Grèce : "Cette fois-ci, c'est vraiment difficile", admet Mario Draghi

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Le président de la BCE ne croit toutefois pas à l'hypothèse d'une intervention de la Russie.
Le président de la BCE ne croit toutefois pas à l'hypothèse d'une intervention de la Russie. (Crédits : Reuters)
Mario Draghi a admis mercredi ne pas être sûr qu'une solution à la crise grecque pourra être trouvée. Et au conseil des gouverneurs, il n'est pas le seul à le penser...

Même le président de la BCE a désormais des doutes. Interrogé par un journaliste du quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, qui lui demandait s'il réussirait vraiment à clôturer le dossier grec, Mario Draghi a avoué le 8 juillet:

"Je ne sais pas, cette fois-ci c'est vraiment difficile".

C'était néanmoins avant que Tsipras envoie ses dernières propositions à Bruxelles, précise Il Sole.

Et si Tsipras devait finir par obtenir de l'aide de la part de Poutine, demande encore le quotidien italien?  "Cela ne me semble pas représenter un risque véritable, d'ailleurs eux non plus n'ont pas l'argent", affirme, plus sûr de lui, le président.

Le gouverneur de la banque centrale estonienne aussi sceptique

L'attitude désenchantée de la BCE face à un éventuel Grexit a d'ailleurs été confirmée jeudi par d'autres déclarations d'Ardo Hansson, l'un des membres du Conseil des gouverneurs. Dans un entretien publié par le quotidien local Postimees, le gouverneur de la banque centrale estonienne a déclaré à propos du risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro:

"Nous sommes de plus en plus obligés de prendre en compte cette éventualité car la probabilité d'une telle hypothèse s'est malheureusement développée avec le temps".

Ardo Hansson précise que la BCE est prête, en ce cas, à prendre des mesures monétaires non conventionnelles:

"Nous pouvons employer une vaste gamme de mesures de politique monétaire non conventionnelle, en étroite coopération avec d'autres banques centrales; nous sommes prêts à mobiliser ces capacités si nécessaire".

Si un Grexit n'est pas souhaitable, ce serait toutefois une erreur de vouloir l'éviter à tout prix, estime l'Estonien, pour qui signer un chèque en blanc à la Grèce reviendrait à saper les fondations de la monnaie unique.

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