Bruxelles présente ses idées pour un marché unique du numérique

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Européaniser la politique numérique est exactement ce qu'il convient de faire pour que l'Europe reste en concurrence avec le reste du monde a affirmé Günther Oettinger.
"Européaniser la politique numérique est exactement ce qu'il convient de faire pour que l'Europe reste en concurrence avec le reste du monde" a affirmé Günther Oettinger. (Crédits : European Commission)
E-commerce, télécoms...La Commission européenne a présenté ce mercredi 6 mai son plan d'action pour la mise en place d'un marché unique du numérique.

Au cours d'une conférence de presse, ce mercredi, le commissaire européen chargé du Numérique, Günther Oettinger, a fait part de la nécessité de mettre en place un marché unique du numérique, ce qui est crucial dans un contexte où "les Etats-Unis ont une stratégie", tout comme "la Corée du Sud, la Chine, le Japon". La Commission européenne a défini 16 initiatives qui seront présentées progressivement d'ici la fin 2016, pour faire tomber les obstacles réglementaires. En voici la philosophie en trois points :

Simplifier la circulation des marchandises dans l'espace européen

En 2014, seuls 15% des consommateurs ont fait leurs achats en ligne dans d'autres pays de l'Union Européenne contre 44% dans leur propre pays. Pourtant, la demande existe mais ...52% des tentatives de commande transfrontalières n'aboutissent pas car "le vendeur ne dessert pas le pays du consommateur", révèle ainsi la  Commission. Cette dernière souhaite mettre en place des services de livraison plus efficaces et moins onéreux. De leur côté, les PME ne sont que 7% à vendre à l'étranger. Dans son communiqué, la Commission note qu'une entreprise souhaitant vendre dans un autre pays de l'UE, devra payer "environ 9000 euros pour s'adapter à la législation nationale". L'instance européenne fait savoir qu'elle veut une simplification de la TVA responsable de ces surcoûts.

  • Sécurisation des données

Si elle ne dérange pas les internautes dans leur propre pays, la communication de leurs données personnelles sur des sites étrangers ne les convainc pas.  72% d'entre eux avouent ne pas être rassurés à l'idée de partager des informations privées. Le plan d'action de la Commission prévoit de mettre en place un "partenariat avec l'industrie sur la cybersécurité dans le domaine des technologies et des solutions pour la sécurité des réseaux en ligne". L'autre faiblesse mise en exergue, c'est cet internet à deux vitesses. Si 315 millions d'Européens utilisent internet chaque jour, "seuls 22,5% des abonnements portent sur des connexions rapides". Et il faut noter que 59% des Européens ont un accès à la 4G, seulement 15% en zone rurale.

  • "La data", source de croissance, "le cloud", d'économies

 L'Europe se fixe aussi comme objectif de doubler le nombre de données stockées dans le cloud. Leur analyse pourrait même être source de croissance, et faire gagner 1,9% à l'UE d'ici à 2020. Des économies non négligeables pourraient aussi être réalisées par cette mutualisation virtuelle :

"Le recours aux mégadonnées par les 100 plus grands fabricants de l'UE pourrait permettre d'économiser 425 milliards d'euros"

 Un nouveau plan pour l'administration en ligne est d'ailleurs prévu afin de connecter tous les registres de commerce.

 Le numérique pourrait engendrer une croissance supplémentaire à hauteur de 415 milliards d'euros dans l'Union Européenne, et créer "des centaines de milliers d'emplois".

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Commentaires
a écrit le 07/05/2015 à 11:04 :
Ce que l article ne dit pas, c est qu ils ont introduit dans ce texte le principe de blocage et filtrage du web au niveau de la communauté EU.

Une vrai avancée démocratique a la Chinoise ^^
a écrit le 06/05/2015 à 22:38 :
Et au cas où certains renâcleraient, ne pas oublier les principes de base de notre belle construction démocratique européenne: une bonne petite directive de derrière les fagots qui imposera dans les faits le contraire de ce qu'elle prétend régler et une bonne dose de coercition et de saupoudrage pour freiner et motiver les concernés.
a écrit le 06/05/2015 à 20:29 :
Certes. Les US doivent en avoir marre de recevoir des données éclatées de plusieurs pays. Autant tout rassembler comme pour les données SWIFT bancaires... A QUAND un internet européen..?? (comme une vraie armée, d'ailleurs...) Bande de vassaux bien corrompus.
Réponse de le 07/05/2015 à 17:28 :
Attendez un peu, il faut finir de mettre en place le système Galiléo; je vous trouve trop pressé pour un européen

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