La Chine stoppe son mécanisme de suspension des échanges boursiers

Par latribune.fr  |   |  1232  mots
Depuis la mise en place du "disjoncteur", le mécanisme a été utilisé à deux reprises, lundi et jeudi. (Crédits : REUTERS/China Daily)
Après la fermeture des marchés chinois pour cause de forte chute des indices, les investisseurs ont adopté une position défensive. Le CAC 40 a ouvert sur une baisse de 3%, à l'instar des places de Francfort et de Londres. Du côté du pétrole, le WTI et le Brent chutaient de près de 3%, jeudi.

17h44- Le CAC 40 reste sous pression

Le CAC 40 a fini en baisse de 1,72% à 4.403,58 points après avoir perdu jusqu'à 3,5% en séance. Aucune valeur composant l'indice phare de la Bourse de Paris n'a gagné de terrain.

La Bourse de Milan a cédé 1,14%, celle de Londres 1,96% et Francfort 2,29%. L'indice Stoxx 600 , qui regroupe les principales valeurs européennes, recule de 2,32% en clôture provisoire.

A Londres, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 119,30 points, soit exactement 1,96%, pour terminer à 5.954,08 points.

16h46 - La Fed tient les marchés chinois à l'œil

La Réserve fédérale américaine surveille avec attention les turbulences financières actuelles en Chine mais il est encore trop tôt pour dire si la baisse des actions chinoises et du yuan aura un impact important sur l'économie américaine, a déclaré jeudi Jeffrey Lacker, le président de la Réserve fédérale de Richmond.

"Il n'est pas clairement établi que les événements de cette semaine en Chine auront des implications importantes pour les fondamentaux des Etats-Unis, mais bien sûr, nous surveillerons cela de près", a-t-il dit à des journalistes à Raleigh (Caroline du Nord).

15h54 - Le "disjoncteur" boursier chinois est suspendu

Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission's) a annoncé sur le réseau social chinois Weibo sa décision de suspendre le mécanisme de suspension des échanges boursiers instauré l'été dernier, selon Bloomberg. Ce dispositif du "disjoncteur" permet de fermer les marchés en cas de forte baisse. Depuis son activation, ce mécanisme a été utilisé à deux reprises, lundi et jeudi. Les transactions sont interrompues pour l'ensemble de la séance dès lors que la variation atteint 7%.

15h40 - Wall Street en baisse comme prévu

La Bourse de New York a ouvert en forte baisse jeudi, prise à son tour dans la tourmente lancée en Chine qui emportait les autres marchés du monde: le Dow Jones perdait 0,67% et le Nasdaq 2,07%. A 15h40, Le CAC 40 perdait quant à lui 1,82%.

15h - Les sept places financières du Golfe sont dans le rouge

Les sept places financières du Golfe ont clôturé dans le rouge, dont la Bourse saoudienne, la plus importante de la région en termes de capitalisation. L'indice Tadawuk All-Shares de la Bourse saoudienne a fini sur une baisse de 4,5% à 6.225,22 points, son niveau le plus bas en trois ans.

13h46 - Un début de crise, selon le milliardaire Georges Soros

Lors d'un forum d'investisseurs à Colombo au Sri Lanka, le milliardaire américain Georges Soros s'est alarmé:

"Malheureusement, la Chine a un très gros problème d'ajustement, a de nombreux choix à faire et peut transférer ses problèmes au reste du monde en dévaluant sa monnaie et c'est ce qu'elle fait."

Et d'insister: "Nous faisons face à un très grave problème d'ajustement qui est assez récent et je dirais que cela équivaut à une crise et nous en sommes au début. Quand je regarde les marchés financiers, je vois une situation sérieuse qui me rappelle la crise que nous avons eue en 2008".

13h08 - Ouverture de Wall Street en baisse

Les futures (contrats à terme) sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 2,5% pour le Dow Jones et de 3,3% pour le Nasdaq tandis que l'indice MSCI monde qui suit 46 marchés perd 1% à un creux de trois mois, accusant sa sixième séance de baisse d'affilée. L'indice des marchés émergents recule de son côté de 2,5% à ce stade de la journée.

12h17 - Les valeurs chinoises attendues en recul à Wall Street

Le géant chinois Alibaba pourrait souffrir, comme l'ensemble des valeurs chinoises cotées à New York, après un nouveau plongeon des Bourses chinoises dans le sillage d'une dévaluation du yuan. Le géant chinois du commerce en ligne perdait 4,7% à 73,72 dollars dans les échanges d'avant-Bourse.

11h36 - Le prix du pétrole continue à dégringoler

Après avoir atteint un plus bas depuis juillet 2004, jeudi, le brent continue à chuter, affecté par la déconfiture des marchés chinois. A 11h22, il chutait de 2,62% atteignant une valeur de 33,48 euros le baril. Même son de cloche pour le WTI, dont le cours chutait de 2,79% à 33,09 euros.

11h - Les Bourses scandinaves chutent de plus de 4%

Les indices boursiers à Stockholm, Oslo et Helsinki chutaient de près de 4% en milieu de matinée jeudi, entraînées par les craintes des répercussions de la crise boursière en Chine sur les économies nordiques. Vers 9H35 GMT, Stockholm reculait de 3,77%, Helsinki de 4,16%, tandis qu'à Oslo la baisse était de 4,09%.

Copenhague baissait aussi, mais moins fort, de 2,49%, après la publication de bons chiffres pour l'emploi au Danemark. En Suède l'équipementier télécoms Ericsson reculait de 4,40%. En Norvège, le poids lourd Statoil (-6,19%) faisait les frais de la perspective de prix bas du pétrole pendant longtemps. En Finlande, Nokia, bien implanté sur le marché chinois, perdait 3,22%.

10h40 - Madrid perd plus de 3%

La Bourse de Madrid perdait près de 3% jeudi, un peu plus d'une heure après l'ouverture, inquiète de la nouvelle déroute des marchés chinois qui ont fermé prématurément pour la deuxième fois en une semaine.

L'indice vedette de la Bourse de Madrid, l'Ibex 35, lâchait 2,89% à 8.931,40 points vers 10H30 (09H30 GMT), après avoir décroché de plus de 3%.

9h20 - Les matières premières en baisse

L'indice sectoriel des valeurs liées aux matières premières enregistre la plus forte baisse en Europe (-5,17%). A Paris, ArcelorMittal chute de 6%. Les prix du pétrole continuent parallèlement de baisser et atteignent des niveaux inédits depuis les années 2000, entraînés par le ralentissement de l'économie chinoise mais également par la hausse des stocks et les tensions au Moyen-Orient, qui rendent improbable une baisse de la production. Le baril de Brent perd 4,2% à 32,65 dollars.

9h08 - Forte baisse du CAC 40 à l'ouverture

A Paris, l'indice CAC 40 est en baisse de 2,47% à 4.369,76 points à 9h08 et aucune valeur n'est en hausse au sein de l'indice élargi SBF 120. La Bourse de Londres perd 1,99% et celle de Francfort 2,83%. L'indice EuroStoxx 600, qui regroupe les principales valeurs européennes, recule de 2,41% et l'EuroStoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro cède 2,57%.

7h - La Chine et Wall Street en berne

Plus tôt dans la journée, les Bourses chinoises ont fermé de manière anticipée au terme de moins d'une demi-heure d'échanges après avoir chuté de plus de 7%, déclenchant ainsi pour la deuxième fois de la semaine le dispositif du "disjoncteur" qui permet de fermer les marchés en cas de forte baisse. Mais la fermeture de Wall Street a également contribué à provoquer ce mouvement baissier. La Bourse de New York a ainsi fini, mercredi, à un plus bas de trois mois à 16.906 points, soit une baisse de 1,47%.

La baisse du yuan annoncée par les autorités chinoises ont de nouveau attisé les spéculations autour du ralentissement économique chinois. Les minutes de la Réserve fédérale américaine (Fed) n'ont pas permis de rassurer les investisseurs sur la solidité de la reprise économique américaine. Enfin, l'annonce par la Corée du Nord d'un essai "réussi" de bombe à hydrogène a également accentué le risque géopolitique.

(avec AFP et Reuters)