Grèce : l'Eurogroupe parle de restructuration de la dette, mais pose ses conditions

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Euclide Tsakalotos, ministre grec des Finances, a des raisons de se réjouir... et de s'inquiéter.
Euclide Tsakalotos, ministre grec des Finances, a des raisons de se réjouir... et de s'inquiéter. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
L'Eurogroupe a évoqué un mécanisme de restructuration de la dette grecque. Mais le prix à payer pour Athènes sera élevé : l'objectif du programme est confirmé et renforcé.

L'Eurogroupe a bien « parlé » de la restructuration de la dette grecque dans sa réunion de ce lundi 9 mai, mais il s'est bien gardé de prendre une décision. Le président de cette réunion des ministres des Finances, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a indiqué qu'il s'agissait de « premières discussions ».

Des mesures à court, moyen et long terme

Rien ne sera donc décidé avant la réunion du 24 mai, le temps de réaliser de nouveaux scénarios et de nouvelles évaluations. Le président de l'Eurogroupe a cependant évoqué un certain nombre de mesures à court, moyen et long terme pour assouplir le fardeau grec. A court terme, il s'agit « d'améliorer la gestion de la dette et réduire son coût ». A moyen terme, il s'agira d'allonger éventuellement les périodes de grâce pour les remboursements et d'aménager les périodes de remboursement. A long terme, enfin, Jeroen Dijsselbloem indique que des « mesures supplémentaires » pourraient être prises. Mais, attention ! Ces deux dernières mesures à moyen et long terme ne seront mises en place qu'à la fin du programme actuel, soit en 2018.

Achever d'abord le programme

En matière de dettes, le moyen et long terme est décisif. C'est lui qui détermine la visibilité pour l'Etat, mais aussi pour les investisseurs. Autrement dit, l'essentiel est donc reporté à la fin du programme. L'Eurogroupe manie donc la carotte et le bâton : il n'y aura pas de modification substantielle de la dette sans achèvement du programme. C'est un signe supplémentaire que, quoi qu'en disent Pierre Moscovici et Michel Sapin, les « réformes » réalisées par le gouvernement grec n'ont pas satisfait les créanciers. La restructuration proposée de la dette - qui exclut toujours toute réduction nominale de la dette - reste donc conditionnée à l'obéissance de la Grèce aux créanciers. Pour la première fois, l'Eurogroupe évoque aussi le reversement des bénéfices réalisés par la BCE sur la détention de la dette grecque (estimé à 7,7 milliards d'euros), mais seulement à moyen terme et après la bonne réalisation du programme.

Sans compter qu'il faudra s'attendre à des négociations serrées autour de cette question. Le FMI en fera un élément clé pour son entrée dans le programme, et plusieurs pays de l'Eurogroupe seront soucieux de ne pas faire de « cadeau » substantiels à la Grèce.  Jeroen Dijsselbloem a indiqué que le FMI avait considéré positivement l'approche à « court, moyen, et long » terme de l'Eurogroupe. Mais, a-t-il ajouté, « personne n'a encore pris de décision ». Bref, tout est encore ouvert aux discussions.

Une victoire tardive pour Alexis Tsipras

Reste que cette ouverture de discussions sur la dette est une victoire tardive pour Alexis Tsipras qui en avait fait une priorité depuis l'acceptation d'un nouveau mémorandum le 13 juillet 2015. Initialement prévue à l'automne, cette discussion s'est finalement ouverte. Certes, on est loin des objectifs initiaux de la Grèce, qui visait une réduction du stock de dettes, mais le premier ministre grec espère sans doute pouvoir en faire un argument en sa faveur dans le débat interne.

Cet Eurogroupe a aussi salué le vote par le parlement grec d'une série de mesures dimanche soir. Là aussi, c'est un succès pour Alexis Tsipras qui avait imposé à sa majorité, malgré une grève générale de deux jours, ce vote pour arriver en position de force devant l'Eurogroupe. Il est parvenu à faire accepter par les créanciers un vote engagé sans l'accord formel des créanciers. Il pourra prétendre avoir imposé ses choix aux créanciers.

Achever la première évaluation

Mais la situation n'est pas si simple. Les mesures votées dimanche étaient, globalement sinon entièrement, en accord avec les demandes des créanciers. Surtout, l'Eurogroupe a rappelé que la première évaluation du programme n'était pas terminée. Elle devrait l'être dans les prochains jours. L'accord avec les créanciers sera finalisé le 24 mai et pourra inclure des mesures supplémentaires pour obtenir la libération de la prochaine tranche de l'aide. Dans ce cas, il faudra repasser devant les députés. Le vote de dimanche ne sera donc qu'une première étape. Mais l'élément crucial est sans doute ailleurs, c'est celui des « mesures contingentes ».

Mesures contingentes

Les créanciers de la zone euro étant plus que jamais déterminés à obtenir l'entrée du FMI dans le programme, il faut rendre crédible l'objectif d'un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB en 2018. Pour cela, l'Eurogroupe a inventé un nouveau mécanisme des « mesures contingentes ». Si l'objectif est en danger, ces mesures seront mises en œuvre automatiquement sans qu'il soit besoin de repasser devant les institutions grecques. Alexis Tsipras avait refusé toute mesure de ce type, les jugeant contraires à la loi grecque. Finalement, Athènes a proposé un mécanisme proche, ce lundi, incluant des mesures automatiques et non automatiques. Selon "I Kathimerini", des baisses de pension seraient incluses dans ces mesures qui ont été acceptées par l'Eurogroupe. Il ne s'agira pas de mesures précises votées à l'avance, mais d'un mécanisme de maîtrise des dépenses publiques, ce qui est légal en Grèce. Le communiqué de l'Eurogroupe évoque cependant un « paquet de mesures qui seront déclenchées automatiquement » en cas de déviation de l'objectif. Au final, le mécanisme importe peu : la Grèce a accepté l'idée d'un mécanisme automatique pour « corriger ».

Prix élevé

Dans deux semaines, le 24 mai, l'Eurogroupe pourrait donc libérer la prochaine tranche de l'aide à la Grèce et proposer un concept de restructuration de la dette. Tout le monde criera sans doute victoire et le ministre des Finances Euclide Tsakalotos espérait déjà, lundi, qu'avec un tel accord, la confiance pourrait « enfin revenir en Grèce ». C'est possible. Mais pas certain. Car le prix à payer par le gouvernement grec pour arracher cet accord est très élevé. Les mesures d'austérité adoptées sont très lourdes, elles contiennent des hausses d'impôts pour les particuliers et les entreprises, des hausses de TVA, des baisses des retraites futures, des réductions d'effectifs dans l'administration... Certes, le gouvernement a tenté de préserver les plus fragiles, mais c'est un vrai plan d'austérité pour 2016 et 2017 qui pèsera lourd dans l'activité grecque à peine remise de la crise de 2015 et dans les perspectives. Surtout, les « mesures contingentes » pour 2018 promettent la poursuite de cette austérité jusqu'en 2018. Dans ce cadre, les investisseurs pourraient encore se montrer très prudents, et la croissance se faire attendre.

Le cercle vicieux de l'austérité n'est pas brisé

Or, si la croissance ne revient pas, le gouvernement grec devra faire face à de nouvelles chute de recettes. Déjà, malgré les hausses de TVA en 2015, cet impôt devrait rapporter en 2016 moins que prévu. La Grèce sera alors condamnée à courir après des objectifs inatteignables. Or, avec les mesures contingentes, ceci déclenchera un nouveau plan d'austérité. Le cercle vicieux des objectifs inatteignables et de l'austérité sans fin n'est donc pas brisé, mais renforcé par les « mesures contingentes ». Derrière les cris de victoire d'Alexis Tsipras, il ne faudra pas oublier ce fait inquiétant. D'autant que la restructuration de la dette dépendra du succès de ce programme...

Athènes sous surveillance

Le gouvernement grec reste donc étroitement sous surveillance, notamment par le système des mesures contingentes. Pour obtenir une restructuration de la dette - qu'il faudra juger sur pièces, mais qui ne devrait régler qu'en partie le problème de la dette grecque -, Alexis Tsipras a dû renoncer à plusieurs de ses objectifs essentiels, notamment la remise en cause de l'excédent primaire de 3,5 % du PIB pour 2018 et au-delà, et l'acceptation des mesures contingentes. Or, cet excédent est une épée de Damoclès qui va menacer longtemps l'économie grecque, comme l'a indiqué le FMI la semaine dernière. Il n'est pas certain que le troc d'une restructuration de la dette contre une austérité et une surveillance renforcée soit une bonne affaire. Et la victoire du gouvernement grec pourrait donc n'être qu'une victoire à la Pyrrhus.

Le communiqué de l'Eurogroupe (en anglais).

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Commentaires
a écrit le 10/05/2016 à 18:51 :
Je suis personnellement strictement opposé à ce que l'argent de mes impôts servent à payer la facture grecque.. et je ne crois pas être le seul. Les impôts servent à financer nos administrations, voire faire (un peu) de redistribution en interne et être entièrement consacrés à nos besoins nationaux. Il me semble qu'a minima, cette question DOIT être clairement posée à l'Assemblée Nationale.
a écrit le 10/05/2016 à 14:58 :
Eurogroupe, L'EUROPE DES BANQUIERS n'a pas la moindre existence légale dans le cadre de l'UE, n'a pas a avoir la moindre exigence sur n'importe quel pays.
C'est lui qui a tant piloté la GABEGIE dans laquelle nous sommes avec l'argent des contribuables européens. QUAND LES MET ON SUR LA TOUCHE CES PARASITES ?
a écrit le 10/05/2016 à 10:17 :
1000 euros par français, c'est la dette de la Grèce à la France (sources Le Figaro du 10 mai). Mille euros par Français ! Pour un foyer de 4 personnes, 4000 euros !! Qui sont les responsables Français qui nous ont mis dans cette situation sans même un débat à l'assemblée ? Et qui sont les irresponsables Grecs qui exigent maintenant l'allègement de leur dette ?
Réponse de le 10/05/2016 à 11:26 :
Bonjour,
Si on en croit cet article
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/non-la-grece-n-a-pas-recu-l-aide-a-la-grece-569296.html
5% des aides versées ont au final atterri dans les poches grecques ... Le reste a été pour les banques (allemandes, françaises etc ...) détenant la dette grecque.
Réponse de le 10/05/2016 à 12:56 :
Je ne serais pas tendre avec la dette Grecque. Mais notre argent renfloue les banques Allemande et Française, qui ont joué une fois de plus au casino. Les responsables premiers sont les Grecques oui, mais tous le monde financier et les institutions européennes ne pouvaient ignorer la réalité de l'état des finances. Goldman Saches qui a aidé soit disant a camoufler la dette Grecques, n'est pas interdite d'exercer en Europe !!!!!, n'est pas devant les tribunaux avec une amende record à l'Américaine !!!!. N'oublions pas que après les Grecques, les Espagnoles, les Italiens, les Irlandais note tour viendras .
Réponse de le 10/05/2016 à 12:58 :
@RF, sauf que cest article est pour le moins inexact.

La dette grecque a ete, au travers de ses diverses restructurations, ete effacée a quasi 70% de sa valeur. L'argent européen a servi alors a plusieurs choses: 1- payer le trou permanent dans le budget grec (hors dette) et donc faire fonctionner l'etat grec (fonctionnaires, retraites, etc.) 2- refinancer l'ensemble du systeme bancaire grec et de caisses de pensions grecques (car qui dit effacement de dette grec dit faillite du systeme bancaiire et de retraite complementaire grec, lesquels etaient gavées de dette grecque) 3-payer les une partie des interets sur le reliquat de dette apres effacement.
Dans les trois points mentionnés, cela atterri de maniere directe ou indirecte dans la poche de l'etat et des citoyens grecs. Pour le poinr 1 c'est évident. Pour le point 2, ca a permis que les grecs ne voient pas l'intégralité de leur épargne disparaitre du jour au lendemain. 3-Pour le point 3 ca a servi en parti a ne pas avoir a mettre davantage sur la table pour refinancer les banques et caisses de retraite grecques. Et dans certains autres cas a ne pas mettre en peril l'epargne de certains contribuables non grecs.
Pretendre que seul 5% a servi aux grecs est au mieux une incompréhension totale de la situation, au pire de la propagande de bas étage.
Réponse de le 10/05/2016 à 14:00 :
Onze, cela est malheureusement vrai, l'état quelqu'il soit est dans n'importe quel pays, dépense notre argent de manière irresponsable
Réponse de le 10/05/2016 à 15:13 :
Pas de soucis.
Ca passera dans la faillite de la France comme de celle de tous les pays developpés.
A ce niveaux les chiffres ne signifie plus rien juste que l'on transfert les problèmes d'une poche á l'autre tant que la musique joue.
Lorsqu'elle s'arretera il n'y aura plus de chaises.
Réponse de le 11/05/2016 à 10:25 :
Pure intox...
a écrit le 10/05/2016 à 8:38 :
l'euro, c'est comme les vêtements que vous ne portez plus, les objets inutiles qui encombrent vos placards, dès que que vous vous en êtes séparés non seulement vous n'y pensez plus mais surtout vous vous sentez mieux.
a écrit le 09/05/2016 à 21:59 :
Que de temps perdu et de surenchères (d'ailleurs pas terminées...) pour en arriver à envisager un début de restructuration de la dette... Les Diafoirus modernes, tout pétris de leur bonne conscience "morale", continuent de s'en donner à coeur joie. Le problème, c'est que leur prochain patient...
a écrit le 09/05/2016 à 21:36 :
tout finira en grexit. pour la fin des fins
a écrit le 09/05/2016 à 21:33 :
L'austérité n'est pas un cercle vicieux mais un cercle vertueux. Tout prouve que seuls les pays qui s'imposent une cure d'assainissement au long cours en temps utile (Allemagne, Pays Bas, Royaume-Uni, Irlande et plus récemment Espagne) sont ceux qui s'en sortent le mieux et surtout le plus vite. En la matière, la procrastination grecque a eu un effet bien plus dévastateur que la cure d'austérité qui s'en est suivie.
Réponse de le 09/05/2016 à 23:31 :
Bruno je pense que vous êtes dans le faux. L'austérité ne peut fonctionner sans croissance, de plus l'Irlande et l'Espagne n'en ont pas fini avec l'austérité, la situation est toujours très précaire dans ces deux pays et puis que connaissez-vous de la Grèce?
Réponse de le 10/05/2016 à 11:03 :
Magnifique échange entre partisans de l'austérité et de la croissance Kenésienne.
Cela ingnore juste deux fais:
-Au cours des trentes dernières années la croissance à été dopée par le crédit et le déficit budgétaire. Aucun de ces deux mécanisme ne peux plus fonctionner en grece car la demande de rammener les comptes à un excédents primaire de 3,5% implique de revenir à un niveau économique non soutenu. La meme méthode appliquée partout en Europe (Y compris en Allemagne) Aurait probablement des résultats assez similaire entre -15 et -40% de la base économique.
-Second factueur un excédents de 3,5% par an pour rembourser des créancier étrangers aura également un effet recessif d'autant plus violent qu'il faut y ajouter des taux d'intérets de 8% sur le stock de dette. (Taux réels à environ 7%. Cela représente une sortie de plus de vingt pourcent par an.
Réponse de le 10/05/2016 à 13:04 :
@Remi: sauf que..
1- sauf qu'il existe des exemple seuropéens parfaitement reussi de desendettement avec des excedent primaire tres important sans avoir entrainer pour autant de recession
2- sauf que les taux d'interets sur la dette grecque (detenue quasi exclusivement par les creacniers publics) a des taux d'interet infiniment plus bas que ce que vous mentionnez
3- sauf que votre couplet sur la croissance manque le point essentiel: c'est la croissance de la productivité qui a permis les fort taux de croissance en europe, et c'est son ralentissement tres net en Europe qui explique les maucvaises performances (c'est un ma lqui frappe le monde développé en général)...sauf que nos gouvernants ne l'ont pas integré...et budgetairement et en terme de politique economique.
Réponse de le 10/05/2016 à 13:31 :
L'austérité n'est que la surface emergee du manque de croissance de nos sociétés. Nous sommes desormais dans une économie de renouvellement et non plus de 1er équipement ou l'ensemble des acteurs économiques sont assez bien pourvus en produits manufacturés.
En résumé, il y a une diminution des parts de marché plus rapide que les capacités de production. Pour combattre cet état de fait, les entreprises se battent dorénavant sur le prix engendrant une inéluctable ouverture complète des frontières afin de trouver moins cher ailleurs. Ainsi, naît la mondialisation. Nous assistons donc à une course effrénée, non pas à qui perd gagne mais plutôt à qui perd perd.
Transposer le monde d'hier au monde de demain, est pour moi une absurdité.
Un simple exemple suffit de mieux appréhender ce sujet:
Un article de la tribune sur la fin de la croissance des smartphones met en avant le danger dans lequel se trouve la filière ! !
Mais ce n'est pas grave si vous ne voyez pas les choses comme cela car votre aveuglement ne changera rien à cet état de fait.
Les 30 glorieuses et l'équipement du monde occidental est terminée par la saturation de ces mêmes équipements.
Enfin, je comprends les vieux et leur refus de changement. Mais il faudra bien quand même que vieillesse se passe!!!
Réponse de le 11/05/2016 à 10:32 :
je trouve assez risible de vous voir employer ici le mot vertu!
Comme les mots honneur, morale, éthique, comme le respect de la parole donnée, tout cela ne figure pas dans le dictionnaire des politiques et des financiers, par contre on y trouve: mensonge, arnaque, corruption... égoïsme, etc...
a écrit le 09/05/2016 à 21:30 :
Encore un accord qui ressemble à rien! Pauvre Grèce et pauvres grecs! Méritent-ils vraiment tout ça? Honte au Pasok et à Papandreou d'avoir permis le sauvetage des banques française et allemandes au détriment du peuple grec, honte à l'Eurogroupe d'avoir organisé cette mascarade et honte à Tsipras d'être en fin de compte un complice de tout ça...
Réponse de le 10/05/2016 à 13:06 :
@vassilis: ben voyons, c'est moi qui tenait le stylo pour la signature des prêts :-)
a écrit le 09/05/2016 à 21:30 :
Encore un accord qui ressemble à rien! Pauvre Grèce et pauvres grecs! Méritent-ils vraiment tout ça? Honte au Pasok et à Papandreou d'avoir permis le sauvetage des banques française et allemandes au détriment du peuple grec, honte à l'Eurogroupe d'avoir organisé cette mascarade et honte à Tsipras d'être en fin de compte un complice de tout ça...
Réponse de le 10/05/2016 à 13:11 :
Hmm marrant comme ca oublie le sauvetage du secteur bancaire grec...que les citoyens européens ont renfloues integralement a deux reprises afin de preserver l'epargne des classes moyennes et populaires grecques (les plus riche ayant transfere leurs capitaux tres tot dans la crise).
Marrant comme ca oublie de mentionner que les plans de sauvetage, malgré leur defaut, ont permis a l'etat grec de ne pas faire faillite pendant des années (ce qui aurait rendu impossible le paiement des retraites et pensions, ainsi que l'arret definitif de nombreuses dépenses etatique).

marrant comme ca oublie de preciser que la faillite aurait simplement rendu impossible tout achat d'energie en dehors de Grece...sachant que la Grece est hyper-dépendente des importations en terme d'energie.

Bref sans plans de sauvetages, malgré leurs défauts (et ils existent personne ne le nie), plus d'epargne grecque, plus de financement bancaires ou etatiques aux entreprises grecques, plus de petrole et pénurie d'electricité....avec pour seul recours le retour de l'hyper-inflation hors zone euro.

marrant tous ces oublis...
a écrit le 09/05/2016 à 21:19 :
Encore un accord qui ressemble à rien, pauvre Grèce et pauvres grecs! Méritent-ils vraiment ce qu'il leurs arrive? Honte au Pasok et à Papandreou d'avoir permis le sauvetage des banques françaises et allemandes, honte à l'Eurogroupe d'avoir monté cette mascarade et honte à Tsipras d'être en fin de compte un complice de tout ça ...
a écrit le 09/05/2016 à 20:00 :
Logique, c'est pas la grèce , à la petite économie qui mène la danse ! Qu'on n'inverse pas les rôles, les créanciers ont le pouvoir.
La grèce n'osera jamais sortir de l'euro et de l'europe,donc tout ce cirque va continuer longtemps. Les grecs devraient en tirer les conséquences en quittant l'euro car le prix à payer dans la zone euro est exorbitant à mon sens, même pour un libéral comme moi qui place la responsabilité individuelle au premier plan.

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