Dette grecque : l'optimisme d'Athènes rabroué par ses créanciers

 |   |  341  mots
Alexis Tsipras s'est avancé en annonçant qu'un accord était en cours de rédaction.
Alexis Tsipras s'est avancé en annonçant qu'un accord était en cours de rédaction. (Crédits : Reuters)
La Commission européenne, le FMI mais également le ministre allemand des Finances se sont étonnés de l'optimisme affiché par Athènes d'aboutir à un accord sur la dette avant dimanche. Alexis Tsipras a même annoncé qu'un texte était en cours d'élaboration...

"Le compte n'y est toujours pas !" C'est en substance ce que la Commission européenne a répondu à Athènes ce jeudi. "Nous n'y sommes pas encore arrivés, il y a des questions ouvertes à résoudre", a affirmé Annika Breidthardt, la porte-parole de la Commission en charge des Affaires économiques.  "De nouveaux progrès doivent être faits", a-t-elle sévèrement ajouté à l'adresse du gouvernement grec.

La directrice générale du FMI a usé du même registre ce jeudi matin à la télévision allemande ARD. "Les choses ont bougé, mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir", a estimé Mme Lagarde.

"Près d'un accord"

La Commission réagit à l'optimisme affiché mercredi par Alexis Tsipras qui a dit attendre un accord avant dimanche sur le règlement de la dette grecque. Le Premier ministre grec avait ainsi déclaré : "de grands pas ont été accomplis, nous sommes près d'un accord".

Dans ce sens, il a déclaré que les délégations de négociations réunies à Bruxelles avaient commencé à rédiger un accord. Il avait néanmoins ajouté que quelques points de divergences restaient encore à régler.

Schäuble "toujours surpris" par Athènes

Déjà mercredi soir, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble avait dénoncé l'avance prise par le gouvernement grec. "Je suis toujours surpris quand d'Athènes, on nous dit qu'on est tout près d'un accord", a-t-il lancé depuis Dresde (est de l'Allemagne), où il préside une réunion des ministres du G7.

           | Lire aussi: Grèce: à quoi joue Wolfgang Schäuble ?

La Grèce, qui est à court de liquidités et risque rapidement un défaut de paiement, mène depuis des semaines de difficiles négociations avec ses créanciers, UE et FMI en tête, pour obtenir le versement de tout ou partie de 7,2 milliards d'euros de prêts. En échange, ces institutions attendent d'Athènes des engagements concrets de réformes, notamment du marché du travail, de la fiscalité ou encore des retraites.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/05/2015 à 15:05 :
Godin sortez du bois !!! avec du goudron et des plumes comme dans les westerns
a écrit le 29/05/2015 à 8:04 :
L'article devrait être renommé : "l'optimisme de Romaric Godin douché par la Tribune".
a écrit le 29/05/2015 à 4:59 :
louis 2103.
oui nous voulons des faits et moins de speculations.
a écrit le 29/05/2015 à 0:28 :
J'aimerais bien avoir l'analyse de Godin sur cette différence d'appréciation quand même. En gros depuis 4 mois Varouf & Tsipras annoncent tous les 10 jours qu'un accord est "presque trouvé" que d'ici la fin de la semaine c'est signé, que tout va bien madame la marquise; et depuis 4 mois, les créanciers répètent a chaque fois, que le compte n'y est pas, qu'on est encore loin d'un accord, et qu'il reste beaucoup de travail à faire (de la part des Grecs). Est-ce que dans la théorie des jeux cher a notre ami Varouf, il y aurait un comportement qui serait celui de l'optimiste béat qui donnerait un avantage ? C'est a usage interne ? C'est pour démontrer qu'ils ne sont pas inquiets ? Je suis sûr que Godin qui est toujours friand d'analyses psychologisantes doit avoir une théorie là dessus.
a écrit le 28/05/2015 à 21:03 :
Pour une fois, voici un article objectif sur la Grèce dans La Tribune. Et pour une fois....il n'est pas signe de Romaric, le gauchiste de service!
Réponse de le 29/05/2015 à 12:37 :
Normalement c'est vers l'âge de trois quatre ans qu'on comprend qu'on n'est pas le centre du monde
a écrit le 28/05/2015 à 19:41 :
Que je saches ce n'est pas Monsieur Schäuble qui fait la loi dans cette Europe antidémocratique, dont la vivante expression en est la commission européenne dont les membres trop grassement payés et bénéficiant de nombreux avantages, sans rapport avec leurs compétences qui restent à démontrer, mais pour ce qui est d'être sous influence des groupes de pression, banques et autres lobbies financiers et industriels, là il n'y a pas photo!
Comment peut on encore croire en ce "machin" comme disait un grand homme d'état, ce qui nous manque le plus en ces temps difficiles , plus nous sommes dans le dur, et plus la médiocrité et la corruption s'installent en maitres dans la vie politique!
Réponse de le 28/05/2015 à 22:25 :
@oreste06: ne focalise pas sur Schauble, car il n'est pas le seul a ne pas vouloir renflouer une fois de plus la Grece...et crois-moi, si c'etait ton argent, tu ferais partie des "groupes de pression" pour etre rembourse :-)
Réponse de le 29/05/2015 à 16:47 :
Entièrement en accord avec vos propos Patrickb -
a écrit le 28/05/2015 à 19:19 :
C'est intéressant comme notre bien-aimée Tribune n'hésite pas de parler sur tous les sujets, sur la défense européenne ou même Poutine, en évitant soigneusement cependant de revenir à la question ukrainienne. Et pourtant celle-ci nous regarde en toute mesure car il s'agit de prêts de l'UE, issus des contribuables européens, et qui s'élèvent déjà à plusieurs milliards d'euros.

On apprend que Porochenko, devenu sept fois plus riche après une année au pouvoir (selon des sources ukrainiennes de l'ouest, je précise), vient d'autoriser aujourd'hui un moratoire sur le remboursement de la dette ukrainienne. Or l'Ukraine, déçue par les promesses européennes, est au bord d'un défaut de paiement. Et qui dit moratoire dit défaut de paiement par la suite.

On parle de la Grèce, certes, mais la situation économique en Ukraine nous concerne autant. A quand une bonne analyse là-dessus par nos chers journalistes ?
Réponse de le 28/05/2015 à 20:00 :
j'applaudis à votre commentaire! encore un magnifique exemple de la politique étrangère européenne sous influence des États- Unis: il fallait toutes affaires cessantes faire entrer ce pays dans la CE pour complaire aux américains dans leur stratégie vis à vis de la Russie; Il fallait dérouler le tapis rouge à un pays qui traine encore avec lui de lourds relents de sa collaboration avec les nazis, dans l'assassinat de masse de sa population juive en 1941;;;
on nous avais promis autre chose que cette Europe! les peuples ont été trahis comme toujours par leurs dirigeants!
quand aux analyses de certains journalistes.. hélas ils ont pour certains perdu de vue la noblesse de leur profession pour se laisser aller dans le sens de la plus grande pente....
Réponse de le 29/05/2015 à 12:39 :
11 milliards pour l'Ukraine…
et…
Aujourd'hui 29 mai, 10 ans que le vote des français a été trahi
a écrit le 28/05/2015 à 18:42 :
Tsipras ne lachera rien , à prendre ou à laisser ...
L'été va être torride , bientot l'eclatement de l'euro et la fin de la domination Bruxelloise (non élu par le peuple).
Réponse de le 28/05/2015 à 20:22 :
Torride oui... "bailouteux"?
Le Week-end du 15 août, la plupart des européens sont en vacances... idéal pour verrouiller les comptes et, éventuellement, revenir à un panier de 27 monnaies nationales ou instaurer une taxe exceptionnelle sur tous les comptes pour éponger la dette grecque...
Alors que vont-ils faire?
Réponse de le 29/05/2015 à 0:07 :
Rien. Les marchés s'en foutent. Vous pensez bien que s'il y avait le moindre risque que le scénario que vous indiquez arrive, la tension serait un peu plus élevée. Sortie de la Grèce de l'euro cet été ou en septembre, c'est possible (avec un impact mineur); le reste c'est du flan.
a écrit le 28/05/2015 à 18:31 :
Bonsouâr !

La Grèce – pourquoi rabroué par ses créanciers ? la Troïka avec son système des dites « aides financières » qui servent majoritairement à rembourser des emprunts frauduleux ( Goldman & Sachs ) voire les intérêts de leur dette grimpante, veut conduire la Grèce à la faillite idem pour la Chypre pour mieux plumer les richesses de ce pays !
.
Vous croyez peut-être que le Grèce ne possède que le tourisme pour récolter des devises ?
Détrompez vous ! c'est la narrative de bruxelles et de Berlin, reprise en choeur par nos journalistes qui chantent la mélodie une tierce plus grave mais faux.
.
Il y à peine quelques années on à découvert des gisements importantes de pétrole et gaziers tout au long des côtes grecques et des cotes chypriotes et c’est l’oligarchie financière qui veut rafler la mise des Grecs !
.
La Grèce possède visiblement dans ses eaux maritimes des gisements pétroliers et gaziers d’une importance et d’une richesse exceptionnelles !
Foskolos déclare qu’ il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète ; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

Vous comprenez maintenant la peur bleue de la Troïka si la Grèce décide quitter l'Euro ? en quittant l'Euro, Athènes va se retourner inévitablement vers l'Eurasie (Russie, Chine, Iran....) et alors là l'avenir énergétique européen, déjà mal entamé, va prendre un très sérieux coup. Mais je souffle, je souffle de ma petite chambre, je souffle en direction à la Méditerranée pour que la Grèce s'éloigne de Berlin, qu'elle se lance au large ! Comme l'a dit le prix Nobel d'Économie Paul Krugman, d'un sourire sournois : “Le vrai risque pour Berlin est que la Grèce prouve qu’il y a une vie hors de l’Euro”. À bon entendeur...
Réponse de le 29/05/2015 à 2:11 :
@eurek@: faut arreter le manuel mon gars :-)
a écrit le 28/05/2015 à 18:07 :
Écoutez-moi, en me regardant bien dans les yeux: si la sortie de la France de la zone euro doit signer la fin de l’UE, je ne comprends pas bien pourquoi on tergiverse sur la simple sortie de l’euro plutôt que d’envisager directement la sortie de l’UE.

Les précautions à prendre concernant le retour à une monnaie nationale ne seraient pas différentes, qu’il se fasse dans le cadre d’une sortie simple de l’euro ou dans celui, plus général, d’une sortie de l’UE…! Et au moins, on pourrait bénéficier “à plein” des avantages de notre propre monnaie en n’étant plus tenus de respecter les règles économiques communes. D’autant plus que la sortie de l’UE est possible et prévue dans l’article 50; alors que pour l’euro, nada.

La question subsidiaire est de savoir quel Parti politique va vouloir sortir de l’ euro?
Vous comptez sur qui? Bayrou? Hollande? Vals? Le FN? Sarkozy ou Juppé? Mélenchon?
Ils sont tous européistes jusqu’au trognon, tous favorables à la "construction européenne" à leur manière. Quand ils parlent de l’avenir, c’est pour envisager “encore plus d’ Europe” ou bien ”Une Autre Europe à nous" sur mesure – à leurs souhaits.
a écrit le 28/05/2015 à 16:38 :
Ce n'est pas bien compliqué, certains du côté d'Athènes notamment, prennent leurs désirs pour la réalité. Accessoirement, on comprend que, toujours du côté d'Athènes, le temps presse.
a écrit le 28/05/2015 à 15:27 :
Moi je n'ai pas de créanciers mais suis aussi douché dans mon optimisme, le CAC 40 est en chute libre depuis des jours et des jours, j'y perds de l'argent, ô dépression quand tu me tiens….
Réponse de le 28/05/2015 à 16:54 :
Le CAC en chute libre depuis des jours et des jours... ont ne doit pas parler du même il est ce jour seulement 2,7% en dessous de son record de 5268 point...
ceci dit, vous avez raison que quand on a des dettes ont les paies et ce roman sans fin appelé Crise Grecque ferait bien de se terminer.
Perso je suis pour une sortie de l'euro et de l'europe, le retour à une europe des 6 voir des 9 est mon rêves, beaucoup trop de déséquilibre dans cette europe actuelle
Réponse de le 28/05/2015 à 17:03 :
Moi aussi, vous savez, mais j'en souffre, j'en souffre… ô combien !…..
Réponse de le 28/05/2015 à 17:20 :
On paie ses dettes, comme l'emprunt Russe ou l'Allemagne après la dernière guerre...
Réponse de le 28/05/2015 à 17:58 :
Ou alors on ne les paie pas, comme l'emprunt français aux ricains (plan Marshall) après la dernière guerre…. ;)
Réponse de le 29/05/2015 à 12:41 :
on ne les paie pas comme l'Allemagne après la dernière guerre
Réponse de le 29/05/2015 à 13:12 :
On ne les paie pas, comme l'emprunt américain auprès de la France fin XVIIIe pour financer sa guerre avec les Anglais, qui a précipité le Royaume au gouffre. On ne les rend pas, comme l'emprunt américain de vaisseaux et de troupes françaises jamais retournés au pays.
On ne rembourse pas, les dommages de guerre que ces mêmes américains ont fait un peu partout...
On ne rembourse pas, les dégâts que les Anglais ont fait directement sur le sol continental pendant des siècles, et continuent financièrement à faire aujourd'hui.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :