Autriche : le résultat de l'élection présidentielle invalidé par la Cour constitutionnelle

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La Cour constitutionnelle a relevé plusieurs irrégularités, dont un dépouillement prématuré d'une partie du vote par correspondance, qui a fait pencher la balance en faveur d'Alexander Van der Bellen.
La Cour constitutionnelle a relevé plusieurs irrégularités, dont un dépouillement prématuré d'une partie du vote par correspondance, qui a fait pencher la balance en faveur d'Alexander Van der Bellen. (Crédits : HEINZ-PETER BADER)
Selon les résultats officiels annoncés près de vingt-quatre heures après la fin du scrutin, Van der Bellen l'avait emporté avec 50,3% des voix et 31.000 voix d'avance seulement (sur près de 4,5 millions de suffrages exprimés) sur Norbert Hofer, le candidat d'extrême droite.

| Article publié à 12h16, mis à jour à 14h12.

La victoire sur le fil d'Alexander van der Bellen n'est pas passée. La Cour constitutionnelle autrichienne a annulé vendredi le résultat de l'élection présidentielle du 22 mai, remporté de quelques dizaines de milliers de voix par le candidat indépendant, au détriment de Norbert Hofer, candidat d'extrême droite pour le FPÖ, le Parti autrichien de la liberté.

Selon les résultats officiels annoncés près de vingt-quatre heures après la fin du scrutin, Van der Bellen l'avait emporté avec 50,3% des voix et 31.000 voix d'avance seulement (sur près de 4,5 millions de suffrages exprimés) sur Norbert Hofer.

La Cour constitutionnelle a relevé plusieurs irrégularités, dont un dépouillement prématuré d'une partie du vote par correspondance, qui a fait pencher la balance en faveur d'Alexander Van der Bellen.

Nouveau scrutin à venir

Le deuxième tour de l'élection "doit être de nouveau organisé dans toute l'Autriche", a annoncé Gerhart Holzinger, président de la plus haute juridiction du pays lors de la lecture de la décision.

"Cette décision est destinée à renforcer la confiance dans notre Etat de droit et dans la démocratie", a ajouté le juge, expliquant que cette annulation ne faisait "ni gagnant, ni perdant".

Après le Brexit, cette décision de la Cour constitutionnelle autrichienne représente un nouveau défi pour l'Union européenne, où les partis anti-européens connaissent un succès grandissant.

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/07/2016 à 19:01 :
Vous n'avez pas validé mon commentaire, si c'est pour la fond j'aimerais bien que quelqu'un vie que le néolibéralisme n'est pas une des raisons principales à la montée des extrême droite en europe, merci.
Réponse de le 03/07/2016 à 7:33 :
On nous a parqué entre nous , sauf élu ps qui nous rend parfois visite .
Courage t es pas tout seul .
a écrit le 02/07/2016 à 10:26 :
Une bonne décision finalement. La force du pouvoir pour un gouvernement est d'être évident et accepté. Le dernier, élu au moyen de magouilles, n'aurait pas tenu bien longtemps. Les autrichiens vont donc se définir à nouveau soit pour la dérive européïste dont ils ont largement profité jusqu'à présent en abandonnant les rênes du gouvernement à Bruxelles ou bien plus de souveraineté pour anticiper le retour de bâton qui ne saurait tarder. Ils voteront et ce sera leur choix qui s'imposera. Il faut toutefois savoir que ce pays ne peux en aucun cas quitter la ligue européïste, le choix est donc uniquement à la marge.
a écrit le 01/07/2016 à 16:01 :
le monde danse sur un volcan!plus un scrutin ne se déroule correctement ,face aux fraudes ou aux pétitions en ligne!la présidentielle de 2017 ne pourra peut etre meme pas se tenir dans un climat appaisé:je propose de reculer sa date le temps qu'il faudra,afin que les élections puissent se tenir dans un meilleur climat.
Réponse de le 01/07/2016 à 17:15 :
Mais bon sang mais c'est bien sûr!
Vous les socialistes la démocratie vous est de plus en plus étrangère n'est ce pas??
Quel culot.
Réponse de le 01/07/2016 à 18:09 :
Nous sommes rentres dans un régime de dictature socialiste
a écrit le 01/07/2016 à 15:39 :
Le dépouillement à posteriori permet d équilibrer nuitamment les voix nécessaires à la continuité gouvernementale en place .
I l faut donc interdire leur comptage après celui des votants du jour.
a écrit le 01/07/2016 à 13:08 :
On ne peut récolter que ce que l'on sème! L'UE a fait assez de dégât pour qu'il y ait une révolte démocratique!
a écrit le 01/07/2016 à 12:57 :
Ça pue.
Réponse de le 01/07/2016 à 13:29 :
Je dirais même... ça pue grave!!
Réponse de le 01/07/2016 à 15:38 :
Après guerre, il a été considéré que l'Autriche, à cause de l'Anschluss, avait été une victime du nazisme et non pas complice.
Comme elle faisait partie du camp occidental contre le communisme, elle n'a pas été dénazifiée, laissant vivre les joyeuses confréries néo-nazies dont les bals ravissent la blonde...

Bref, l'extrême droite nationaliste a non seulement survécu mais prospéré.
Réponse de le 01/07/2016 à 17:20 :
Encore des gens qui ont la berlue et qui insultent les Autrichiens.
Faut vous reveiller cher monsieur, les gens veulent simplement qu'on les ecoute, ce que personne ne fait plus dans l'UE depuis 20 ans. Forcement au bout d'un moment la marmite elle deborde. Plus vous nierez ce fait, plus vous vous prendrez des claques dans la figure.
Réponse de le 01/07/2016 à 19:15 :
Tous les autrichiens ne sont pas des nazis refoulés, mais quand près de la moitié de la population vote pour un individu qui se vante d’appartenir à une société plus ou moins occulte "étudiante" dont les juifs sont explicitement exclus, ça m'interpelle.

Même si je ne vois pas ce que l'UE a à voir avec les convictions navrantes de cet individu, ça me rassurerai plutôt que les partisans d'une fraternité européenne ne se sentent pas en phase avec des suprémacistes blancs.
a écrit le 01/07/2016 à 12:57 :
Ca tangue de plus en plus fort, dans l'UE!

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