Euro : quel avenir pour la monnaie européenne ?

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(Crédits : Reuters)
[Déchiffrage] Créé à l'origine afin de fédérer les différents États européens entre eux, l'euro, qui a subi de plein fouet les récentes crises économiques, est de plus en plus contesté. Bilan de santé et prospectives d’une monnaie malade par la revue économique qui rend les enjeux contemporains plus lisibles.

L'euro est-il condamné ? En usage depuis 1999 pour les transactions financières, et depuis le 1er janvier 2002 pour sa mise en circulation générale, l'euro n'est plus aujourd'hui le symbole d'une Europe sur la voie du rassemblement.

L'élan fédérateur des débuts a été freiné par une mauvaise gestion des crises récentes, dont les conséquences sociales ont fait douter les peuples européens des bienfaits supposés de la monnaie unique.

Qui sont les responsables de ce désamour ? Les États, la Banque centrale européenne, les banques privées ? Ou l'euro lui-même ?

Monnaie unique... monnaie "inique" ?

Convoquant archives décalées et animations originales, Déchiffrage apporte un éclairage salutaire sur une crise de l'euro aux ramifications complexes.

Remontant aux origines de la monnaie unique (l'ordo-libéralisme, un courant de pensée économique allemande des années 1930), le documentaire dresse le double bilan de son évolution : celui d'une bulle financière qui affecte de nombreux pays et celui d'une gestion des dettes publiques aux lourdes conséquences sociales, comme cela s'est produit en Grèce.

Après avoir détaillé les mesures prises pour corriger les dysfonctionnements de l'euro, Déchiffrage ouvre le temps des prospectives et propose une palette de scénarios possibles : les pays pour qui l'euro a désormais effacé ses défauts et est à même de remplir toutes ses promesses, ceux qui veulent en sortir à tout prix, et ceux qui souhaitent réviser ses institutions pour pouvoir le soumettre à un réel contrôle démocratique.

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Commentaires
a écrit le 04/06/2015 à 5:45 :
Baisser la monnaie c’est du flan ! Depuis quand les cancres à la croissance sous la moyenne donnent-ils des leçons ? Les usa font le double sans vieillissement avec des jeunes actifs et pas des baisses de pib par habitant comme on fait en Europe, la jobardise économique. Mais au lieu d’avoir une politique industrielle alors que nous en avons moins que nos voisins et une agriculture dont la part est inférieure à l’Allemagne, une industrie qui perd plus de parts dans le commerce que les autres pyas, l’Etat ne fait-il pas du sabotage ? Mais si on dévalue comme nous commerçons en Europe le franc est adapté. Le déficit relance l’import et le plein emploi en Allemagne alors que la production française est stagnante. On roule pour qui avec des champions vendus, des bourses à l’étranger, des retraites non financées, des subventions qui font échouer des filières et produisent du chômage, des subventions à la spéculation, une fausse politique d’offre, la dette qui produit l’austérité, la démolition de la construction, des baisses de niveau de vie, ne fait-on pas dans l’administration traitre ?
a écrit le 31/05/2015 à 16:32 :
Et tandis que nos banques paient des amendes faramineuses aux banques américaines, on apprend que la filiale autrichienne de la banque suisse Raiffeisen a fait 95% de profits en Russie ! continuons à critiquer Poutine et la Russie, ça leur fera une belle jambe… :-)
a écrit le 31/05/2015 à 14:41 :
Quel avenir pour la monnaie européenne ? Aucun. :-)
a écrit le 31/05/2015 à 0:21 :
l'ordo-liberalisme n'a pas été la source de la monnaie unique, c'est à Jacques Rueff que nous devons le mot "l'Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas" et Jacques Delors a considéré la monnaie unique comme une condition pour faire le marché interne. Les Allemands qui ne voulaient pas vraiment la monnaie unique avant une union politique et qui l'ont acceptée comme prix à payer pour leur réunification ont ensuite cherché à se protéger contre une politique économique dirigiste pour laisser de la place à l'initiative privée. C'est là que l'ordo-liberalisme intervient avec son idée de l'indépendence de la banque centrale qui a marqué la Bundesbank allemande et ensuite la BCE.
a écrit le 30/05/2015 à 11:22 :
En Angleterre, il existe un référendum euro, y aura-t-il survie ou sécession euro? seulement ne faudrait-il pas examiner la déclaration de la BCE qui parle de risques de bulles spéculatives, alors qu'on critiquait les subprimes. N'avons-nous pas un mode suicidaire de fonctionnement entre la dégradation monétaire, l'austérité, la désindustrialisation rapide, le chômage, les déficits et la croissance nulle et des comptes non déclarés. Dans quelle démocratie vivons alors qu'il parait que des pays auraient des comptes truqués? Y aura-t-il protestation?
a écrit le 30/05/2015 à 10:32 :
Parle-t-on de l’avenir de l’euro ou des pertes d’emploi productifs ? Selon des données en ligne, si on prend les parts de marché mondiales en % à l’export pour des filières industrielles, on relève : en CHIMIE, la part française entre 80 et 2013 recule de -43,5% contre une moyenne de -13,0 en comptant les 5 principaux pays d’Europe, les USA, le Canada, le Japon, l’Australie. Sur 08-13, la France fait -16,7 contre -9,0 en moyenne. Dans l’ensemble les parts chutent. Dans le domaine ALIMENTAIRE, sur la période, l’export français baisse de -34,6% contre une moyenne de -7,6. Sur 08-13, la France fait -16,9 contre -8,0 de moyenne. Dans le domaine agricole la part allemande dépasse la part française à 5,87 contre 5,21. Dans les VETEMENTS, entre 80 et 2013, la France perd -57,5% de parts contre 22,8 de moyenne. Sur 08-13 la France perd -25% contre en moyenne -17. En MACHINES-OUTILS, entre 80 et 2013, la France recule de -48,2 contre une moyenne à -28,7. Entre 08 et 13, -17,8 contre -10. En PRODUITS MANUFACTURES, la France fait entre 80 et 13, -49,5 contre une moyenne de -32,1. Entre 08 et 13, -35,6 contre -28,1. Dans le domaine AUTOMOBILE, entre 80 et 13, la France perd -62,5 de parts contre une moyenne de -9,5. Entre 08 et 13, la France perd -29,8 contre -11,3. Pour les Etats-Généraux de l’Industrie, dans le domaine automobile, on perd entre 2010 et 2013 -45,1 de 4,68 à 3,73 en parts mondiales. Question aux lecteurs, l’Etat relance-t-il l’industrie ou bien sabote-t-il l’économie par pondéralité ?
a écrit le 29/05/2015 à 22:56 :
Si nous n'avions pas eu l'euro, nous aurions déjà dévalué 10 fois et nous aurions retrouvé notre monnaie de singe qui s'appelait le Franc. En arrivant au pouvoir à la suite de Mitterrand, le premier ministre socialiste Maurois a dévalué le Franc 3 fois en un an, après avoir déclaré: "je ne serai pas l'homme d'une troisième dévaluation". Sûr que si la France sortait de l'euro, elle retomberait vite dans ses habitudes de dévaluations et sa monnaie ne vaudrait guère plus que la drachme grecque. Vive l'euro !
Réponse de le 30/05/2015 à 8:09 :
Ca ne tient pas debout!!!
Réponse de le 30/05/2015 à 9:10 :
@onze
Vous avez bien entendu raison mais beaucoup sont convaincus du contraire puisque la dévaluation, c'est la facilité mais dans notre pays certains croient que c'est la solution...... Si on revenait au Franc, il faudrait rétablir très probablement le contrôle des changes (que nous avons connu au début des années 80; on ne pouvait même plus payer à l'étranger avec une carte de crédit Française !!).
En Grèce, on lit (je ne sais pas si cela est vrai) que les comptes bancaires se vident...
Cordialement
a écrit le 29/05/2015 à 19:13 :
Le vrai pb de l Europe n est pas dans la branche monétaire du 'police mix' mais dans la branche budgétaire. Au lieu d avoir une vraie politique sociale à travers l investissement, les fonds sont détournés via des projets inefficaces par des élites corrompues.
'L union fait la force mais la misère nous divise' (NTM)
a écrit le 29/05/2015 à 18:20 :
L'euro a tué l'Europe. C'est bonjour tristesse ou Ö misère, ö désespoir !
a écrit le 29/05/2015 à 17:39 :
Le seul fait de se poser la question vous donne la réponse!
a écrit le 29/05/2015 à 16:29 :
Le principe même de la monnaie papier, c'est d'y croire très fort ... quitte à se mentir...
a écrit le 29/05/2015 à 16:26 :
Il ne faut pas oublier qu'un FRENXIT (ou FRANXIT selon quelques-uns) commence déjà à faire son chemin en catimini, c-à-d, bien à la française. Le FN mais aussi d'autres partis de droite (jusqu'à présent aucun de gauche s'est profilé à l'horizon) prennent la température en toute la zone euro pour lancer un référendum à ce sujet. Faute d'esprit innovateur, la France se voit en charrette vis-à-vis de l'Espagne, de la Grèce et même de l'Allemagne.
Comme nos gouvernants sont des européistes, la seule solution vient de la demande du peuple comme en Autriche. Lançons une pétition pour demander à F. Hollande un référendum sur la sortie de l’UE et de l’€.
a écrit le 29/05/2015 à 16:18 :
A cette heure ci l’euro flageole et la bourse dégringole, Podemos est passé par là… la victoire de Duba en Pologne et le recul du PIB US sans doute aussi.
Pas besoin de referendum, ou pas besoin de ne pas en avoir sur la sortie de l’euro. L'un des frères Dupond m'avait soufflé à l'oreille: cela nous fait une belle jambe. Pire, il avait raison, les marches font le travail bien en amont. Le week-end s'annonce torride.
a écrit le 29/05/2015 à 15:54 :
"créé à l'origine pour fédérer les états" ? Sérieusement ? Pour bloquer toute possibilité de déflation monétaire surtout et obliger les états endettés à utiliser la seule arme restante, la destruction des systèmes sociaux pour réduire les charges tout en garantissant la priorité des affectations budgétaires au remboursement de la dette bancaire par prétendue solidarité/obligation vis à vis des autres états membres.
Bref, un outils de confiscation de liberté pour les Etats au service des néo-libéraux
a écrit le 29/05/2015 à 15:30 :
Quel avenir pour l'€uro ??? le plus radieux possible !!!! eheheh
a écrit le 29/05/2015 à 14:07 :
Bientôt une auberge espagnole et ce sera pas plus mal. Quand au mieux ;..... chut .. faut le dire , ils aiment pas l entendre !

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