Grèce : Berlin remporte une victoire décisive sur le dossier de la dette

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Alexis Tsipras pourrait être le vrai perdant de l'exclusion du FMI du programme d'aide.
Alexis Tsipras pourrait être le vrai perdant de l'exclusion du FMI du programme d'aide. (Crédits : ALEXANDROS AVRAMIDIS)
Le FMI pourrait rester en dehors du programme grec, ce qui enterre sa demande d'une restructuration d'envergure de la dette hellénique. Un succès pour Wolfgang Schäuble et une défaite au pire moment pour Alexis Tsipras.

La restructuration de la dette hellénique (176 % du PIB dont 70 % détenus par la zone euro) est, semble-t-il, renvoyée aux... calendes grecques. Certes, les discussions sur l'entrée dans le troisième programme d'aide à la Grèce (signé en août 2015) du Fonds Monétaire International (FMI) ne sont pas encore terminées officiellement. Et une décision devrait être prise par l'institution de Washington en décembre. Mais il paraît désormais évident que le gouvernement allemand est resté ferme sur sa position de rejet de toute restructuration de la dette grecque.

Le ministre fédéral allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a fait son choix. Après avoir tenté d'obtenir la participation financière du FMI au programme grec signé en août 2015 et l'absence de coupes dans le stock de dette grecque , il a finalement renoncé à son premier vœu pour se concentrer sur le second. Aussi le FMI devrait-il ne rester que comme « conseiller » dans le cadre de la troïka, si l'on en croit une information publiée dimanche 9 octobre par Reuters (et officiellement démentie par le FMI). Une situation qui, in fine, convient le mieux du monde à la Wilhelmstrasse, siège du ministère fédéral des Finances allemand.

Des concessions « gérables » pour le gouvernement allemand

Certes, la facture sera plus élevée pour les contribuables allemands et européens puisque c'est le Mécanisme européen de Stabilité (MES) qui devra assumer le versement complet du programme. Mais c'est un moindre mal pour Wolfgang Schäuble dans la mesure où il ne s'agit que d'une garantie donnée au MES. Ce dernier se contentera, grâce à ladite garantie, dans un premier temps, de lever de l'argent sur les marchés pour le reverser à Athènes. Le gouvernement grec utilisera ensuite largement cet argent pour rembourser le FMI (sur les prêts versés dans le cadre des programmes précédents), la BCE et... le MES. Bref, c'est un circuit quasi fermé que Wolfgang Schäuble pourra prétendre indolore. Du reste, comme la recapitalisation des banques grecques a coûté moins cher que prévu, le MES devra sans doute verser moins que les 86 milliards d'euros prévus, ce qui compensera la non-participation financière du FMI.

La fin de la discussion sur la dette grecque

Moyennant cette petite concession politiquement gérable, Wolfgang Schäuble obtient beaucoup. Le FMI sera officiellement exclu du champ des négociations sur la dette grecque. Certes, il restera créancier pour 13 milliards d'euros sur les 294,4 milliards d'euros de la dette grecque. Certes, il pourra toujours prétendre qu'il faut des coupes franches dans le stock de dette grecque pour le rendre « soutenable ». Mais, dans les faits, il n'aura plus de moyens de pression sur les principaux créanciers, les pays de la zone euro. Ceci clôt, de facto, toute possibilité d'une réduction du stock de dette pour la Grèce puisque, sur ce point, le pouvoir réside dans l'Eurogroupe et que l'Eurogroupe est largement dominé par Wolfgang Schäuble. Il y aura sans doute quelques aménagements qui, in fine, ne régleront pas l'essentiel et ne seront que des éléments cosmétiques qui ne modifieront pas la nécessité pour la Grèce de dégager des excédents considérables.

Le FMI restera un gendarme utile

Mais, parallèlement, comme le souligne la source officielle citée par Reuters, le FMI demeurera dans la « troïka » et sera plus qu'un « simple conseiller ». L'institution de Washington pourra donc jouer le rôle qu'elle a joué en juin 2015 : celui de l'agent de la fermeté contre la Grèce. En juin 2015, le FMI avait rejeté un projet d'accord avec les créanciers en insistant sur la coupe des retraites. Une position « logique » : en l'absence de réduction dans les dettes à rembourser, Athènes doit dégager des excédents primaires (hors service de la dette) considérables et donc pratiquer une forme d'austérité permanente. Le FMI « conseiller » de la troïka sera une instance technique. Quelles que soient ses idées sur la « soutenabilité » de la dette grecque, l'institution de Washington devra, dans les conditions qui se présentent, recommander des politiques basés sur la fiction de sa « soutenabilité ». Autrement dit, Wolfgang Schäuble conserve seulement ce qu'il pense être le « bon » FMI, celui qui promeut l'austérité et les « réformes » en Grèce.

Préoccupations électoralistes à Berlin

Le succès est donc total pour le ministre allemand dans le contexte électoral allemand actuel. Avant des élections fédérales dans un an qui s'annoncent difficiles pour la CDU/CSU, il ne saurait être question d'accorder une restructuration de la dette grecque à Athènes. Ceci serait perçu comme un « cadeau à Athènes » par les partis qui grignotent l'électorat chrétien-démocrate : les Libéraux de la FDP et les Eurosceptiques de l'AfD.

Avec cette solution, Wolfgang Schäuble peut justifier l'adoption d'un nouveau « plan d'aide » moyennant une position ferme sur les « réformes » envers Athènes. Le message envoyé aux contribuables et épargnants allemands, si inquiets ces jours-ci est donc que « leur » argent est sous bonne garde. En passant, la Wilhelmstrasse maintient une dernière illusion : celle que la Grèce pourra rembourser sa dette avec les seules « réformes », ce qui flatte directement un électorat conservateur allemand qui est persuadé de la « magie des réformes ». Bref, le ministre des Finances pourra prétendre défendre parfaitement les intérêts allemands dans un sens allemand.

L'impasse de la stratégie Schäuble

Peu lui importe donc que, désormais, la nécessité d'une restructuration importante de la dette grecque apparaisse comme une évidence, non seulement par le FMI, mais par la plupart des économistes. Même le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, peu susceptible de sympathies « gauchistes » et en conflit ouvert avec le gouvernement grec, a réclamé une coupe « équivalente » à celle de 2012. En réalité, cette absence de restructuration va à l'encontre même des objectifs affichés par le programme.

Comment attirer des investissements bien valorisés lorsqu'un tel stock de dette laisse planer sur l'économie grecque la nécessité d'excédents primaires considérables jusqu'en 2054 ? Comment donner envie d'entrer dans un marché intérieur soumis à une si longue « ponction » qui, du reste, ne peut qu'augmenter ? En effet, si, par un hasard extraordinaire, la Grèce retrouve un accès au marché, comme c'est l'objectif de la troïka et du gouvernement grec, elle refinancera une partie de la dette due à des conditions d'intérêts bas aux Etats de la zone euro par une dette de marché qu'elle devra payer bien plus cher. Or, la dynamique des intérêts est la première source de croissance de la dette. Bref, c'est une spirale infernale qui assure à la Grèce une croissance faible, des ressources de privatisations dérisoires et le maintien d'une dette insoutenable. Au final, c'est bien l'assurance d'un défaut à moyen terme. Wolfgang Schäuble fait donc peser sur les générations futures de contribuables allemands sa stratégie politique à court terme.

Le gouvernement grec, grand perdant de l'accord FMI-Berlin

Pour finir, le choix de Berlin ne fait qu'un perdant : le gouvernement grec. Ce dernier, il est vrai, n'a guère brillé dans cette affaire. Alexis Tsipras a défendu longtemps une position assez contradictoire : chasser le FMI du programme pour ne pas subir ses exigences tout en réclamant une restructuration de la dette. Son calcul était que les partenaires européens, impressionnés par la volonté de réformes du gouvernement grec allaient lui accorder de meilleures conditions et une coupe dans la dette. Vains espoirs alors qu'Angela Merkel a entièrement laissé le dossier grec à Wolfgang Schäuble. Du coup, lorsque le débat entre le FMI et Berlin est entré dans le vif du sujet, Athènes s'est retrouvée désarmée et contrainte à rester passivement spectatrice. Désormais, Alexis Tsipras perd un argument de poids dans sa rhétorique : son « obéissance » envers la troïka devait donner à la Grèce une restructuration de la dette grecque. Ce ne sera pas le cas.

Des « efforts » pour rien...

Tout ce qui reste du programme de Syriza de janvier 2015 a donc désormais disparu. C'est une très mauvaise nouvelle pour le premier ministre grec qui, en fin de semaine, va devoir faire face à un très difficile congrès de son parti Syriza. Il est vrai que la justification de la politique du gouvernement, réalisé sous la dictée des créanciers est de plus en plus difficile. La Grèce dégage un excédent budgétaire primaire désormais considérable (3,3 milliards d'euros sur les six premiers mois de 2016), un excédent obtenu par des rentrées fiscales record, mais ces « efforts » ne paient pas : les créanciers ne sont guère plus « compréhensibles » et ont réclamé en mai un système « d'ajustement automatique » des dépenses en cas de non-respect des  objectifs de 2018. Comment alors justifier auprès de Syriza et de l'opinion l'utilisation, comme jeudi dernier, de la force publique de façon assez violente contre les retraités qui manifestaient ?

Situation critique pour Alexis Tsipras

 Alexis Tsipras compte beaucoup sur la reprise économique annoncée l'an prochain. Mais outre que cette reprise demeure incertaine compte tenu des mesures d'austérité décidée pour l'an prochain, la situation sociale est si critique en Grèce que les effets politiques de cette reprise risquent de ne pas se faire sentir dans la population. Désormais, une grande partie de la population grecque ne croit plus en la politique, une autre considère qu'il est de meilleure politique de redonner le pouvoir aux « vrais amis » des créanciers, les Conservateurs de Nouvelle démocratie, désormais largement en tête dans les sondages. D'autant que Syriza, toujours engluée dans une attribution peu claire des licences de télévisions, s'est montrée incapable de renouveler la politique grecque. L'accord entre le FMI et Berlin sur le dos de la Grèce n'est donc qu'une mauvaise nouvelle de plus pour un premier ministre à qui la situation semble désormais totalement échapper.

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a écrit le 11/10/2016 à 15:06 :
Une fois de plus le problème grec est géré politiquement et non économiquement.

Ne pas admettre que la dette grecque est insoutenable (par ailleurs elle est aussi illégale, illégitime et odieuse) est une grave erreur. Le FMI l'a compris c'est pour ça qu'elle ne veut plus prêter à la Grèce? Non, mais éviter de devoir restructurer sa créance envers celle-ci et d'accuser de grosses pertes. Parce que tôt ou tard, ça va arriver. Plus on attend et plus la facture sera douloureuse pour les pays de la zone euro et in fine pour les contribuable de la zone euro.

La seule solution? La désobéissance! Au point où en sont les grecs ça peut pas être pire.

En tous cas, la désobéissance leur donnera la liberté, la liberté d'avoir leur destin entre les mains et de ne plus être soumis aux chantages des politiques néolibéralistes et du lobbying de la zone euro.
Réponse de le 11/10/2016 à 16:56 :
Et en attendant la Deutsch Bank, cela donne quoi ? Bientôt l'écroulement ?
a écrit le 11/10/2016 à 10:25 :
1 /Pour des raisons géopolitiques, la Grèce devait entrer dans la zone euro (2001). Les critères économiques d'entrée étant insuffisants, Goldman Sachs a aidé la Grèce à maquiller ses comptes dès 1997. Le FMI, pilier de la Troïka, ne pouvait ignorer, malgré les mémorandum successifs, que ce pays risquait de faire défaut.
2/ Plus de 40 % des titres de la dette grecque sont possédés par les établissements financiers allemands et français. On comprend l’intransigeance de Schäuble pour le remboursement grec, condition du sauvetage de Deutsche Bank.
a écrit le 10/10/2016 à 22:28 :
Quel age de la retraite en grece ? 50/55 ans ? Moins ?

En allemagne ? 70/75 ?
a écrit le 10/10/2016 à 20:09 :
C'est bien de contester le mauvais traitement qui est infligé au malade grec, cependant, il faut aussi penser a rappeler aux lecteurs d'où vient ce mal. Je vous invite donc a faire un article sur l’origine de ce mal Grec.
Je sais que ça remonte à la crise de 2008 (voir même avant) mais cela reste d'actualité étant donné que M. Barroso va dans cette banque et que M. Draghi, qui signe nos billets, en vient.

Les USA ne se privent pas pour punir, a juste titre, nos vilaines banques délinquante. Pourquoi l'Europe ne fait-elle pas de même pour faux, usage de faux, tentative de corruption sur personne public (ou un trucs du genre) vis a vis de la banque Goldman Sachs? Bon c'est vrai on est pas tout blanc avec nos Société Général et Commerzbank...

Au regard des commentaires, je tend a penser que vos lecteurs ne sont pas nécessairement au courant de cette petite histoire (pourtant avérée) qui, il est vrai, est peut relayée dans nos média.
Réponse de le 11/10/2016 à 15:27 :
Pour répondre à votre souhait, je vous explique l'origine de la dette grecque:

Avant la crise, les dépenses publiques étaient relativement stables (voire même en baisse) et en pourcentages les plus faibles de la zone euro donc ça vient pas de là. Les dépenses militaires étaient pharamineuses à savoir 40 milliards d'euro par an et ont profité principalement aux entreprises d'armement françaises et surtout allemandes et ce à coup de pot de vin (malgré amendes infligées pour corruption aux entreprises allemandes). Les intérêts sur la dette (parfois jusqu'à 20% d'intérêt annuel) ont également fortement contribué à l'augmentation de la dette.

Et puis vient la crise, les banques grecques sont en difficultés et pour limiter les pertes des banques principalement allemandes et françaises (encore eux) l'état grec transforme ces dettes privées en dettes publiques et ce qui permet aux banques allemandes et françaises de se débarrasser de leurs créances qui furent rachetées par la BCE (dont les principaux actionnaires sont la France et l'Allemagne) à 60-70% de leurs valeurs nominales mais de les réclamer à la Grèce à leurs valeurs nominales plus intérêts bien entendu. On demande à la Grèce de faire des économies sur tous et n'importe quoi (la santé, l'éducation, les pensions, les salaires, la culture etc.) et d'augmenter ses revenus (hausses des impôts, des taxes et de la TVA) et privatiser à tout bout de champs (les 14 aéroports les plus rentables ont été vendus à un groupe allemand et pas les autres qui ne sont pas rentables ...)

On peut aussi évoque les JO de 2014 mais je doute ces derniers aient couté 300 milliards...
Réponse de le 11/10/2016 à 15:30 :
J'oubliais: à l'heure actuelle, les dépenses militaires sont toujours de 40 milliards € par an et il n'est pas exigé de la part de la zone euro une diminution de ces dépenses vu qu'elles profitent aux entreprises françaises et allemandes ...
Réponse de le 11/10/2016 à 17:59 :
Je parlais plutôt de la dette que la droite Grecs a maquillée avec l'aide de la Goldman Sachs afin qu'ils puissent entrer dans la zone Euro. Et avec la crise ils ont découvert le poteau rose.

Mais on dirais que ces histoires se collent d’ailleurs...

Ils ont aussi arnaquer des fond de pension Allemand en leur vendant des produit financier et a parier contre eux.

Il y a un bon documentaire qui se balade entre Arte et LCP.
a écrit le 10/10/2016 à 20:06 :
Marre qu'on nous ne présente la situation grecque que comme un bras de fer Schaüble-Tsipras, et surtout de laisser croire que Tsipras pourrait le remporter. Si la Grèce se montrait capable d'une gestion économique et financière durablement rigoureuse, et à l'abri des coups de volant inconsidérés comme ça a été le cas à l'arrivée de Syriza (plus d'un an de perdu), la remise d'une partie de la dette grecque serait probable. Force est de reconnaître que les moulinets, les rodomontades et le bluff d'un Varoufakis n'ont en rien amélioré le cas grec. Le moment venu j'espère que les grecs le traduiront en justice pour tous les dégâts économiques qu'il a causés.
a écrit le 10/10/2016 à 18:46 :
Quand les partis de gouvernement en France vont-ils taper du point sur la table sur le sujet européen ?!
Après le Brexit, ils ont parlé d'un "sursaut européen" : ... et il est où ? OUI, il faut plus d'europe... mais pas celle qu'on nous impose !
Il ne s'agit pas de mettre la Grèce hors de l'UE, mais de demander à la Grèce de rembourser la totalité du capital emprunté, sans restructuration. Mais sans leur bouffer la laine sur le dos : il faut "ZERO INTERET" !!
Il ne s'agit pas d'imposer aux européens de s'aligner sur la fiscalité française, mais de décider d'un taux moyen d'impot sur les sociétés, de charges sociales patronales, et de décider que CE taux s'appliquera à toutes les entreprises européennes.
Il s'agit d'interdire à l'irlande ou à la pologne d'appliquer des taux inférieurs, mais aussi d'interdire à la France d'appliquer des taux supérieurs !!
Les états ne pourraient alors plus moduler QUE les taux de charges salariales !!
Il s'agit, une fois ces conditions européennes appliquées, de taxer les importations en europe sur la base de différence de taxation...
Une fois ce sursaut décidé, qui m'aiment me suivent : la pologne, l'irlande, ...mais aussi l'Allemagne verront bien s'ils restent dans une europe plus solidaire ou pas !!
Réponse de le 10/10/2016 à 20:13 :
C'est surtout pour la France que vos propositions seraient intenables : alors qu'elle a déjà de lourds déficits publics et sociaux (70 à 80 milliards annuels), en s'alignant sur des taux moyens européens de fiscalité et de charges, elle perdrait d'un seul coup 10 à 15% de PIB de recettes publiques, soit la bagatelle de 200 à 300 milliards à économiser chaque année !
Réponse de le 10/10/2016 à 20:19 :
La proposition du "zéro intérêt" mais avec une dette à rembourser intégralement est intéressante. Sur la base de l'excédent primaire actuel elle serait ainsi remboursable en 50 ans. La prise en charge des intérêts de cette dette par les créanciers seraient déjà un fort beau cadeau fait à la Grèce, surtout que les taux finiront bien par remonter un peu.
a écrit le 10/10/2016 à 17:46 :
Le gouvernement allemand préfère détruire l'Europe que céder. C'est la fin d'une histoire. Quand à Tsipras, il ne récolte que ce qu'il a semé.
a écrit le 10/10/2016 à 16:55 :
L'absence de restructuration de la dette convient aux allemands au moins à court terme, mais aussi aux autres prêteurs européens , dont la France. Donc à nous les contribuables français.
Mais politiquement et à moyen terme c'est un dilemme : peut on forcer un pays à se réformer en l'etranglant.
a écrit le 10/10/2016 à 16:35 :
ND n'est pas l'"ami des créanciers"...
a écrit le 10/10/2016 à 16:24 :
Même si je suis d'accord pour dire que tôt ou tard il faudra effacer ou mutualiser une part importante de la dette Grecque (ce n'est sans aucun doute pas la seule...), je suis plutôt content que le FMI ne soit pas plus impliqué dans nos affaire européennes.Pour faire avancer ce dossier, les pays doivent donner encore des gages de sérieux et le notre au premier chef. Ensuite nous pourrons négocier une nécessaire et juste solidarité. A ce titre là, les programmes des candidats UMP ne sont pas rassurant, je trouve.....
a écrit le 10/10/2016 à 16:23 :
On savait que la FMI ne voulait pas, depuis longtemps, continuer à financer le dossier grec. il y a beaucoup de pays où la situation est beaucoup plus difficile qu'en Grèce, et le FMI s'est clairement exprimé à ce sujet. Pas la peine, donc de faire un procès d'intention aux Allemands, sur qui le prêt aux grecs va maintenant largement reposer..il se seraient bien passés d'arbitrer l'inarbitrable.. La France ne reverra, malheureusement, jamais son argent, et c'était écrit dès le début: comment voulez-vous que le service public soit plus efficace que les privés qui ont échoué et pris leurs pertes?
a écrit le 10/10/2016 à 14:35 :
Je ne sais pas si est une bonne ou une mauvaise décision pour la Grèce, mais ce que je sais, c'est que l'Europe a perdu. Cela va renforcer la position des tenants de la sortie de l'Europe. Mais peut être est-ce la volonté réelle de l'Allemagne ?
a écrit le 10/10/2016 à 13:34 :
Les grecques ont voté pour Syriza afin que celui-ci les sorte de l'union européenne. A croire que l'europe est un fléau que nous sommes obligés de subir, on comprend fortement le désamour profond des grecs pour ce parti qui a lui aussi trompé son électorat.

D'autant que maintenant que l’Angleterre est sortie de l'UE il doit être plus facile pour les grecs de le faire, ce qui en entrainerait d'autres puisque la politique économique de l'UE soumise aux intérêts allemands est intenable.

Vite un frexit.

Notons quand même l'hypocrisie totale du FMI qui sait que la politique de l'UE est néfaste mais qui va quand même l'aider à l'imposer, tout en se déresponsabilisant de celle-ci. On est chez les fous, nos décideurs économiques et politiques gouvernent à vue alors qu'ils sont aveugles.
Réponse de le 10/10/2016 à 14:55 :
Vous ,vous n'avez rien compris à la finance .Comparer l'Angleterre qui n'était pas dans l'€ à la Grece est risible .La City de Londres pese beaucoup plus que le PIB grec et les grecs ne veulent surtout pas sortir de l'€ car ils savent que leur monnaie de singe ,le drachme ,ne vaudra strictement rien sur le marché des changes et emprunter à des taux à deux chiffres les coulera pour longtemps en les ramenant au moyen age ......
Réponse de le 10/10/2016 à 16:29 :
Tsipras avait pourtant clamé ne pas vouloir sortir de l'UE... Si les grecs ont cru qu'il le ferait quand même, tant pis pour eux.
Réponse de le 10/10/2016 à 16:37 :
Les grecs ont voté pour rester dans l UE et l'Euro. La GB (pas l'Angleterre) n'est pas encore sortie de l UE et à la fin, au lieu d'avoir un pied dedans et un pied dehors, ils auront un pied dehors et un pied dedans...Same same comme dirait l'autre....Quant à nos amis grecs ils sont les 2 pieds dedans et jusqu'au cou et ne comptez pas sur les Britanniques pour les aider.
Pour votre Frexit fantasmé, j'aimerai bien connaitre votre plan. On ferme nos frontières? On taxe toutes les importations? On relance la francophonie pour avoir une sorte d'empire? On envahit l'Allemagne et on occupe la Ruhr ou plutôt Franckfort? Quid de notre politique économique, on monte les déficits à 10% et la dette à 200% pour relancer? Dites moi SVP, votre paradis artificiel à l'air très chouette.
Réponse de le 10/10/2016 à 16:38 :
"Les grecques ont voté pour Syriza afin que celui-ci les sorte de l'union européenne"
---> ou avez vous inventer cela? Jamais une tell auestion n'a été posé, jamais Tsipras n'a promis une telle chose. les sondages montrent tous un profond attachement des grecs à l'UE et même a l'eurozone en dépit de tout ce qui leur est arrivé. Donc Arretez de prendre vos désirs pour de la réalité et de colporter ces contre-vérités.
Réponse de le 10/10/2016 à 17:26 :
"Vous ,vous n'avez rien compris à la finance "

Parce que là vous venez de m'expliquer que vous la comprenez !? AFfirmer est une chose, le prouver par l'analyse et l'argumentation en est une autre que vous êtes loin de toucher.

JE compare deux pays qui sont au sein de l'UE, y voyez vous un inconvénient ? Cela serait ballot étant donné qu'ils y sont encore tous les deux même si l'europe, toujours aussi faible politiquement a été bien plus sympathique avec les anglais qu'avec les grecs, les anglais ayant hérité de privilèges du fait de leur spécificité anglo saxonne et du fait de leur puissance économique et bien malgré tout ils sortent, quelle honte n'est-il pas ?

Je parle d'un effet domino, je ne sais pas pourquoi vous parlez de leur monnaie d'autant qu'en Grèce c'est l'euro et qu'en Angleterre c'est la livre malgré le fait qu'elle soit dans l'UE, et oui c'est ça l'europe une intégration à la carte selon que vous soyez puissant ou misérable.

Donc non seulement je comprends parfaitement le fonctionnement de la finance mondiale c'est très simple, plus on est gros et plus on gagne car plus les dès sont pipés mais en plus vous feriez mieux de vous remettre en question quant à votre capacité à comprendre les commentaires.

Merci.
Réponse de le 10/10/2016 à 17:39 :
"trollerie" stuoide
Réponse de le 10/10/2016 à 18:39 :
"On ferme nos frontières? On taxe toutes les importations? On relance la francophonie pour avoir une sorte d'empire? On envahit l'Allemagne et on occupe la Ruhr ou plutôt Franckfort? Quid de notre politique économique, on monte les déficits à 10% et la dette à 200% pour relancer?"

Vous n'arrivez pas à penser autrement que 20ème siècle donc ? Ouhaou vous partez de loin vous...

On revoit tous les accords avec tout le monde et on fait un proposition pour une nouvelle europe reposant sur son peuple et sur sa culture, on met d'abord et avant tout la pression sur l'oligarchie néolibérale afin qu'elle lâche enfin les rennes de cette europe qui se dirige à fond dans le mur.

On établi de nouvelles bases pour une europe compétente, forte de sa population épanouie au sein de cette institution réinventée, bref l'europe qu'ils nous on vendu mais pas qu'ils nous ont livré, ils nous ont juste livré l'emballage on a quand même le droit de porter réclamation.
Réponse de le 11/10/2016 à 7:20 :
Je pense que la zone euro peut supporter un Grexit mais pas un Frexit. Le PIB Grecs est faible. Et ils ne le feront pas car nos politiques leurs font un chantage a la méthode créancier (si vous sortez et que vous nous devez tant on vous fait embargo).

Mais c'est vrai qu'un Frexit serait salutaire, cependant, je ne crois pas que nous en prenions la direction avant la prochaine élection présidentiel ccelle de 2022. LR va devoirs nous saigner avant pour qu'un nombre de Français suffisant comprenne la douleur de l'Euro Allemand.

Attendons que de repasser a 39h payé 35, que les CDI ne valent pas mieux qu'un CDD, que les débats nous provoquent des relent pendant 5 ans et peut être que suffisamment de Français se réveilleront. Pour le moment je crois que c'est foutu.
Réponse de le 11/10/2016 à 9:38 :
"Je pense que la zone euro peut supporter un Grexit mais pas un Frexit."

Nous sommes entièrement d'accord, si nous avions des politiciens courageux et non compromis avec les marchés financiers, à savoir aucun politicien professionnel, il serait facile de faire plier cette europe à notre volonté d'évoluer ou d'en sortir si elle se butait car résignée à toujours stagner.

Je ne pense pas non plus que nous en prenions le chemin, nos politiciens sont tous soumis au dogme néolibérale car étant les règles de l'oligarchie financière et le FN ne fait qu'aboyer en attendant il prend le blè et vu que c'est sa principale motivation il n'y a aucune chance que nous sortions de ce piège à rats qu'est l'UE sous leur règne non plus.

Comme vous dites nous ne pouvons qu'être spectateur de cette économie qui fonde droit dans le mur car aux mains de dangereux déséquilibrés, l'avantage c'est que ces derniers iront jusqu'au bout de leur logique d'aliéné et qu'il est évident qu'un jour les gens aient suffisamment faim pour se révolter.

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