Brexit : les Européens pourront-ils se permettre la fermeté ?

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Le Brexit pourrait déclencher une crise et réduire la volonté punitive des Européens ?
Le Brexit pourrait déclencher une crise et réduire la volonté "punitive" des Européens ? (Crédits : © Catherine Benson / Reuters)
Si le Brexit provoque une crise, elle sera économique et financière. Et elle menacera aussi l'Allemagne et la France. De quoi relativiser les menaces de Wolfgang Schäuble et Emmanuel Macron.

Même si, après l'assassinat de la députée britannique travailliste Jo Cox jeudi 16 juin, les possibilités d'un vote en faveur de la sortie de l'UE du Royaume-Uni semblent se réduire, une telle décision le 23 juin ne peut être encore écartée. Les récents sondages, plus favorables au vote « Remain » en faveur du maintien dans l'UE, soulignent combien l'élément économique est déterminant dans ce choix. Aussi les responsables économiques des pays continentaux n'hésitent-ils pas à mettre en garde contre les conséquences d'un Brexit et à prévenir qu'ils seront fermes face à un Royaume-Uni demandant à quitter l'UE.

« Out is out »

Le 13 juin, dans une interview à Der Spiegel, Wolfgang Schäuble prétendait ainsi ne pas vouloir offrir d'accès au marché unique au Royaume-Uni en cas de vote « Leave ». « Out is out », avait proclamé en anglais dans le texte le ministre des Finances allemand. Ce week-end, c'est Emmanuel Macron qui a montré les dents et qui, dans un entretien au Monde, a traduit Wolfgang Schäuble : « on est dedans ou dehors », a-t-il prévenu. Entre les deux messages, Donald Tusk, le président du conseil de l'UE avait prédit que les négociations du Brexit pourraient durer des années. Avant le vote, le message est clair : en cas de vote pour sortir de l'UE le 23 juin, les discussions seront pénibles et incertaines. Le pire - une perte d'accès au marché unique et la volonté de « sanctionner » le Royaume-Uni - sera donc d'actualité. Ceci permet de rendre de l'actualité aux multiples études publiées outre-Rhin sur les conséquences à long terme du Brexit qui explorent les scénarios les plus sombres.

Le risque de crise de changes

Reste à savoir cependant si Wolfgang Schäuble et Emmanuel Macron ont les moyens de leurs menaces. Et, pour cela, il convient d'observer les conséquences à plus court terme d'un vote Leave le 23 juin. L'incertitude créée par ce vote va sans doute provoquer une baisse de la livre sterling et une fuite des capitaux investis au Royaume-Uni. Quelle sera l'ampleur du phénomène ? Nul ne le sait, mais la campagne en faveur de l'UE a beaucoup insisté sur les risques et, comme dans toute crise, ce type de prophéties peut se révéler auto-réalisatrices. Les conséquences d'une crise de la livre seront rapidement sensibles pour l'économie britannique très dépendante des investissements étrangers et une hausse massive des taux de la Banque d'Angleterre serait à l'ordre du jour, menaçant la conjoncture britannique.

Des exportations vers le Royaume-Uni qui ne sont pas anecdotiques

Dans ce cas, quelle sera la réaction européenne ? Contrairement à ce qu'Emmanuel Macron et Wolfgang Schäuble tentent de faire croire, le Brexit ne sera pas un phénomène unilatéral où les conséquences négatives ne seront palpables que pour le Royaume-Uni. Dans l'économie moderne ouverte, une crise dans la deuxième économie d'Europe aura nécessairement un impact sur le continent. Par deux canaux. Le premier est commercial. Souvent, les études affirment que le « Royaume-Uni a davantage besoin de l'UE que l'UE du Royaume-Uni ». Pour le prouver, on montre que 50 % des exportations britanniques sont dirigées vers l'union et seulement 10 % des exportations de l'union sont dirigées vers le Royaume-Uni. Soit. Mais en cas de dévaluation de la livre, les exportations britanniques seront meilleur marché en zone euro et les exportations européennes seront renchéries. A cela s'ajoutera la baisse naturelle des importations si le Royaume-Uni tombe en récession. Or, un marché qui compte pour 10 % du commerce de l'UE n'est pas un détail. Surtout aujourd'hui, dans un contexte où le commerce extérieur est atone et a tendance à ralentir.

Pour les Allemands, par exemple, les exportations vers le Royaume-Uni s'élevaient à près de 90 milliards d'euros en 2015, c'est la troisième destination des produits allemands dans le monde. Alors que la Chine et les pays émergents ne peuvent plus compenser, comme en 2010 et 2011, un recul des exportations vers les pays dits avancés, l'industrie allemande aura bien du mal à encaisser un recul notables des exportations vers le Royaume-Uni sans réagir. Cette réaction pourrait passer par un ralentissement des hausses salariales et des investissements, ce qui provoquerait un ralentissement d'une croissance allemande aujourd'hui portée par la demande intérieure. La France est moins exposée car moins ouverte, mais les exportations vers l'UE s'élevaient néanmoins à 57 milliards d'euros en 2015.

Le risque financier

L'UE n'est donc pas totalement indifférente à une crise britannique. En réalité, elle n'a pas de raisons économiques de favoriser une telle crise dans le contexte très fragile qui est celui de l'économie mondiale de cette mi-2016. Jouer sur le risque et l'incertitude comme le prétendent les deux ministres serait donc jouer avec le feu. D'autant qu'il existe un deuxième risque majeur, financier celui-là. Car non seulement Londres est la première place financière européenne, mais la livre sterling n'est pas une monnaie comme les autres.

Selon le dernier rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI), les dérivés de taux d'intérêts en livre sterling représentaient une valeur notionnelle (sous-jacente) de 38.127 milliards de dollars fin 2015, soit près de 10 % de l'ensemble du marché mondial. La valeur notionnelle des dérivés de change en livre s'élève à 9.113 milliards de dollars, soit 13 % du marché mondial. Une chute brutale de la livre sterling et une forte hausse des taux britanniques impacteraient donc fortement les marchés financiers mondiaux. Les banques très exposées à ces marchés en seraient fortement affectées et devraient réagir par des ventes rapides sur d'autres produits pour tenter de limiter les pertes. Dans ce cas, la possibilité d'une crise financière ne saurait être écartée.

Le talon d'Achille des banques allemandes

Or, les banques françaises et allemandes sont particulièrement exposées au marché des dérivées, même si les détails manquent. La Deutsche Bank, par exemple, la première banque allemande, dont la solvabilité est régulièrement mise en doute par les marchés, affiche plus de 500 milliards d'euros de produits dérivés dans son bilan, soit un peu moins d'un tiers du total. Compte tenu de l'importance des notionnels, l'effet d'une crise de la livre peut être rapidement préoccupant pour ce type de banques. Toute crise sur la livre sera immédiatement transmise à cette banque qui est le maillon faible du secteur bancaire allemand et européen. En cas de crise financière plus large, la Deutsche Bank sera menacée et ceci pourrait avoir un impact sur l'ensemble du secteur bancaire. Le risque d'un effet domino est donc important, alors même que la BCE compte sur les banques pour porter la reprise économique. L'autorité financière allemande, la BaFin, a récemment mis en garde contre le risque d'un Brexit pour les « grandes banques allemandes ». Outre la Deutsche Bank, la BaFin citait la Commerzbank, banque qui se remet à peine de la crise de 2008 et qui a dû être en partie nationalisée (elle est détenue depuis 2009 à 25 % par l'Etat fédéral). Wolfgang Schäuble est-il prêt, pour faire « un exemple » avec le Royaume-Uni à prendre le risque d'une crise bancaire ? Rien n'est moins sûr.

Jouer le matamore avant, mais pas après...

Les airs de matamores des ministres français et allemands semblent donc ne pas devoir faire face aux réalités post-Brexit. Les risques économiques du Brexit sont incertains en raison de l'incertitude sur les négociations, mais réels. Les risques financiers sont encore plus préoccupants. L'effet négatif d'un Brexit n'est pas univoque, il touchera aussi l'UE en retour. Et c'est pourquoi l'UE va devoir, dans les discussions et dans sa communication post-Brexit, se montrer bien plus prudente. Ceci ne signifie pas que le Royaume-Uni obtiendra tout en cas de vote Leave, sans aucune contrepartie, car le pays sera sous une forte pression. Mais cela signifie que l'UE ne sera pas, comme beaucoup tentent de le faire croire, dans une position de dicter ses volontés à Londres. Même si, comme l'a indiqué plusieurs sources à Reuters la semaine dernière, la BCE pourrait intervenir avec la Banque d'Angleterre pour rétablir le calme, cette action des banques centrales ne saurait être efficace sans un élément concret sur le futur des relations anglo-européennes. C'est pourquoi les Européens et les Britanniques seront contraints, par les événements, à trouver rapidement au moins un cadre minimal des discussions pour clamer les esprits. Mais il est vrai que la gestion calamiteuse de la crise grecque montre qu'avec les dirigeants européens actuels, tout est possible.

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Commentaires
a écrit le 22/06/2016 à 8:57 :
Il est clair que dire qu'il faut que l'Angleterre soit complètement "out" si elle vote le brexit, c'est une réaction un peu infantile. Aucun état n'est complètement out d'accords de libre échange qui sont de toute façon utiles. Si l'Angleterre vote le brexit il faut proposer à tous les états (dont l'Angleterre) un socle d'accord de libre échange et de projets de coopération (type Airbus) indépendant du reste (Schengen, euro, convergence politique...). Ceux qui veulent vraiment construire un état fédéral souscriront au reste (je leur conseille néanmoins de consulter leur peuple et de donner suite cette fois-ci comme les anglais au résultat de la consultation).
a écrit le 21/06/2016 à 17:26 :
Si Brexit, cela ne changerait pas grand chose, sinon de la paperasserie en plus. Il y aura peut-être quelques mouvements sur la Livre au début mais tout rentrera dans l'ordre après. Depuis que l'Euro existe, le USD a varié de 0.87 à 1.5 par rapport à l'Euro et nous sommes toujours vivants.
Toutefois, je crois que le "Remain" va gagner mais un score très serré serait ennuyeux.
Cordialement
a écrit le 21/06/2016 à 13:40 :
encore un article très clair de Romaric Godin. Un grand bravo à ce vrai journaliste.
Réponse de le 22/06/2016 à 14:47 :
et la phrase de conclusion de cet article est d'une sévérité hélas très justifiée !
a écrit le 21/06/2016 à 12:45 :
si le référendum valide le brexit , cela peut réveiller un sentiment de résistance nationale très fort en UK face à la déferlante de critiques et menaces idiotes des tenants d'une ligne dure et punitive au sein de l'union européenne .
n'oublions pas la capacité de ce peuple à se mobiliser et vaincre face à l'adversité , et n'oublions pas tout ce que nous leur devons pour nous avoir sauvés après la funeste déroute militaire et capitulation politique de 1940 .
a écrit le 21/06/2016 à 11:27 :
"Tant que l'Europe demeurera une colonie politique de l'Amérique ou peu s'en faut, elle devra s'attendre à une plus grande austérité et à une déchéance industrielle encore plus poussée", a indiqué l'analyste."

https://fr.sputniknews.com/international/201606111025759757-europe-influence-tutelle-reprise-relations-russie/

Voilà une des raisons essentielles de l' échec de l' Union européenne ..
a écrit le 21/06/2016 à 8:41 :
personne n'avait dit qu'ils allaient etre mis au ban de la communaute
cela dit ils seront dehors ' avec ce que cela implique'....... et il se trouve que bcp de boites etrangeres sont au uk a cause du fait qu'ils sont membres ( et risquent de lorgner vers l'irelande, voire l'ecosse independante en ca s de souci)
quand a la parole de la france, tt le monde s'en fout, faut etre tres clair la dessus
a écrit le 21/06/2016 à 8:33 :
Le Brexit c'est une chance pour l'Europe confédérale et pour l'investissement !
a écrit le 20/06/2016 à 21:21 :
A non, s'est simple si ils partent, ils sont libre.... Mais pas question de continuer comme avant, s'est avec nous ou sans nous... Ils n'y a pas de choix intermédiaire.... Et la s'est un ultimatum..... Nous ne souhaitons pas en plus passer pour des C'.. Merci de l'exception britannique qui n'a que trop duré.... L'Europe s'est pas à la carte, et chaqu'un ( (baisse) sont prochain.... Ils faut arrêt de manipuler la volonté des peuples.. Les anglais ont le choix, ils choisissent et assument.....
a écrit le 20/06/2016 à 21:21 :
A non, s'est simple si ils partent, ils sont libre.... Mais pas question de continuer comme avant, s'est avec nous ou sans nous... Ils n'y a pas de choix intermédiaire.... Et la s'est un ultimatum..... Nous ne souhaitons pas en plus passer pour des C'.. Merci de l'exception britannique qui n'a que trop duré.... L'Europe s'est pas à la carte, et chaqu'un ( (baisse) sont prochain.... Ils faut arrêt de manipuler la volonté des peuples.. Les anglais ont le choix, ils choisissent et assument.....
a écrit le 20/06/2016 à 21:04 :
Un article d'une grande confusion... à moins qu'il ne révèle la véritable pensée de Romaric Gaudin: la détestation du projet politique de la construction européenne. Accuser Schaüble et Macron de jouer avec le feu alors qu'ils ne font qu'avertir des conséquences décrites dans l'article est illogique. Sous-entendre qu'il ne faut pas trop en faire pour ne pas effrayer les marchés et protéger les banques, notamment allemandes, après avoir passé des mois à nous démontrer (de façon juste) que ces mêmes banques étaient les gagnantes des arrangements politiques sur le dossier grec, est à nouveau parfaitement illogique. Si la DB doit être renflouée par le contribuable allemand, soit, ce sera une conséquence du Brexit. Mais présenter le risque systémique comme un argument pour ne pas être ferme avec un pays qui décide de quitter l'UE, c'est faire le jeu de tous les extrémistes qui veulent démolir l'UE, et non pas la construire différemment.
Réponse de le 21/06/2016 à 11:40 :
Malheureusement pour toute la clique d'européiste, c'est les seuls "arguments" qu'ils ont. Faire peur, annoncer l'apocalypse... Comme si la création du monde était intervenue avec Maastricht, qu'il n'y avait rien avant et que la décadence a petit feu était notre unique avenir commun.
Non merci
Réponse de le 21/06/2016 à 17:12 :
Vous avez une réaction émotionnelle alors que l'auteur de l'article est dans la description des faits.
Si le Brexit l'emporte - ce qui est loin d'être évident - chacun essaiera de limiter les dégâts.
Nous ne sommes pas sortis de la crise financière de 2008, donc je ne crois pas qu'une politique de représailles soit possible, ni même souhaitable.
a écrit le 20/06/2016 à 20:58 :
C'est amusant comme les commentaires qui critiquent l'article se contentent de la forme... par incapacité à répondre sur le fond. Un bond résumé de ceux qui se présentent comme européistes : toujours en train d'ignorer les faits, de les pervertir, voire refaire une relecture de l'Histoire... Et encore, on a échappé aux injures gratuites jusqu'ici.
a écrit le 20/06/2016 à 20:31 :
Lol... on nous refait le coup du canard boiteux en position de force pour négocier, comme le grec Tsipras il y a un an et demi. En cas de "leave" Cameron (ou plus probablement son successeur) devra en passer par les conditions de l'UE pour conserver un accès au marché unique, comme c'est le cas de la Norvège. Par exemple la contrepartie pourrait être une forte hausse de la contribution nette (contribution-subventions) britannique au budget de l'UE. On peut parier que ce sera au prix fort. Et faire un exemple est la meilleure manière d'éviter la contagion.
a écrit le 20/06/2016 à 20:26 :
Par ce paragraphe "Même si, après l'assassinat de la députée britannique travailliste Jo Cox jeudi 16 juin, les possibilités d'un vote en faveur de la sortie de l'UE du Royaume-Uni semblent se réduire, une telle décision le 23 juin ne peut être encore écartée. " vous admettez donc que le meurtre n'était pas inutile...

Il faut le rapprocher au précédent meurtre avant un référendum le 12/09/2003 de A. Lindh en Suède.

D'ailleurs F. Asselineau (LR) déclarait à la radio le 8/6/2016 : ""J'espère qu'au Royaume-Uni, il ne va pas se produire la même chose que ce qui s'était produit en Suède puisque je rappelle qu'en Suède, comme les sondages pour l'entrée dans l'euro donnaient désespérément le NON gagnant, eh bien la porte parole du camp du OUI, qui était Mme Annah Lindt, […] a été assassinée dans une galerie commerciale". "...

Mais les électeurs suédois ont suivi leur idée et n'ont voulu adhérer à la monnaie européenne... Il semblerait qu'ils ont bien eu raison.
Réponse de le 21/06/2016 à 7:53 :
Si telle est votre pensée, il suffirait d'assassiner un partisan du Brexit pour satisfaire à vos désirs...
a écrit le 20/06/2016 à 19:54 :
Encore un de vos articles pour charcler l UE. C'est de sa faute si Cameron a tenté le pire coup politique de ces dernières décennies? Pas un mot pour sa tentative de chantage préalable? Avec vos arguments on devrait faire du libre échange avec toute la planète à leurs conditions c'est ça?
Vous qui pointez souvent le manque de démocratie, vous croyez qu ils vont en penser quoi les autres peuples européens si l'UE se couche?
Vous qui blâmez, à raison, la finance à outrance, combien vous pensez que ça vaut d'abattre ou même de seulement diminuer la puissance de la City? A mon avis quelques turbulences sans aucun problème.
Enfin que savez vous de ceux qui vont négocier du côté Britannique (ou plutôt Anglais)? Vous vous voyez être conciliant avec ce Farage ou ce clown de Boris Johnson?
Qu on parvienne a un accord in fine, je n'en doute pas, mais faut pas rêver, on leur fera payer, c'est une exigence populaire et de crédibilité vis à vis de la Suisse, de la Norvège et de tout autres partenaires potentiels.

Enfin, ils ont quand même bon dos les dirigeants européens actuels, parce qu ils font avec les règles édictées ou pas, par les anciens dirigeants que vous semblez glorifiés.
Réponse de le 20/06/2016 à 21:40 :
"Tant que l'Europe demeurera une colonie politique de l'Amérique ou peu s'en faut, elle devra s'attendre à une plus grande austérité et à une déchéance industrielle encore plus poussée", a indiqué l'analyste."

https://fr.sputniknews.com/international/201606111025759757-europe-influence-tutelle-reprise-relations-russie/
a écrit le 20/06/2016 à 19:25 :
Cela ne changera absolument rien , la place financière de Londres est incontournable pour les échanges Européens. Tout le reste est du bla bla pour faire peur aux opposants .
a écrit le 20/06/2016 à 19:18 :
Les représailles économiques de l'UE sur la Russie ont eu un contre-coup important sur la croissance de l'UE. Les échanges avec UK pourraient être gravement perturbés tant que les nouveaux droits import/export ne seront pas négociés. Personne ne nie l'impact. Mais le Brexit est d'abord une affaire de politique intérieure britanique qui concerne toutes les démocraties d'Europe. C'est l'expression d'une défiance à l'égard de la classe dirigeante qui est bien trop sécurisée. C'est une protestation du peuple, qui s'appauvrit, contre l'aliénation du pouvoir politique par un petit nombre de privilégiés, qui se soutiennent mutuellement, n'ont pas d'autonomie de pensée et investissent peu pour l'avenir du bien commun. Ce repli territorial peut-il réellement rendre le pouvoir politique au peuple?
a écrit le 20/06/2016 à 18:54 :
Ont-ils le choix : il faudra éviter que chaque pays européen ne suive le même Chemin ! Pour cela, il faudra aux gouvernements pro-européens que le vote en faveur du Brexit soit douloureux pour ceux qui ont fait ce choix...
Réponse de le 20/06/2016 à 21:38 :
Le vote de sortie est de l' Ue matérialise la sortie de la prison européenne, quoi d' autre ..?
a écrit le 20/06/2016 à 18:16 :
"discussions pour clamer les esprits. " calmer ?

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