Y aura-t-il encore du travail demain ?

Benoît Hamon a réussi à imposer le débat sur le revenu universel. Pour lui, c'est un dispositif susceptible de répondre à la raréfaction à venir de la "denrée travail". Ce postulat est-il exact ?
Jean-Christophe Chanut

7 mn

Selon une étude du Worl Economic Forum, 5,1 millions d'emplois vont être perdus d'ici 2020 dans les 15 pays les plus industrialisés en rasion de la révolution numérique. C'est dans ce contexte que Benoît Hamon a voulu imposer le débat sur le revenu universel
Selon une étude du Worl Economic Forum, 5,1 millions d'emplois vont être perdus d'ici 2020 dans les 15 pays les plus industrialisés en rasion de la révolution numérique. C'est dans ce contexte que Benoît Hamon a voulu imposer le débat sur le revenu universel (Crédits : Reuters)

Quelle place pour le travail et l'emploi demain ? C'est LA question qui agite les esprits de cet entre-deux tours de la primaire organisée par le Parti socialiste. L'avenir du travail est LE différend qui oppose Benoît Hamon et Manuel Valls. C'est la proposition centrale de Benoît Hamon d'instituer un revenu universel qui a servi de révélateur. Pour lui, ce revenu universel doit à l'avenir permettre d'assurer un revenu décent à tout le monde, alors que la denrée « travail » va se raréfier et qu'il faudra bien que les gens continuent de vivre. Pas du tout, rétorque en substance Manuel Valls, le travail a un avenir et le revenu universel est au mieux une utopie coûteuse et au pire une incitation à l'assistanat...

C'est donc bien la question de l'avenir du travail et de l'emploi, sous toutes ses formes, qui sous-tend la question de la nécessité d'instituer, ou pas, un revenu vraiment universel. En d'autres termes, le camp Hamon, craignant une forme de malthusianisme du travail, veut organiser ses conséquences, alors que le camp Valls défendrait plutôt la thèse "schumpetérienne" de la destruction créatrice.

5,1 millions d'emplois perdus d'ici 2020

Qu'en est-il alors de l'avenir. Si l'on reprend une l'étude « The Future of jobs » du très établi World Economic Forum (WEF), organisateur du rendez-vous annuel de Davos, parue en janvier 2016 et qui avait défrayé la chronique, ce sont 7,1 millions d'emplois qui seront détruits d'ici 2020 et... 2 millions qui seront créés, soit un solde net de 5,1 millions d'emplois disparus. Cette étude portait sur les quinze pays les plus industrialisés (hors Chine) et ces disparitions seront essentiellement dues aux seuls changements technologiques et d'organisation. Le WEF était même entré dans le détail en prévoyant 4,7 millions d'emplois perdus dans les fonctions de bureaux et d'administration, 1,6 million dans la production industrielle, 497.000 dans la construction. A l'inverse, 492.000 postes seraient créés dans la finance, 416.000 dans le management, 405.000 dans l'informatique et 339.000 dans l'engineering.

Face à ce séisme, Klaus Schwab, président du WEF et fondateur de Davos lançait un cri d'alarme aux gouvernements sur les nouveaux besoins de compétences nécessaires pour faire face à la montée du chômage et des inégalités qui vont découler de cette « quatrième révolution industrielle », c'est-à-dire la révolution numérique. Pour le WEF, la créativité, le savoir-faire en matière de résolution des problèmes, l'esprit critique et le management, la capacité à travailler en équipe, etc. seront des compétences indispensables pour s'adapter. Et malheur à ceux qui n'auront pas su ou pu se former aux nouvelles technologies car ils resteront au bord de la route. Un constat donc un peu glaçant...

Les transformations de l'emploi déjà à l'oeuvre

C'est pourquoi certains imaginent une évolution de la notion d'emploi qui ne serait plus basé sur le seul classique rapport salarié/entreprise, hérité de la première révolution industrielle au XIX è siècle. En d'autres termes, il s'agit de cogiter sur des évolutions afin de permettre que la révolution technologique ne se transforme pas en « tsunami techno-social ».

Parmi la somme d'études sur la question, l'une peut spécialement mériter de retenir l'attention. Dénommée « Penser l'emploi autrement », elle émane du Lab'Ho, un think tank du groupe Adecco. Elle a été dirigée par Tristan d'Avezac, expert des questions d'emploi et d'accompagnement des transitions. Ce rapport dresse un état des lieux très complet des transformations qui sont à l'œuvre: le développement rapide des formes particulières d'emploi (CDD, intérim) ; le regain du travail indépendant, avec le développement du statut d'auto-entrepeneur et l'essor des plateformes dites « collaboratives », style Uber ; l'émergence des statuts « hybrides », tels le portage salarial et les coopératives ; les groupements d'employeurs, etc. Il constate aussi que la révolution numérique va entrainer une « disparition des collectifs de travail traditionnels » et que le risque d'isolement des travailleurs de l'économie numérique est bien réel. A l'instar du WEF, l'étude plaide pour une rapide mutation de la formation vers des compétences « digitales et comportementales ».

En termes de créations et destructions d'emplois, l'étude du Lab'Ho se montre moins pessimiste que celle du WEF. Elle cite un rapport du Centre d'Analyse Stratégique (CAS) sur l'évolution de l'emploi à l'horizon 2030 qui identifie « trois grandes tendances de réallocation des emplois entre secteurs porteurs et en déclin ». Ainsi, les emplois d'utilité collective et des services à la personne connaîtraient une certaine croissance. En revanche, le déclin frapperait «l'emploi industriel fortement impacté par la concurrence internationale ». Enfin, il y aurait une stabilité des secteurs d'intermédiation et de la construction.

In fine, le rapport du CAS conclut que, si le bilan en termes d'emploi est positif avec près de 1,8 million d'emplois créés, d'importants mouvements « de réallocations sectorielles auront lieu , nécessitant un système de formation adapté à la hausse des qualifications et à l'orientation davantage servicielle des métiers ».

Des secteurs et métiers gagnants et d'autres perdants

Les secteurs « gagnants » en termes d'emplois seraient notamment « le « Conseil et Assistance », « l'Action sociale », « les Services personnels et Domestiques », les « Activités récréatives, culturelles et sportives », etc. A l'inverse, le solde d'emploi serait négatif dans les secteurs des « Combustibles et carburants », les « activités associatives », « le commerce et la réparation automobile », l'Aéronautique », etc.

Si l'on se concentre sur les métiers, ceux qui sont le plus appelés à disparaître sont : démarcheur téléphonique, dactylo, secrétaire juridique, gestionnaire de compte financier, expert-comptable, etc. Au contraire, les moins menacé sont : conseiller d'éducation, tenancier de bar, hôtelier, orthophoniste, etc.

Pour accompagner les mutations en cours, l'étude du Lab'Ho formule quelques propositions extrêmement diverses, comme la création "d'opérateurs d'accompagnement multi-status" qui auraient pour but d'accompagner des actifs appelés à changer régulièrement de statut. Avec l'émergence du travail indépendant, il conviendrait aussi de créer des « communautés d'échanges et de discussions pour les indépendants ». Dans un tout autre domaine, il faudrait « combiner le virtuel et le réel pour outiller les jeunes sur la connaissance des métiers et la recherche d'emploi ».

Parler du revenu universel a le mérite de poser le débat sur l'évolution du travail

Quantitativement et qualitativement parlant donc, le monde du travail va entrer en ébullition, c'est une évidence. Manifestement, il y aura encore de l'emploi, mais sous des formes variées. Surtout, du fait de la révolution numérique, de nouveaux métiers vont émerger et, à l'inverse, d'autres vont disparaître, libérant ainsi une main d'œuvre disponible pour assurer des services aujourd'hui mal ou peu assurés. Réfléchir, dans ce contexte, à une forme de revenu minimum pour permettre au plus grand nombre de vivre sans trop de casse ces mutations n'est donc pas une mauvaise idée, surtout si les gains de productivité permettent de dégager des moyens suffisants.

Alors, certes, le revenu universel à la sauce Benoît Hamon n'est certainement pas la panacée. Mais le débat qu'à installé le député des Yvelines ne devrait pas être sèchement refermé. Au-delà des questions de financement ou « morales » - l'encouragement à « l'assistanat » - , Il a le mérite de « pousser » à réfléchir au nécessaire accompagnement des mutations du travail. Ce n'est peut-être pas un enjeu majeur pour la présidentielle de 2017 mais ce le sera certainement pour celle de 2022.

Jean-Christophe Chanut

7 mn

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Commentaires 54
à écrit le 26/11/2017 à 18:40
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Bref toujours la même interrogation et les fameux report d'emploi en seules solutions A l'Ouest toujours rien de nouveau !

à écrit le 03/02/2017 à 12:27
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LE REVENU UNIVERSEL DOIT ETRE MONDIAL? C EST EXAT MAIS D ABORT FAISSONS LE PARS ETAPE DABORT LES JEUNES APRES LES AUTRES CATEGORIES DE GENS DANS LE BESOIN ET ENSUITE MONDIAL. UN BONNE IDEE NE MEURE JAMAIS ELLE EVOLUE AVEC LE TEMPT. LE PARTAGE DES RIC...

à écrit le 27/01/2017 à 20:31
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Il ne faut pas se leurrer, à moyen terme (5 ans), l'emploi ou pas ne pourra faire face à l'immigration, la surpopulation mondiale, la désertification mondiale et ses dérives graves à travers une mondialisation incontrôlée...!§! Le Revenu de Base D...

à écrit le 27/01/2017 à 12:02
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"Si l'on se concentre sur les métiers, ceux qui sont le plus appelés à disparaître sont : démarcheur téléphonique". Pourvu qu'ils aient raison!

à écrit le 27/01/2017 à 11:19
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l'emploi ne cesse de changer de nature depuis des siècles, et il continuera à le faire. La question qui n'est pas posée ici, et que ne pose pas Benoît Hamon, c'est pourquoi on observe des taux de chômage très dissemblables entre pays développés. Pour...

à écrit le 26/01/2017 à 21:53
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Si le travail disparait, pourquoi continu on à inciter les famille à avoir des enfants et surtout pourquoi les célibataires sont toujours et encore les vaches à lait des impôts? Pourquoi ne pas inciter les famille à avoir moins d"enfants en favorisan...

le 26/01/2017 à 23:28
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Parce que les enfants paient la retraite de leurs parents (ce faisant ils accordent un crédit à l'état, puisqu'ils paient maintenant une retraite versée plus tard, et peut être jamais), et parce que le manque à gagner sur les impôts directs des famil...

le 27/01/2017 à 12:08
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Il y a d'un côté ceux qui optent pour le Ponzi économique, de l'autre ceux qui lui préfèrent le Ponzi démographique.

à écrit le 26/01/2017 à 19:17
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je pense qu'il est interressant de poser ce débat. Quel est l'avenir du travail? On se réfere toujours aux révolutions industrielles précedentes. La machine à vapeur a tué des emplois de cochers et créer des emplois de conducteurs de trains. La machi...

à écrit le 26/01/2017 à 18:11
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Cela fait 10 000 ans que les progrès techniques détruisent les emplois, et l"homme continue à imaginer de nouvelles activités que ne peuvent pas faire les machines, et la vie continue. Cette peur du futur est attristante. Bien au contraire, plutôt q...

le 30/01/2017 à 18:34
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Je suis très largement d'accord avec votre commentaire. Que l'emploi salarié diminue au profit de nouvelles manières de travailler est probable, mais le travail ne disparaîtra pas comme ça. L'agriculture employait environ 80% de la population au d...

à écrit le 26/01/2017 à 17:14
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L'étude citée sur la baisse du travail dans les pays industrialisés manque de pertinence, elle ne fait que projeter des paramètres actuels de désindustrialisation. En fait on assiste plutôt à un déplacement du travail vers des pays à main d’œuvre moi...

à écrit le 26/01/2017 à 15:22
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Pour moi on doit revenir au smic agricole ~5€ de l'heure, le complément sous forme d'allocations pour rejoindre le smic industriel et un peu plus. Et la on en retrouvera des emplois en pagaille, et au lieu d'importer des fruits comme des pommes alor...

à écrit le 26/01/2017 à 15:13
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Ceux qui profite de la rentabilité du travail sont les rentiers. De quoi vont-ils vivre s'ils ne gagnent plus..?? Notez, un robot est plus rentable. Faites-moi penser à inventer le robot qui achète et mange...

à écrit le 26/01/2017 à 14:15
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Le postulat de Mr Hèamon est faux car la socièté française par exemple générera toujours plus de croissance et de necessité d'emploi directs et indirects. Le travail ne va pas se raréfier comme l'air dans la haute atmosphère mais se developper. Oui n...

le 26/01/2017 à 17:17
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il faut travailler pour gagner plus et être mieu insérer dans la socièté et non croire à des sociètés utopistes et oisives ! C'est vrai, regarde Pénelope, elle y arrive.

le 27/01/2017 à 12:12
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Aaaaaameeeen!

à écrit le 26/01/2017 à 12:29
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Si à Davos on "s’inquiète de la montée du chômage et des inégalités qui vont découler de la révolution numérique"... c'est qu'il faut vraiment s’inquiéter ! Et surtout agir. La disparition massive des emplois est une évidence, tout comme celle de ...

à écrit le 26/01/2017 à 12:29
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Alors pourquoi fait-on venir , sans relache, en France des étrangers si le travail est amené à diminuer ? En quoi sont-ils plus compétents que des Français/e ?

le 26/01/2017 à 15:17
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D'une part parce qu'il y a des choses plus importantes que l'emploi dans la vie, et d'autre part parce que le chômage, bien qu'important, n'empêche pas qu'il existe dans le même temps des postes qui ne sont pas pourvus avec la seule population frança...

le 26/01/2017 à 17:19
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Avec 85% de bacheliers qui va soulever les parpaings ?

à écrit le 26/01/2017 à 12:12
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dans ce conteste de travail, qui voudra travailler dans des emplois peu rémunérés pour payer ceux qui n'auront pas de travail ? et qui à terme acceptera de prêter de l'argent au pays si ce revenu universel doit être payé par le déficit qui sera toujo...

le 26/01/2017 à 18:32
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Un emploi peu rémunéré est souvent un travail peu agréable parce que peu valorisant. Le faire tout le temps est démotivant, le faire de temps en temps est tout à fait possible pour arrondir ses fins de mois. Or, avec un revenu universel, les gens les...

à écrit le 26/01/2017 à 12:02
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je comprends que les jeunes voir moins jeunes ne comprennent pas que l’offre d’emploi diminue. Mais quand on est un senior et qu’on pense à ce qu’on a vécu dans sa vie et qu’on compare la situation actuelle avec celle de sa jeunesse, il ne fait aucun...

le 26/01/2017 à 18:40
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Il y a déjà des groupes de réflexion sur le sujet mais le problème est toujours le même lorsqu'il faut réformer, surtout avec une telle ampleur, la société : ceux qui sont privilégiés actuellement n'ont pas du tout envie de changer, ceux qui n'ont p...

à écrit le 26/01/2017 à 10:52
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C'est l'énergie qui permet de réduire le temps de travail. C'est un progrès. Il faut répartir ce temps libre et le rémunérer par une participation de l'énergie. Bravo Hamon d'ouvrir le débat. Woerth avait soulevé cette question dans son dernier livre...

à écrit le 26/01/2017 à 8:17
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Et après, il faudra inventer des robots pour consommer les biens produits par les robots producteurs!!!! Une question bête, si plus personne ne travaille, qui consommera les biens et services produits ? Les personnes touchant le revenu universel ? L...

à écrit le 26/01/2017 à 8:14
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A Slim. Vous pensez bien sur a l'etalon, celui qui fait 1000 mm ? Si c'est oui, ce dernier est invendable depuis la revolution. Adopte par presque tous sauf les anglois, qui en sont encore aux inch, les arabes a Allah. Quitter le pays, mais pour a...

à écrit le 26/01/2017 à 8:01
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Cette notion de revenu universel doit être associée à la répartition des prélèvements sociaux sur la production et sur la consommation, et surtout sur la consommation d'énergie. Il faut atteindre progressivement un point d'équilibre. Mais qui est cap...

à écrit le 26/01/2017 à 7:53
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Si on ne le donne pas aux autres, nous aurons toujours du travail!

à écrit le 26/01/2017 à 4:51
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Quitte à supprimer le travail, commençons à supprimer celui des politiques! Ne serait-ce que pour voir comment ils arriveraient à vivre avec 750€ par mois!

à écrit le 26/01/2017 à 2:34
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je cherche des gens pour travailler : personne : le travail est trop dur : je le fais depuis 60 ans et continue à le faire ......combien d'amis chef d'entreprise se plaignent de ne pouvoir trouver personne !!!!

le 26/01/2017 à 12:14
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60+20=80 ans. vous avez vraiment cet age ??? a mon avis grosse exageration, et pas que sur l age. Si vous trouvez vraiment personne pour travailler pour vous, est ce que c est pas parce que vous demandez un mouton a 5 pattes (genre parler le chinois...

le 27/01/2017 à 10:16
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En France, on comptre 25 millions de personnes ayant un emploi, 5 millions de chômeurs et 400 000 "emplois à pourvoir". Et encore, parmi ces 400 000, on trouve tout un tas de pépites de type "nettoyage industriel, 1 heure par semaine, 11€ l'heure" et...

à écrit le 26/01/2017 à 1:00
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si il n'y a plus de travail il ne reste plus qu'a mètre la france en liquidation judiciaire, et a quitter le pays

le 26/01/2017 à 10:34
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Il est probable que le travail consistera un jour à programmer les robots qui fabriqueront des robots et répartiront les richesses qu'ils produisent. C'est ce qui correspond au progrès technique. Il faut préparer le futur dès maintenant.

le 27/01/2017 à 10:12
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@slim J'ai un scoop : la robotisation, un peu comme le nuage de Tchernobyl, est capable de traverser les frontières françaises. C'est encore plus fort aux USA et au Japon. En Chine, Foxconn a commencé à robotiser ses usines et à virer des ouvriers e...

à écrit le 26/01/2017 à 0:21
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Ce revenu universel de base a pour principal atout sa gestion hyper simple. Comme il est imposable IR, il est immédiatement et automatiquement récupéré dans le cadre de l'impôt prélevé à la source pour ceux qui ont des revenus suffisants. Les service...

le 26/01/2017 à 7:50
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Très bien. Il est urgent de s'occuper de cette allocation universelle.

le 26/01/2017 à 8:16
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" Oui la nature d'un homme sain n'est jamais l'oisiveté " : : on croirait lire du Rousseau . A voir ce qui se passe dans mon entourage , c'est pas gagné : du temps libre et pas d'obligation donnent .... des heures dans le canapé à regarder télé ou...

à écrit le 25/01/2017 à 23:20
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Vraiment ahurissant que cette idée de revenu universel soit si présente dans le débat national. Il n'y a vraiment qu'en France que l'on voit ça. Dans n'importe quel autre pays, la proposition de ce monsieur serait passée inaperçu tant elle est inepte...

le 26/01/2017 à 7:44
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Ca prouve surtout l'extrême médiocrité de la compréhension des mécanismes économiques par les français. Une simple allocation de 10€ par an et par français "boufferait" 1% du produit de l'impôt sur le revenu... A partir de là certains politiques pop...

le 26/01/2017 à 8:55
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"Ca prouve surtout l'extrême médiocrité de la compréhension des mécanismes économiques par les français. Une simple allocation de 10€ par an et par français "boufferait" 1% du produit de l'impôt sur le revenu." Vous venez de prouvez la votre, de méd...

le 26/01/2017 à 11:13
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je ne suis pas d'accord avec Julien. Il n'y a pas qu'en France qu'on parle du revenu universel. Une expérimentation est mené en Finlande. Il y a quelques mois la Suisse a fait un référendum sur le revenu universel. Je ne sais pas si le revenu univer...

à écrit le 25/01/2017 à 21:55
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C'est le même postulat de base qui a présidé à la décision de passer aux 35 heures, avec les conséquences que l'on sait sur l'emploi... Les vrais déclinologues sont là !

le 26/01/2017 à 7:48
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Le problème est que les effets de ce type de décisions sont irréversibles : même un retour aux 40h sans hausse de salaire ne ferait pas revenir l'empli notamment industriel perdu. Simplement ça n'entraverait plus la création de nouveaux emplois.

à écrit le 25/01/2017 à 20:05
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C'est tout de même extraordinaire de constater que ceux là mêmes qui nous vendu à longueur d'années leur admirable capacité à créer de l'emploi au nom de l'état bottent maintenant en touche et nous disent : c'est pas moi c'est l'économie moderne ! ...

le 25/01/2017 à 23:58
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Le "modèle allemand" repose sur l'accumulation d'énormes excédents commerciaux sur ses voisins européens. Comment pourrait-il être généralisable en Europe ? Quand au chômage, on peut constater qu'il n'a diminué que grâce à la hausse du nombre de t...

le 27/01/2017 à 10:09
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@Musard @vercaud Autre donnée en plus de celle que @vercaud cite : en Allemagne, une femme qui a des enfants et ose travailler est stigmatisée et traités de "rabenmutter". Du coup, double effet kiss-cool : - Natalité en berne : tout un tas de femm...

à écrit le 25/01/2017 à 19:53
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Quelle mentalité de défaitiste.... !!!

le 27/01/2017 à 10:04
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Défaitiste? En quoi faut-il voir une mauvaise chose dans la disparition du besoin de faire travailler des humains pour vivre? Si la Société s'adapte pour revenir à un modèle de Société esclavagiste à l'athénienne (dont le principal défaut était que r...

à écrit le 25/01/2017 à 19:37
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avec ce qui arrive dans les 5 à 10 ans, les IA remplaceront les métiers dit intellectuel, le chômage passera du simple au double voir triple, cela touchera tous les métiers, financier, juriste, assureur, hôtesse, opérateur, banquier, caissière, in...

à écrit le 25/01/2017 à 19:09
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Il y a une possibilité pour mettre en place un nouveau pacte social autour d'un revenu universel : fusionner toutes les aides y compris la retraite et le chômage. Rendre toutes les aides imposables afin que ceux qui gagnent plus qu'un minimum paient ...

le 26/01/2017 à 7:51
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tres bonne analyse Harpagon,+++++++++

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