Grèce : ce que révèle le refus de Bruxelles de traiter l'urgence humanitaire

Selon la télévision britannique, la Commission aurait exigé d'Athènes de stopper l'adoption du projet de loi sur la crise humanitaire. Une exigence très parlante des buts européens dans les négociations.

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Les mesures proposées par le gouvernement grec n'étaient guère révolutionnaires. Il s'agissait d'apporter une assistance d'urgence à ceux qui en avaient le plus besoin. Pour mémoire, 23,1 % de la population hellénique vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.
Les mesures proposées par le gouvernement grec n'étaient guère révolutionnaires. Il s'agissait d'apporter une assistance d'urgence à ceux qui en avaient le plus besoin. Pour mémoire, 23,1 % de la population hellénique vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. (Crédits : Reuters)

Si l'on veut réellement comprendre la nature des discussions entre la Grèce et ses créanciers (puisque c'est bien ainsi que se présentent désormais les « partenaires » européens du pays), l'information révélée mardi 17 mars au soir par la chaîne de télévision britannique Channel 4 est fort éclairante.

Selon Paul Mason, son journaliste, la directrice des affaires économiques et financières à la Commission européenne, autrement dit, un fonctionnaire de Berlaymont, le siège de l'exécutif européen, a exigé du gouvernement grec qu'il stoppe purement et simplement le processus législatif visant à faire adopter un projet de loi sur « l'urgence humanitaire. » Les fonctionnaires européens auraient également mis leur veto sur le projet de loi concernant la restructuration des arriérés fiscaux.

Le piège tendu par l'Eurogroupe

Cette exigence est un révélateur. D'abord, du piège dans lequel les Européens ont tenté d'attirer la Grèce. En effet, cette question de l'urgence humanitaire a toujours été mise en avant par Athènes dans sa liste de réformes prioritaires à mettre en place, que ce soit celle du 23 février ou celle du 6 mars.

Mieux, la liste du 23 février avait été considérée par l'Eurogroupe comme une base de discussion valable. Autrement dit, la question de la lutte contre la pauvreté était acceptée par les Européens eux-mêmes comme une question d'importance et comme une « réforme » à mener.

En réalité, il semble qu'il ne s'agissait que de faire entrer les Grecs dans un processus de « négociations » où, grâce à l'urgence des besoins de financement du pays, on espérait bien faire renoncer le gouvernement Tsipras à l'essentiel de son programme, notamment à la lutte contre la pauvreté. C'est la stratégie décrite comme celle du « nœud coulant » par le Premier ministre grec lui-même.

Bruxelles estime que la Grèce n'a plus les moyens de négocier, compte tenu de sa situation financière. Elle pose donc ses conditions. Et dans ces conditions, le rejet de la loi humanitaire est central : cette loi revient en effet à reconnaître les conséquences sociales désastreuses de la politique menée depuis 2010.

A qui peut-on se fier ?

Mais alors, c'est tout l'argumentaire asséné depuis des semaines par Bruxelles et Berlin qui semble affaibli. A chaque interview, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, ne cesse de prétendre que le « gouvernement grec a détruit toute confiance », en se gardant bien d'entrer dans les détails, puisque précisément, le gouvernement grec est le seul dans les négociations à avoir fait de substantielles concessions.

Mais cette fois, le voile est déchiré et l'on peut s'interroger sur quel type de « confiance » les Grecs peuvent avoir dans des instances européennes qui, le 23 février, acceptent de discuter de l'urgence humanitaire dans le pays, et qui, le 17 mars, refuse toute avancée concrète sur ce terrain.

Sans parler des mots doucereux de Jean-Claude Juncker lundi dernier admettant qu'il faut combattre la pauvreté des Grèce... Les Hellènes seraient en droit de renverser la nouvelle injure que le tabloïd allemand  Bild Zeitung leur a fait ce mercredi 18 mars au matin en parlant de « Grecs menteurs » (Lügen Griechen) à propos d'un sujet sans doute plus important que la pauvreté dans le pays, le fameux doigt d'honneur de Yanis Varoufakis.

La nature du projet de loi

Mais plus encore, cette exigence d'un fonctionnaire européen montre la réalité des buts de la négociation à Bruxelles. Les mesures proposées par le gouvernement grec n'étaient guère révolutionnaires. Il s'agissait d'apporter une assistance d'urgence à ceux qui en avaient le plus besoin. Rappelons que 23,1 % de la population hellénique vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.

Le projet de loi prévoyait d'accorder une allocation logement de 70 à 220 euros à 30.000 personnes, allocations qui pourraient servir à recouvrir une partie des dettes au Trésor public. Il envisageait une aide alimentaire pour 300.000 personnes et le rétablissement, jusqu'à la fin de l'année, de l'électricité pour les ménages qui se l'étaient vus couper faute de moyen pour payer les factures. Rien de plus.

Le coût de cette action était estimé à 200 millions d'euros. Autrement dit, une somme négligeable sur le plan budgétaire (d'autant que le produit des privatisations devaient en partie venir assurer le financement de la loi) : rappelons que, depuis le début du mois de mars, Athènes a remboursé pas moins de 1,2 milliard d'euros au FMI. Mieux même, cette loi faisait l'objet d'un consensus en Grèce, en commission, le projet avait obtenu le soutien d'une large partie de l'opposition.

Empêcher Syriza d'appliquer son programme

Pourquoi alors refuser cette loi ? D'abord parce qu'il s'agissait de la première pierre du programme de Syriza. Une telle loi signifie que le nouveau gouvernement peut appliquer une partie de ses promesses et que ces dernières n'étaient pas des « folies démagogiques » comme l'assènent les dirigeants européens et de nombreux médias.

Cette loi aurait alors renforcé la position politique de Syriza. En la refusant, la Commission se dévoile : elle avoue indirectement que son but est d'affaiblir le gouvernement. La stratégie européenne n'est donc pas seulement une stratégie basée sur une soi-disant « rationalité économique » et encore moins sur une pseudo-« moralité » liée au remboursement de la dette, c'est une stratégie politique de démolition du nouvel exécutif grec. Ce que l'on vise, c'est bien le rêve éveillé qu'avait fait en février un responsable de Berlaymont qui exigeait de « nouvelles élections » en Grèce.

Protectorat de la dette

De fait, en décidant de bloquer un projet peu coûteux, mais nécessaire sur le plan social, la Commission a ouvertement prouvé que la Grèce était pour elle un « protectorat de la dette », comme avait pu l'être dans les années 1930-40 Terre-Neuve lorsque ce territoire (qui, alors ne faisait pas partie du Canada), avait été géré par une commission de créanciers. Dans la mesure où une telle loi ne représentait pas, en effet, un danger pour les intérêts des créanciers (qui, rappelons-le, ont été pour le moment payés rubis sur l'ongle par le nouveau gouvernement), la Commission n'avait pas à exiger son annulation.

Mais Bruxelles a d'autres buts : il s'agit d'imposer en effet un type de politique économique. Le combat contre la pauvreté ne peut se faire, dans son esprit, que par des « réformes structurelles » qui n'inclut pas l'assistance, mais la réduction des pensions et des salaires pour générer un hypothétique plein emploi grâce à l'abaissement du coût du travail.

Peu importe que cette stratégie ait échoué avec éclat en Grèce depuis cinq ans (mais aussi, et on l'oublie souvent auparavant), il est nécessaire de prouver qu'il n'y a pas d'autres alternatives possibles. D'où ce refus sec de la Commission, au mépris de la souveraineté hellénique qui, dans ce domaine, ne remettait pourtant en cause ni les traités européens (qui ne parlent guère de lutte contre la pauvreté), ni les intérêts de ses créanciers. Qu'un fonctionnaire se soit permis de demander le blocage d'un projet de loi en cours d'examen dans un parlement en dit long sur l'état d'esprit au Berlaymont...

Des buts politiques

Ce refus met donc à jour la nature de la stratégie européenne : c'est une nature politique. Il s'agit de mettre à genou politiquement Syriza, soit en faisant tomber ce gouvernement, soit en le convertissant à la « raison », autrement dit aux choix des Européens.

Voici pourquoi Alexis Tsipras a décidé de traiter le problème au niveau politique, notamment en rencontrant Angela Merkel. Mais, de plus en plus, la voie de la discussion qu'il a ouvertement choisie semble de plus en plus étroite.

7 mn

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Commentaires 97
à écrit le 20/03/2015 à 18:48
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Titre du Monde d'il y a 2 jours : "Grèce : le gouvernement fait adopter sa première loi contre la pauvreté". Bravo pour l'information de la Tribune, qui n'a pas peur de dire n'importe quoi !

le 30/03/2015 à 15:23
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@ Marcel: Le fonctionnaire de Berlaymont a exigé, mais pas nécessairement obtenu... "Selon Paul Mason, son journaliste, la directrice des affaires économiques et financières à la Commission européenne, autrement dit, un fonctionnaire de Berlaymont, l...

à écrit le 19/03/2015 à 19:56
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La vrai question à se poser est : la commission se conduit-elle d'une manière différente entre le nouveau et l'ancien gouvernement. C'est la seule question qui vaille. Soit Romaric Godin démontre que la commission se conduit différemment soit il ar...

le 20/03/2015 à 12:51
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on te demande de payer les magouille de ce pseudo système économique mis en place par les fonctionnaires de bruxelles. Mais ou est l'europe des peuples et des valeurs ?

le 24/03/2015 à 4:05
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@ Peaudane Le précédent gouvernement Grec n'avait pas fait de loi en ce sens. Donc la question ne se pose pas. Concernant les retraites vous n'avez manifestement rien compris ! L'Europe veut faire de nous des petits ricains obligés d'avoir des pe...

à écrit le 19/03/2015 à 13:46
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On demande au contribuable grec de rembourser les dettes contractées. Mais sait-on exactement où l'argent prêté durant tant d'années est vraiment parti ? Aux citoyens grecs ? Aux industriels, aux spéculateurs ?

à écrit le 19/03/2015 à 11:47
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Il faut se rappeler que les grecques nous avaient menti la première fois qu'on était venu à leur aide. Ils n'avaient fait aucune réforme au niveau des impôts, ni aucune modification des salaires de la fonction publique... rien. Maintenant c'est fin...

le 19/03/2015 à 17:46
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Et les cadeaux gratuits aux banques pour les renflouer après leurs spéculations hasardeuses, vous n'en dites rien ? Les plus assistés ne sont pas ceux que l'on croit.

le 19/03/2015 à 21:34
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@ Tyrion Comment peut-on être aussi ignorant de la situation en Grèce, faire de tels commentaires et en ressassant toujours les mêmes rengaines ? " les cadeaux gratuits" Vous voulez parler des centaines de millions d'euros d' intérêts que la Grèce a ...

le 20/03/2015 à 8:32
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@ Tyrion Si la France est endettée, vous en êtes responsable.

le 24/03/2015 à 4:21
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Un pur produit égoïste ce Tyrion, qui plus est de premier degré ! Les "grecques" dont il parle, sont-ce les olives ?

le 26/03/2015 à 18:50
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Les grecs ont menti ? Vous voulez dire les citoyens grecs ? Vous pensez que l'UE n'était pas au courant et complice ? #Idiocracy

à écrit le 19/03/2015 à 8:19
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et je precise que je ne soutiens pas la politique de Bruxelles..politico financiers qui nous dirigent mais ce genre d article m'agace par son manque d objectivité...

à écrit le 19/03/2015 à 7:50
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Les grecs doivent choisir: faire ce qu'ils veulent mais alors ils se debrouillent ou demander des milliards d'aides à l'EU mais alors accepter les contraintes.

à écrit le 19/03/2015 à 4:44
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Il ne faut pas oublier l'essentiel. L'Europe a aider la Grece en lui prêtant prêt de 240 milliard d euros .Sinon c était la faillite. en contrepartie l Europe a demande à la Grèce de réduire son déficit. C est à dire d'équilibrer ses comptes, ...

le 19/03/2015 à 8:38
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Règle élémentaire de bonne gestion ? C'est une plaisanterie ? Vous n'avez pas ecouté quand un directeur du FMI a declaré que l'argent prêté a la Grece n'avait servit en fait qu'a renflouer les banques Francaise et Allemandes au bord de la faillite a...

le 24/03/2015 à 4:34
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Tout à fait d'accord avec vous FX. Le crédit agricole avait par l'intermédiaire de sa filiale EMPORIKI 3 milliards de dettes souveraine de la Grèce et ... 23 milliards d'encours de prêts aux particuliers Grecs ! Ce sont les Grecs qui était la vache à...

à écrit le 19/03/2015 à 1:36
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Mon cher Jean. J'ai honte d'être française en lisant vos propos. Vous vous moquez de la pauvreté des grecs. J'espère que vous n'aurez jamais faim dans votre vie. Juste une précision si les grecs n'étaient pas là, vous ne pourriez pas écrire une ligne...

à écrit le 18/03/2015 à 23:06
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Euh, je lis dans plusieurs journaux que Tsipras a fait voter sa loi au parlement ce soir. Est-ce que ca veut dire que l'hostoire du veto du fonctionnaire bruxellois n'etait qu'un nouveau délire des partisans de Tsipras dont fait partie Godin ? Comme ...

le 19/03/2015 à 8:40
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Si l'europe a effectivement dit non, ça ne veut pas dire que la Grece soit obligé de se coucher devant l'europe. Tsipras n'est pas Hollande ...

à écrit le 18/03/2015 à 21:52
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Cette "empoignade entre l'Europe et la Grèce est effectivement révélatrice de l'état d'esprit et des buts de l'U.E. C'est très simple, mais ingérable : le "gouvernement européen", qui comme on le constate ici, n'est qu'une dictature de fonctionnaires...

à écrit le 18/03/2015 à 20:18
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Mon dernier voyage en Grèce m'a bien montré cette urgence humanitaire... Je pense que Goldman Sachs, après avoir truqué les comptes et spéculé à la baisse, se porte bien ! M Draghi, son dirigeant européen de l'époque, aussi !!!

le 19/03/2015 à 14:06
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extrait de l'article de la tdg : c’est tentant pour des politiciens obsédés par leur cote de popularité. Et à l’époque, ces «contrats dérivés» n’étaient pas interdits…

à écrit le 18/03/2015 à 19:16
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J'aimerais savoir pourquoi vous censurez mes commentaires. Est-ce parce que je signale que l'article contient des erreurs énormes ? Je vous remercie de bien vouloir me contacter à mon adresse e-mail indiquée ici.

à écrit le 18/03/2015 à 17:38
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Comme indiqué dans l'article l'alternative proposée par Bruxelles ne tient pas et ne fonctionne pas. Elle est appliquée en Grèce depuis 5 ans et la Grèce s'enfonce dans la crise. La Grèce a besoin de réformes structurelles et de financement. Les r...

le 18/03/2015 à 22:03
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Vous vous basez sur le fait que NOUS avons voulu cette Europe et cet euro. Mais vous oubliez que si l'on refaisait un referendum aujourd'hui, ce ne seraient plus du tout des chiffres à quelques voix près, mais un NON des deux tiers qui s'imposerait...

le 19/03/2015 à 9:32
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Je ne vois pas trop les contradictions entre nos messages et oui la zone € présente des erreurs de construction. Connaissant maintenant les impacts du montage initial le résultat des référendums serait autre. Ceci étant le système est réformable il f...

le 19/03/2015 à 20:16
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le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés en FRANCE! renseignez vous alain-cavaille!!

à écrit le 18/03/2015 à 17:34
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quel type de « confiance » les Grecs peuvent avoir dans des instances européennes qui, le 23 février, acceptent de discuter de l'urgence humanitaire dans le pays, et qui, le 17 mars, refuse toute avancée concrète sur ce terrain bizarre non? et surtou...

à écrit le 18/03/2015 à 16:47
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J'ai du mal à adhérer à cet article qui me paraît plus militant que traduisant l'ensemble des contraintes qui pèsent sur la Grèce et les créanciers.

le 18/03/2015 à 17:34
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Au contraire, vivant en Grece, je peux vous dire que les articles de Romaric Godin sont en général les mieux informés et les plus fidèles a la réalité !

le 18/03/2015 à 17:59
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J'ai du mal à adhérer à des commentaires comme le votre qui reste sur des questions "militante" quand on parle d'une aide humanitaire dans un pays de la zone euro... J'ai surtout du mal à croire que cette Europe ira loin avec des gens qui pense comme...

le 19/03/2015 à 17:13
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on voit où on en est avec des gens qui pensent comme vous Nolos !

le 19/03/2015 à 18:09
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Mon cher Gally59, sauf si vous n’avez pas compris les dires de Delair, je ne vois pas ce qu’il y a de choquant dans mes propos…Dire que lorsqu’il s’agit de dignité humaine l’économie passe au 2nd plan surtout quand celle-ci est injuste. Ensuite on ...

à écrit le 18/03/2015 à 15:34
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Excellent article qui devoile le vrai visage de la commission et de l'Allemagne.

à écrit le 18/03/2015 à 15:29
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Il n'y a qu'une seule démocratie en europe et la voyoucratie européenne veut la détruire, avec la complicité active du duo germano-français. Priorité aux vrais démocrates !

à écrit le 18/03/2015 à 15:12
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Pauvre Grec , ils s'imaginaient pouvoir convaincre la nomenclature administrative Bruxelloise. Le FN prouve depuis longtemps que l'indépendance des pays membre n'est qu'illusion. Il faudra bien choisir un jour, quitter le navire ou accepter le diktat...

le 18/03/2015 à 16:41
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On peut avoir de sérieux doutes sur la qualité de cet article quand on sait qu'il n'y a pas de directrice des affaires économiques, comme il est dit dans l'article. En réalité, c'est un homme, un Italien plus précisément, et il est placé sous les ord...

à écrit le 18/03/2015 à 14:59
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j'ajouterai encore pour mes amis français :.........en voyant les reactions ici , je remarque vous etes tellement dans les details que vous allez avoir du mal a cerner le processus mis au point parmi les fonctionnaires européens ....ces fonctionnai...

le 18/03/2015 à 17:34
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So many "bullshit jobs" ... Jacques (Delors) come back

à écrit le 18/03/2015 à 14:41
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hallucinant que dans une démocratie européenne, des fonctionnaires européens puissent décider impunément du sort de millions de citoyens européens... (je précise pour ceux qui ne le savent pas que ces fonctionnaires ne sont pas élus et n'ont pas de c...

à écrit le 18/03/2015 à 14:28
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"Les Hellènes seraient en droit de renverser la nouvelle injure que le tabloïd allemand Bild Zeitung leur a fait ce mercredi 18 mars au matin en parlant de « Grecs menteurs » ". Je vous invite à lire les titres des journeaux grecs, ainsi que les co...

le 18/03/2015 à 15:08
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Le vocabulaire employé par les grecs est evidemment exagéré, mais comment reagir(i)ez-vous en etant dans un pays pillé par une caste dont une grande partie se trouve en Allemagne ? Faut-il plus blamer le milliardaire allemand et le haut-fonctionnaire...

à écrit le 18/03/2015 à 13:54
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A noter que le vote aura bien lieux, dans quelques minutes, et que le résultat ne fait aucun doute, pour ceux qui oseront encore affirmer que Tsipras ne tient pas ses promesses ... et pendant ce temps la, quoi de neuf en France ?

le 18/03/2015 à 15:01
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Tout se passe comme prévu. Les loi esclavagiste sont en augmentation, les comptes en banque des oligarches et de leur serviteurs-dirigeants augmentent, tout va bien.

à écrit le 18/03/2015 à 13:50
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Ce n'est pas par démocratie que les pays sont entrés dans l'UE mais c'est par la démocratie qu'ils veulent en sortir! De là, la difficulté de sortir de cette nasse!

à écrit le 18/03/2015 à 13:26
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dictat des fonctionnaires européens , c'est pratiquement une dictature , affaiblissement de la grece pour imposer des "vues économiques " decides .....bref......Marine Le Pen avait totalement raison sur le processus de bruxelles et sur l'étranglement...

à écrit le 18/03/2015 à 13:15
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L'auteur, Romaric Godin, devrait avoir l'honnêteté de rappeler que l'un des problèmes majeurs des grecs est qu'ils payent peu leurs impôts, fonctionnaires inclus. Et qu'environ la moitié du commerce se fait au noir ... Quant aux taxes fonciers, pend...

le 18/03/2015 à 13:41
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Vous dites n'importe quoi: l'impôt sur le revenu est prélevé à la source en Grèce (directement sur la feuille de paye): donc ni les salariés, ni les retraités ne peuvent tricher. Les seuls qui fraudent sont comme en France les artisans, les professio...

le 18/03/2015 à 13:52
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Au lieu de ressasser les memes inepties, renseignez vous. Les fonctionnaires payent forcement leurs impôts, puisque prelevés a la source ... comme les salariés, et les retraités, au final plus de 75% de la population. Pour les fers a bétons, encore...

le 18/03/2015 à 13:52
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Au lieu de ressasser les memes inepties, renseignez vous. Les fonctionnaires payent forcement leurs impôts, puisque prelevés a la source ... comme les salariés, et les retraités, au final plus de 75% de la population. Pour les fers a bétons, encore...

le 18/03/2015 à 14:15
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Vous avez non seulement raison, mais en plus il n'est simplement pas possible de raccorder sa maison à l'électricité si les taxes (Tva ) n'ont pas été payées . Il y a des chiffres , que tout le monde peut vérifier , qui situent la Grèce dans la moy...

le 18/03/2015 à 15:18
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Où avez-vous rêvé que les Grecs ne payent pas d’impôts ? Vous vivez et travaillez en Grèce ? Vous y connaissez quelque chose ? Ben non, manifestement. Moi qui vis et travaille en Grèce depuis plus de dix ans, je peux affirmer en connaissance de cause...

le 18/03/2015 à 15:20
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Encore l'une de vos affabulations : les fers à béton sur les toits n'exemptent en rien des taxes immobilières qui osnt de plus en plus liurdes en Grèce. Oups, excusez-moi : perso, je vis et travaille en Grèce? J'y connais sans doute moins que vous qu...

le 18/03/2015 à 16:49
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Moi aussi j'en ai marre de lire des stupidités d'idées reçues. Je travaille et vis en Grèce depuis 17 ans. Et comme les auteurs des quelques témoignages ci-dessus, s'il y a des gens qui peuvent critiquer la Grèce, ce sont ceux qui y vivent, comme nou...

à écrit le 18/03/2015 à 13:09
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Notre ennemi a tous (ceux qui produisent) l`Europe de Bruxelles... Plus besoin de démonstration....

à écrit le 18/03/2015 à 13:00
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Les Grecs ont profité de la manne provenant de pays riches et travailleurs et ont goûté au monde moderne. Reste l'étrange embauche d'une pléthore de fonctionnaires parfaitement improductifs, sinon l'état grec serait moins ennuyé (comme chez-nous d'a...

le 18/03/2015 à 14:09
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18% de fonctionnaires en Grece, a son apogée (source eurostat). Combien en France ?

le 18/03/2015 à 15:26
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Très juste fx ! Moins de fonctionnaires et de fraude fiscale en rèce qu'en france. mais bon : la france a une dette 7 fois supérieure à celle de la Grèce, cqfd. Moi aussi, je vis et travaille depuis plus de 10 ans en Grèce.

à écrit le 18/03/2015 à 12:29
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L'Europe n'est pas une construction économique et financière au service des composants les plus performants dans la finance et l'économie. Cette Europe est le produit des technocrates qui se croient tout permis mais n'a aucune véritable légitimité d...

à écrit le 18/03/2015 à 12:22
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L'Europe doit être libérale, pas socialiste, évidemment pas communiste. Elle peut être d'extrême droite puisque par nature libérale. Pas d'extrême gauche. Confirmation que l'Europe est "vendue" aux lobbies US et Anglo-saxons. Une Europe antidémocrat...

le 18/03/2015 à 14:05
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desole........ce n'est pas tout a fait ainsi que cela fonctionne ...je vous renvois a mon article de 13h57

le 18/03/2015 à 14:51
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A vous qui visiblement avez compris un peu plus loin que la propagande bon marché, savez-vous ceci: Le precedent dictateur ukrainien (j'ai oublié son nom) a été foutu dehors parce qu'il avait refuse de signer l'accord d'appartenance de l'Ukraine a l'...

le 18/03/2015 à 15:35
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Pour avoir été en poste en Ukraine, je confirme ce que vous dîtes.

à écrit le 18/03/2015 à 12:18
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Ach ! Pitié, Romaric Godin ! Moi aussi, sous le poids des impôts, des plafonnements et de toutes les astuces du gouvernement de notre patrie commune, je n'ai plus de quoi vivre si je ne licencie pas de personnel. Ce sera moins bien tenu chez moi, mes...

le 18/03/2015 à 12:35
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Ne vous plaignez pas : vous vivez depuis de nombreuses années, et aujourd’hui encore, aux crochets des Grecs qui fraudent moins que vous et travaillent plus que vous. Vous ne voudriez pas que, en plus, ils continuent à vous entretenir grassement alor...

le 18/03/2015 à 13:00
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C'est lamentable de lire des choses pareilles! Je vis en Grèce depuis 17 ans! Ne parlez pas de choses que vous ne connaissez pas! Beaucoup de respect face à votre grand âge! ''laissez les au sort qu'ils ont collectivement choisi.........'' lamentab...

le 18/03/2015 à 14:11
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Justement, les grecs ont recemment tourné le dos a toutes ces mauvaises pratiques. Ne serait pas le moment de les aider un peu a s'en sortir ? Aime ton prochain comme toi meme, ça vous dit qqch ?

le 18/03/2015 à 14:40
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Arretez avec cette histoire de grecs qui ont truqué leurs comptes! Seriez vous content d'etre sans arret accusé de detournement de fond, de compte en Suisse alors que vous faites des discours sur l'honneteté ? Nous ne sommes pas, coupables des exacti...

le 18/03/2015 à 20:50
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Vous n'aimez pas les "esclavagistes européens", moi je les aime parce qu'en France ils ont (jusqu'ici) empêché notre gouvernement de faire les bêtises que s'apprêtent à faire les Grecs. Quant à votre distinguo entre le peuple et le gouvernement, que...

le 19/03/2015 à 17:39
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matanescaut, je vous cite: au moment ou ça commençait à aller mieux, avec les seconds, il a changé d'avis. Dites nous à quel moment ça a été mieux pour la Grèce et leur dette ??? JAMAIS ! Celle-ci n'a jamais fait qu'augmenter !

le 19/03/2015 à 20:27
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Matanescaut ah ouai la majorité comme chez nous! Hollande a été élu par 35% de la population... mouahahaha.. balayez devant votre porte. Nous sommes dirigés par une caste, valet de l'allemagne. on est de bons eléve parce qu'on leur obéit au doigt et ...

à écrit le 18/03/2015 à 12:12
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Merci, Mr Godin, de vos analyses étayées et détaillées. Les diktats de l'Europe sont inadmissibles et c'est clairement une volonté de ne pas reconnaître leurs fautes énormes et de vouloir nier tout droit à la démocratie. Je ne comprends pas pourquoi ...

le 18/03/2015 à 13:02
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Entièrement d'accord. Si tout le monde pouvait penser comme vous!

le 18/03/2015 à 14:18
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Allez, pour le plaisir, je vous envoie le lien sur une petition que j'ai cree le mois dernier. Il y a eu en tout 2 inscriptions. je n'envoie pas ce lien pour inciter a voter, mais pour informer que malgre les bonnes intentions, la democratie n'est cl...

à écrit le 18/03/2015 à 11:56
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Et qu'en dit la France ? qui jusqu'à présent s'abrite derrière l'intransigeance allemande ? qu'en dit l'Italie ? toutes les deux sont également de très gros créancier de la Grèce.

à écrit le 18/03/2015 à 11:48
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Enfin un excellent article qui dévoilé la stratégie européenne : où tu acceptes le libéralisme ou tu te casses de l'europe. Aucune alternative possible pour les pays Européens ! En 2005 la France avait voté NON au traité proposé(a 55%). Notre bon SAR...

le 18/03/2015 à 14:08
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"Les peuples que vous affamez et que vous trompez réagiront": c'est deja fait. En Grece bien sur, en Espagne, et de manière moins visible dans d'autres pays ou le nombre de personnes écartées de l'économie est significatif. Que croyez vous que feront...

à écrit le 18/03/2015 à 11:39
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Encore merci à Romaric Godin pour son analyse.La preuve est faite que les institutions européennes et la démocratie sont incompatibles.Belle leçon pour les mystificateurs qui prétendent changer l'Europe par la négociation.En Espagne Podemos peut ces...

à écrit le 18/03/2015 à 11:38
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Ceci n'est qu'un pas supplémentaire vers la sortie de la Grèce de l'euro. En fait, dans la mesure où tout le monde est maintenant bloqué sur la question grecque, le Grexit apparaît comme le seul moyen d'en sortir...

à écrit le 18/03/2015 à 11:27
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Si tu dois 1000€ à la banque, tu es à sa merci. Si tu lui dois un million, c'est elle qui est à merci. Syriza devrait arrêter de négocier et d'essayer d'être conciliants avec des gens qui de toute évidence ont juré leur perte et les mettre devant le...

à écrit le 18/03/2015 à 11:09
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ils récoltent ce qu'il on semé depuis des décenies , il y a eu trop d'abus et maintenant c'est encore le peuple qui déguste ........ il prendre au RICHE GRECQUE

à écrit le 18/03/2015 à 11:08
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Sil es Grecs payaient leurs arrieres d'impots, il n'y aurait pas eu besoin de cette loi sur la crise humanitaire, comme si on revivait l'epoque des famines ethiopiennes. Meme les agents du tresor publique ne paient pas, sachant qu'il y a toujours une...

à écrit le 18/03/2015 à 11:08
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tout le monde se lève pour dire un grand bravo à la mère Kel. Bravo madame merci pour votre droiture envers les brebis galeuses hélléniques

à écrit le 18/03/2015 à 10:57
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Les Grecs ont certainement beaucoup de défauts et la situation qu'il viventest due en partie de leur faute... cependant pour une fois qu'un gouvernement , dont je ne partage pas beauoup les orientations, essaie d 'apporter un peu de soutien à se habi...

le 18/03/2015 à 11:28
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Ceux qui veulent dépenser leur propre fric, qu'ils le fassent pour des idées nobles, mais ceux qui veulent dépenser mon fric, qu'ils m'expliquent d'abord à quel titre et comment je le retrouverai.

à écrit le 18/03/2015 à 10:21
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merci de cet article Cet éclairage, ces actions des fonctionnaires européens sont à rapprocher de l'émission de ARTE, où des ministres (du Pasok ou de la ND) rapportait des faits de re-écriture de textes par la Troïka. la marge de manœuvre de l...

le 18/03/2015 à 13:58
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On ne peut elire democratiquement que dans une democratie. Pour l'instant, en Europe, je n'en vois qu'une, et le resultat risque d'etre la mise a la porte. Dommage, au moment ou on fait tout (y compris abattre des avions de ligne) pour absorber l'Ukr...

à écrit le 18/03/2015 à 10:13
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"Hortefeux: la France devient "la Grèce avec la Tour Eiffel"!

à écrit le 18/03/2015 à 10:08
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Mr. Godin, deformer la realite est votre specialite des qu´il s´agit de vos amis trockystes. Car la realite que vous passez sous silence est simple: les fonctionnaires de Berlaymont s´en foutent eperdument de ce que le gouvernement d´Athenes fait...

le 18/03/2015 à 11:54
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Soyez davantage précis : "les fonctionnaires de Berlaymont se foutent éperdument que des citoyens européens puissent en 2015 vivre dans des conditions de pauvreté extrême et ne plus pouvoir se soigner" serait plus juste. Votre vision technocratique ...

le 18/03/2015 à 14:17
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Elle sera financée, d'ailleurs elle EST déjà financée, puisque les aides proviendront des rentrées de la chasse a la fraude fiscale. Les contrôles ont déjà fait rentrer 440 millions d'euros dans les caisses, et la loi est estimée a 200 millions d'e...

le 18/03/2015 à 14:24
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Un 13 ème mois pour un vieux couple qui essaye de survivre avec 550 euros pour deux !.....C'est du collectivisme pour vous ?

le 18/03/2015 à 15:12
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Sauf que l'alternative proposée par Bruxelles ne tient pas et ne fonctionne pas. Elle est appliquée en Grèce depuis 5 ans et la Grèce s'enfonce dans la crise. La Grèce a besoin de réformes structurelles et de financement. Les réformes structurelle...

le 18/03/2015 à 17:01
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et les retraités bulgares avec 2400 lev(240 euros à 2) par mois! Alors la retraite à 50 ans au pied de Parthénon il faut la mériter n'est il pas?

le 18/03/2015 à 18:47
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@pompomgirl Observez bien les Bulgares et les Grecs, ils vivent votre future. Quant à" la retraite à 50 ans au pied du Parthenon ", si cela vous rassure de croire ce genre d'âneries, grand bien vous fasse.

à écrit le 18/03/2015 à 10:00
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Romaric, nous nous faisons du souci pour toi. Attention au burn out! N'as-tu pas besoin de vacances? Nous pensons que tu prends ton travail, et le sort des grecs, bien trop à coeur!

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