Brexit : quand Boris Johnson faisait la girouette

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Le 19 février, l'ex-maire de Londres qualifiait d'aubaine le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.
Le 19 février, l'ex-maire de Londres qualifiait "d'aubaine" le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. (Crédits : © Toby Melville / Reuters)
Dans une tribune non-publiée du Sunday Times, l'ex-maire de Londres expliquait pourquoi il fallait rester dans l'Europe... seulement deux jours avant d'entrer en campagne pour le Brexit.

On comprend mieux pourquoi Boris Johnson a renoncer à se présenter pour briguer la place de David Cameron en tant que Premier ministre. L'actuel ministre des affaires Étrangères était en réalité plus qu'indécis au sujet du Brexit, décidant de soutenir le camp du "leave" seulement quelque mois avant le vote.

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Le Sunday Times a publié ce dimanche les bonnes feuilles de "All out war", un livre du rédacteur-en-chef de son service politique, Tim Shipman. Cet ouvrage dévoile le contenu d'une tribune de Boris Johnson, rédigée quatre mois avant le vote sur le Brexit le 23 juin. L'ex-maire de Londres y déclarait notamment ceci :

"La Grande-Bretagne est une grande nation [...] C'est sans aucun doute une aubaine pour le monde et pour l'Europe qu'elle reste intimement liée à l'UE."

Boris Johnson prédisait un "choc économique"

Pis, l'ancien maire de Londres estimait dans ces lignes qu'un vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni conduirait à un "choc économique", à "l'indépendance de l'Écosse" et à des "agressions russes".

Cette opinion, Boris Johnson l'a rédigée le 19 février 2016, soit deux jours avant qu'il ne surprenne tout le monde, à commencer par le Premier ministre d'alors, David Cameron, en annonçant son adhésion à la campagne des pros-Brexit.

Depuis, le ministre des Affaires étrangères a adopté une ligne dure. Il fait même partie des partisans d'un "Hard Brexit", impliquant la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen. Pourtant, dans sa tribune, son avis était bien différent :

"Ce marché est à nos portes, prêt à être encore plus exploité par les entreprises britanniques. Le prix à payer pour en être membre semble dérisoire compte tenu de ce à quoi il permet d'accéder. Pourquoi sommes-nous si déterminé à lui tourner le dos ?"

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Commentaires
a écrit le 17/10/2016 à 15:56 :
Vu que Theresa May était opposée au brexit et qu'elle est désormais premier ministre pour le mettre en oeuvre, on peut dire que qui se ressemble s'assemble.

Quelle formidable troupe de contorsionnistes.
a écrit le 17/10/2016 à 13:08 :
ça alors, un politicien qui retourne sa veste en fonction de la popularité des thèmes abordés...

Du jamais vu.

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