Brexit : May promet 21 millions de livres pour attirer les startups de la tech

 |   |  411  mots
L'investissement devrait permettre de dupliquer le programme à Belfast, Cardiff, Edimbourg, Glasgow, Newcastle et Birmingham.
L'investissement devrait permettre de dupliquer le programme à Belfast, Cardiff, Edimbourg, Glasgow, Newcastle et Birmingham. (Crédits : Clodagh Kilcoyne)
La Première ministre britannique a annoncé un plan d'investissement de 23 millions d'euros pour la "Tech City", un programme lancé en 2010 pour transformer Londres en "hub" technologique. Theresa May a également promis de doubler le nombre de "visas pour talents exceptionnels", utilisés en partie par les employés du secteur.

Le gouvernement britannique fait les yeux doux au secteur technologique... En prévision du Brexit, la Première ministre Theresa May a annoncé mercredi un plan d'investissement de 61 millions de livres à destination de la tech. "Il est tout à fait normal que ce secteur dynamique, qui contribue énormément à notre vie économique et à notre société, bénéficie du soutien total du gouvernement", a-t-elle avancé devant le 10 Downing Street, lieu de résidence officiel du Premier ministre britannique.

"Alors que nous nous préparons à quitter l'Union européenne, je suis certaine que la Grande-Bretagne va rester ouverte aux affaires. Cela signifie que le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour assurer un avenir solide à notre secteur technologique florissant", a souligné Theresa May.

Au sein de ce plan d'investissement, 21 millions de livres (23 millions d'euros) vont être versés sur quatre ans à la "Tech City", précise Business Insider. Ce programme, lancé en 2010 sous David Cameron, bénéficie déjà de 2 millions de livres par an. Il vise à rendre Londres attractif pour la technologie, autour du quartier émergent du Silicon Roundabout, dans l'Est de la capitale. L'investissement devrait permettre de dupliquer le programme à Belfast, Cardiff, Edimbourg, Glasgow, Newcastle et Birmingham. Au total, la "Tech Nation" devrait compter 10 "hubs" avec 4.000 start-up et 40.000 entrepreneurs, dénombre Tech Crunch.

En parallèle, 20 millions de livres serviront à financer de nouvelles innovations technologiques comme l'intelligence artificielle pour des services publics et 20 autres  millions permettront la sensibilisation de jeunes entre 14 à 18 ans aux cyber-risques.

Doubler les "visas pour talents exceptionnels"

La Première ministre a également annoncé doubler les "visas pour talents exceptionnels" (baptisés Tier 1) pour s'établir à 2.000. Le précieux sésame permet notamment aux immigrés de vivre et de travailler sur le territoire britannique. Cette catégorie de visa est en partie utilisée par le secteur de la tech. Actuellement, sur 1.000 visas, 250 sont attribués à ce secteur, précise Bloomberg. Le gouvernement s'attend pourtant à voir grimper les demandes d'attribution en vue du Brexit. Car les géants américains du Net ont récemment apporté de bonnes nouvelles au gouvernement britannique, et ce, malgré la sortie prochaine du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Google va ainsi débuter des travaux début 2018 pour la construction d'un campus de 100.000 m², permettant d'accueillir 7.000 salariés, dont 3.000 nouveaux recrutements. De son côté, le réseau social Facebook va agrandir son siège actuel pour pouvoir accueillir 500 nouveaux salariés, en plus des 1.000 déjà en poste.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/11/2017 à 23:00 :
Je ne comprend pas pourquoi l'article n'explique pas que 23 millions est une somme dérisoire pour transformer Londres en "tech city"...
a écrit le 16/11/2017 à 21:59 :
Logique : maintenant qu'elle a obtenu 40 milliards sur le brexit plutôt que 100, elle peut bien faire l'aumône.
a écrit le 16/11/2017 à 20:40 :
Bad england ! Bad, bad, bad...en effet, le néolibéralisme tue les pauvres. Tous avec Jean-Luc pour y mettre fin.
Réponse de le 19/11/2017 à 12:46 :
Que voilà un pseudo dur à porter...
a écrit le 16/11/2017 à 18:26 :
23 millions d'€....T May la joue modeste....il faudra beaucoup plus pour attirer, d'autant que l'Europe réagira avec un budget forcément plus conséquent....
a écrit le 16/11/2017 à 10:10 :
Enfin un article qui nous informe sur le RU, et non une inquisition de plus, ça n'a pas l'air grand chose mais pourtant c'est déjà énorme, difficile de ne pas lire ou voir ou entendre une info sur l’Angleterre sans critique du brexit. Merci.
Réponse de le 16/11/2017 à 14:02 :
d'autant plus que 61 millions de £, c'est peanuts à côté ce que le Royaume-Uni tirait comme financement pour sa recherche à travers les fonds européens, notamment les PCRD & H2020. Et que bien entendu le brexit va lui faire perdre...
Réponse de le 16/11/2017 à 14:19 :
Ça sera encore mieux quand elle dira que tout ce que la GB donnait à l'UE ira au NHS, comme d'autres ont dit avant. Sauf que donner c'est aussi en recevoir une partie voire plus (agriculture, recherche, etc etc), d'où la complexité des imbrications réciproques.
Réponse de le 16/11/2017 à 15:52 :
@ burno db: Bad england ! Bad, bad, bad... Merci pour la messe néolibérale mon père mais je suis athée.

@ Photo73: Il est évident que notre UE étant incapable d'avoir prévu une sortie d'un des 26 pays membre génère un sac de noeud hallucinant, maintenant on voit bien que cela permet au lobby financier de faire pression afin qu'ils ne sortent pas de l'UE, cette prison si confortable.
Réponse de le 16/11/2017 à 17:36 :
Bad england, bad, bad, bad et encore bad. Le néolibéralisme ne passera pas, no passara, malo, malo, malo.
Réponse de le 17/11/2017 à 9:07 :
"Le Royaume-Uni ferait mieux d’économiser pour faire face à la montée des eaux.
C’est le commencement de la fin !"

Vous oubliez la malédiction sur les 7 prochains générations à venir et le monde qui sécroule sous leurs pieds.

Cette gigantesque messe est totalement indigeste, vous ne savez plus quoi inventer pour prêcher, je la signale donc.
Réponse de le 19/11/2017 à 12:53 :
@citoyen : je n'ai pas porté de jugement de valeur, simplement souligné que l'innovation UK était soutenue par l'UE à un niveau bien plus important que les 61 M£ de May.
Mon avis est que les britanniques ont troqué un cheval borgne pour un aveugle.
Autre chose, jusqu'au brexit l'UE compte 88 états et non 26. Quant à la complexité du brexit, c'est vrai... mais surtout pour le Royaume-Uni... C'est surtout l'incompétence et l'impréparation britanniques qui compliquent les choses.
Réponse de le 20/11/2017 à 9:41 :
"je n'ai pas porté de jugement de valeur,"

Vous avez donc tenu compte de mes nombreuses critiques à votre égard, merci à vous.

" ont troqué un cheval borgne pour un aveugle"

Et donc pour vous il serait logique de se contenter de la médiocrité plutôt que de chercher à tout recommencer et forcément connaitre une phase de vide ?

La liberté n'a donc aucune valeur pour vous alors que pourtant vous vous affirmez libéral ?

Vous savez qu'on est sur un site économique là et qu'un minimum de rigueur analytique est demandé quand même ?
Réponse de le 20/11/2017 à 13:48 :
"je n'ai pas porté de jugement de valeur,"

Vous avez donc prit note de mes nombreuses critiques, c'est surprenant.

"Autre chose, jusqu'au brexit l'UE compte 88 états et non 26"

Et avec 88 états il n'aurait pas été bien plus judicieux et prudent de définir la volonté de sortie d'un d'entre eux ??? Ils se prennent pour qui nos dirigeants européens ? Les gardiens du paradis ? "Non non pas possible de vouloir sortir du paradis !"

Vous ne faites qu'abonder dans mon sens, merci.
Réponse de le 02/12/2017 à 17:44 :
@citoyen : une malencontreuse faute de frappe a transformé les 28 états que compte l'UE en 88. Mes plus plates excuses.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :