Grèce : à quelques heures de l'Eurogroupe, les divisions persistent

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Dans son compte Twitter, Tsipras a dénoncé mercredi qu'un tel refus répété de mesures équivalentes ne s'est jamais produit avant -ni en Irlande ni au Portugal.
Dans son compte Twitter, Tsipras a dénoncé mercredi qu'un tel "refus répété de mesures équivalentes ne s'est jamais produit avant -ni en Irlande ni au Portugal". (Crédits : Reuters)
Plusieurs points font encore obstacle à la conclusion d'un accord, alors que les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir ce soir.

Les pourparlers continuent mais l'issue des discussions entre Athènes et ses bailleurs de fonds à Bruxelles reste très incertaine. "Nous n'avons pas encore d'accord", déclarait notamment mercredi 24 juin, après une réunion des institutions représentant les créanciers et du président de l'Eurogroupe, un responsable proche des créanciers, cité par Reuters.

Plusieurs points, dont les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises, font encore obstacle,  alors qu'une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro est prévue dans la soirée avant le Conseil européen de jeudi et vendredi. Le Wall Street Journal fait état d'un document montrant l'étendue des désaccords.

Tsipras évoque un complot

Mercredi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a accusé le FMI de bloquer les négociations destinées à éviter à son pays un défaut de paiement, lui reprochant de ne pas accepter "les mesures compensatoires" proposées lundi par Athènes. Dans son compte Twitter, Tsipras a dénoncé qu'un tel "refus répété de mesures équivalentes ne s'est jamais produit avant, ni en Irlande ni au Portugal". Le chef du gouvernement grec d'en conclure:

"Cette attitude surprenante semble indiquer que, soit il n'y a pas d'intérêt pour un accord, soit on est en train d'appuyer des intérêts particuliers".

Le gouvernement grec a ainsi rejeté le même jour une contre-proposition de ses créanciers, comprenant surtout des souhaits du FMI à propos d'une hausse des recettes de la TVA et de coupes plus importantes dans les dépenses publiques, selon une source gouvernementale.

L'Allemagne "réaliste"

Pour sa part, Martin Jäger, porte-parole du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble - critiqué pour sa ligne dure dans les négociations -, a réaffirmé:

"Il ne peut y avoir de solution que si elle est approuvée par les trois institutions", à savoir l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)" Il a insisté: "Cela vaut en particulier aussi pour le FMI".

"Nous allons à cette réunion (l'Eurogroupe de mercredi soir, Ndlr) avec des attentes réalistes", a-t-il affirmé, jugeant que c'était "maintenant à la partie grecque de bouger".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/06/2015 à 21:54 :
Tous ces comédiens savent que l’obsolescence de l’euro est programmée .Il aura été instrument de reforme et l’étalon du nivellement pour plus de rentabilité financière des pays européens . L’acharnement thérapeutique dispensé à la Grèce n’est du qu’aux échéances du calendrier électoral européen ou les souverainistes , Podemos et Syriza …auraient raison prématurément.

Pourquoi après 15 ans d’euro votre relevé bancaire comporte les 2 versions en euro et en francs si ce n’est en prévision d’un dénouement attendu !
Réponse de le 25/06/2015 à 13:44 :
Tout simplement parce que beaucoup d européens nés en 1930 et 1920 sont encore avec nous...
Ils ont connu les anciens francs, les nouveaux francs (et respectivement pour les autres pays) et l Euro...
Votre commentaire sur les deux colonnes monétaire reviendrait à dire : POURQUOI DU COURRIER PUISQU IL Y A INTERNET ???
Encore un adepte de la théorie du complot ?
a écrit le 24/06/2015 à 21:23 :
Dette belge à l'instant 433.542.786.257 €
Réponse de le 25/06/2015 à 13:49 :
Oui, ça fait 433 Mds d €.
Pour info, la distance entre le soleil et la terre est de 150 000 000 (environ) de km...
Çà fait 1Ua ...
Je me souviens en 5ème on apprenait à lire les grands nombres et toi tu t en souviens ?
a écrit le 24/06/2015 à 21:17 :
Et la restructuration de la dette?
C’est un point crucial: toutes ces concessions ne seront valides, affirme Athènes, que si les créanciers acceptent de négocier une restructuration de sa dette. Berlin demeurera-t-il inflexible sur ce point, au risque de passer pour le fossoyeur de l’accord? Une chose est sûre: si l’Europe refuse cette victoire à Tsipras, on voit mal les parlementaires de Syriza adouber le reste de l’accord.

Outre le gouvernement allemand, mais aussi le parlement doit voter. Il y a de sérieux doutes sur le vote du parlement. Donc, Tsipras serait la victime...
a écrit le 24/06/2015 à 20:08 :
J’avoue avoir été quelque peu surpris du recul de Tsipras avant hier. En théorie, la zone euro n’a aucun intérêt à un défaut grec et les créanciers le savent. Reste le gouvernement allemand qui joue son leadership idéologique et le FMI qui lui est un peu le garant de l’orthodoxie de par le monde, malgré quelques papiers internes dissonants (parce que non politiques). Difficile en effet de savoir quelle ligne va l’emporter chez les orthodoxes et à quel point Syriza peut s’entendre sur une préservation de la place de la Grèce dans la monnaie unique et à quel prix. Depuis le début, les négociations sont menées selon un impératif purement politique…
a écrit le 24/06/2015 à 20:05 :
Tsipras ne devrait plus négocier avec des argentiers qui vous méprisent à ce point.
Mais j'admets que face au rouleau compresseur des Troïkistes, ça ne doit pas être facile tous les jours. Et la Grèce est bien seule face à cette oligarchie euro-atlantiste.
Il est de bon ton de critiquer Syriza et Tsipras (et les Grecs ne se gênent pas), mais l'alternative est soit retourner à la vassalité ad vitam eternam avec les Potami et autres Maïdan-compatibles ou se tourner vers les nazis ou les communistes.
Si Syriza échoue, les électeurs vont tenter les extrêmes, et là, c'est pas une blague !
Les Grecs sont à bout ! Encore deux ou trois semaines comme ça et ils vont faire pêter la baraque...
a écrit le 24/06/2015 à 20:05 :
Incompréhensible pour le lecteur ordinaire, le constat que nos courants de pensée unique ne se permettent même pas de glisser un mot pour dire que la Grèce, elle aussi, a rejeté une contre-proposition des créanciers.
a écrit le 24/06/2015 à 19:04 :
Explication convaincante de Jacques Sapir
http://russeurope.hypotheses.org/3990
a écrit le 24/06/2015 à 17:53 :
Premier point : ce n'est pas le défaut FMI, presque certain, qui ferait sortir la Grèce de l'euro voire de l'Europe. Second point : ce n'est pas non plus un défaut de remboursement BCE, restée seule en ligne, qui ferait cette sortie. On lie le processus pour dramatiser, même si rien n'est simple. La méthode utilisé, soutien presque abusif aux banques du pays, multiple réunions sur mesure, montrent que les européïstes ont en enfilé un gant de velours pour cacher la main de fer. Le but bien entendu est qu'il ne vienne plus à personne l'idée d'adopter une telle attitude qui doit forcément se solder par le départ rapide des fauteurs de trouble et la préparation de nouvelles élections. Ensuite un autre aménagement pourra émerger. C'est que la leçon doit être donnée qui servira de jalon à tous les autres pays. Ici on voit bien que Tsipras a fait une erreur majeure en ne voulant ne s'adresser qu'à Merkel avec Hollande comme observateur. Il s'est une fois de plus mis tous les pays à dos : ceux qu'il a embarrassés et ceux qu'il a oubliés. Les gauchistes devront partir.
Réponse de le 24/06/2015 à 20:11 :
Vous n'avez pas bien compris : s'il y a défaut sur le FMI, alors le FESF active la clause de défaut, de sorte que techniquement, il y a défaut sur le FESF. La BCE dès lors, ne va pas financer seule la Grèce. Par conséquent c'est la sortie de l'euro pour la Grèce. C'est INELUCTABLE. En l'absence d'accord, c'est donc la sortie de la Grèce de l'euro. Renseignez-vous !
Réponse de le 24/06/2015 à 20:42 :
Et pourquoi on ne dit pas que la Grèce a elle aussi rejeté une contre-proposition des créanciers cet après-midi ?
Réponse de le 24/06/2015 à 21:59 :
Oui, c'est tout à fait exact, la question c'est que l'Eurogroupe n'arrive pas à se décider sur lequel est le pire scénario (car les deux sont très mauvais) : si la Grèce reste ou si elle doit quitter l'euro. Du coup, les deux parties traînent péniblement l'affaire.
a écrit le 24/06/2015 à 17:40 :
"jugeant que c'était "maintenant à la partie grecque de bouger"

Ils n'ont fait que bouger les grecs, même de trop.

Que Tsipras arrête DEFINITEVEMENT CE CIRQUE, qu'il rentre et point final. Les grecs trouveront seuls une solution, ce sera dur au début, mais avec le temps ça ne peut que s'améliorer. Il faut que les grecs se prennent en mains.
Réponse de le 24/06/2015 à 18:36 :
@V-v Tout à fait d'accord avec vous ! Ce cirque n'a que trop duré. Quoi que proposera le gouvernement Tsipras, ce sera toujours jugé " insuffisant ". Le but n'est pas de négocier mais de faire capituler ce gouvernement. Ca suffit !
Réponse de le 24/06/2015 à 18:54 :
Je ne comprends pas bien comment en quelques jours la main semble être passée de la Grèce aux créanciers. Une bonne âme (Romaric par exemple ou quiconque) peut-elle m'expliquer ce qui s'est passé ? Merci et Evcharisto !
Réponse de le 24/06/2015 à 20:20 :
Il est temps de dire m.de à cette Europe de la finance.
Réponse de le 24/06/2015 à 20:39 :
@Anna, des élections le 9 aout de préférence et pas le 2 aout.

Sondage internet, plus de 63% de grecs ne sont pas traumatisés en cas de désaccord, ni même de Grexit.
Faire tomber le gouvernement Tsipras dans ces conditions, ça devient mission impossible pour les créanciers.
La messe est dite, que Tsipras s'en aille DIRECTEMENT de Bruxelles. C'EST UN ORDRE!
Réponse de le 24/06/2015 à 20:46 :
Tout à fait d'accord !
Réponse de le 24/06/2015 à 20:51 :
Que dit la presse éco ? Challenge n 438: " la grèce a reçu 18 milliards d'euros de subventions européennes par an entre 2006 et 2009 et 20 milliards entre 2010 et 2013"
Les grecs trouveront seuls une solution ? J'en doute
Réponse de le 24/06/2015 à 20:58 :
V

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