BCE : Mario Draghi donne rendez-vous en décembre

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Des taux d'intérêt bas soutiennent la consommation et cela est essentiel pour la reprise de la croissance et l'activité économique, a commenté Mario Draghi.
"Des taux d'intérêt bas soutiennent la consommation et cela est essentiel pour la reprise de la croissance et l'activité économique", a commenté Mario Draghi. (Crédits : © Wolfgang Rattay / Reuters)
Le président de la Banque centrale européenne a promis que l'institution débattrait en décembre de l'opportunité d'agir davantage pour soutenir les prix et l'activité. Une "nouvelle baisse du taux de dépôt marginal a été discutée" par le conseil, a-t-il reconnu. Les prix ont reculé de 0,1 % sur un an en septembre en zone euro.

Comme prévu, la BCE a maintenu ses taux. L'institution monétaire européenne a laissé inchangé jeudi 22 octobre son principal taux directeur à 0,05%, son plus bas niveau historique, auquel il avait été amené en septembre 2014. Une nouvelle baisse des taux a été évoquée par le conseil. Mario Draghi a promis que l'institution débattrait en décembre de l'opportunité d'agir davantage pour soutenir les prix et l'activité.

Une "nouvelle baisse du taux de dépôt marginal a été discutée" par le conseil, a reconnu le président de la Banque centrale européenne.

Ce taux plancher, différent du taux directeur principal de la BCE, correspond à la rémunération que les banques reçoivent lorsqu'elles placent leurs fonds pour 24 heures dans les coffres de la BCE. Il est à l'heure actuelle négatif, à -0,20%, ce qui signifie que les banques payent pour ce dépôt, une mesure qui doit les inciter à utiliser leurs réserves pour faire circuler l'argent dans l'économie.

Une inflation "très faible à court terme"

"Des taux d'intérêt bas soutiennent la consommation et cela est essentiel pour la reprise de la croissance et l'activité économique", a-t-il commenté alors que les prix ont reculé de 0,1 % sur un an en septembre en zone euro, largement impactés par la baisse des prix de l'énergie.

"Dans ce contexte, le degré d'accommodation de la politique monétaire devra être ré-examiné lors de notre réunion de politique monétaire de décembre", a-t-il ajouté.

L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPHC), référence de la BCE, "va rester très faible à court terme", a déclaré l'Italien. A plus long terme, il y a également "des risques qui pourraient encore ralentir l'accélération graduelle du taux d'inflation vers un niveau proche de 2%", visé par la BCE.

     | Analyse Faut-il s'inquiéter de l'inflation faible en zone euro ?

Parmi ces risques, Mario Draghi a notamment mentionné une possible nouvelle dégradation des prix du pétrole et l'appréciation de l'euro face au dollar.

Les Bourses européennes en hausse

Les Bourses de la zone euro ont accéléré leur hausse jeudi en début d'après-midi dans le sillage de la baisse de la monnaie unique et des propos du président de la Banque centrale européenne sur la politique monétaire de l'institution.

La Bourse de Paris évoluait en forte hausse jeudi après-midi (+1,89%), après avoir pris brièvement plus de 2%. La Bourse de Francfort progresse de 1,34% et celle de Milan de 0,9%. L'indice Euro Stoxx 50, qui regroupe les principales valeurs de la zone euro, s'octroie 1,5%.

"La BCE a tenu un discours hyper accommodant, d'où les mouvements assez forts sur les marchés", observe Andréa Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

L'euro est retombé à 1,1191 dollar, contre 1,1318 dollar avant la conférence.

   >> Pour aller plus loin Assouplissement quantitatif : la BCE dans le labyrinthe

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 24/10/2015 à 22:33 :
On publie qu’on serait inquiets pour l’inflation, il faudrait plus d’inflation, avec plus de monnaie nous aurons plus de croissance, de toute façon on entend on fait des fusées et pourtant y a des pauvres ou bien dans les veautes ou bien les vœux pieux, plus tu votes, plus tu payes, on aurait des rats de soque, on comprend pas bien, rade en soque non plus, ou bien rat de soc, est-un diminutif pour soquettes, il manque plus que les pantoufles, les pompons et les jupes à la grècque pour un grand défilé en fil alors qu’on exfiltrerait l’industrie, à quand la jupette ? Ne fait-on pas plutôt dans l’anflure en sus d’inflation. S’il existe de l’inflation, c’est qu’il existe de la croissance. En France plus le temps passe moins y a de croissance, le temps volerait la croissance et le pouvoir d’achat, le temps passerait sans qu’il ne se passe rien. La croissance et l’emploi, toujours pas là ? On serait lent à réformer selon les sondages, on joue au lièvre et à la tortue ? La croissance et l’emploi, on pose son lard et on en parle, il y aurait des paroles et des actes. Nous aurions de grandes ambitions, 1000 milliards de relance, on ferait dans la croissance financière, +25% pour le secteur, on aime les micros milliards et la finance mais pas les français ? On aurait la finance au gouvernement, le loup dans la bergerie et le fn entrerait à grand fracas dans les assemblées régionales. On nous publie la BCE inquiète pour l’inflation qui reverrait sa copie, ne devrait-on créer un dictionnaires des fautes autorisées alors qu’on parle suppression, à quand la suppression des notes financières et les comptes à géométrie variable. Pouvez-vous commenter que pour l’export, la France devrait corrompre pour réussir ?
a écrit le 23/10/2015 à 15:14 :
Le combat de la régulation des devises est engagé ouvertement. Jusqu'à présent il se lissait au fil du temps par des accords secrets de gré à gré, en théorie l'économie était dite "libre" et les devises aussi. Désormais en plaçant son cavalier au centre, la politique européïste marque sa lassitude des dérives en cours et l'arrêt de son suivisme béat. Décembre verra en effet toutes les banques centrales vouloir d'une manière ou d'une autre dévaluer leur monnaie! On sait qu'il en résulterait un effet technique théoriquement neutre mais des dégâts considérables sur les économies. Comme je l'ai souvent dit, on ne peut laisser le Japon faire dériver sa devise en trouvant que cela ne présenterait aucun dommage : la Chine a bien pointé ce dernier mois avec force qu'elle ne laisserait pas faire. Pour les USA point n'est besoin de faire d'autre relance en effet si celle des japonais permet de purger son économie gratuitement, directement ou par zone d'influence, sur ordre. Le pays pouvant ainsi se targuer d'un mouvement modeste en pensant en imposer de même aux autres. La Chine a donc dit non à la manoeuvre, les européens semblent se réveiller tandis que toutes les économies s'alertent. Nous avions pour l'instant l'habitude de considérer que, les pratiques américaines nous profitant en ligne à moyen terme, la cuisine de ces dernières était largement secondaire. La BCE vient de dire qu'il n'en serait plus de même à l'avenir. Cette pierre de voûte européenne, jusqu'alors statique donc, oblige alors par son mouvement à une autre construction si l'on ne veut pas voir l'édifice s'écrouler. La régulation monétaire mondiale en est la résultante inéluctable. Prétexte monté au rapprochement euro-dollar dans une nouvelle devise Unitaire ? On a tant forcé qu'une réaction était prévisible. Il est probable qu'une telle perspective aboutirait [la COB à l'appui] à une fixation relative généralisée du change des devises. Espérons comme je l'ai proposé à maintes reprises qu'un plancher mondial relativement haut soit alors décidé en même temps que l'on établirait un plafond. Il s'agirait d'un événement historique.
a écrit le 23/10/2015 à 8:44 :
les marchés avaient besoin de leurs doses , cela s'appelle du shooting !!!
a écrit le 23/10/2015 à 7:25 :
Tous ces milliards pour quel effets !?

Les banquiers parlent pour les spéculateurs et on voit bien que rien ne change
a écrit le 23/10/2015 à 6:40 :
Tous ce folklore pour annoncer !!! Allez on revoit ça en décembre !! Et hop les marchés se sentent virtuellement en bonne santé !!! Dr Draghi a fait votre prescription du mois ! ! Pathétique cette mascarade a l américaine
a écrit le 23/10/2015 à 5:41 :
Effet d'annonce gratuit pour "gérer " le terme ...mais finement calculé ....car si la FED augmente les taux en décembre (probable) ....le marché et la BCE seront obligé...de participer a un "ajustement" des taux en zone Euro ...;mais à la hausse.......
Réponse de le 23/10/2015 à 14:42 :
"SI la FED augmente les taux en décembre" : ben moi, ça me parait de moins en moins probable avec le retour de la crise qui s'annonce ! Mais bon, rendez-vous en décembre pour savoir qui aura raison.
a écrit le 22/10/2015 à 23:18 :
Le QE ne sert à rien car l'argent injecté ne va pas dans l'économie réelle mais sert à la spéculation. Le QE est en train de créer une nouvelle spéculative qui finira mal comme d'habitude. Le seul moyen de créer de l’activité c'est de relancer l'économie réelle à travers des investissements : transition énergétique, développement de l'économie numérique etc...
a écrit le 22/10/2015 à 19:09 :
Un effet d'annonce qui va retomber d'ici quelques jours.

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