Espagne : près d'un quart des ménages sous le seuil de pauvreté en 2013

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Si on considère la composition du foyer, 42% des personnes vivant seules avec des enfants à charge étaient sous le seuil de pauvreté, indique l'Ine.
Si on considère la composition du foyer, 42% des personnes vivant seules avec des enfants à charge étaient sous le seuil de pauvreté, indique l'Ine. (Crédits : REUTERS/Heino Kalis)
Le salaire médian a atteint 26.154 euros en 2013, contre 30.045 euros en 2008. Parmi les ménages, 22,2% vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, contre 20,4% l'année précédente, selon l'institut national de la statistique espagnol.

En 2013, les Espagnols se sont enfoncés un peu plus dans la pauvreté. Avec un salaire médian en baisse continue depuis 2008, plus de 1 ménage espagnol sur 5 (22,2%) vivait sous le seuil de pauvreté cette année-là, selon une étude publiée mardi 16 mai par l'INE (Instituto Nacional de Estadistica), l'institut national de la statistique, l'équivalent en Espagne de notre Insee.

L'Espagne, comme ses voisins de l'Union européenne (UE), fixe le seuil de pauvreté à 60% de la médiane des revenus de la population totale.

De 30.045 euros en 2008, le salaire médian a chuté jusqu'à 26.154 euros en 2013, en baisse de 2,3% sur un an, précise l'institut dans un communiqué.

Parmi les ménages, 22,2% vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, contre 20,4% l'année précédente, a calculé l'Institut national de la statistique. En prenant en compte le nombre de ménages propriétaires de leur logement, le nombre de foyers vivant sous le seuil de pauvreté diminue à 19,9%.

Étrangers et foyers monoparentaux sont les plus touchés

Les ménages les plus touchés par la pauvreté sont les étrangers et les foyers monoparentaux. Parmi les personnes originaires d'un pays situé hors de l'UE représentent, plus de la moitié (55,4%) des ménages vivent ainsi sous le seuil de pauvreté, contre 18,4% pour les Espagnols et 35,7% pour les immigrés venant de l'UE.

Si on considère la composition du foyer, 42% des personnes vivant seules avec des enfants à charge étaient sous le seuil de pauvreté, indique l'Ine.

L'Espagne a renoué avec la croissance en 2014, avec une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,4% et la reprise a gagné en vigueur depuis le début 2015. Mais le pays connaît toujours un taux de chômage très élevé, avec près de 24% de la population active.

(Avec AFP)

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a écrit le 04/08/2015 à 22:01 :
Et en France? La misere.si tu est artisan et tu declare un revenu ce le cosmar,tu est vite sans domicile,sans resource.des famille en grand difficulte,des personnes agee sans rien.....on parle d'Espagne?
a écrit le 27/05/2015 à 14:51 :
Le paradoxe avec ces indicateurs, c'est que si le salaire médian baisse, celui qui était pauvre l'année précédente ne l'est plus, s'il a conservé le même revenu.
a écrit le 27/05/2015 à 8:22 :
la france devrait se rejouir
l'insee a montre que grace a la crise, les inegalites reculent vu que les riches s'appauvrissent plus vite que les pauvres
moi je me rejouis, et j'espere que les inegalites vont se reduire encore plus, dans un appauvrissement generalise!!! vive l'egalitarisme, comme on dit!!!!!
a écrit le 27/05/2015 à 8:18 :
il suffit de dire que les pauvres sont ceux qui ont moins que le salaire median, comme ca quelque soit le salaire, il y aura 50% de pauvres
quel est l'idiot qui a construit un indicateur statistique comme ca? avec 2000 euros par mois on vit tres mal dans une grande ville, mais comme un dieu a la campagne !
Réponse de le 27/05/2015 à 11:08 :
Votre message est contradictoire (ce n'est pas la première fois mais bon). Vous dites vous meme qu'on ne peut pas définir un seuil de pauvreté absolu, mais en meme temps vous critiquez le fait que le seuil de pauvreté soit ... relatif !
Nous voila bien avancés !
Réponse de le 27/05/2015 à 15:04 :
C'est vrai que prendre le seul revenu comme indicateur du seuil de pauvreté est un peu bizarre. Celui qui a un gros patrimoine et peu de revenu est donc pauvre. De même, être propriétaire ou non de son logement change complètement la façon de vivre la pauvreté et la précarité. Par contre, quand Churchill affirme que les inégalités reculent pendant la crise, il se trompe. En tous cas, d'après l'OCDE en France les inégalités se sont creusées.
a écrit le 27/05/2015 à 6:41 :
C'est l'Europe de la misère et du désespoir. Et ce n'est qu'un début....
Réponse de le 27/05/2015 à 8:21 :
l'europe de la misere et sa pauvrete a 2000 euros par mois fait rever les asiatiques du sud est, les sud americains, les africains ( a a 600 dollars par an)
ca fait aussi rever ceux qui ont connu ww2 et qui n'avaient ni internet ni iphone, ni medicament contre le cancer
ca fait rever les gens des pays de l'est qui ont eu droit aux ' camps de vacances de la gauche plurielle', et aux entrepots ( vides) de jaruselski ou chacun pouvait s'approvisonner sur des etals vides dans la richesse du communisme!
rien a voir avec la pauvrete europeenne, hein?
Réponse de le 27/05/2015 à 19:22 :
Votre raisonnement est le même de ceux qui veulent nous faire croire que ce qui compte c'est la valeur de la devise quand on sait que c'est le pouvoir d'achat. Vous pouvez gagner 100 dollars par mois en Inde et vivre mieux qu'en gagnant 1'000 euros à Paris. Si les prix des produits basiques est 10 fois moins cher en Inde qu'en France, il n'y aura aucune différence entre les deux pouvoirs d'achat. Quand on parle de l'appauvrissement de l'Europe il ne faut pas faire la politique d'autruche et moins encore ce genre de comparaison. L'Europe s'appauvrit à chaque année que passe, c'est une réalité qu'on verra peut-être très difficilement dans les stats officielles ou dans un journal comme LT, mais on la ressens dans le quotidien. Vous voulez un meilleur thermomètre encore ?
a écrit le 26/05/2015 à 19:58 :
En février, mars 2015 LT parlait de la reprise en Espagne comme un exemple. Bien sûr, la France avait besoin de Madrid en tant qu'alliée pour contrecarrer l'Allemagne. Deux mois après, Paris doit se composer avec l'Allemagne pour faire du poids à la Grande Bretagne, donc le moment est venu de faire du bashing à Espagne. Voilà pourquoi on ne doit pas s'étonner des coups tordus de cette Europe-là, rien que de l'intérêt sans scrupules par dessus tout.
a écrit le 26/05/2015 à 19:41 :
Dans les médias, on nous disait que les réformes ultralibérales avaient sauvé l'Espagne. On voit le résultat économiques et politiques !
Réponse de le 26/05/2015 à 22:38 :
En effet, encore une preuve que nos médias disent n'importe quoi.
a écrit le 26/05/2015 à 19:22 :
vraiment la reprise en Espagne est spectaculaire !
a écrit le 26/05/2015 à 18:54 :
Toute cette misère semble loin des promesses tant vantées par les chantres de l'Europe par nos têtus politiques. Plus ça va, plus on s'appauvrit, si l'on excepte les quelques milliardaires qui eux se développent sur ce terreau de précarité. Les sans dent commencent à voir ... rouge ? En principe on est en démocratie, mais on nous entend peu. A quand un référendum (respecté) pour affirmer nos choix ? Sinon 2017 pourrait être une année bien particulière.
a écrit le 26/05/2015 à 18:28 :
Et si l'on montre les chiffres réels, pas ceux préparés par l'Insee et d'autres instituts "édulcorants", en France on serait mieux ?
Réponse de le 26/05/2015 à 22:45 :
C'est pareil pour la France, c'est que par des raisons politiques (ne pas perdre la face avec l'Allemagne) et économiques (le tourisme en France et à Paris) on escamote notre pauvreté par des artifices de statistique les plus inimaginables. Mais la réalité elle est là, impossible de la cacher. Même pas à Angoulême !
Réponse de le 27/05/2015 à 4:48 :
Il vaut mieux se faire espionner par' les Allemands pour le compte des USA. Cette Europe est lamentable.
Comme disait Attali la croissance viendra de l'Euro !!!!!!!Lamentable !!!!! une fois de plus.
a écrit le 26/05/2015 à 17:52 :
A la lecture de ces chiffres, on comprend mieux les resultats des elections municipales espagnoles de dimanche qui a vu un ancrage a gauche de la vie politique espagnole.
a écrit le 26/05/2015 à 17:38 :
Oui,mais en France sera mieux?ilya beaucoup de souffrance et pauvrette en France!un grand innegalite.
a écrit le 26/05/2015 à 17:36 :
On comprend mieux pourquoi l'Espagne soit remontée contre la Grèce de Syriza !!
Réponse de le 26/05/2015 à 19:11 :
Ca vous obsède la Grece, hein ? Quel rapport entre Syriza et la pauvreté en Espagne ? Hormi le fait que les memes "remèdes" de l'Europe produisent les meme maux partout ?
a écrit le 26/05/2015 à 17:03 :
Qu'il est beau le modèle que Schauble et la droite veut appliquer partout en Europe.

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