extrême-droite (FN et apparentés : NDA, Asselineau...) et à l'extrême-gauche (PCF, FI, EELV, frondeurs du PS).

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