Grèce : Alexis Tsipras accepte un nouveau "noeud coulant"

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Athènes devra se montrer très obéissante face aux créanciers.
Athènes devra se montrer très obéissante face aux créanciers. (Crédits : Reuters)
Les conditions fixées par l'Eurogroupe et le nouveau mémorandum place le gouvernement grec dans une situation de surveillance renforcée.

Lors du prochain débat sur la question de confiance qu'il pose à la Vouli, le parlement hellénique, le premier ministre Alexis Tsipras pourra défendre quelques succès obtenus lors de la semaine qui s'achève ce 15 août.

Ce que Tsipras a obtenu

D'abord, l'ajustement des objectifs budgétaires fixés par le mémorandum. Au lieu de 1 % du PIB d'excédent primaire, hors service de la dette, fixé le 13 juillet, la Grèce a obtenu le droit de dégager un déficit primaire de 0,25 % du PIB. Dans un « non paper » (communiqué de presse non officiel) publié mardi 10 août, le ministère des Finances grec mettait en exergue le fait que ces objectifs étaient bien plus favorables que ceux négociés par le gouvernement précédent. Mais la croissance prévue est entretemps passée de 3 % à une contraction de 2,3 %, ce qui « neutralise » ce succès.

Ensuite, le gouvernement grec pourra s'appuyer sur des succès ponctuels, notamment l'abandon de l'idée de privatisations rapides ou le rétablissement du forfait hospitalier de 5 euros. Enfin, Alexis Tsipras ne manquera pas de souligner qu'en obtenant le feu vert de l'Eurogroupe le 14 août au soir, il a remporté un succès évident face à un Wolfgang Schäuble qui, ces derniers jours, proclamait qu'il voulait prendre son temps.

La logique de la troïka continue

Mais, progressivement, ces succès semblent bien minces, à mesure que l'on découvre à la fois le détail du mémorandum et du mode de fonctionnement de ce dernier. En réalité, les créanciers sont parvenus à obtenir ce qui était, un de leurs objectifs principaux : continuer à agir comme si l'élection du 25 janvier (et, désormais, le référendum du 5 juillet) n'avait pas eu lieu.

Ainsi, on a assisté ce vendredi 14 août à Bruxelles, a la répétition de l'axiome qui a présidé aux précédents mémorandums et aux « sauvetages » des autres pays périphériques de la zone euro : plus de dettes assure la soutenabilité de la dette si l'on fait des « réformes. » Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a pu ainsi affirmer que « la soutenabilité de la dette peut être atteinte sans coupes dans le stock de dette par l'application d'un programme ambitieux. »  Notons que les dirigeants européens semblent désormais les derniers à croire à leurs propres discours. Vendredi soir, le FMI a publié un communiqué d'une rare clarté qui précisait que la « soutenabilité de la dette grecque ne pouvait pas être atteint par ses propres moyens. » Autrement dit, Jeroen Dijsselbloem rêve tout haut.

Reste que, du point de vue grec, l'acceptation de cette logique est fort dangereuse. Elle signifie que, si le programme dérape, notamment parce que la récession sera plus forte que prévu, ou parce que les réformes « structurelles » envisagées n'auront pas l'impact optimiste qui leur a été attribuée, il faudra prendre des « mesures additionnelles » allant dans le même sens. Autrement dit, malgré les apparences, la logique de l'ancienne troïka persiste. Or, le risque est réel : le projet de mémorandum souligne que, « sans les mesures prévues », le déficit structurel grec aurait été de 1,5 % du PIB en 2015. L'effort grec doit donc atteindre 1,25 point de PIB en moins de six mois avec un PIB en chute libre. Il est donc encore considérable.

Le « nœud coulant » replacé

En réalité, derrière les embrassades de l'Eurogroupe entre le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos et Jeroen Dijsselbloem, derrière les félicitations de Michel Sapin au gouvernement grec et les applaudissements des mesures prises depuis le 13 juillet par Alexis Tsipras dans le communiqué de l'Eurogroupe, se cache une nouvelle version du fameux « nœud coulant » jadis dénoncé par le premier ministre grec dans les négociations du premier semestre. Il suffit, pour s'en convaincre, d'observer le fonctionnement de la libération des fonds du mémorandum.

Officiellement, la première tranche libérée sera ainsi de 26 milliards d'euros sur les 86 prévus en tout. Mais en réalité, cette « première tranche » sera libérée au compte-goutte. 10 milliards d'euros seront mis à disposition immédiatement pour recapitaliser les banques. Un second versement de 13 milliards d'euros sera versé au 20 août. Il permettra de rembourser le prêt relais de juillet, les arriérés de paiement de l'Etat grec gelés ces derniers mois et la créance de la BCE. Cette somme disparaîtra donc immédiatement. Les 3 milliards d'euros restant seront, précise le communiqué de l'Eurogroupe, « versés en une ou plusieurs fois en fonction de la mise en œuvre des mesures clés » du mémorandum.

On voit que la confiance des créanciers envers la Grèce est extrêmement relative et qu'en réalité les créanciers maintiennent à chaque instant la capacité de bloquer le versement des sommes. En réalité, cela va plus loin. Si les objectifs ne sont pas atteints, les créanciers se réservent le droit de réviser la conditionnalité. Ce droit est inscrit noir sur blanc dans le projet de mémorandum dès le premier paragraphe : « la conditionnalité sera révisé sur une base trimestrielle en prenant en compte les progrès réalisés sur les trimestres précédents. Dans chaque revue, les mesures spécifiques de politique et d'autres instruments pour atteindre les grands objectifs fixés et le calendrier. » Cette phrase est essentielle, car elle donne aux créanciers la possibilité de demander aux Grecs de nouvelles mesures pour tenir « le calendrier » et atteindre les « objectifs. » La division des tranches versées en « sous tranche » et les revues permettront donc de maintenir la tutelle sur le gouvernement grec en le menaçant de défaut en permanence.

Le risque de « nouvelles mesures »

Le mémorandum assure donc non seulement le maintien d'un « nœud coulant » autour du cou d'Athènes, mais il maintient aussi le risque d'une « spirale infernale » de l'austérité dans laquelle le pays sous programme est contraint d'atteindre des objectifs trop ambitieux en prenant des mesures encore plus drastiques qui réduisent la richesse nationale et rendent les objectifs encore plus inatteignables. C'est ce qui s'est passé entre 2010 et 2014 en Grèce, mais les créanciers ont affirmé que c'est le manque de mise en œuvre des réformes qui a réduit la croissance grecque, pas le programme lui-même. Ils demeurent fidèles à cette logique que Syriza (mais pas seulement, le gouvernement Samaras y résistait aussi depuis l'été 2014) cherchait précisément à renverser. De ce point de vue, Alexis Tsipras prend donc un risque considérable : celui de devoir encore rajouter de l'austérité à l'austérité.

La question du Fonds de privatisation

On soulignera aussi un autre signe de défiance des créanciers : le Fonds de privatisation qu'Alexis Tsipras avait réussi le 13 juillet à « rapatrier » en Grèce alors que Wolfgang Schäuble voulait le placer au Luxembourg, sera sous étroite surveillance européenne. L'Eurogroupe l'a répété : ce Fonds sera certes géré par la Grèce, mais « sous la supervision des institutions européennes compétentes. » La nature de cette supervision sera donc à préciser dans les mois qui viennent, puisque ce Fonds sera installé en début d'année prochaine. On peut se douter qu'elle sera étroite puisque l'Eurogroupe a réclamé que « la législation pour établir le Fonds soit adopté en accord avec les institutions européennes. » L'autonomie grecque sera donc très faible. Or, une grande partie de la richesse de l'Etat grec sera transféré à ce fonds, notamment les participations dans les banques. Il y a donc fort à parier que ces actifs transférés échappent entièrement au contrôle autonome du gouvernement qui se contente de se concentrer sur des objectifs chiffrés. Si donc les « ventes rapides » ont bien été rejetées explicitement par l'Eurogroupe, la gestion de ce Fonds risque d'échapper au contrôle du gouvernement.

Pas de décote sur la Grèce

Reste qu'Alexis Tsipras peut prétendre que ces concessions auront pour but d'obtenir une restructuration de la dette hellénique, un des principaux objectifs de son parti. Mais, en réalité, il semble déjà avoir perdu sur ce plan également. En effet, l'Eurogroupe a, le 14 août, encore une fois exclu explicitement tout « haircut », c'est-à-dire toute décote nominale dans le stock de dettes. Or, le stock de dettes grec va encore augmenter avec ce troisième plan qui ajoute 86 milliards d'euros et les intérêts au stock existant. Rappelons que le deuxième mémorandum, alors même que le plan de participation du secteur privé avait annulé 105 milliards d'euros de dettes, a augmenté de près de 50 points de pourcentage de PIB le ratio d'endettement du pays. Cette fois, le nouvel endettement est moins important, mais il n'y a pas de coupes dans le stock de dettes et l'effet récessif des mesures proposées est encore à constater. En 2012, cet effet avait été sous-évalué par les mêmes services que ceux qui ont travaillé cette fois à l'établissement de la soutenabilité de la dette.

Une restructuration a minima contre une obéissance parfaite

Bref, le FMI semble avoir raison de réclamer une décote « considérable » (dont il s'exclut lui-même cependant). Et Alexis Tsipras ne semble pas, comme on l'a vu, en mesure d'imposer cette décote. Vendredi 14 août, Jeroen Dijsselbloem n'a donc proposé qu'un nouvel étalement, comme en novembre 2012, du remboursement des intérêts et du principal. Ceci réduit certes, la valeur nette actualisée de la dette grecque, mais laisse une épée de Damoclès considérable sur l'économie du pays pendant des décennies. Mais c'est tout ce qu'Alexis Tsipras peut espérer pour l'instant.

Or, pour obtenir ce « cadeau », il va devoir faire montre d'une grande obéissance vis-à-vis des créanciers. C'est le sens de « l'attente » de la fin de la première revue. « Nous verrons si de nouvelles mesures sur la dette sont nécessaires en octobre », a affirmé Jeroen Dijsselbloem. Or, ce qui sera vrai sur la dette grecque en octobre l'est déjà en août. La réalité, c'est que ces mesures seront une « récompense » pour le bon comportement du gouvernement grec. Ce sera, en réalité, le signe de la tutelle du pays. Et de son maintien à moyen terme, puisque les mesures seront sans doute insuffisantes.

Dans ce cadre, quel pourra être le sens des prochaines élections grecques - si elles ont lieu ? Le gouvernement grec, quel qu'il soit, est tenu dans une telle dépendance, que son autonomie est extrêmement limité. Reste le pari qui pourrait être celui d'Alexis Tsipras : un phénomène de rattrapage de l'économie après le coup d'arrêt de l'été qui masquerait les effets des mesures d'austérité et permettrait de dégager des marges de manoeuvre.

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a écrit le 23/08/2015 à 13:34 :
Je ne comprends toujours pas la position prise par Tsipras contre l'avis du peuple grecque et cette soumition à l'Europe financière.
Aurait-il subi des pressions ?
a écrit le 17/08/2015 à 11:28 :
Merci M. Godin, vous êtes un des derniers économistes alternatifs à avoir pignon sur rue et merci à LT pour laisser passer des papiers que nous sommes obligés de qualifier d'"originaux" alors qu'ils ne sont que factuels.

Un article dans le monde diplo de Juillet explique clairement cette religion "néoclassique" qui occupe toutes tribunes publiques. Aucun économiste alternatif n'a le droit de remettre en cause le dogme, tous les éditorialistes vont dans le même sens, cela fait frémir.

Croire qu'il y a 1 voie juste et écarter toutes les autres relève d'une déification d'une pensée économique qui prouve pourtant, en Grèce et ailleurs, sa médiocrité intellectuelle.

Mais ses performances de captation, concentration des richessses et destructions des contre-pouvoirs politiques et sociaux est impressionnante en revanche.
Réponse de le 18/08/2015 à 8:26 :
Kwel, arrêtez de jouer au martyr (économiste alternatif ballonné par la religion neo-classique) , c'est grotesque.
Réponse de le 19/08/2015 à 15:16 :
@Kwel "Croire qu'il y a 1 voie juste et écarter toutes les autres relève d'une déification d'une pensée économique qui prouve pourtant, en Grèce et ailleurs, sa médiocrité intellectuelle."
Désolé la Grèce a eu le choix, elle pouvait faire défaut, elle ne l'a pas fait.
Donc
- soit elle se réforme avec une politique d'austérité à la clef qui signifie en fait une baisse de la dépense publique .... compatible avec ses revenus.
- soit elle ne se reforme pas, continue de dépenser plus qu'elle ne peut.
Ce n'est plus un jeu, les créanciers ne peuvent qu'accepter l'option 1. C'est par ailleurs la seule option pour obtenir un jour une renégociation sur sa dette. Personne n'aurait accepter en Europe de prêter plus à la Grèce sans promesse de restructuration poussée de la dépense publique. Les précédents plans ont en parti échoué car la Grèce n'a pas osé aller au fond de ses reformes (la privation en cours des Aéroports qui n'est fait que maintenant par exemple). L'union européenne n'est pas la mutualisation des déficits sur la communauté des autres états contrairement à une pensée défendue par beaucoup sur ce forum. Chaque état un jour payera ses dettes ou fera défaut tout seul voila la vérité.
Réponse de le 21/08/2015 à 9:33 :
@Source

Larousse :

Factuel : qui s'en tient aux faits, qui les présente sans les interpréter
a écrit le 17/08/2015 à 10:55 :
La Grèce subit connait un véritable martyr depuis plus de 5 longues années maintenant et vit concrètement une véritable crise humanitaire . Les différentes politiques austéritaires imposées à la Grèce sont un échec patent . Elles sont criminelles car destructrices économiquement et socialement .
En exemple , baisse de la retraite la plus basse qui passe 484 à 382 € et ce par une loi préparée dans la nuit du 14 août.
Expliquez moi en quoi ,baisser les retraites va permettre de relancer la croissance et la demande intérieure dans ce pays ??? En quoi ,paupérisez encore les plus fragiles va permettre d'alléger la dette ?
Toutes ces mesures ultra-libérales qui s'inspirent d'une idéologie d'extrême droite , sont imposées pour punir collectivement tout un peuple qui a osé hisser au pouvoir un vrai gouvernement de gauche en Europe et qui a osé braver la Troïka des oligarques financiers par un référendum dont le résultat était sans appel .
Ne nous faisons pas d'illusions ,par ces mesures mortifères ,la Grèce va s'enfoncer encore plus dans la dépression économiques et dans la paupérisation générale .
Il est temps pour ce pays comme pour nombre de pays d'Europe de quitter l'Euro et de retrouver toutes ses libertés de manoeuvre en matière de politique budgétaire ,économique et sociale . Il est plus que de temps de réaliser que cette Europe ultra-libérale ne profite qu'à une petite aristocratie financière aux commandes de toutes les institutions de l'Europe .
Réponse de le 19/08/2015 à 14:51 :
100% d'accord.
Seul un jury populaire et européen suite à une révolution mettra fin aux agissements criminels des banksters et de leurs complices politiques avec à terme des peine de prison à vie pour tous ces traîtres de la zone euro qui ont abandonner pour quelques privilèges et certainement un bon paquet d'euros aux vautours de la finance , la souveraineté de leurs pays
Réponse de le 20/08/2015 à 23:31 :
C'est la lutte finale
Groupons nous et demain
...
a écrit le 16/08/2015 à 18:38 :
Tsipras est un migrant de la Commission européenne qui le ramène toujours à son point de départ avec à chaque fois une brique de plus à porter. Tsipras est le nouveau Tsipapandréou. On prend les mêmes et on recommence.
a écrit le 16/08/2015 à 18:02 :
Merci à l'auteur de l'article Romaric Godin, enfin un journaliste sérieux et lucide, fait extrêmement rare dans la presse grand public aujourd'hui.
Je suis d'accord entièrement avec toutes ses analyses, nous sommes effectivement dans un retour à une "monarchie de juillet".
il faudrait un changement radical de politique, cesser de creuser toujours davantage ce fossé entre les "élites" et les "peuples". Mais n'est-il pas déjà trop tard? Nous allons tout droit à un renversement idéologique, le nationalisme, de repoussant, va redevenir attrayant, et ce sera un échec tragique de l'UE. Bravo! Continuez!
Réponse de le 20/08/2015 à 23:18 :
Pour ceux qui n'aurait pas compris ce commentaire, il faut regarder l'interview de M. Godin sur : bhttp://jaidulouperunepisode.org/Interviews.htm

Intéressant dans l'analyse. Vraiment.

Dommage qu'il n'ait pas vraiment répondu à la question de ce qu'il faut faire. En fait M. Godin envisage :
- des eurobonds
- la sortie de l'euro pour la France.

Sur la première proposition, nos partenaires n'en ont pas voulu. Ben oui, s'ils veulent pas ils veulent pas.

Et sur la seconde, il faudra que M. Godin nous explique comment financer la dette qui devient gentiment année après année incontrôlable. Et avec notre politique de cigale et plus encore avec la politique inflationniste préconisée j'ai peur que les marchés prennent leurs jambes à leurs cous.

J'oubliais "les transferts" : pour faire direct l'Allemagne doit payer pour tous les autres pays de la zone euro, ce qui est en filigrane de tous ses articles teintés d'anti-germanisme. Une autre version de "les riches doivent payer" en somme.

Tout cela est un peu court - je dirais même dangereux - même si on est d'accord sur le constat.
a écrit le 16/08/2015 à 16:40 :
Il faut bien comprendre que dans notre monde globalisé par la finance, les dettes et les trous abyssaux et cataclysmes financiers qui paupérisent la planètes ne sont que le jeu d'un groupuscules qui quelques soient les pertes et le nombre grandissants d'exclus en sortiront toujours bénéficiaires puisqu'ils y aura suffisamment de moutons à tondre. La base de leur stratégie repose là dessus !!!
a écrit le 16/08/2015 à 16:14 :
tant qu'il y aura des fonctionnaires en Grèce, celle-ci ne connaitra aucune croissance comme en France
Réponse de le 16/08/2015 à 17:28 :
@Bertrand: tout état a besoin de fonctionnaires pour fonctionner. Le problème, c'est qu'ils sont trop nombreux, qu'ils s'attribuent des pouvoirs staliniens et qu'ils dérèglent donc tout le système, voire le bloquent !!!
a écrit le 16/08/2015 à 16:13 :
Grece

Depenses publiques en % du PIB

2003 : 45%
2008 : 65%
2014: 45%
a écrit le 16/08/2015 à 14:13 :
Laissez donc monsieur Gaudin a Marseille. Il ne manquerait plus qu'il produise des articles sur la dette grecque. Quoique...
a écrit le 16/08/2015 à 13:32 :
La Grèce est le cancer de l'Europe et je ne pense pas que ce nouveau versement d'argent va changer les choses, car c'est la mentalité des Grecs qu'il faut modifier pour aooprter des réformes en profondeur. Mais pourquoi se retrousser les manches quand les autres vous nourissent sans rien faire :-) Godin ne parle pas beaucoup non plus de l'invasion des immigrés orchestrée principalement par la Grèce qui "régularise" plus de 5000 personnes par jour (selon la BBC ce matin). Ces personnes filent ensuite vers nos pays et mettent à mal nos finances et systèmes sociaux déjà fragiles. Il faut donc virer la Grèce rapidement de l'Europe et rétablir les frontières avec ce pays.
Réponse de le 16/08/2015 à 21:17 :
C'est vous qui etes le cancer de ce forum! Vous crachez votre venin et distillez votre haine de facon maladive. Faites vous soigner,cest grave!
Réponse de le 17/08/2015 à 12:40 :
Si la Grèce est le cancer de l'Europe on pourrait en continuant à filer la métaphore médicale évoquer ce que l'arrogance méprisante est pour certains commentateurs ce que fut la vérole pour le bas clergé breton : un mode de vie ordinaire.
Réponse de le 17/08/2015 à 14:24 :
@oreste: merci de confirmer qu'il ne faut pas attendre de changement de mentalité de la part des Grecs, mais les faits sont irréfutables et ceux qui sont venus en Grèce savent que je ne fais que refléter ce qui s'y passe. Je teste d'ailleurs fréquemment les touristes pour m'assurer que j'ai raison :-). Please Oreste, milite plutôt pour ton indépendance totale, cela fera beaucoup de biens aux autres Européens :-)
a écrit le 16/08/2015 à 12:01 :
Le noeud coulant, saison 2. Avec 325 articles de pure fiction par Romaric Godin.
a écrit le 16/08/2015 à 11:54 :
Cette affaire est malheureusement très simple:
Une bande de banquier a prêté à la Grèce sans faire son travail.
Pour éviter des faillite les gouvernements européens se sont laissés convaincre de racheter cette dette avec l'argent du contribuable.
Pour masquer le coût de cette politique, il est hors de questions d'accepter un haircut qui poserais la question de comment ce stocks de dette s'est retrouvé dans les institutions européennes.
Donc on nie la démocratie, on réduit la Grèce en esclavage, et nous paierons.
Les actionnaires de commerzbank crédit agricole et autres grandes banques européennes vous remercient de leur avoir éviter d'assumer les erreurs de leur bankster.

Tout le reste genre discours de Shäuble et de Moscovici sur la morale du remboursement des dettes est de l'escroquerie.
Faisons un défaut européen.
a écrit le 16/08/2015 à 9:05 :
Se faire prêter de l'argent pour pouvoir rembourser, comme le fait la Grèce en ce moment, ça porte un nom en finance, un nom que l'Eurogroupe connaît forcément : la CAVALERIE. Essayez de le faire pour vous-même et vous vous retrouverez en prison ! La question est donc : pourquoi l'Eurogroupe favorise-t-il cette action financière illicite ? L'autre question est : la Grèce pourra-t-elle rembourser un jour ? Je vous laisse le soin de trouver les réponses à ces deux questions....
Réponse de le 16/08/2015 à 16:16 :
mais la France fait de la cavalerie comme tous les Etats !!!
Réponse de le 20/08/2015 à 22:16 :
@Bertrand

Déficit 2014 :
- France : 4%
- Allemagne : 0%

Dettes publiques à fin 2014 :
- France : 97,5%
- Allemagne : 74,7%
a écrit le 16/08/2015 à 7:27 :
Cet acharnement à poursuivre dans l'erreur devient suspect. Même le FMI reconnait le manque de résultats de cette politique.
Ce n'est certainement par cette forme de gouvernance, entre faux semblants, hypocrisie et incohérences, que les dirigeants européens vont démontrer l’intérêt et la raison d’être de l'Eurogroupe.
Si l’Eurogroupe veut survivre, ce n’est pas la Grèce qu'elle devrait mettre sous tutelle, mais le Luxemboug et les avoirs des exilés fiscaux.
a écrit le 15/08/2015 à 20:57 :
A la lecture du communiqué de Jeroen Dijsselbloem (pas trouvé le mémo de l'accord), il est douteux qu'il puisse être trouvé des marges de manœuvre comme indiqué à la fin de l'article. A mon humble avis, il serait nécessaire d'avoir un gouvernement de gestionnaires purs et durs et qui acceptent d'être contrôlés. En y réfléchissant, il est possible que Alexis Tsipras ne veuille pas remplir le rôle de chef de ce type de gouvernement si sa majorité est à géométrie variable (même après de nouvelles élections) et surtout si la dette BCE/Etats ZE n'est pas ajustée durant les trois prochaines années.
L'attitude du FMI est ambiguë. Doit-il respecter des règles strictes ?
En tout cas, il faut espérer que cela marche mais le chemin va être long et difficile.
Cordialement
a écrit le 15/08/2015 à 18:52 :
Il semblerait que Monsieur Tsakalatos ait succombe au syndrome de Stockolm en reprenant le discours euphoriste de ses creanciers.

A travers les declarations de Monsieur Tsakalotos, c'est le desespoir qui doit guetter les electeurs de Syriza. En cas de probable election, il faut esperer qu'il y ait une dissension au sein de la coalition Syriza qui permettra la creation de partis politiques qui prônent la sortie immediate de la zone euro. On pourrait imaginer le depart du parti Bloc de Gauche de Monsieur Lafazanis de la coailition Syriza.

Sinon, les electeurs grecs seront contraints de voter KKE ou Aube Doree.
Réponse de le 15/08/2015 à 20:39 :
Monsieur Lafazanis, hem...tu veux dire le meme qui va en Russie pour s'incliner devant Poutine et le meme qui va en Iran ? Que des democraties.
Esperer le drachme ! Sur quelle planete vis-tu sauf, bien sur, si tu veux en tirer profit/ Tu as bien garde tes euros en France, n'est ce pas ?
a écrit le 15/08/2015 à 18:11 :
Merci à M.Romaric Godin pour ses articles de qualité, sans parti-pris et dans lesquels j'ai confiance.
Réponse de le 15/08/2015 à 21:28 :
M. Gaudin oppose constamment la France et l'Allemagne. Il est résolument contre les solutions de l'eurogroupe... Et ce n'est pas du parti pris ?
a écrit le 15/08/2015 à 18:01 :
Ce n'est pas une surprise. Ils ne le lacheront plus, le détruiront. Il suffit de regarder le visage effrayant de Martin Schulz lors de l intervention de Tsipras au parlement européen pour comprendre. La haine hideuse.
Réponse de le 17/08/2015 à 0:26 :
Avec Sigmar Gabriel il fait la paire !
a écrit le 15/08/2015 à 18:01 :
Ce n'est pas une surprise. Ils ne le lacheront plus, le détruiront. Il suffit de regarder le visage effrayant de Martin Schulz lors de l intervention de Tsipras au parlement européen pour comprendre. La haine hideuse.
Réponse de le 17/08/2015 à 0:32 :
Quand il arrêtera la politique il aura la même récompense que son camarade de parti Gerhardt Schröder : une place en or dans une grande entreprise, genre Gaz-Prom !
a écrit le 15/08/2015 à 17:22 :
Si nous sommes attachés à l'indépendance de la Nation et à une démocratie encore un peu crédible, quittons cette Europe de la soumission et de l'humiliation des peuples. La Phynance a remplacé les panzers ! Jean-Pierre Leguil
a écrit le 15/08/2015 à 16:00 :
L'Allemagne, qui a perdu militairement en 1945, à trouvé une nouvelle forme de domination, sans ce déplacer. La Dette.
Qui permet de rendre un pays entier en état d'esclavage à durée indéterminée et de faire des emplettes sans tirer une cartouche. Ils sont fort à la deutshbank quand même.
Réponse de le 15/08/2015 à 17:34 :
Et nous, nous avons le service de collaboration qui réinstalle la kommandantur.
Réponse de le 16/08/2015 à 15:56 :
Vous savez ce que ça veut dire prêter ?
Et la différence entre rembourser et voler ?
Jamais Merkel n'aurait dû céder devant Sarkozy qui a pousser à changer les règles et permis le rachat des dettes d états sur les marchés secondaires (ça conserne tous les pays pas que les Allemands). Si certains Allemands vous ecoutez ils diraient laisse le roi Richard 78 à ses illusions utopistes et commerce avec tes voisins qui sont reglos en affaire et te respecte. Vous êtes l'illustration même des personnes dont le jugement est déformé par les propos des partis extrémites français ou certains textes malicieux de Godin.
a écrit le 15/08/2015 à 15:03 :
Cette nouvelle aide à la Grèce ne permet pas à ce pays de rebondir mais continuer à vivre sous perfusion.. Sil les dernières mesures sont plébiscitées par notre gouvernement français, c'est uniquement parce qu'elle diffèrent de deux ou trois ans la nouvelle crise où l'on examinera la sortie de la Grèce de l'euro soit après les élections majeures françaises et allemandes. La seule solution pour faire redémarrer la Grèce aurait été l'abandon totale de la dette en échange d'une sortie de l'euro. Avec cette nouvelle aide, nous ne parviendrons au mieux qu'a payer les intérêts de la dette !!
Réponse de le 15/08/2015 à 18:51 :
Pas faux.

Encore faut-il que les Grecs comprennent que leur salut est en dehors de l'euro.
a écrit le 15/08/2015 à 14:59 :
Pourquoi parler encore de ce qui est mort né, les "élites" de l'europe investies d'un pouvoir divin croient encore ou font semblant de croire que l'on crée quelque chose avec rien, il "jouent" la Gréce comme l'on joue en bourse, tout leur montage est virtuel et là ils jouent avec de la chair humaine, nous en paierons tous le prix et il sera élevé, trés élevé et je ne parle pas d'argent, les crétins criminels qui jouent la vie des peuples donc des individus dont nous faisons partie meriteraient eux aussi un procés de Nuremberg.
çà viendra, malheureusement trop tard comme toujours, nos sociétés se préoccupent de prévention dans tous les domaines sauf dans l'essentiel.
a écrit le 15/08/2015 à 14:27 :
Cette situation de dépendance de la Grèce est la conséquence de sa volonté de rester dans l'Euro.
Si elle en était sortie, la dévaluation aurait réduit sa dette. En y restant, elle garde ses dettes. La troïka se comporte alors vis-à-vis de la Grèce comme des parents vis-à-vis d'un enfant dépensier : on ne donne que le strict nécessaire pour les dépenses obligatoires, et on impose des règles de (bonne ?) conduite.
Mais à la différence du gouvernement grec, la troïka impose des contraintes aux grecs sans avoir à se justifier auprès du peuple, et sans même vivre dans le pays. C'est une dictature qui durera des décennies, si le peuple ne se révolte pas.
Réponse de le 15/08/2015 à 18:21 :
Tout à fait d'accord, la Grèce est comme un adolescent qui se révolte et ne veut pas aller au bout. Ce qui arrange au passage Hollande et Merkel.

On est dans un bel exemple de triangle de Karpman "victime - bourreau - sauveur" avec M. Godin qui nous fait la voix de la victime et Hollande le sauveur.

Cela peut durer très longtemps : dans ce triangle tout le monde y trouve son compte. Et il n'y a qu'une façon de sortir du triangle : parler et agir en adultes.

Quand à une révolte brutale, le résultat ne serait pas beau, non pas beau du tout.

Non, le courage eut été de faire un référendum pour la sortie de l'Euro et de négocier avec les partenaires l'accompagnement de cette sortie. Mais vous voyez bien : la quasi-totalité des députés grecs n'en veulent pas.

Quelle tristesse pour ce pays et ses jeunes !
Réponse de le 15/08/2015 à 19:01 :
De toutes façons il ne tiendra pas longtemps, gare a la déflagration !
a écrit le 15/08/2015 à 14:19 :
Ce n'est a mon avis qu'un kamikaze ou une bombe a retardement gare si il explose "Tsipras" qui peut croire a de telles réformes. Impossible .......
a écrit le 15/08/2015 à 13:54 :
Monsieur Godin ne serait donc pas d'accord avec l'article d'il y a deux jours au sujet du PIB grec paru dans la tribune dont copie ci-après; "Ainsi, sur un an, la croissance du PIB s'établit à 1,4% par rapport au deuxième trimestre 2014." puisqu'il écrit: "L'effort grec doit donc atteindre 1,25 point de PIB en moins de six mois avec un PIB en chute libre. Il est donc encore considérable.". Accordez les violons svp.^^,,
a écrit le 15/08/2015 à 13:16 :
Le problème Grec est européen : une dette qui ne produit rien, le niveau de vie baisse et le chômage augmente. L’Europe c’est l’incurie dans le monde, un boulet de croissance, et la France sous la moyenne. On fait dans la désindustrialisation et l’agriculture aux surfaces en baisse qui produisent des importations et des emplois chez nos voisins. L’Etat ne relance pas la production manufacturière mais le chômage. 5 banques européennes font faillite, on félicite l’économie de bulles sur la cherté des logements sans financement de la croissance, d’ETI ou de R&D. 92% de la population s’inquiète des retraites dans les sondages, la précarité augmente alors que les fonctionnaires relancent le chômage, l’Europe produit du terrorisme international et on fait croire que l’arrosage monétaire produit de la croissance. L’Europe fait de la destruction humaine et rejette une bonne partie des jeunes hors de la vie active, en quoi est-ce un modèle mondial ? On parle de réseaux pour trouver des emplois cachés, fait-on dans le passe-droit et les promotions à l’ancienneté ? On pourrait imaginer un programme à 6 millions de pré-retraites…
a écrit le 15/08/2015 à 12:24 :
c'est quelque part historique ....! après la chute du mur de Berlin ....les marxo/socialistes commencent à comprendre ...que leurs idéologie ne peut plus se financer avec l'argent des autres....! reste aux français , a méditer sur le futur immédiat ....du dernier gouvernement entièrement marxo/socialiste en Europe
Réponse de le 15/08/2015 à 14:47 :
Votre ploutopetainisme est un pur régal.
Réponse de le 15/08/2015 à 14:51 :
C'est quelque part historique : l'Europe de Giscard révèle son vrai visage. Et votre ploutopétainisme ne masque plus celui de Schäuble.

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