En Autriche, une clôture pour enrayer l'afflux de migrants

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La ministre de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait annoncé la veille la construction de barrières techniques, sans parler précisément d'une clôture.
La ministre de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait annoncé la veille la construction de "barrières techniques", sans parler précisément d'une clôture. (Crédits : REUTERS/Srdjan Zivulovic)
Le chancelier autrichien a souligné que le projet restait à finaliser et qu'il n'y aurait pas de fils de fer barbelés. Chaque jour, des milliers de migrants passent par le point de passage de Spielfeld, à la frontière slovène.

"Nous ne barricadons pas l'Autriche", a insisté Werner Faymann, chancelier autrichien. Une précision bienvenue alors que le gouvernement du pays a confirmé mercredi 28 octobre son intention de faire ériger une clôture à la frontière slovène pour enrayer l'afflux de migrants et de réfugiés, tandis que Berlin l'accusait d'aider des groupes à passer de nuit en l'Allemagne.

"Nous voulons pouvoir contrôler les gens et, pour cela, certaines mesures se sécurité sont nécessaires", a déclaré Werner Faymann à l'issue du Conseil des ministres.

Depuis septembre, plusieurs centaines de milliers de personnes venant du Proche-Orient, d'Afrique et d'Asie via la Méditerranée et les Balkans ont transité par l'Autriche pour se rendre en Allemagne. Et ils sont chaque jour, des milliers à passer par le point de passage de Spielfeld, à la frontière slovène.

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Pas de fils barbelés

Le chancelier autrichien a souligné que le projet restait à finaliser et qu'il n'y aurait pas de fils de fer barbelés. Sa ministre de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait annoncé la veille la construction de "barrières techniques", sans parler précisément d'une clôture.

Werner Faymann, qui avait auparavant fermement condamné la construction de telles clôtures aux frontières sud de la Hongrie, a souligné que celle du poste de Spielfeld serait beaucoup moins étendue. Outre le contrôle des arrivants, l'objectif est de dissuader les migrants de venir en Autriche, a ajouté le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner, issu des rangs conservateurs.

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L'affluence au poste de Spielfeld a augmenté après la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Croatie, qui contraint désormais les migrants à passer par la Slovénie.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/12/2015 à 17:08 :
C'est la volonté des dieux !
a écrit le 28/10/2015 à 22:57 :
L'europe part en vrille ! Quel désespoir... Vivement le FN
Réponse de le 28/10/2015 à 23:34 :
Non merci.
Que le fn continue à pratiquer ce qu'i sait faire le mieux : du vent.
a écrit le 28/10/2015 à 22:39 :
Ce sont jour apres jour dans les 10.000 refugiés qui arrivent aux frontières de l Allemagne. Personne n´a les moyens techniques de s en occuper.
C est une catastrophe humanitaire dont on parle peu, très peu en dehors des pays directement concernés.
Le refus de certains pays de l UE d accueillir une partie de ces refugiés et le deinteressement des autres risque bel et bien de faire eclater l Union Europèene.
On verra bien a la fin qui seront les perdants !
a écrit le 28/10/2015 à 19:18 :
La Suisse et Israël, là aussi, il y a des murs.
Réponse de le 29/10/2015 à 0:13 :
Des murs en Suisse ? Où avez -vous vu ça ?

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