En Espagne, la croissance économique accélère

Le FMI a révisé à la hausse, de 2,6% à 3,1%, son estimation de la croissance de l'économie de l'Espagne pour 2017. En 2016, cette dernière s'était affichée à 3,2%. La consommation, l'industrie manufacturière et les services sont les principaux soutiens. Mais il reste des points noirs comme le taux de chômage qui reste élevé, notamment chez les jeunes, à 18,8% et une dette publique qui représente 100,4% du PIB.

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Port de Valencia.
Port de Valencia. (Crédits : Reuters)

Le Fonds monétaire international (FMI) a nettement relevé mardi sa prévision de croissance du PIB en Espagne pour 2017, à 3,1% contre 2,6% estimés auparavant, grâce notamment au dynamisme de la consommation, du tourisme et des exportations. Dans son rapport semestriel sur l'économie espagnole, le FMI n'exclut pas que la hausse finale soit encore "supérieure" à cette estimation, en raison de l'"impulsion" donnée par les réformes engagées dans la quatrième économie de la zone euro.

Cette nouvelle prévision, identique à celle de la Banque d'Espagne, est légèrement supérieure à celle annoncée début juillet par le gouvernement espagnol. En 2015 et 2016, la croissance avait atteint 3,2% en Espagne.

La bonne dynamique du secteur des services

Outre le bon niveau de la consommation et le "redressement de l'industrie manufacturière", le FMI met en avant dans son rapport semestriel le "dynamique secteur des services, en grande partie tourné vers l'export, qui a remplacé un secteur de la construction surdimensionné". Les exportations de services correspondent principalement aux revenus du tourisme.

La croissance incontrôlée de la construction et de l'immobilier, pilier de l'économie espagnole au tournant des années 2000, avait débouché sur l'éclatement d'une bulle immobilière, aggravant les effets de la crise mondiale dans le pays.

"Un changement de priorités en faveur du compétitif secteur exportateur espagnol, ainsi que la création de la majorité des nouveaux postes de travail dans le secteur des services, ont joué un rôle important dans ce rebond", analyse le FMI.

L'institution se félicite aussi du désendettement des ménages et d'un secteur bancaire "plus solide". Le FMI souligne néanmoins l'existence de points vulnérables, notamment le "niveau élevé de la dette publique" (100,4% du PIB au premier trimestre).

Les points noirs du marché du travail

Malgré le fort reflux du chômage (18,8% au premier trimestre contre 27% début 2013), le FMI appelle de nouveau l'Espagne à résoudre les points noirs de son marché du travail. "Les taux de chômage des jeunes et de longue durée sont parmi les plus élevés d'Europe, les contrats temporaires sont toujours plus nombreux que les contrats à durée indéterminée et l'emploi à temps partiel subi reste élevé".

Le FMI appelle aussi de nouveau à une concentration du secteur bancaire, pour augmenter la rentabilité des banques en réduisant leur nombre.

Le rachat début juin de Banco Popular, au bord de la faillite, par sa compatriote Santander via un nouveau mécanisme de sauvetage européen "a supprimé une source d'incertitude du système bancaire", estime le FMI.

(avec AFP)

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Commentaires 4
à écrit le 19/07/2017 à 15:39
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Vous oubliez l'indépendance de la Catalogne pour le 01/09/2017!!!

le 21/07/2017 à 23:53
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Cher Aviso, n'aillez crainte nous sommes tous informés du référendum ! Bien sur anticonstitutionnel, car interdit par la plus haute juridiction du pays. Cela prouve le respect que porte à la démocratie les séparatistes indépendantistes ultra minor...

à écrit le 18/07/2017 à 22:56
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Si l'analyse du FMI démontre que les réformes structurelles ont un impacte positif sur la croissance. Cela dit le taux de chômage et la dette trop important, peut avoir des conséquences à moyen terme sur l'économie! J'ai l'impression que le FMI dans ...

le 19/07/2017 à 11:19
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Vous avez parfaitement raison mais le FMI préfère se focaliser sur la France qui n'arrive même pas à être dans la moyenne U.E. de croissance (1,9%) avec pour ambition 2017 : 1,5% au lieu de 1,4% Avant la fin du quinquennat Macron l'Espagne nous pass...

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