Grèce : à qui profite la farce ?

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Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances.
Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances. (Crédits : Reuters)
Yanis Varoufakis a-t-il osé, en 2013, faire un doigt d'honneur à l'Allemagne? A ce stade, la réponse importe sans doute moins que la manière dont, dimanche soir, le présentateur vedette d'un talk show allemand a posé le cadre d'un débat avec le ministre grec des Finances. La mise en scène grotesque de l'exécutif grec prend place dans la lutte qui se joue entre Athènes et l'Eurogroupe. L'enjeu reste le maintien ou non de l'austérité dans le pays.

On connaît le mot célèbre de Karl Marx à propos du coup d'Etat du futur Napoléon III, « l'histoire se répète, la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. » Et de fait, il semble que la crise grecque de 2015 soit une répétition grotesque de celles de 2010 et 2012. Au milieu des réunions « de la dernière chance », voici que surgissent des débats étonnants, principalement entre Berlin et Athènes. Le dernier en date ne manque pas de piquant.

Un doigt d'honneur qui occupe le terrain...

Ce lundi, toute la presse allemande étaient emplie par la question, sans doute cruciale, de savoir si, réellement, Yanis Varoufakis a fait un doigt d'honneur symbolique à l'Allemagne lors d'une conférence donnée à Zagreb en mai 2013 - voici donc près de deux ans - quand il n'était encore qu'économiste.

Invité, dimanche soir, dans le talk show de la chaîne publique allemande ARD présenté par le présentateur vedette Günther Jauch, ancien présentateur du jeu "Qui veut gagner des millions?", Yanis Varoufakis a dû assister à une vidéo où il présentait le doigt injurieux. Le ministre hellénique a aussitôt répondu que la vidéo était « truquée » et Günther Jauch a démenti ce démenti... De quoi passionner la presse la plus sérieuse outre-Rhin pour savoir si oui ou non le ministre grec avait insulté le peuple allemand...

Niveau le plus bas du débat

Avec cette affaire, on atteint, avouons-le, le niveau le plus bas du débat qui entoure le cas grec depuis la victoire de Syriza le 25 janvier. Pourtant, ce n'est que l'acmé d'une lente descente aux enfers. Mais qu'on ne s'y trompe pas : cette farce n'est pas innocente. Alors que les négociations se sont ouvertes entre les institutions (ou, si l'on voudra la troïka) et Athènes, ces polémiques, qui peuvent paraître ridicules, ont une fonction : affaiblir encore la position du gouvernement grec. Comme les rumeurs récurrentes de défauts imminents (alors même que la Grèce a remboursé ce lundi 16 mars les 600 millions d'euros dûs au FMI après avoir remboursé les 300 millions d'euros dûs au 6 et au 13 mars), il s'agit d'exercer une pression sur l'exécutif athénien pour qu'il cède sur l'essentiel : la nature des réformes qui devront être menées en Grèce.

Storytelling européen

En faisant passer le gouvernement grec pour une équipe de clowns dignes du cirque Bouglione, les Européens confirment leur storytelling, ou scénarisation de l'information, engagée depuis le 25 janvier : Syriza n'a pas de programme réaliste, preuve ultime de l'absence d'alternatives à la politique de la troïka. Pour ceux qui n'en seraient pas convaincus, un cas doit être rappelé : celui de la liste de réformes présentées le 6 mars par Yanis Varoufakis au président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem pour compléter les premiers objectifs mis en place le 23 février.

L'affaire des inspecteurs de la TVA

Cette liste de réformes compte sept points et remplit neuf pages. Elle comporte des propositions assez avancées, notamment celle de la mise en place d'un « conseil fiscal » chargé d'établir les prévisions macroéconomique et de recettes de l'Etat, ainsi que de déterminer la « revue des dépenses », l'amélioration de l'encadrement de la préparation budgétaire et surtout une stratégie de récupération des arriérés d'impôts impayés qui s'élève à plus de 76 milliards d'euros, ce qui en fait un sujet hautement sérieux. Yanis Varoufakis promettait également la mise en place d'une action systématique de lutte contre la bureaucratie et la gestion de la « crise humanitaire. » Mais ces propositions ont été réduites rapidement au troisième point : la mise en place d'inspecteurs « volontaires » pour lutter contre la fraude à la TVA.

Reductio ad fabellam

Le gouvernement grec a eu le malheur d'indiquer qu'il envisageait de recruter « même des touristes » pour ces vérifications, et ce fut un déchaînement médiatique. Les reportages se sont succédé sur les médias européens pour montrer l'absurdité de cette proposition, limitée à l'emploi de touristes pour surveiller les commerçants. La proposition était cependant différente : il s'agissait de lutter en profondeur contre cette fraude à la TVA par l'emploi d'inspecteurs occasionnels (pas seulement des touristes) pour créer un vrai climat de crainte chez les commerçants récalcitrants. Assez significativement, ceux qui s'accordaient pour dénoncer cette fraude en y voyant l'incarnation du « mal grec », ont caricaturé cette initiative qui visait à lutter concrètement contre elle. Du coup, il n'est resté de ces neuf pages que cette idée qu'Athènes avait voulu embaucher des touristes pour contrôler les commerçants. Le Wall Street Journal de mercredi dernier a ouvertement effectué cette réduction pour ridiculiser le gouvernement grec.

L'avantage aux Européens

La farce entretenue par de nombreux médias profite donc évidemment aux Européens qui peuvent ainsi aisément adopter une position de supériorité face à la Grèce et rejeter systématiquement les réformes proposées par Athènes pour imposer leur propre agenda. Depuis le 25 janvier, il est ainsi frappant de constater que seul le gouvernement Tsipras se montre ouverte aux concessions et a déjà renoncer à plusieurs pans entiers de son programme initial, notamment l'annulation d'une partie de la dette, le refus de discuter sur la base du mémorandum de 2012 ou encore le renoncement à certaines privatisations en cours. En face, la zone euro s'est contentée d'accepter une « adaptation » des objectifs d'excédents primaires de 2012 (de toute façon irréalistes) tout en répétant que la Grèce devait « respecter ses engagements. » Mais l'Eurogroupe a clairement joué la politique du pire en considérant comme nulles et non avenues les propositions grecques et en misant sur un pourrissement de la situation. Un pourrissement qui détériore la situation économique grecque et tend à réduire la marge de manœuvre du gouvernement grec, tant dans les négociations que sur le plan intérieur. En entretenant le terrain avec des farces comme celle du doigt d'honneur, on s'assure à bon compte de ce pourrissement.

L'objectif de l'Eurogroupe

L'objectif est clair : revenir au programme de l'ancienne troïka : baisse des dépenses publiques en coupant dans les effectifs de la fonction publique et dans les pensions et hausse de la TVA. Non que cette politique soit efficace, mais il s'agit bel et bien de réduire à néant le programme de Syriza, notamment son aspect social pour « faire un exemple. » Un des députés les plus proches d'Angela Merkel, Michael Fuchs, a indiqué le fond de l'affaire le 10 mars dernier en précisant qu'une « Grèce qui ferait ce qu'elle veut donnerait des ailes à Podemos en Espagne. » Il faut donc montrer que le vote Syriza est une impasse. Et ridiculiser l'exécutif issu de ses rangs en est la meilleure façon.

La responsabilité des dirigeants grecs

Mais il ne faut pas oublier la responsabilité de certains responsables du nouveau gouvernement grec qui sont tombés dans le piège. Tous n'ont pas le calme et la retenue d'Alexis Tsipras. Pourquoi Yanis Varoufakis est-il entré dans la polémique avec Günther Jauch ? Pourquoi a-t-il accepté cette séance photo de Paris Match, en soi insignifiante, mais qui est du pain béni pour les adversaires du gouvernement grec ? Pourquoi parle-t-il tant aux journalistes, inondant le monde de ses interviews ? Pourquoi le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense ont-ils menacé l'Allemagne d'envoyer les migrants à Berlin ? De fait, l'Allemagne a repris, grâce à certaines de ses déclarations, sa position préférée : celle de la victime. Ce lundi 16 mars, le vice-chancelier Sigmar Gabriel a demandé que la Grèce cesse « d'insulter » l'Allemagne. Oubliée alors la campagne de Bild Zeitung sur les « Grecs avides », oubliées l'incroyable refus de discuter du gouvernement allemand et oublié aussi la vraie situation de la Grèce qui continue de souffrir de la politique menée depuis 2010.

Derrière la farce, la tragédie

Au final, le danger qui pourrait découler de cette dégradation de la qualité du débat n'est pas mince. L'enjeu est de voir à nouveau la Grèce devoir accepter une politique qui a si parfaitement échoué et de maintenir ce que l'économiste Costas Lapavitsas appelle le « péonage de la dette », autrement dit la mobilisation des ressources du pays pour le seul but du remboursement de la dette. Derrière les polémiques insignifiantes sur un doigt d'honneur, l'enjeu est la possibilité pour l'économie grecque de trouver un nouveau souffle et, surtout, de sortir du tunnel dans lequel le jeu dangereux des Européens l'a plongé depuis deux mois. Des thèmes soulevés par Syriza et qui disparaissent de plus en plus des discussions. Derrière la farce, il y a encore la tragédie... grecque.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2015 à 17:12 :
Je suis deçus, il y a deux jour je vous ai fait un beau resumer de l histoire de la grece, dans le but d informer a la populasse et de rompre l ignorance sur le peuple grec, mais il n a pas été pris en compte par le site internet...
Dommage, on va donc continuer a parler dans le vent
a écrit le 19/03/2015 à 13:29 :
Et une polémique qui fait pssschiiit, puisque la vidéo du doigt était effectivement truquée, comme vient de l'avouer le présentateur allemand à l'origine du canular, laissant fort marris tous les vilipendeurs de Varoufakis, qui m'a tout l'air d'être pourtant un économiste brillant, et je parie très bon joueur d'échecs, contrairement aux technocrates auxquels il se confronte. On l'accuse de ne pas porter de cravate, on truque des vidéos pour le présenter en "bad boy", on lui reproche de photos de "petitbourgeois" dans Paris Match (au moins il n'y est pas avec un casque et en scooter..). J'en entends pas beaucoup parmi ses pourfendeurs qui semblent capables d'attaquer sur autre chose que la forme ou de calomnier..
a écrit le 18/03/2015 à 12:20 :
Si cette histoire ne fait qu'abaisser le niveau du débat, inutile de faire un long article sur le sujet... sauf à se complaire dans les ragots.
a écrit le 18/03/2015 à 9:37 :
De facon évidente ni le peuple ni l élite grecque ont la maturité requise pour se diriger et fonctionner comme un état moderne.
Je suggère que la Grèce adhère librement comme le 17 eme Land à la Fédération Allemande . Avec les mêmes institutions, les même règles la province serait vite remise dans l ordre. De plus les dettes seraint immédiatement integrées dans la dette intérieure et elle bénéfierait du «Länder-Finanzausgleich» c est à dire de la répartition des dettes/revenus entres les Länder.
Vu le nombre d étrangers qui vivent et se sentent très bien en Allemagne, parmis eux déjà 300.000 Grecs les 10 millions supplémentaires ne seraient pas la mer à boire ! Du jour au lendemain le problème serait résolu !
a écrit le 18/03/2015 à 8:18 :
première constatation : c'est une farce , vous le reconnaissez vous meme !
oui , c'est une farce : ils ont ( Syriza ) ete élus sur des utopies ...
ils pensaient surement avoir des appuis , et pouvoir fairee pression : raté !
la farce : ce sont eux :
ce sont eux qui dans leurs " mesures " s'attaquent aux 76 milliards d'arrierés d'impots ...alors qu'il est de notoriété publique que ces arrierés sont bidons !
ce sont eux qui veulent " surveiller les notes de restos " ...
mais ,:
ce sont eux aussi qui bien sur ne touchent pas au budget de l'armée,
ce sont eux aussi qui bien sur ignorent ...le Pirée & la contrefaçon ...
la farce , c'est que c'est gens ( Tsipras et son equipe ) ne font rien ...ils ont simplement voulu faire croire qu'ils feraient plier l'UE ...; c'a n'a pas marché ...; ils n'avaient rien d'autre ...et leurs soit disant mesures ne sont que du vent !
toute l'Europe attend leurs efforts , mais ...." soeur Anne ..." .
celà ne peut se terminer qu'avec une première : une sortie de l'euro ( et ? de l'UE ) .
a écrit le 17/03/2015 à 22:23 :
Il faut rassurer Monsieur Godin. Nous n'avons pas attendu que l'anticonformiste Varoufakis aille faire son show dans Paris-match ou se mette a "faire des doigts" sur les plateaux tele de talks shows teuton pour nous rendre compte que ce gouvernement Grec etait une farce. Si les allemands ont de l'humour, les français aussi.
a écrit le 17/03/2015 à 18:50 :
Tant qu'un débiteur croit qu'il peut échapper au paiement de sa dette, il ne développe pas la volonté de faire les efforts suffisants pour rembourser. Si l'état ne paie pas ses dettes, si les fonctionnaires continuent de dépenser exagérement pour eux-mêmes, les contribuables ne sont pas prêts à payer leurs impôts. La fonction publique doit être une variable d'ajustement : chaque emploi public détruit plusieurs emplois privés.
Réponse de le 17/03/2015 à 20:56 :
Il peut "échapper au paiement de la dette" si celle-ci est injustifiée/illégitime. Ce qui est le cas dans le cas grecque.

D'ailleurs, d'après-vous la monstrueuse dette allemande d'après la seconde guerre mondiale, dot être payée aussi alors ?

Non ?

Mais pour quelle raison ?

"Parce qu'il y a eu des traités sur le non-paiement de cette dette" ?

Donc vous voyez, nous ne sommes pas obligés de les payer ;)
a écrit le 17/03/2015 à 18:21 :
Le gouvernement Grec se laisse donc aller à cet incompréhensible penchant quasi masochiste de la social-démocratie qui est de piétiner les aspirations de son électorat en espérant que la droite lui décernera un satisfecit de bonne gestion économique qu'elle ne lui concèdera jamais,quels que soient les résultats obtenus.Quand donc les politiques se résoudront-ils à faire leur boulot c'est à dire de la politique et non de la comptabilité. Quand on est acculé comme le sont les Grecs,on s'inspire de Churchill,de DeGaulle, on n'implore pas la pitié de ses tourmenteurs,ça ne fait que les encourager dans ce sens.J'ai pensé que Manolis Glesos exagérait lorsqu'il critiquait Tsipras quelques jours seulement après l'installation du nouveau gouvernement, mais je dois reconnaître que le vieux bougre était bien plus lucide qu'on aurait pu le supposer.C'est lui qui a raison!Il faut de nouveau empêcher les envahisseurs de s'installer sur l'Acropole sinon nous serons les prochains à passer sous les fourches caudines de l'oligarchie européenne.
Réponse de le 17/03/2015 à 21:53 :
Il ne faut pas enterrer non plus Syriza.

Qu'ils aient des difficultés (et c'est bien peu de le dire) pour faire exister leur point de vue au niveau européen, c'est une chose.

Mais ce n'est pas parce que Syriza se heurte actuellement au mur dictatorial européen actuel que tout est joué encore. Il y a la possibilité de réquisition/constitution d'une banque centrale, quitter l'UE...

Par ailleurs, l'arrivée de Podemos en Espagne peut aussi changer pas mal de choses.

Rien de surprenant jusqu'à présent, faut juste un peu de patience.

(La fuite en rase campagne de Syrisa est possible bien sûr. Mais laissons le temps au temps avant de tirer des conclusions, n'est-ce pas ?)
Réponse de le 19/03/2015 à 9:07 :
Je n'enterre pas Syriza,je redoute seulement que dans son désir de se montrer conciliant,il ne se laisse entraîner à cette position où on perd le soutien de ses partisans sans obtenir aucun répit de ses adversaires.Le vote de la loi anti pauvreté atteste que ce n'est pas le cas. C'est un geste fort face à l'intransigeance des Eurocrates qui dévoilent,en osant subordonner le soulagement de la souffrance humaine au respect du dogme néolibéral leur absence totale d'empathie et leur inconcevable mépris pour les citoyens qui n'ont pas de comptes offshore.
a écrit le 17/03/2015 à 18:05 :
Yanis amuse la galerie pour que la galerie regarde ailleurs pendant que le gouvernement et l'assemblée nationale travaillent.
a écrit le 17/03/2015 à 16:08 :
Lire l'autre article :
"L'Allemagne tente de contenir la contagion de la crise bancaire autrichienne"
(...)
"Dès lors, l'Europe, et l'Allemagne en particulier, va devoir prendre des mesures pour contenir les effets de contagion de cette faillite. Une faillite qui, dans les faits, pourraient être plus dangereuse qu'une restructuration de la dette grecque telle que la réclame le gouvernement d'Athènes."
Et l'Allemagne garde encore sa superbe ?
Réponse de le 17/03/2015 à 22:14 :
Euh l'autre article est aussi ecrit par Godin. Quand il ecrit un article sur la Grece, c'est pour tapper sur l'Allemagne, quand il ecrit un article sur l'Allemagne, c'est pour tapper sur l'allemagne. A ce niveau là, c'est plus du journalisme mais de la monomanie.
a écrit le 17/03/2015 à 15:51 :
Merci beaucoup pour cette analyse qui pose les bonnes questions sur la Grèce, qu'elles nous plaisent ou pas. Enfin du bon journalisme. Continuez!
a écrit le 17/03/2015 à 12:07 :
Voilà un article bien construit qui pose les vrais problemes : à savoir le droit que c est attribué l Allemagne de régir toute la zone européenne sur le modele plus que bancal du FMI de la banque mondiale bien sur pioltée par les US .
Asphyxié les petits pays , les faire plier , réduire les salariés à une seule variante d ajustements des prix , voilà ce que L Allemagne , le FMI et les US ont en ligne de mire
Politique qui n a rien à envier aux pires politiques staliniennes
a écrit le 17/03/2015 à 12:00 :
> Et de fait, il semble que la crise grecque de 2015 soit une répétition grotesque de celles de 2010 et 2012

En même temps, puisqu'on n'a pas touché aux causes de ces problèmes…
a écrit le 17/03/2015 à 11:28 :
Guenter Jauch est l'un des présentateurs préférés des Allemands. Il a longtemps présenté l'émission renommée STERN TV ainsi que des retransmissions sportives et le jeu qui veut gagner des millions. Son émission politique de dimanche soir "Guenter Jauch" avec Yanis Varoufakis a tout de même rassemblé 5,22 millions de téléspectateurs et 18,4% de parts de marché. Il n'y avait rien de grotesque dans cette émission très équilibrée. Le public a applaudi certaines affirmations de M. Vaoufakis. Il s'agissait de parler de tout ce qui coince entre Grecs et Allemands. Un débat entre gens civilisés sans se couper la parole en permanence comme en France. M. Varoufakis a indéniablement de grand talents de communicant. Il a bien défendu son pays, sa politique. Le doigt d'honneur n'a occupé qu'1/20ème de l'émission mais il pause bien la question essentielle pour les Allemands vu le contexte actuel de la CONFIANCE à attribuer aux belles paroles du ministre Varoufakis.
Réponse de le 18/03/2015 à 0:57 :
ce n'est pas le doigt d'honneur qui importe, mais le fait que M Varoufakis prétend qu'il s'agit d' un montage par les cineastes, alors que les experts dans la matière confirment vu la synchronie des paroles et des gestes qu'il s'agit bien d'un film non falsifié. Donc la crédibilité du ministre est bien en question
Réponse de le 21/03/2015 à 3:46 :
Preuve a été faîtes que c'est bien un photomontage. Par ceux qui ont truqué la vidéo, d'ailleurs.

Enfin, la "crédibilité" d'un ministre n'est pas dépendante de la volonté de n'importe qui postant sur le net. Les eurocrates font tout ce qu'ils peuvent pour pourrir les débats, alors la "crédibilité" que vous voulez bien accorder à Varoufakis, hein...
a écrit le 17/03/2015 à 11:13 :
De pire en pire ces articles. Mettez ça sur un blog mais pas ici !
a écrit le 17/03/2015 à 11:11 :
Syrisa n'a jamais souhaité même exprimé un désir de sortir de l'euro voire de l'Europe comme l'Islande à ce jour. La surface de la politique européenne est en dessous de la ceinture et il faudrait que les peuples y adhèrent! Interdiction d'en sortir? Pas d'aménagement sans copinage. Belle image de la démocratie européenne. La question est posée qui va sortir le premier?
a écrit le 17/03/2015 à 11:00 :
Romaric Godin est mon rayon de soleil. Je lis ses articles jusqu'au bout lorsqu'il compose sur la Grèce. Il est tellement décalé avec la réalité, avec le présent et avec un vision du futur qui ressemble à de la science-fiction qu'il me redonne le sourire. Il est capable d'écrire le contraire de ce qu'il pense avec une telle apparence de sincérité qu'il doit certainement convaincre quels économistes à la recherche de notoriété !!!
a écrit le 17/03/2015 à 10:06 :
Comment se fait-il, que des pays comme l'Espagne, le Portugal, l'Irlande ont réussi à remonter la pente, et redressent leur économie, en ayant reçu beaucoup moins d'aides que la Grèce?La Grèce n'a-t-elle pas trop compté sur les centaines de milliards d'Euros qui lui ont été versées. La Grèce n'a-t-elle pas falsifié toutes les statistiques nationales pour pouvoir adhérer à l'UE et à l'Euro. Une chose est certaine, ce pays vivait mieux dans l'ensemble avant l'adhésion à l'Euro; par la suite tout le monde a voulu profiter du système d'aides européennes. Le gouvernement actuel fait pire, en rajoutant aux magouilles des gouvernments précédents, les chantages et les insultes. Le problème pour ce pays, c'est qu'il n'a pas d'industrie, son agriculture et son tourisme ne sont plus concurrentiels; les grecs importent eux-mêmes des agrumes d'Amérique du Sud, et des produits industriels agricoles de France et d'Allemagne. En somme, un système dans lequel personne ne veut payer d'impôts, une fonction publique digne des démocraties populaires en quantité et qualité, une productivité inférieure à celle de la Pologne, où les salaires sont deux fois plus faibles, et le reste on le connaît, pas de cadastre, et des milliardaires qui ne contribuent pas à leur pays. Pourquoi faire? Tant que la manne Euro pouvait faire vivre le pays!
Réponse de le 17/03/2015 à 11:53 :
Je ne sais pas où vous vous informez mais moi j'y vis en Espagne. Et celle-ci n'a en aucun cas remonté la pente comme vous le prétendez. Le chômage n'a pas baissé. Pire, il reste stable et le nombre de chômeurs en fin de droit qui disparaissent des statistiques a explosé. La commission annonce un recul pour 2015 et l'on sait ce que ça vaut: ce sont des mensonges, il n'y a pas de travail en Espagne et il n'y en aura pas plus en 2015 qu'en 2014. Les services publiques sont en décomposition avancée (8 heures d'attente pour se faire plâtrer une main cassée faute de médecins dans une ville comme Barcelone). Concernant l'innovation, c'est un désastre, tous les chiffres sont dans le rouge. Dites moi ce qui vous permet de dire que l'Espagne va mieux? Vous écoutez Moscovici avant de vous endormir?
Réponse de le 17/03/2015 à 15:58 :
Pour l'Irlande l'Europe a payer l'équivalent de 40 000 euros par ménage irlandais pour sauver les banques ! (sources CE et Natixis...)
C'est les banques qu'on sauvent pas les économies...et les banques qi ont spéculé et qui ne veulent pas assumer leur risque...Le second volet de la crise arrive bientôt. Elle pourra être 10 fois pire, car on a 10 fois le montants de produits dérivés de 2007 ! Ce sera le tour de la France de payer beaucoup pour cette nouvelle crise et pour les banques. Préparez vous, qu'on vous traite de profiteurs et de fégnants aussi .Si vous déprimez après la perte des dépôts (cf. Chypres)...la "sédation profonde" sera la solution...c'est prévu à cet effet aussi.
Réponse de le 17/03/2015 à 21:55 :
Remonter la pente, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne ?

La bonne blague...
Réponse de le 19/03/2015 à 17:04 :
la dette globale (qui inclut, outre la dette publique, la dette privée des ménages et des entreprises non financières), est bien supérieure au Portugal (plus de 380% du PIB contre moins de 300% en Grèce).
la non atteinte des objectifs en matière de déficit budgétaire et la croissance vertigineuse de la dette publique passée de 100% du PIB lors de l’arrivée de la Troïka mi-2011, à 128.7% fin 2014, soit six mois après la sortie officielle de la Troïka du portugal.

On remonte la pente dans le sens de la décroissance :)
a écrit le 17/03/2015 à 9:16 :
350 eme , euh non pardon, 351 eme article de Godin pour cracher sur l'Allemagne et predire le succes de ses copains de Syriza. C'est beau l'espoir!
a écrit le 17/03/2015 à 7:58 :
il dit ' greece should simply announce that it is defaulting within the euro.. and stick his finger to germany'....... son geste n'etait pas un tique malencontreux, il a joint le geste a la parole !!!!!
ca en dit long sur la mentalite, et les grecs vont se rendre compte de quelle heure il est dans pas longtemps
Réponse de le 17/03/2015 à 8:32 :
Le "Stinkefinger" de Varousfaki fait la une de la presse allemande aujourdhui.
C est l indignation totale , surtout dans la classe politique allemande.
Ce type n´est plus normal. Au lieu de regretter ce geste malheureux à une epoque où il n etait ministre, il se permet de mentir en racontant que cette séquence est un montage.
Je ne lui donne plus qu un maximum de 8 jours sur son poste de ministre.
Réponse de le 17/03/2015 à 8:56 :
Il y en a qui sont "très sur" de leur information et pour cela il la construise eux mêmes!
Réponse de le 17/03/2015 à 13:56 :
Je préfère un Varousfaki grossier qu'une troïka vulgaire
a écrit le 17/03/2015 à 5:35 :
Des branquignoles ces grecs de Syriza. Remarquez, vant ils avaient les pieds nickeles de socialistes (comme ici ?).
Allez arlette laguille, tu as toutes tes chance en France.
Réponse de le 17/03/2015 à 13:58 :
Vous vous êtes endormi en 1988 ?
Arlette Laguillé, lol, et pourquoi pas Georges Marchais ?? Ah ben non, il est mort
a écrit le 17/03/2015 à 5:14 :
Si j'étais allemand je me dirais que pour le moment, grâce a nôtre excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne et ceci depuis une vingtaine d'années, nous profitons plus que quiconque de l'UE et de l'Union Monétaire, ceci aux dépens des pays moins favorisés que nous. Les quelques petits milliards que l'Allemagne doit verser à Bruxelles tous les ans ne sont rien par rapport à l'excèdent commercial que nous réalisons grâce à cette petite cotisation. Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays de l'union monétaire économiquement plus faibles et qui, a cause des traités imposés à l'UE et surtout à l'Union Monétaire par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany, Made in China, Made in Corée, etc., etc., avalanche de produit qui étouffe et empêche leurs propres économies de se développer, qui en fait les étouffe. Les bénéfices ainsi réalisés par nos grandes entreprises dans les pays sur-endettés, y compris la France, étant principalement réinvestis hors Zone Euro, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétiques, ainsi colonisés. En rachetant tout ce qui est privatisé nous en prenons le contrôle économique. Que l'Espagne, le Portugal, l'Italie (production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007), la Grèce et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50% n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, et Merkel s'en balance, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, le fait que les pays pauvres deviennent toujours plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve. Une sorte de néocolonialisme en somme.
Réponse de le 17/03/2015 à 11:35 :
Et pourtant.
Comme en sport les même règles s'appliquent à chacun en zone Euro. Aucune tricherie de type dévaluation n'est possible.
Il faut être efficace pour gagner. Comme en sport.
C'est possible...
Réponse de le 17/03/2015 à 16:57 :
@ Henri ,
c'est bien la le problème, certains, surtout les Allemands et les germanolâtres, considèrent l'union Européenne comme un compétition entre égaux. Le problème c'est que déjà au départ il y a des différences énormes entre les membres de l'Union. Il faut considérer une Union comme une famille, la non plus la loi du plus fort n'est pas appliquée, comme elle ne devrait pas l'être dans une Union, d'ailleurs. Si c'était le cas le tout petit frère crèverais de faim pendant que les gros bras s'éclateraient (Comme par hasard l'Allemagne est le pays d'Europe qui compte le plus d'obèses, et de loin!)
Réponse de le 18/03/2015 à 1:08 :
@Pas....
Vous feriez bien de regarder d'ou provient l'excédent commercial allemand. Etrangement, c'est le commerce avec le RU et la Pologne qui a contribué substantiellement à cet excédent, à ne pas parler du commerce avec les pays émergents. Par contre, les échanges avec les pays de la zone Euro reculent depuis. des années.
a écrit le 17/03/2015 à 1:44 :
La farce profite d'abord à Mr Gaudin qui peut continuer a raconter ses inepties. Les problèmes de la Grèce viennent d'abord des Grecs eux-même, pas de l'Europe, ni des Allemands, ni de Mme Merkel, ni du Père Noël.
Réponse de le 17/03/2015 à 14:25 :
On fait ce qu'on peut pour se boucher les yeux !... Mais y croyez vous seulement à vos histoires de Grecs fainéants ?
Réponse de le 17/03/2015 à 17:41 :
oui enfin, les prix Nobel Stiglitz et Krugman, sont sans doute des clowns aussi, alors, de meme que Wolfgang Munchau, plutot quand meme pas vraiment a gauche dans le Financial Time, ou Paul de Grauwe, ou Michael Pettis pour en citer 5 sur je sais pas combien Faut sortir un peu pour lire hors de chez vous , Milou.
a écrit le 17/03/2015 à 0:38 :
Les farces les plus courtes sont les meilleurs. Les Grecs nous fatiguent. Soit ils restent dans la zone euro et continuent la politique d'austérité soit ils se cassent et font défaut. Mais qu'ils choisissent. L'Europe n'en peut plus de leurs tergiversations. On ne peut pas demander le beurre et l'argent du beurre et le c.... de la laitière.
Réponse de le 17/03/2015 à 15:36 :
Soyons sérieux, l'Europe n'a qu'une trouille c'est d'un grexit, surtout s'il est réussi. Le peuple grec est déjà dans une situation catastrophique, viendra le moment où ils vont se dire que mieux vaut le chaos quelques années et peut être une chance de s'en tirer, plutôt que la noyade garantie sous la bienveillante main de l'union. Et si le pays sort et se redresse, je ne donne pas cher de l'avenir de l'UE.
a écrit le 17/03/2015 à 0:01 :
Vivement la prochaine émission qui recevra les dirigeants autrichiens de Carinthie et autre banque branlante...on verra si le ton sera aussi incisif entre cousins...germains :-)
a écrit le 16/03/2015 à 23:11 :
La preuve est faite, si il en était besoin, qu' on peut voter à gauche, à droite, et même pour la gauche radical que ça ne change strictement rien puisque c est toujours le libéralisme économique qui nous est imposé par Bruxelles. Entre l euro et la démocratie, il va falloir choisir.
a écrit le 16/03/2015 à 23:08 :
Ce lundi soir lors d un nouveau podium télévisé sur la chaine allemande ARD il a eté démontré que le fameux " doigt d´honneur" par Varoukakis n etait pas un trucquage mais a réellement été montré en l adressant à l Allemagne. C était en 2013.
Le fait qu hier Varou a affirmé devant les caméras en direct, que ce video était un fake ne fait qu´agraver la situation.
Réponse de le 17/03/2015 à 19:11 :
En quoi est-ce grave ? Il n'était pas encore ministre. Quand c'est Mr Varoufakis, c'est gravissime mais quand la presse allemande traîne les Grecs dans la boue, comme c'est le cas depuis des années, c'est anecdotique. Belle mentalité.
a écrit le 16/03/2015 à 22:49 :
Sauf erreur de ma part, Marx a écrit, dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, "la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce" et non l'inverse.
a écrit le 16/03/2015 à 22:09 :
Toujours beaucoup de lucidité et de courage dans les papiers de M Godin, bravo et merci.
a écrit le 16/03/2015 à 22:04 :
Les articles de Romaric Godin dans ce journal que j'apprécie par ailleurs commencent à devenir pénibles. Qu'il soit un partisan forcené de Syriza c'est son bon droit mais son ton "anti-boche" commence à me lasser. Je vis en Allemagne, et vu d'ici ça ressemble à autre chose que cette storytelling approximative, faite de contre-vérités.

Contrairement à l'idée répandue ici, les Allemands sont allergiques au dernier degré à l'idée de monter au cocotier. Pour des raisons historiques évidentes, ils souhaitent éviter d'être perçus comme directifs voire hégémoniques. L'Allemagne - peuple et gouvernement - n'a pas demandé à être en charge de ce foutoir. Merkel y est allé à reculons, ses partenaires européens l'ont poussé à prendre davantage de responsabilités politiques. Il reste que ce sont (souvent) des gens sérieux qui détestent évoluer dans le grosso modo. Que les Grecs ne soient pas parvenu en plusieurs années d'efforts à mettre en place un cadastre a un effet dévastateur sur la confiance des Allemands qui - eux - ont viré un ministre (pourtant très populaire) pour avoir pompé de larges parties de sa thèse de doctorat pendant ses études :s

Contrairement à ce que dit Romaric Godin, la victimisation n'est clairement pas une caractéristique de ce pays puisqu'ils endossent patiemment et sans rechigner depuis 70 ans le rôle (déjà 2 fois hérité) du bourreau, sans jamais chercher à y échapper. Ils se flagellent avec soin sans trop faire de bruit sur les autres crimes de guerre commis par les Alliés.

Pour finir je note que les ministres allemands et la chancelière ont effectivement été à de nombreuses reprises conspués par les foules et les médias grecs, et traités de tortionnaires et de nazis. Rétrospectivement le projet européen était censé garantir la paix et l'harmonie (sans parler de la prospérité bien sur) sur le continent : pas de doute, c'est une réussite complète.
Réponse de le 16/03/2015 à 23:43 :
Excellent votre commentaire. Au moins écrivez-vous au sujet de de quelque chose que
vous connaissez . Le comportement de Syrisa est dans le même style que celui de Mélenchon:
Réponse de le 17/03/2015 à 0:37 :
Euh... Comment vous dire... Ce que vous écrivez ne donne ni envie d'être allemand ni envie d'être sympa avec l'Allemagne !... C'est le problème avec les amoureux... Ils sont aveugles. A l'inverse quand on lit le journaliste que vous critiquez, on n'a pas le sentiment d'aveuglement et donc ...
Parce que les "raisons historiques" (tant de pudeurs !) qui les rendraient "allergiques à...", nos amis allemands (oui, oui mes amis n'ont pas QUE des qualités)... Ce sont celles précisément qu'on retrouve dans l'affaire grecque... L'allergie n'est sans doute pas incapacitante... Et qui fait que les maladresses des grecs me semblent passablement secondaires au regard du fond. Qui nous concerne fortement. En particulier du fait de l'histoire. Permettez moi d'être attentif à ce que l'Allemagne unifiée (quand on l'aime on préférait qu'il y en ait 2 n'est-ce pas ?) ne retrouve pas sa disposition à l'hégémonie qui a coûter si cher... (et aux grecs aussi) au nom de son excellence et de sa supériorité.
Réponse de le 17/03/2015 à 0:41 :
"sans parler de la prospérité bien sur) sur le continent : pas de doute, c'est une réussite complète." Dans n'importe quel zone économique "normale", les déséquilibres se font lisser par des transferts. Une "région" est plus aidée qu'une autre. (voyez Tobin avec la dernière mesure jamais prise de ré-équilibrage entre les économies de chaque pays.) Là, les Allemands, ont-ils un jour aidé un pays européen..?? Non. Par contre, faire entrer n'importe qui dans leur zone économique en faisant truander les comptes par golman sachs, là, oui.
Réponse de le 17/03/2015 à 9:14 :
Si l'Allemagne s'occupe de ce sujet c'est qu'elle y a des intérêts, elle n'est nullement altruiste sinon cela se saurai et le problème ne se poserai pas!
Réponse de le 17/03/2015 à 12:30 :
Avant tout transferts entre pays de la zone Euro il faut un gouvernement unifié de cette zone. Je crois que beaucoup de Français s'y opposent au vu du refus par référendum du traité de 2005 établissant une constitution pour l'Europe.
a écrit le 16/03/2015 à 21:47 :
SYRIZA n'a jamais proposé de sortir de l'UE et de l'Euro...il est là le problème. quelle incohérence !

Une belle leçon pour les français, soit on fait les chose correctement, soit on reste dans le carcan. Il n'y a pas de juste milieu, car comme l'a dit Mr Junker "il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens"
Réponse de le 17/03/2015 à 9:21 :
Le problème de la sortie de l'UE et de l'euro est démocratique, alors que celui de l'entrée a été imposée par le mensonge!
Réponse de le 17/03/2015 à 18:19 :
parceque biensur, la grece est rentrée das l ue dans le mensonge et pour profiter des richesses de l ue, je dirais meme pour lui sucer le sang.
on arrete les betises, l entrée de la grece a été poussée par les états unis et l europe elle meme, dans le contexte de la guerre froide dans un premier temps puis c est devenu, (avec chypre et la turquie) la base de l otan la plus orientale dans le contexte des guerres du golf, et donc de la guerre contre le terrorisme.
En fin de compte je suis tout a fait d'accord avec toi, son entrée dans l'ue ne fut qu un mensonge (on leur a bien mentit aux grecques en leur disant que c était pour protéger leur nouvelle démocratie qu ils avaient tout intérêts a rentrer dans l UE, enfin c est les US et donc l otan, le fmi etc qui ont provoqués la dictature des colonels dans ce meme pays contre l avancée des dangeureux communistes...)
Bref un peu de connaissance du passé du peuple grec serait bien venu; enfin si vous voulez comprendre notre actualité biensur.
L histoire a toujours été écrite par les vainqueurs, un peu d esprit critique svp !!!
a écrit le 16/03/2015 à 21:40 :
J'aime bien les commentaires des spécialistes de l'économie dans la Tribune. Il est vrai que tout va bien en Europe.
a écrit le 16/03/2015 à 21:16 :
Beaucoup d’amateurisme dans ce nouveau gouvernement grec. Il n’a que deux options : se soumettre à la troïka ou sortir de l’euro et pourtant il entretient toujours l’idée, à l'évidence irréaliste, qu’il y a pas de place pour une troisième option. Les faits sont têtus. On va se rendre compte que cette troisième option ne pouvait exister que dans le programme électoral de Syrisa.
a écrit le 16/03/2015 à 20:59 :
On voit bien que Varouf et tous ses copains du partir de la Cerise sont des amateurs, mais des amateurs dangereux. Ils n'en ont rien à cirer pour la plupart, car ils ont des double-nationalités, Je serais d'ailleurs curieux de savoir où est leur argent ? Quant à la Grèce, c'est un pays irrécupérable qui sera bien mieux avec les frères du Moyen-Orient qu'avec les Européens :-)
Réponse de le 17/03/2015 à 18:24 :
je voudrais tant pouvoir te remercier !
Il parait que tu es LE SPECIALISTE.
yen a qui se prennent pas pour de la daube hein mon gars ? t as pas que les chevilles qui enflent ??
a écrit le 16/03/2015 à 20:24 :
Ce qu'il fallait à la Grèce c'était EPAM et non SYRIZA, pas ce parti financé par m SOROS, il fallait un parti neuf, décisif, pas aux ordres des européïstes.. Alors qui est donc l'EPAM ?

• L’EPAM est fondé le 16 Juillet 2011 suite à la perte de la souveraineté nationale et populaire produite en mai 2010.

• Le EPAM est ouvert à TOUS sans égard aux convictions politiques ou au status social.

• EPAM lutte pour la libération du pays et la restoration de la démocratie.

SES OBJECTIFS

1. Annulation unilatérale de la dette conformément au droit international.

2. Annulation unilatérale de tous memoranda et traités signés à partir du mai 2010 avec le FMI, l’UE et la BCE.

3. Sortie de l’Union Européenne et sortie de la zone d’euro.

4. Nationalisation de la Banque de la Grèce.

5. Jugement et punition de tous responsables de la banquerotte et l’occupation du pays.

6. Nouvelle Constitution.

Et voilà la recette, ce n'était pourtant pas compliqué, mais celui-là on l'a caché médiatiquement aux grecs.. Ah ça vous rappelle quelque autre ? L 'UPR, qui ça, un vrai parti d'indépendance .. ? Ah, bon vous êtes sûr, c'est qui l'UPR ..??!!
Réponse de le 18/03/2015 à 9:50 :
dommage de melanger des revendications debiles et d'autres parfaitement necessaires. Comme voulez-vous que le peuple s'y retrouve, a part en n'y comprenant rien et a voter en fonction de la couleur de la cravate du présentateur du programme ?
Exemple de revendication debile (je prend la premiere dans la liste): "Annulation unilatérale de la dette". et comment fait-on avec les petites gens, retraité grec ou français, qui a "investi" dans des fonds en euros pour arrondir sa malheureuse retraite ? on l'euthanasie d'office ? Un "gaspillage" a ete fait, et reporter le cout de la faute sur une categorie (peuple grec) ou l'autre (peuple européen) arbitrairement, c'est exactement ce que font les politico-financiers qui dirigent le monde. je prefere une negociation a la YV meme si cela ne regle pas le fond du probleme, ce qui nous amene au point suivant...
Exemple de revendication necessaire: "Jugement et punition de tous responsables de la banqueroutte et l’occupation du pays". Oui, tous ces problemes d'escroquerie monetaires ne seront jamais regles tant que les reponsables, du RMIste (cela existe en grece) au PDG milliardaire ne sont pas juges et punis en proportion de leur culpabilité dans l'affaire. Actuellement, seul les RMIstes sont punis. Rien ne prouve qu'ils soit les plus coupable. C'est effectivement la seule manière de demonter les responsabilites, et ce qui nous ramène a la bonne façon de traiter le premier point, de repartir le paiement de la dette justement entre tous, du plus petit (responsable de s'etre laisse berne) au plus gros (coupable d'avoir piqué dans la caisse).
a écrit le 16/03/2015 à 19:08 :
Romain, si vous etiez en Grece depuis des annees, vous sauriez bien que les politiciens ici sont des clows ou des rois du populisme. Ce n'est pas la premiere fois, ni la derniere que cela arrive, les bourdes sont constantes et c'est du pain beni pour les medias etrangers qui exploitent la farce avec delectation.
Syrisa fait bien des concessions mais, ce qu'ils etaient il y a seulement 3 ans (et 3% des votes) demontrent evidemment qu'il n'y a pas de remplacement a la troika, vu qu'ils ont change de bord (extrene gauche vers un centre peu a gauche si cela continue).
a écrit le 16/03/2015 à 18:48 :
troskiste, pro extrême gauche... Allez apprendre l'économie au lieu de tenir pour une vérité indépassable la vulgarisation sentencieuse des hommes politiques des partis de "gouvernement" et de leurs affiliés pseudo économistes ( certes brosser les élites et les rentiers (termes interchangeables par définition) dans le sens du poils ça rapporte plus). La théorie économique ne se résume pas à croire en une pseudo main invisible ou à 3 malheureuses formules mathématiques déconnectées de toutes réalités...
Réponse de le 16/03/2015 à 18:56 :
Porte bien son nom....
Réponse de le 17/03/2015 à 18:36 :
avis au spécialiste : picnidouille, c est bel et bien toi l andouille !!!
bonjour mon cher, tout comme le dit le confrère (bravo pour ton humour alai148)
bref, le "trokiste-pro extreme gauche" ne souhaite que Démonter l économie du monde libéral.
Soit dit en passant le meilleur moyen de savoir comment démonter c est savoir comment ca ce monte...
je te laisse a ta logique mathématique, profite de cet humble théorème
a écrit le 16/03/2015 à 18:27 :
A ceux qui critiquent les Allemands, je leur rappel que ce n'est pas l'Allemagne qui à mis au pouvoir Tsipras mais les citoyens Grecs. Maintenant c'est à Tsipras de sortir son pays de la faillite et d'augmenter les salaires et retraites comme il l'a promis. Normalement il aurait trouvé une orientation économique pour son pays qui permettrait aux Grecs de sortir de la crise de la dette tout en leur offrant une multitude d'avantages financiers et sociaux (salaires en hausse, 13eme mois pour les retraités, électricité et soins gratuits pour les plus démunis, baisses d'impôts, fin des saisies des propriétés privés pour crédit non payés,...). Si Tsipras comptait appliqué son programme rêveur avec l'argent des autres, et bien les Grecs risquent d'être fort déçus (car les promesses de Tsipras surpassent de loin celles faites par François Hollande...)
Réponse de le 16/03/2015 à 21:20 :
Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. Les allemands ont pillés la Grèce. Ils ont bombardé l'Acropole , vidé les banques. Ils ont laissé un pays anéantit. Les impôts sont prélevé s sur les salaires. C'est vrai qu'avec 400euros de salaire ,l'impôt ne peut pas être comparé à celui de la France. Les grecs ont remboursé leurs dettes. Actuellement, ce sont les intérêts qu'ils remboursent. Intérêts qui engraissent l la BCE. Est.ce.que vous,vous accepteriez qu'on vous enlève 50% de votre salaire du jour au lendemain. A bon entendeur salut..
Réponse de le 16/03/2015 à 21:50 :
Et les 200 milliards d evasion fiscal c est qui les allemands peut etre ! !!!!
Réponse de le 17/03/2015 à 19:15 :
mais c est biensur, l evasion fiscal de la grece a été provoquée par le paysan grec lui meme !!! Mais alors les banques et entreprise allemandes francaises US n ont rien a voir avec çà ?? de fait l evasion fiscale n exite pas au luxembourg !
Réponse de le 17/03/2015 à 22:03 :
Les institutions européennes et extra-européennes (BCE, Commission et FMI), qui ont mené les affaires du pays pendant quatre ans n'ont rien fait, non plus, contre l'évasion fiscale.

Accuser les Grecs est fort commode.
a écrit le 16/03/2015 à 18:14 :
C'est toujours un peu etonnant de voir ce qu'ecrit Mr Godin sur la Grece!! Depuis quand La Tribune embauche t'elle des trotskistes???
Réponse de le 17/03/2015 à 21:55 :
La tribune peut s’enorgueillir d'avoir un journaliste qui ne cède pas à la doxa ambiante. Merci pour vos articles Mr Godin !
a écrit le 16/03/2015 à 18:09 :
Cette rhétorique pro-extrême gauche fait oublier l'essentiel :
a) l'argent qui manque aux Grecs a été dilapidé par eux seuls.
b) La grèce s'est ENGAGÉE sur un programme de réformes en échange d'aides, à l'instar d'autres pays européens, qui ont, eux, tenu parole..
c) Se fier aux responsables grecs, c'est courir le risque comme en 2012 de découvrir que des pans entiers de leur comptabilité nationale sont truqués, et de devoir faire des nouvelles rallonges encore plus conséquentes tous les 2 ans..
Alors oui, dans ce dossier qui oppose la Grèce à l'Europe, en tant que Français réaliste et soucieux de l'avenir européen, je fais confiance à l'Allemagne !
Réponse de le 16/03/2015 à 19:13 :
Finalement, pour obtenir un rééchelonnement de la dette, l faut mieux déclencher
Il ne faut pas oublier que les grecs demandent uniquement de pouvoir rembourser leurs dettes.
Ce que n'a pas fait un pays qui a déclenché 2 guerres mondiales et a mis à feu et à sang l'Europe. La zone euro qui était théoriquement la moins touchée par la crise des subprimes est aujourd'hui victime d'une croissance faible. Mais pourquoi l'Allemagne n'a pas demandé en 2009 aux USA que ceux-ci mettent en place une politique d'austérité (qu'ils n'ont jamais mené). Je pense que la réponse d'OBAMA aurait été pittoresque....
Réponse de le 18/03/2015 à 7:56 :
L'argent "donné" à la Grèce sert principalement à payer les intérêts des banques. Je ne fais pas confiance à l'Allemagne car dont but est de maintenir la puissance des banques et des institutions sur le monde. Ces derniers n'ont jamais été élus par le peuple. L'un des buts de Siriza est de quitter la logique capitalisme pour mettre l'humain devant.
a écrit le 16/03/2015 à 18:08 :
Tsipras, au lieu de nous demander des milliards et des échéances supplémentaires, qu'attendez-vous pour appliquer vos idées novatrices qui soit-disant permettront à la Grèce de sortir de la crise du jour au lendemain tout en donnant plus de pouvoir d'achat et moins d'impôts au Grecs ? Avant d'être élu vous disiez que vous avez trouvé la solution pour résoudre la situation et que vos prédécesseurs préféraient faire de l'austérité car ils n'avaient pas trouvé mieux à faire.... Que proposez-vous maintenant que vous êtes au pouvoir ?
Réponse de le 17/03/2015 à 21:59 :
La question est plutôt pourquoi ne laisse-t-on pas Syriza appliquer les réformes, qui n'ont pourtant rien de révolutionnaires ? L'austérité ne marche pas et pourtant l'eurozone, unie comme jamais, continue à 'imposer à la Grèce.
Réponse de le 18/03/2015 à 8:57 :
Nous comptons sur votre maitrise incontestable du sujet pour nous faire un résumé des propositions de Syriza en expliquant en quoi elle sont injustes ou délirantes. Peut-etre avant devrez vous etudier un peu le français (puis l'economie) ou alors nous expliquer en quoi les idees de Tsipras, novatrices ou pas, peuvent parler. ces idees sont elle un logiciel qui fait parler nos ordinateurs ? en plus d'economiste, Syriza compterait des ingenieurs informaticiens tres doues en algorithmique ? ou ne serait-ce pas plutot vous qui hurlez avec la meute en ne connaissant pas plus le français que les mathematiques ou l'economie ?
a écrit le 16/03/2015 à 18:06 :
Mais quel parti pris. S'il y a farce, le nouveau gouvernement grec ne peut s'en prendre qu'à lui même. Son élection même a été un farce (et attrape), car Tsipras savait très bien qu'il ne pourrait pas tenir ses engagements. Ce n'est tout de même pas aux européens de continuer à financer leur inconséquences. L'erreur a été de croire que le chantage allait fonctionner. Jusque là cela ne marche pas et c'est tant mieux.
Réponse de le 16/03/2015 à 21:55 :
@Alai1498: ils ont pensé que leur chantage fonctionnerait ! J'entendais ce matin sur une cahîne anglosaxonne que les marchés financiers avaient déjà pris en compte leur sortie de l;euro et que cela n'aurait pas du tout de conséquence sur l'UE. Mais bon, cela fait partie de leur mentalité de croire qu'on peut blouser les autres facilement. Quelqu'un me disait récemment qu'ils ne réglaient par exemple jamais la totalité de la somme prévue dans leurs contrats et que bien évidemment, il était difficile d'avoir raison devant leurs tribunaux (sans compter les frais).
Réponse de le 18/03/2015 à 8:50 :
@Patrickb: J'en connais d'autres tres bien places dans l'echelle sociale, qui payent bien leur impots et contrats, puisqu'ils n'ont qu'a pomper un peu plus les travailleurs pour cela. Et ces memes gens donnent des lecons aux grec! Etiez-vous pres du gouvernement grec lorsqu'aux ordres de GS ils ont trafiques leur comptes pour entrer dans l'Europe ? Regardez vers quoi nous mene cet servilité de nos dirigeants a l'hyper-classe americaine. Vous souhaitez plus d'esclavage ? soyez satisfait, vous serez servis.
a écrit le 16/03/2015 à 17:46 :
La farce profite aux allemands qui s'imaginent qu'ils vont pouvoir continuer à faire la pluie et le beau temps en Europe s'ils écrabouillent les Grecs. Sauf que leurs recettes (baser la croissance sur l'exportation) ne sont pas généralisables au reste de l'Europe. Ils vont donc se retrouver avec un continent ruiné (on est déjà en bonne voie) et qui les détestera. Le jour où ils devront discuter avec Mme Le Pen, ils regretteront l'intelligence et la culture de Varoufakis.
Réponse de le 16/03/2015 à 19:34 :
L'intelligence et la culture de Varoufakis
Elle est bien bonne celle-là!
Réponse de le 16/03/2015 à 19:46 :
Vous avez lu ses livres et assister à ces cours pour juger ou vous vous contentez de répéter la bouillie de la presse allemande?
Réponse de le 17/03/2015 à 0:08 :
Existe mipos ellinida.?
Réponse de le 18/03/2015 à 8:43 :
@detest (Oups! delest): votre connaissance de YV est impressionnante. personnellement, je n'ai pas de quoi juger de son intelligence et de sa culture autrement que par ce que les media nous en rapportent. Jusqu'ici, je ne vois rien a lui reprocher. mais Si Delest peut se permettre de denigren YV, j'imagine qu'il a a son actif les diplomes d'ingenieur ou d'economiste requis et qu'il va nous expliquer de maniere objective et argumentee en quoi la culture et l'intelligence de YV laissent a desirer. Ou peut-etre lui coller une prostituee entre les bras et arguer ensuite qu'il l'a violée ? pourquoi pas, c'est a la mode contre les economistes depuis quelques années...

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