Désaccord au sein de la BCE sur la prolongation de l'assouplissement quantitatif

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Les sources de Reuters ont souligné qu'aucune décision n'avait été prise à ce stade et que le débat se poursuivait.
Les sources de Reuters ont souligné qu'aucune décision n'avait été prise à ce stade et que le débat se poursuivait. (Crédits : Ralph Orlowski)
Le Conseil des gouverneurs est divisé entre les partisans, notamment du côté allemand, d'un arrêt définitif et ceux qui estiment plus judicieux de s'en tenir à une réduction du montant mensuel d'achat de dettes.

Les principaux responsables de la Banque centrale européenne (BCE) sont en désaccord sur la nécessité de fixer dès le mois prochain la date de l'arrêt du programme d'achats d'actifs sur les marchés, dit d'assouplissement quantitatif (quantitative easing ou QE en anglais). Cette information accroît la probabilité de voir la BCE se réserver la possibilité de le prolonger ou d'en augmenter le montant, a-t-on appris de six sources au sein du Conseil des gouverneurs.

La vigueur de l'euro, qui freine la remontée de l'inflation vers l'objectif de la BCE, est la principale raison de ce désaccord, ont déclaré ces sources directement informées des débats en cours.

| Lire aussi Euro fort, inflation faible : le dilemme de la BCE

L'Allemagne en faveur d'un arrêt définitif

Le Conseil est divisé entre les pays, emmenés par l'Allemagne, partisans d'un arrêt définitif des achats de titres et ceux qui veulent seulement réduire le montant mensuel des achats, ont expliqué ces sources à l'agence Reuters.

Cette division accroît la possibilité de voir la réunion de politique monétaire du 26 octobre aboutir à une solution de compromis, soit en renonçant à fixer une date d'arrêt définitif des achats, soit en repoussant la décision jusqu'en décembre, ont-elles précisé.

La BCE a refusé de commenter ces informations. Les sources ont souligné qu'aucune décision n'avait été prise à ce stade et que le débat se poursuivait. L'euro réduisait ses gains face au dollar après la publication de ces informations, repassant sous 1,1970 dollar contre 1,1988 quelques minutes auparavant.

> Lire aussi : sortie du QE : "Du point de vue des investisseurs, c'est le moment"

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/09/2017 à 17:21 :
On ne sortira pas du QE sans dégats car ils le savent que c'est encore et encore de la dette ?

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