Grèce : la BCE durcit encore le ton

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La BCE a durci les conditions d'accès à la liquidité d'urgence des banques grecques.
La BCE a durci les conditions d'accès à la liquidité d'urgence des banques grecques. (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
La BCE refuse de relever le plafond de l'ELA pour les banques grecques et réclame désormais plus de garanties. Un avertissement à Athènes.

La BCE a donc décidé l'offensive. L'institution de Francfort a choisi de répondre au « non » des électeurs grecs dimanche 5 juillet aux propositions des créanciers par la menace. L'accès des banques grecques à l'aide à la liquidité d'urgence (programme ELA) a certes été maintenu à son niveau de mercredi dernier, soit 89 milliards d'euros, mais le Conseil des Gouverneurs a durci le ton. Il a refusé l'augmentation de 3 milliards d'euros demandée par la Banque de Grèce et surtout, dans son communiqué, la BCE indique que « la décote appliquée aux collatéraux a été ajustée. »

Décote plus forte sur les collatéraux

Que signifie cette phrase ? Pour obtenir les crédits de liquidité d'urgence, les banques grecques déposent des titres en garanties. Une décote est appliquée à ces titres en fonction de leur valeur et du risque qu'ils contiennent. Schématiquement, pour obtenir 100 euros de liquidité, une banque devra déposer deux titres d'une valeur de 100 euros si la décote est de 50 % (cet exemple est fictif). Plus la décote est élevée, plus la banque doit donc déposer des titres en garanties. C'est ce qui s'est passé ce lundi 6 juillet au soir. La BCE demande désormais plus de garanties aux banques grecques. Elle rappelle que « la situation financière de la Grèce a un impact sur les banques grecques car elles utilisent beaucoup de collatéraux basées sur l'Etat grec pour avoir accès à la liquidité d'urgence. » Du coup, la BCE a estimé que le « non » réduisait la possibilité d'un accord. Elle a donc revu à la baisse la situation des banques grecques et demandé plus de garanties.

Quel durcissement ?

Quelle est l'ampleur de ce durcissement ? Nul ne le sait, car le niveau des décotes n'a pas été publié. Selon le site « zero hedge », il serait de 45 % sur les titres d'Etat grecs. Le Financial Times, de son côté, estime, sans citer de sources, qu'« on s'attend à ce que les quatre banques grecques disposent d'assez de collatéraux pour pouvoir renouveler leurs prêts. » Si cela est vrai, la BCE montre sa mauvaise humeur, mais la situation sur le terrain reste la même. Les banques grecques vont pouvoir disposer d'un niveau de liquidité suffisant pour agir dans le cadre défini depuis le 29 juin : des banques fermées, un contrôle des capitaux strict, des retraits limités à 60 euros par jour.

Menace

Le durcissement des conditions d'accès à l'ELA serait donc neutre ? Pas tant que cela. En durcissant la décote, le Conseil des Gouverneurs envoie un message à Athènes et aux créanciers. Si un accord n'est pas rapidement trouvé, un nouveau durcissement est possible. Et donc l'épuisement des collatéraux ne saurait tarder. Dans ce cas, la faillite des banques grecques deviendra inévitable, enclenchant un mécanisme très dangereux pouvant aller jusqu'à l'expulsion de fait de la Grèce de la zone euro.

La pression sur Athènes

En réalité, c'est surtout Athènes qui est sous pression. Le gel du plafond de l'ELA le 28 juin a placé le pays dans une situation difficile et l'a mis en marge de la zone euro. Désormais, les relations financières entre la Grèce et le reste de la zone euro sont très réduites, les paiements électroniques vers l'étranger sont impossibles, limitant les importations et empêchant une partie des exportations. Plus cette situation perdure, plus elle est dangereuse pour l'économie hellénique. La décision de ce lundi 6 juillet réduit à néant le désir du premier ministre grec de rouvrir rapidement les banques exprimé par téléphone ce lundi à Mario Draghi. Selon les banquiers grecs, les établissements resteront donc sans doute fermés toute la semaine. La semaine dernière, le cash commençait à manquer en Grèce, la situation ne devrait pas s'améliorer, bien au contraire. Si les collatéraux manquent, il faudra sans doute encore réduire les retraits autorisés aux guichets.

Possibilité d'un futur contrôle du gouvernement grec

Enfin, en durcissant la décote, le Conseil des Gouverneurs de la BCE sous-entend qu'un relèvement du plafond, s'il intervient suite à une promesse d'accord restera nécessairement plus limité qu'auparavant puisqu'il faudra plus de collatéraux pour en profiter. La BCE agit donc d'ores et déjà comme le gardien futur d'un éventuel accord, s'il devait en avoir un. Le « nœud coulant » reste en place, et il ne se desserrera que si la Grèce exécute les réformes promises. Une surveillance sans doute encore plus efficace que celle de l'ancienne troïka, mais dont on peut se demander s'il relève du rôle de la BCE.

Situation paradoxale

On n'est cependant encore loin d'un nouvel accord. L'eurogroupe et le Conseil européen du mardi 7 juillet permettront d'en savoir un peu plus. En attendant, la position de la BCE est assez inconfortable et ambiguë. La BCE ne peut, en théorie, donner des fonds ELA à des banques non solvables. Elle considère donc que les banques grecques restent solvables. Mais plus elle resserre les conditions de l'ELA et plus elle limite leur accès à ce programme, et moins leur solvabilité est garantie. La BCE prend donc le risque de provoquer une faillite qu'elle devra ensuite, selon les traités, prendre comme prétexte pour couper l'ELA. Et donc provoquer l'expulsion de la Grèce de la zone euro...

Numéro d'équilibriste

En réalité, sa position est très politique. Si les banques grecques sont solvables, il faut leur donner les moyens de le rester. Si elles ne le sont pas, il faut couper l'ELA. Mais la BCE ne veut pas être celle qui appuiera sur la gâchette. Elle veut donc éviter de couper l'ELA. Mais elle veut un accord en faisant céder le gouvernement grec, car elle souhaite aussi ménager les créanciers. Elle exerce donc une pression croissante sur Athènes pour que le gouvernement grec signe les conditions des créanciers. Pour cela, elle a placé la Grèce dans une position financière périlleuse qui pourrait lui échapper. Un numéro d'équilibriste dangereux.

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Commentaires
a écrit le 08/07/2015 à 19:38 :
Personnellement, je ne suis pas contre un Grexit. Les pays du Nord reprochent au Sud d'être des mauvais payeurs (ce qui a été également le cas de Berlin et d'Amsterdam entre les années 30 et 60) , mais la Grèce constate également un manque flagrant de solidarité Nordiste lorsqu'il s'agit d'accepter leurs cotas de migrants. Sortir de l'UE c'est donner une bouffée d'air à ce niveau là .... Ca nous libèreras de nos responsabilités et nos contrats avec Frontex et compagnie. C'est l'Europe, et en particulier Sarkozy qui a contribué à ce chaos Africain qu'on appelle "printemps Arabe" ... Que la Grèce sort de l'UE et laisse la vague d'immigrés déferler jusqu'au coeur de l'Europe.
a écrit le 07/07/2015 à 19:35 :
Oh la, la...C'est dur...quand le thon monte...
a écrit le 07/07/2015 à 16:31 :
Que de temps perdu avec ces Grecs, qui pourra chiffrer en fin de compte de ce que cela a coûté vraiment, rien qu'en billet d'avion de tous ces dirigeants, ces meetings sans fin, et tout ça pourquoi, pour aller lécher le "postérieur" essayons malgré tout de rester poli, à cette bande de fraudeur dans l'âme, mendiant dans le sang qui refuse les restrictions au nom de la fierté du peuple grecs, mais fierté bien mise de côté quand il s'agit de vivre sur le compte des autres.
DEHORS les grecs... ni culturellement, ni économiquement, vous n'aviez et n'avez rien à faire en zone Euro.
L'europe n'aurait jamais dû s'étendre au delà de l'europe des 9, là elle était une puissance économique aujourd'hui elle n'est plus qu'un ramasse crève la fin des autres et une sucursalle des oeuvres de feu "Mère Thérésa ou l'abbé Pierre"
Réponse de le 07/07/2015 à 18:09 :
Il n'y a qu'un problème pour les Grecs comme pour nous, c'est une dette énorme, et qu'une origine, le libre échange mondialisé condamné par Maurice Allais notre 1er Prix Nobel, qui avait prévu le désastre actuel.
Cela fait 80 ans qu'on est en société de consommation et nos crétins de dirigeants ne l'ont pas encore compris avec leur politique de l'offre.
C'est une politique de la demande qu'il faut, à condition de réparer ce pneu crevé que dénonçait un autre grand major de polytechnique, Alfred Sauvy, en 1981, un mois avant l'arrivée de François Mitterrand : "un enfant sait cela, faire une politique de la demande c'est comme gonfler un pneu crevé!"
Le moyen rapide est de remplacer toutes les cotisations par la TVA : les consommateurs ne pourraient plus vouloir le beurre et l'argent du beurre !
a écrit le 07/07/2015 à 16:07 :
Je suis pour une UE fédérale, alors imaginez mon opinion concernant l'UE actuelle. Néanmoins, puisqu'elle existe et que (pour le moment, encore) j'y vis, l'UE via la BCE ne peut pas continuer à financer un pays qui:
1. ...y est rentré en truquant ses chiffres,
2. ...lui a emprunté à ce jour 132Md€ et qui n'est pas en mesure de les rembourser (et
rationnellement ne le pourra (très probablement) jamais les rembourser)),
3. ...et en plus alourdir sa dette européenne par de nouveaux emprunts qu"elle ne pourra
pas plus rembourser, car tout simplement, toutes les mesures qu'elle a proposé ne
le lui permettront pas.
Mais à propos, qu'a-t-elle fait la Grèce des 132Md€? Rien du tout, à part de les claquer. Investissement et Développement = Zéro. Elle importe même ses œufs!!!
Et elle veut continuer à vivre au crochet de l'UE!? Quand on pense que son PIB est 2 fois inférieur à celui de l'Allemagne et que leur retraités touchent une retraite 2 fois supérieure aux retraités allemands!... et on ose parler d'austérité!?... pour qui!?
On devrait leur apprendre la fable de "La cigale et la fourmi". J'aurai honte d'être Grecque aujourd'hui, surtout après avoir voté "Non". Je ne dis pas qu'ils ont eu tort de le faire, bien au contraire, mais ils doivent en assumer seuls les conséquences. Ci-dessous, le lien d'un article intéressant, au demeurant!.
http://www.lesechos.fr/journal20150707/lec1_idees_et_debats/021190161726-respecter-les-europeens-1135059.php#xtor=EPR-7-[matinale]-20150707-[Prov_]-1900336%402
a écrit le 07/07/2015 à 15:55 :
"NON " ... on aime pas la zone euro ... mais ça veut dire "OUI" on aime les euros !
a écrit le 07/07/2015 à 15:37 :
Le grecexit concerne les grecs, la France quant à elle doit se prononcer sur un francexit..
a écrit le 07/07/2015 à 15:10 :
Dans une économie mondialisée et de libre circulation des capitaux, cela ferait du bien à beaucoup de monde que papa Poutine conclut un accord avec la Grèce, et que celle-ci quitte l'UE.
a écrit le 07/07/2015 à 15:00 :
V
a écrit le 07/07/2015 à 13:48 :
Un bon conseil. Si vous avez de l'argent sur un Livret A ou LDD, ou que sais-je encore, ruez-vous dessus pour le liquider. Car ils vont très rapidement les saisir pour rembourser la dette illégitime et odieuse aux banquiers qui l'auront au préalable créée...
Réponse de le 07/07/2015 à 17:17 :
Possible, mais il y a un minimun qu'on ne peut prélever -si c'est vrai- et quel est-il, svp ???
a écrit le 07/07/2015 à 13:25 :
La BCE rêve d'un prétexte pour renforcer le QE. Inutile bien entendu pour ce qui est prétendu, mais parfaitement efficace pour continuer à renforcer l'économie de connivence et annexement détruire le capital des peuples européens, et partant limiter leur liberté dont celle d'entreprendre. Il suffit de voir jour après jour la concentration des acteurs dans tous les métiers de rente qui sont soumis aux décisions politiques: santé, assurance, télécom etc. Au final, ce sera encore un peu plus de disponible qui disparaitra des revenus des ménages et des prix qui augmenteront pour alimenter la toute puissance des grands groupes. Les transferts ainsi opérés sont gigantesques et la perte en capital des classes moyennes sans précédent en temps de paix. La mascarade grecque aura consisté à transférer aux peuples les coûts des investissements foireux des banques (dont les nôtres). L'aléa moral ayant disparu pour ces acteurs (les états et les banques) le système ne s'est bien entendu pas arrêté et on a massivement augmenté la dette qu'on s'apprête une fois de plus à transférer massivement aux peuples et leurs enfants. A ceux qui douteraient, un des principaux analystes de Goldman Sachs ne disait pas autre chose récemment concernant l'attitude de la BCE sur la crise grecque et le QE.
a écrit le 07/07/2015 à 13:24 :
Tsipras, l’Europe, l’euro et l’OTAN, le monde tel qu'il est ..

Dans un article intitulé « Sortie de l’euro, une occasion historique » publié dans le Monde diplomatique du mois de juillet 2015, l’économiste, député de Syriza, Costas Lapavitsas, rappelle que Syriza n’a jamais eu pour objectif de quitter la zone euro mais que cette solution ne pourra qu’être envisagée si « l’attitude inflexible des créanciers a conduit le parti et ses électeurs à réviser leur analyse. » Il constate d’ailleurs que l’idée de sortir de la zone euro « gagne en popularité chez les travailleurs, les pauvres et au sein des classes moyennes inférieures. »

Il envisage alors cette sortie en soulignant qu’elle ne pourrait être obtenue que par une volonté d’airain car, selon lui, les strates supérieures de la société grecque s’y opposeraient étant donné que le système de soumission aux forces financières étrangères leur rapporte. La Grèce, comme toutes les républiques bananières, pardonnez le terme mais la France et l’Allemagne en sont aussi, donc pas de complexes, est soumise à une élite qui « n’a pas la moindre vision d’avenir pour le pays » et « se contente de mettre en œuvre la feuille de route des créanciers » intérieurs et extérieurs.

Il se lance alors dans l’exposé d’un scénario d’abandon de l’euro, au « coût élevé mais temporaire », dans lequel le pays reprendrait le contrôle de sa banque centrale et procéderait à émettre sa monnaie nationale, la drachme. A l’issue d’une période d’ajustement douloureuse mais pas éternelle contrairement aux perspectives offertes par l’austérité à tout prix, le pays pourrait reprendre une croissance interdite par les conditions dans laquelle la Grèce est enfermée aujourd’hui par les milieux financiers européo-américains. Ceci permettrait de faire cesser le programme d’austérité qui touche « les salariés, les retraités, les pauvres et les classes moyennes inférieures » et reporterait le poids de la relance sur les « mieux lotis (…) pour transformer le rapport de forces au sein du pays. »
a écrit le 07/07/2015 à 13:02 :
N'étant pas spécialiste, il y a une chose que m'étonne. Il y a 3 semaines il y avait assez de monnaie papier pour que le pays fonctionne. Depuis une semaine les banques étant fermées délivre des billets par l'intermédiaire des distribanques sans encaisser de liquide.
Pourquoi manque t il de monnaie papier?
a écrit le 07/07/2015 à 12:14 :
@Gedeon Parfaitement compris..
a écrit le 07/07/2015 à 12:12 :
Quand la BCE, l'UE, le FMI auront asphyxié la Grèce, et créé une situation révolutionnaire grave, que feront-ils ? Et cela dit sans vouloir exonérer les Grecs de leurs responsabilités. Il faut réaménager la dette grecque pour permettre à ce pays de garder la tête hors de l'eau. Ou alors cela signifie très clairement que les instances citées ci-dessus ne servent à rien, et perdront définitivement toute crédibilité.
a écrit le 07/07/2015 à 12:05 :
La BCE durcit le thon. Donc il va falloir le mariner dans l'huile d'olive, avec des câpres et un peu de vin retsina pour l'adoucir. ;-)
a écrit le 07/07/2015 à 11:11 :
C'était inéluctable, le mécanisme ayant ses limites, tout sophistiqué qu'il soit. Les conséquences peuvent atteindre d'autres pays dans la mesure où se fissure la complicité des gouvernants commanditaires et de leurs commandités financiers et bancaires. La liquidité au lieu de la solvabilité peut aboutir à se méfier de son voisin, comme ces méfiances entre banques en 2008. Y a même un champion de la finance et du trading qui vient de nous expliquer le danger d'une rupture du système qui est mondialisé et qui ravagerait l'épargne dont l'assurance-vie.
La Grèce bien mal en pont est encerclée d'adversaires irréductibles,d'autres démocraties fragiles sont en situation voisine telle cette Tunisie, sujet d'actualités.
a écrit le 07/07/2015 à 11:10 :
La situation évolue vite: ELA ou pas, les banques grecques ne peuvent rouvrir, solvables ou pas, car le bank run est inéluctable après ces quelques jours à aller quémander son argent par dose de 60 euros..l'économie parallèle a pris le dessus, les banques inutiles car désormais non crédibles, les rentrées fiscales cassées pour longtemps: il n'y a plus, malheureusement de solutions durables, pour reprendre l'expression de FH..beaucoup de naïveté..
a écrit le 07/07/2015 à 9:51 :
N'étant pas du FN, je fini par donner raison à Marine lorsqu'elle dit que chaque pays devraient avoir sa monnaie en parallèle et l'€ qui serait la monnaie commune. Au moins, on instaurerait un bonne dose de souveraineté et d'indépendance économique pour chaque pays.
Réponse de le 07/07/2015 à 10:35 :
Et même si... l'arrière pensée est de mettre à jour la compétitivité défaillante de certains pays en dévaluant périodiquement la monnaie parallèle, j'imagine. Mais il faut être clair là-dessus : évidemment les salaires et prestations sociales seraient payées en monnaie locale et donc l'ajustement en question revient ni plus ni moins qu'à baisser les salaires et prestations sociales chaque fois qu'il faut réajuster la compétitivité (puisqu'à chaque opération de ce type les produits importés et les produits locaux mais incluant des éléments importés verraient leur prix augmenter à proportion en monnaie locale). Pourquoi pas, mais il faut le dire clairement et que chacun le comprenne.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:50 :
@ bruno_bd : arf ! désolée mes commentaires ne vous parviennent pas ...
Réponse de le 07/07/2015 à 12:09 :
@V-v: comme a Cuba par exemple? Dans ce genre de cas la, la nouvelle monnaie locale se dévalue tres fortement et les habitants ne peuvent rien racheter avec, un marché noir s'institut ou tout se paye avec la monnaie la plus forte. Le résultat est un effondrement du pouvoir d'achat et une explostion des marchés paralèlles. Pas très réjouissant.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:34 :
Je n ai jamais entendu Marine avoir ce genre de discours. Donc de la a lui donner la paternalite vous faites un raccourci clivant V_v.
Oui, bruno bd- le systeme serait imparfait mais au moins on sait qu il marche...
a écrit le 07/07/2015 à 9:46 :
Une drachme svp le gouvernement grec en parallèle avec l'€, c'est aussi ça que les grecs ont fait comprendre lors du référendum!! Ils ne sont pas attaché QU’A l'€ à n'importe quel prix et surtout pas avec un nouveau mémorandum et des mesures d'austérité drastiques contraire à la volonté du people grec. La Drachme, c’est le symbole de la liberté retrouvé du peuple grec. L’€, et rien que l’€, sera à jamais synonyme d’esclavage.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:56 :
Je ne vois pas très bien ce qui empêcherait la Grèce de vivre avec son "symbole de la liberté " sous réserve bien sûr que 'on puisse acheter un litre de lait avec votre
" symbole de liberté ".Pour ce qui concerne l'Europe , nous n'en avons rien à faire .
Réponse de le 07/07/2015 à 19:12 :
@V_v: tout à fait d'accord qu'il faut laisser les Grecs laver seuls leur linge sale sans que nous nous ingérions dans leurs affaires, mais il faut aussi qu'ils arrêtent de s'ingérer dans les nôtres en demandant encore de l'argent. D'autre part, certainement pas une drachme à parité avec l'euro et pas de parallèle ou de lien quelconque puisque l'euro est le symbole de l'esclavage !!! Ah, excuse-moi d'avoir souligné quelques incohérences de ta part :-)
a écrit le 07/07/2015 à 9:16 :
B
a écrit le 07/07/2015 à 8:49 :
Held-Khawam a écrit le 30/06/2015 à 13:04 :

L’Union européenne est le terrain de suprématie des lobbies des firmes transnationales. Tout y est fait pour leur plaire. D’ailleurs, le président de la Commission actuelle est le chantre de l’optimisation fiscale de ces firmes transnationales. Le chef de la BCE est un des anciens top-managers d’une des banques d’investissements, relais entre les firmes transnationales et les marchés financiers.
L’Union européenne est une pièce de la construction du futur Etat transnational. Elle en est même une pièce centrale. Aucun trou ne peut être toléré dans l’image globale de sa carte. Elle ne pourra d’autant moins tolérer la sortie de la Grèce de son échiquier que les peuples ont compris que leur avenir est mis en danger par une « élite » que certains académiciens appellent classe capitaliste transnationale…
Par conséquent, la Grèce NE PEUT TOUT SIMPLEMENT PAS QUITTER LA ZONE EURO OU L’UE. C’est simplement IMPOSSIBLE. Cela enverrait un message néfaste pour l’empire en construction.
C’est avec cette arrière-pensée qu’il faut évaluer les enjeux de la tragédie grecque. Analyser la Grèce sur la base exclusive des finances est une erreur fondamentale. La crise grecque n’est rien d’autre qu’une guerre lancée contre ce qu’il reste de souveraineté à cet Etat.
L’austérité exigée par les créanciers de la Grèce est de loin plus importante que la dette elle-même. Faire reconnaître la supériorité des exigences des firmes transnationales revient à renier la démocratie et les besoins humains du peuple. Il s’agit ni plus ni moins d’une exigence de « reddition ».
Réponse de le 07/07/2015 à 11:21 :
Excellente analyse, bravo.
a écrit le 07/07/2015 à 8:18 :
La seule question qui m est venue a l Esprit, lors du NON au referendum vote par les Grecs, est : Pourquoi la Grece ne veut, pas sortir du systeme d Austerite de la Zone Euro .. ?
Voici ce qu Alexis Tsipras a demande au peuple Grec : " soit rester dans l Euro et accepter les conditions formulees par la Troika, dans ce cas vous votez Oui, soit vous voulez rester dans l Euro, mais vous n acceptez pas ces conditions, et demandez de poursuivre les negociations pour obtenir, un meilleur accord, et dans ce cas vous votez Non " . c est a dire que dans les 2 sens, la Grece reste dans l UE, et continuera de subir ... Mr Tsipras serait il, corrompu ?
La seule question qui aurait du etre posee aux Grecs, est tout simplment , Souhaitez vous restez dans la Zone Euro ?
L UPR maintient que l Euro explosera et que, Nous Français, devons sortir de l UE et de l EURO ...
Une belle explication d'ASSELINEAU sur le rôle réel de SYRIZA..
https://www.youtube.com/watch?v=KFF4bmkZ_Bo
Réponse de le 07/07/2015 à 8:31 :
Voila deja quasiment 6 mois que l'UPR nous annonce ses prévisions concernant Tsipras, toutes fausses jusqu'a présent, mais pas grave, on continue !
Et si demain Tsipras sort la Grece de l'euro ? Pas grave, l'UPR y verra une autre explication cachée qui contredira meme surement la précédente !
Réponse de le 07/07/2015 à 8:53 :
@Representant UPR

Ne comptez pas sur SYRIZA pour faire sortir la Grèce de la zone euro, vous n'avez pas visiblement compris le scénario déroulé par les européïstes, mais n'est-ce pas délibéré ? !
Réponse de le 07/07/2015 à 10:39 :
Où avez-vous vu de l'austérité en France dont la dépense publique dépasse largement 50% du PIB ? Et d'ailleurs quel lien existe-t-il entre dépense publique, croissance ou PIB, c'est loin d'être évident puisque les pays qui dépensent le moins sont souvent aussi ceux qui ont le meilleur PIB/tête et la meilleure croissance ?
Réponse de le 07/07/2015 à 12:18 :
L'austérité en FRANCE est pour demain, ne vous y trompez pas, les coupes sombres dans la dépense publique, hôpitaux par exemple devraient vous régaler, la Grèce est un exercice pour le système.. Le Francexit est pour après-demain, tout simplement ..
Réponse de le 07/07/2015 à 16:09 :
@bruno_bd------------------------------------ L'austerité peut très bien aller de pair avec l'augmentation des dépsenses publiques, si celles-ci concernent le versement des sommes faramineuses aux patrons (cette catégorie-là nes sera jamais accusée de vivre au dessus de ses moyens)
a écrit le 07/07/2015 à 8:06 :
Graces aux comportements imprudents et irresponsables de la troika et de la Grece. Nous allons arriver au systeme economique que j appelle de mes voeux depuis qq tps.

Un systeme imparfait de double monnaie en circulation, une locale qui reflete la valeur du pays et une supranational qui garantit les echanges grace a une monnaie de reference, serait mieux que le systeme de monnaie unique dite parfaite qui doit fonctionner sur un marche imparfait (zone euro).

Malheureusement, j ai bien peur que les maitres de l euro bazarde l experience pour prouver leur importance au lieu d avoir une position responsable en garantissant le nouveau systeme avec la libre conversion de la monnaie locale en monnaie europeen.

Enfin, je ne crois pas a l idee que la drachme chassera l euro. Au contraire les epargnants, les cercles d affaires utiliseront toujours l euro. Quant aux citoyens grec, ils se sentent attacher a cette monnaie.

Sailor
Réponse de le 07/07/2015 à 9:54 :
+1
Réponse de le 07/07/2015 à 10:44 :
En somme vous prônez le retour à l'ECU des années 80-90. Oserais-je vous rappeler la crise des années 92-94 et son cortège de dévaluations compétitives (Espagne-Portugal-Italie-Royaume-Uni) qui ont coûté à la France un bon million d'emplois et un premier plongeon de ses dépenses et déficits publics dont on n'est sorti-laborieusement et sans même parvenir à rééquilibrer les budgets- qu'à la faveur de la reprise mondiale entre 1997 et 2001 (à laquelle l'introduction de l'€ et les faibles taux d'emprunt qu'il permettait a d'ailleurs largement contribué).
C'est justement pour en finir avec ces bidouillages de gribouille monétaires que l'€ a été conçu.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:32 :
"Un systeme imparfait de double monnaie en circulation, une locale qui reflete la valeur du pays et une supranational qui garantit les echanges grâce a une monnaie de reference, serait mieux que le systeme de monnaie unique dite parfaite qui doit fonctionner sur un marche imparfait (zone euro)."


L'URSS avait ce système. Très efficace.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:29 :
@bruno : Merci de participer au debat. L ecu n avait pas de realite faciale. Vous connaissez peut etre la rime sur le louis? On aimerait toujours l avoir dans la poche. Avec l ecu il y avait pas d attache politique et donc pas de valeur. Pour la crise de 92. Aujourd hui malgre les devaluations competitives les pays du Sud ne profite pas de la croissance mondiale. A choisir entre la peste et le cholera, je choisis celle ou l on survit!
a écrit le 07/07/2015 à 8:04 :
Deux des principaux responsables de Syriza viennent de confirmer que c'était un référendum pour rire, où il n'avait jamais été question de sortir de l'euro : . a)- Gabriel Sakellaridis, porte-parole du gouvernement, vient de déclarer que « les négociations qui vont s'ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d'ici 48 heures ». .
b)- Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire de Syriza, a renchéri : « Je pense que cela montre une orientation au gouvernement, pour avancer rapidement vers la recherche d'un accord et vers la normalisation du système bancaire ». . Cette confiance affichée dans l'imminence d'un accord tend à confirmer l'existence d'un accord secret préalable de Tsipras pour accepter toutes les conditions des créanciers. Je rappelle que le Financial Times a donné la primeur de cet accord à ses lecteurs dès le 1er juillet : http://www.ft.com/…/tsipras-prepared-accept-all-bailout-con… . Etonnant, non ? SYRIZA, un parti pour rire uniquement destiné à détourné l'attention sur ses intentions profondément européïstes..
Réponse de le 07/07/2015 à 10:00 :
Dixit le troll de service de l'UPR. Que Tsipras ait réussi a retrouver la confiance de l'aile gauche de Syriza, obtenu la démission de Samaras, le quasi ralliement de tous les partis grecs a sa cause, et que finalement il voie sa position conforté legitimement et populairement importent peu : ce referendum, c'etait "pour rire" !
Réponse de le 07/07/2015 à 10:46 :
Entre les coûts induits par le référendum et le temps perdu alors qu'il n'y en a plus guère, ça fait cher du référendum pour rire.
Réponse de le 07/07/2015 à 13:34 :
@Représentant UPR Je persiste et signe, l'austérité grec est -et c'est horrible-, installée là pour amuser la galerie, la fiance se joue des hommes et vous ne l'entendez pas, SYRIZA est un pipeau politique financé par Soros au service des américains qui tiennent l'Europe US et ..l'entretiennent dans la division.. Vous pouvez aussi analyser plutôt que réagir à coups de slogans épidermiques non échafaudés. Quand vous comprenez qui finance vous comprenez de facto qui tire les ficelles, SYRIZA est un leurre, je le redis, créé sur commande pour canaliser la colère des grecs.Et son pendant espagnol est PODEMOS..
Réponse de le 07/07/2015 à 16:16 :
@Tisonnier---------Grave négligence! Tout scénario conspirationniste qui se respecte doit impérativement inclure les juifs et le sionisme mondial et, accessoirement, les extraterrestres et une liaison tordue avec le 11 septembre
a écrit le 07/07/2015 à 8:02 :
Cette extrême célérité mise par les dirigeants de Syriza pour saboter leur propre victoire électorale est ô combien révélatrice. Le message est clair : leur but est de satisfaire les oligarques euro-atlantistes et de ne surtout pas remettre en cause l'appartenance de la Grèce à l'euro et à l'UE. . Le leurre Syriza est ainsi en train d'apparaître en pleine lumière, conformément à ce qu'a toujours dit l'UPR (cf. http://www.upr.fr/…/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-const…). . Au cours des derniers jours, certains commentateurs français - naïfs ou complices - avaient qualifié Tsipras de "nouveau de Gaulle". Ils avaient tout bonnement oublié que De Gaulle n'avait pas organisé un référendum en 1940 pour demander aux Français s'ils souhaitaient rester dans la "Nouvelle Europe hitlérienne" aux conditions posées par Hitler ou s'ils préféraient... rester dans la "Nouvelle Europe hitlérienne" en renégociant ces conditions ! . Loin d'être un "nouveau de Gaulle", Tsipras apparaît surtout comme un "nouveau Mélenchon". . Tout comme Mélenchon avait appelé à voter pour François Hollande le 22 avril 2012 dès 20h38, le soir du premier tour de l'élection présidentielle, sans rien demander en échange de ce désistement, Tsipras s'apprête à passer par pertes et profits son résultat électoral afin de ne pas bouleverser la « belle idée européenne ». .
a écrit le 07/07/2015 à 7:37 :
Je ne comprends que la Banque Centrale Europeenne accepte toujours des collateraux puisque la decision du 4 fevrier 2015 de la BCE fut de refuser les collateraux des banques grecques. Pour cela, il fut mise en place la ligne de liquidite d'urgence (ELA). J'ai toujours compris que pour obtenir des liquidites d'urgence, les collateraux n'etaient pas necessaires. A la place, les banques payaient un taux d'interêt.
J'avoue que je suis donc confus desormais.
Réponse de le 07/07/2015 à 10:54 :
la reponse est dans le traite de lisbonne. pour resumer la bce n'a pas le droit de couper les ela d'un pays membre, meme en faillite. donc se qui se passe est en accord avec le gouvernement grec pour limiter les problemes. de meme l'eu n'avait pas le droit de couper le reseau swift dans le sens vers la grece. a cause de cela des millions de retraites grecs et non grecs ayant travailler hors grece n'ont pas recu leurs retraites. cela doit s'appeler la morale allemande.
a écrit le 07/07/2015 à 7:23 :
Il y a beaucoup de dsinformation sur la grece. Pas d impot.. l eglise....
En grece il y a le prélèvement a la source des impots sur les revenus et placements. L église est exonérés de certaines taxe et impots. En échange elle finance des hôpitaux et des dispensaires. Tous les salariés et retraités paient leurs impots sur le revenus. Il y a un cadastre. Beaucoup de grec ne paient pas d impots foncier car il ont de tres faible revenus. Certaines ile du fait de leur problèmes d accessibiltes beneficient de taxes moindres mais le cout des produits est plus chers, comme dans nos dom tom. Les fraudeurs ne se trouvent pas chez les pauvres qui sont 70 % a vivre avec moins de 1000 euros mensuels . Pour les fonctionnaires ont le même regime en france. C est dans le public qu ils partent avant 55 ans, tout comme la maire de paris ou le maire de Bordeaux. Un condamné en grece ne peut plus etre elu. Le budget grec hors dette et servitude de la dette est équilibré. Pas en france, ni dans beaucoup de donneurs de lecons. Le france paie pour l otan dans le monde, la lache allemagne ne paie et fait la morale. C est l allemagne qui a fortement insisté pour les j o en grece. ... la situation de la grece c est l echec d une monnaie riche, le mark-euro, imposé a ded pays moins riched. Et l echec de la politique européenne, tout le pouvoir aux banques et la servitude par la dette. L eu est marxiste, elle a remplacé la dépendance de l etat par la servitudes des dettes bce fmi banques. C est eurss dirigé par des non elus.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:35 :
Ce sont des élus grecs qui ont fait la dette.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:44 :
@emilienp.
Quelques inexactitudes de votre part.
1- le prélevement a la source ne concerne pas tous les impots. il existe une multitude d'impots non preleves a la source, ce qui est normal. Ce sont ces impots non preleves qui pose un probleme de collecte.

2- Sur le cadastre: il n'existe aucun cadastre couvrant l'intégralité ni même la majorité de la Grece. En 2012, a titre indicatif, on estimait que seuls 20% des titres de proprietés etaient enregistrés dans le systeme naisant de cadastre. Les chiffres n'ont guere évolué depuis (malgré l'argent recu pendant des années del a part de l'Europ pour en établir un).C'est pour cette raison la que, faute de pouvoir collecter les impots fonciers normalement, ceux-ci sont désormais adjoint aux factures d'électricité (les locataires éventuels sont alors tenu d'informer qui est leur proprietaire)

3- le budget grec hors dette et servitude de la dette n'est PAS a l'equilibre. il l'a été sur une bonne partie de 2014, mais ne l'est plus depuis janvier. C'est la raison pour laquelle l'Etat grec ne paye plus ses fournisseurs.

4- personne n'a imposé l'Euro a la Grece si ce n'est la Grece elle même, grecs qui malgré tout cela veulent rester dans l'euro a 75%.

5- les dirigents des gouvernements européens sont tous élus. Et certains tout fraichement élu (exemple: la Finlande).
a écrit le 07/07/2015 à 7:11 :
@Epyon 7/7 00:27
Votre contribution est tout à fait appropriée. Mon sentiment est que la BCE essaie de s'adapter en fonction de la situation au jour le jour. Il y a les faits et non pas une volonté d'ajuster un "nœud coulant" comme suggéré par monsieur Romaric Godin.
Ceci étant écrit, je me demande (je ne suis pas le seul) si cette mascarade n'est pas une stratégie organisée par de mr Tsipras pour sortir la Grèce de la ZE et faire, in fine, retomber la responsabilité sur les institutions européennes. Mon sentiment est que le référendum était prévu d'avance; une preuve pourrait être l'organisation matérielle très rapide de cet événement qui est quand même lourd à mettre en place.
Je ne suis pas devin pour savoir si le Grexit est une meilleure solution pour la Grèce.
Cordialement
a écrit le 07/07/2015 à 7:07 :
Qui aura le courage de dire que quelle que soit l'évolution de la Grèce, avec ou sans l'€, dans ou hors de l'UE, leur seule possibilité est l'austérité budgétaire pour 2 ou 3 génrérations ? Par contre austérité budgétaire ne veut pas dire stagnation ou récession économique si une stricte politique de l'offre est appliquée de même qu'une politique résolument pro-business.
Réponse de le 07/07/2015 à 16:27 :
Exerçant une profession libérale, je vais vous dévoiler -gratuitement- le grand secret de la réussite: il faut des clients, beaucoup de clients, solvables et disposant d'un pouvoir d'achat convenable. Or l'austérité étrangle tout cela.
Evidemment, il reste encore les exportations (pour les secteurs qui sont concernés) mais avec un contexte si morose, avec la déflation au niveau européen ante portas...
a écrit le 07/07/2015 à 6:47 :
La BCE continue cependant d'arroser les banques grecques. Hollande et Merkel vont faire le grand saut et les grands sots. Ils se sont laisser berner par Tsirpas et vont continuer à le faire. Ils sont coincés. Ayant clamé par monts et par vaux que jamais la Grèce ne sortirait de la zone euro ou de l'Europe, aynant fait avalé chapeaux et couleuvres aux Français et aux Allemands, les voilà qui commencent à changer d'avis. Ils ne sont plus crédibles dans cette Europe des banques dans laquelle personne ne se reconnaît. 60 ans de perdus. Si les Américains avaient fait la même chose après leur indépendance, ils ne seraient encore d'une mosaïque d'états qui se tirent dans les pattes.
a écrit le 07/07/2015 à 6:19 :
La BCE fait son travail

La responsabilité est a tsipras l'arrogant

Depuis 6 mois il annonce la fin de l'austérité et bien évidement les autres pays (quand même 18 démocratie ) ne veulent plus payer pour qu'il refasse des dettes
Un référendum pour dire non aux économies et tous le monde a compris sauf les extrémistes que Ca voulait dire non à l'Europe

Demain tsipra va venir avec les mêmes propositions à l'euro groupe et on lui dira non
Dans 15 jours la grece sera en défaut avec la BCE et ce sera game over

Depuis début janvier c'est le but de tsipras
Les grecs auront la facture depuis 40 ans ils votent pour les pires politiciens
Réponse de le 07/07/2015 à 7:01 :
Aujourd'hui , sans se fier à un seul son de cloche, avec internet on a les moyens de savoir ce qui se passe réellement . Hors votre post à l'évidence se fait l'echo de la pensée dominante qui veut faire passer le peuple Grec pour une grosse cigale . Le propos est séduisant par sa simplicité mais j'ai bien peur que la situation sot un peu plus complexe que cela ! Aujourd'hui , il devient clair que le peuple Grec souffre depuis de longues années et à cause de politiques locales soutenues et aggravées par l'Europe . Stiglitz , Krugmman, qui ne sont pas -que je sache- de dangereux Troskistes mais plutôt des gens du Sérail le disent . Les politiques d'austérité sont contre-productives ( sauf pour une minorité qui encaisse, il faudrait rajouter!) même DSK se joint à eux au travers de ses dernieres déclarations! Derniere en date, on vient d'apprendre qu'un rapport du FMI préconnisant de restructurer la dette grecque ( traduire la diminuer ! )avait été retardé afin qu'il ne soit pas connu des grecs avant le scrutin ! La restructuration de la dette c'est ce que demande le nouveau gouvernement Grec (et avant quand Syriza était dans l'opposition !) depuis le 25 janvier et on lui oppose un non catégorique ! Vous ne trouvez pas qu'il ya de quoi se poser quelques questions?
Réponse de le 07/07/2015 à 8:52 :
moi je trouve que "l'arrogance" est du côté des dirigeants politiques qui ne tiennent pas leurs promesses :-)
Réponse de le 07/07/2015 à 12:33 :
@jojoduchato:
vous dites: "La restructuration de la dette c'est ce que demande le nouveau gouvernement Grecdepuis le 25 janvier et on lui oppose un non catégorique ! Vous ne trouvez pas qu'il ya de quoi se poser quelques questions?"

----> en fait non. tout est une question de confiance, confiance dont les 2/3 des creanciers et de leurs opinions publiques n'ont pas/plus envers la Grece. La Zone Euro s'etait engagé a rendre la dette greque soutenable si 2 conditions cumulatives etaient réunis: 1- des excedents primaires sont constitutés durablement et 2- le programme d'aide de 2012 était implémenté en plein.

Le point 1 n'est plus rempli depuis janvier et le point 2 ne sera jamais rempli. la moitié des gouvernements de la zone euro n'ont donc pas confiance dnas la grece qui veut la récompense, sans avoir tenu ses engagements conditionnant cette récompense.

C'est la confiance le vrai nerf du problème ici.
a écrit le 07/07/2015 à 3:39 :
Non, l'Europe ne se"separera" pas de la Grece pour une raison evidente de credibilite a l'international d'une pretendue union.
A lire les reflexions de certains francais oublieux de la dette francaise, ils seront probablement "genes" quand les taux remonteront et ou le moment des reelles reformes sera venu, car vous n'y echapperez pas. Une dette reste une dette.
Des pleurs et des larmes pour nombre de syndiques.
Réponse de le 07/07/2015 à 7:07 :
bè non ! Je suis désolé ! "Une dette n'est pas forcément une dette !" La aussi c'est un peu plus compliqué parfois !
Pour en savoir plus, il faut consulter ( par exemple ) le site de la CADTM de Liéges en Belgique ( mais pas qu'un fois si vous voulez mon avis !)

comité d'annulation de la dette du tiers monde : http://cadtm.org/
Réponse de le 07/07/2015 à 8:09 :
tout a fait, une dette reste une dette.
et quand la dette est trop grande, le particulier passe en surendettement et on annule sa dette.
de meme, une entreprise trop endetté fait faillite, la dette est donc annulée de facto. il suffit de creer une autre boite pour pouvoir emprunter.
pour un etat c'est pareil, une dette ca s"efface aussi simplement que ca, et bien evidemment, un etat qui fait faillite peut reemprunter apres.
dans un taux d'interet, il y a aussi le taux de risque de non recouvrement, le taux qui dit "si tu me rembourses pas, et bien j'aurai quand meme recupéré une part grace au taux.".
Par ailleurs, quand on a remboursé 10fois la dette par roulement en ne payant que les interets, cela s'appelle une rente pour les créanciers, ce n'est plus une dette.
la grece a toute legitimité pour annuler sa dette, en meme temps que les autres pays europeens, comme la france, l'allemagne ou espagne etc.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:09 :
Le particulier en surendettement paie sa dette. Elle est certes étalée, son taux éventuellement revu. De même une entreprise trop endettée qui fait faillite est liquidée et le résultat de cette liquidation va à ses créanciers, dans l'ordre ses salariés, l'URSSAF, l'état, les autres créanciers. On ne peut liquider un état qui fait défaut, mais personne n'est prêt de lui prêter un kopeck. Enfin ce que vous dites pour l'intérêt de la dette est factuellement faux car du fait des plans de sauvetage européen de la Grèce car :
-le taux d'intérêt dont bénéficie la Grèce n'est pas celui auquel elle serait exposée si elle empruntait directement sur les marchés qui, du fait du risque de défaut qu'elle présente, serait usuraire, sans doute supérieur à 30%. en fait la Grèce se refinance par les pays de la zone € qui empruntent au taux dont ils bénéficient ce qu'ils reprêtent à la Grèce à un taux légèrement supérieur (mais le bénéfice est rétrocédé à la Grèce !). En plus la Grèce bénéficie d'un différé d'amortissement de ces prêts jusqu'en 2023 (elle ne rembourse rien du capital emprunté d'ici-là. Autrement dit, sur les 40 milliards et quelques qu'elle a emprunté à la France (qui elle-même les a empruntés) la Grèce a donc payé 3 ans d'intérêts soit moins d'un milliard. Il n'y a donc aucune légitimité à ce que la Grèce, qui n'a payé que des sommes infimes sur ses dettes vis-à -vis de ses créanciers qui se sont montrés extrêmement arrangeants jusque là, annule sa dette.
Autrement dit les créanciers
a écrit le 07/07/2015 à 1:54 :
Sii la Grèce est expulsée de la zone euro comme cela semble prendre le chemin sous l'influence de l'irrationalité allemande, pouvons-nous retrancher de nos billets 1/19ème? Manière de montrer que nous désapprouvons l'injure faite aux Grecs et à leur message démocratique.
Pareillement, les maires qui respectent le suffrage universel devrait ôter du fronton des mairies ce drapeau européen qui s'assimile désormais à celui d'une dictature et n'est en fait que le linceul de ceux qui haïssent la démocratie. Le maintenir au fronton de nos maisons communes serait salir la devise républicaine.
En quelques heures, l'Europe (allemande) est devenue détestable.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:13 :
"L'injure faite aux grecs"... Quand on a écouté les discours de l'ex-grand argentier grec Varoufakis qui n'a cessé d'insulter depuis janvier ses égaux de l''Eurogroupe (on reconnaît bien là l'arrogance de certains universitaires qui n'a d'égale que leur incompétence sur le fond), de jouer les matamores, de menacer, de vociférer, la patience des partenaires de la Grèce mérite au contraire une grande admiration.
Réponse de le 07/07/2015 à 16:35 :
Dites donc, pourriez-vous me citer certains de ses phrases insultantes?
@ bruno_bd------Pour moi, la véritable insulte fut de leur parler politique, crise humanitaire, recines de l'Union Européenne et perspectives de cette construction.
Sans aucun doute des gros mots pour ces technocrates néolibéraux qui ne comprennent que les chiffres, au court-terme.
a écrit le 07/07/2015 à 1:51 :
Bravo pour votre travail. Je serais tres interesse par votre opinion sur le futur du control des capitaux et des banques grecques qui semblent deja condamnees, deal ou pas deal, (NPLs explosifs avant l arrive de Syriza, economie a l arret... ) meme avec un haircut sur les gros deposants pour recapitalisation (bail-in) on voit mal comment elles pourraient sortir la tete de l eau. En cas de 3eme.plan, serait il question d un enieme volet pour leur recapitalisation? Vous ecrivez que la BCE pourrait provoquer leur faillite, la realite n est elle pas qu elle a deja outre passe son mandat en maquillant leur solvabilite jusqu a present(hors bce, pas d acces au financement)? enfin, un haircut de la dette grecque ne mettrait il pas ces banques hellenes pour de bon dans la tombe (on voit mal comment l EU pourrait accepter pertes sans les partager avec creanciers prives)merci encore pour toutes vos reflexions sur ce vaste sujet!
Réponse de le 07/07/2015 à 12:25 :
@Laurent: la question serait plutot de savoir s'il reste suffisament de gros déposants dans les banques grecques pour un bail-in? ou si ce bail-in nécessiterait de toucher au plus petits epargnants. Vu les montants qui ont fuit le pays depuis 2 ans.... il ya un enorme doute la dessus.

Mais vous posez bient toute les bonnes questions ...laissées sans réponse par la partie Grecque.
a écrit le 07/07/2015 à 1:46 :
Non au diktat de ces banquiers , ces rentiers , ces bureaucrates nouveaux hommes "ordinaires " qui fusillent les européens au bord des fosses de la précarité. A quand leur parution pour crimes contre l'Humanité ?
Réponse de le 07/07/2015 à 11:20 :
Combien de fois faudra-t-il vous répéter qu'il n'y a pratiquement plus de créanciers privés (banquiers) de la Grèce ni que personne, aucun rentier, ne gagne quoi que ce soit sur la dette grecque ? Les créanciers de la Grèce ce sont principalement les états de l'Eurozone qui s'endettent pour prêter à la Grèce et lui prêtent à prix coûtant puisque le bénéfice éventuel sur le différentiel de taux est REMBOURSE à la Grèce. Autrement dit ce sont les contribuables de ces états, et comme ceux-ci sont souvent eux-mêmes fort endettés, certains à plus de 100% de leur PIB, les créanciers de la Grèce ce sont nos enfants, petits-enfants,.... et pas des affreux rentiers.
a écrit le 07/07/2015 à 1:05 :
Calme toi Romaric. Encore un jour a attendre
a écrit le 07/07/2015 à 1:04 :
Suite :
Le gouvernement grec doit compter avec toutes ces données. On peut remercier Asselineau et l'UPR, pour avoir analysé depuis longtemps les travers de cette Europe, mais on doit rester prudent sur ce qui va advenir dans les semaines qui viennent.

Pour l'instant, l'équipe Tsipras à joué finement :
- les dirigeants européens se sont ridiculisés (Juncker, l ami qui vous veut du bien, Schulz, le faux-frère et Duisselboem, le Macron hollandais)
- Le couple Merkel-Schoeble à démontré son incapacité à choisir (c est le moins qu'on attendrait des vrais dirigeants de la BCE).
- les opinions françaises, italiennes et espagnoles sont en train de basculer
- l opposition grecque à été mise au pas suite à la victoire du référendum (la g...e enfarinee à la réunion d unité nationale, ce matin)
- Ni l'armée, ni l'Église, choyees intelligemment des l élection de Tsipras, n ont bronche
- les réformes contre la corruption et l évasion fiscale continuent, malgré les baisses d effectifs (merci la Troïka)
Presque un sans faute.
Réponse de le 07/07/2015 à 3:29 :
Ça ne donne pas envie de retourner dans un bureau de vote. A quoi bon? Ce n'est pas que le peuple grec qu'on humilie, c'est la démocratie.
Réponse de le 07/07/2015 à 6:41 :
de quoi parles tu? le peuple grec veux l'argent, cela ne veut pas dire que le reste des citoyens européens veuillent lui donner! D'après les sondages, la démocratie européenne voterait contre un nouveau bailout. Donc au contraire, les dirigeants européens respecte la démocratie, ce qui les obligent à dire non à la démocratie grecque.
Réponse de le 07/07/2015 à 8:20 :
et si l'on formulait la question comme cela: "acceptez vous un bailout général des dettes de tous les pays europeens qui ont déja été payés 10 fois par roulement de la dette", je suis certains que les citoyens europeens diraient OUI.

il ne faut pas voir le cas grec à part, mais voir la situation des pays europeens dans son ensemble.
Réponse de le 07/07/2015 à 10:01 :
La dette est impayable en l'état. Même le FMI le dit, c'est dire !!!
Tous ces mois passés, Varoufakis a tendu un miroir terrible aux créanciers et ils ne l'ont pas supporté.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:21 :
@julie: Un bailout general par QUI?
Personne ne financerait des pays européens faisant défaut... ou alors a des taux fort dissuasif. Votre question devrait donc s'accompagner de la mention que ce bailout coutera de l'argent supplémentaires aux contribuables.
a écrit le 07/07/2015 à 1:02 :
Le gouvernement grec devrait mettre en demeure ses collègues européens de respecter le Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de couper les liquidités. En cas de refus, le gouvernement grec pourrait déclarer l’état d’urgence, confisquerait la Banque centrale de Grèce et éditerait lui-même des euros (il dispose de plaques pour imprimer des billets de 20 euros). Simultanément, il se retournerait contre le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi pour ne pas avoir fourni à la Grèce les moyens de sa stabilité. Etrange que cet élément juridique soit tu.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:28 :
Faux, la liquidité aurait déjà pu être coupée il y a une semaine, la Grèce n'étant plus sous plan d'assistance depuis le 30/6. Le maintien de l'ELA est déjà une faveur. Quant à la création monétaire y compris papier, elle n'est du ressort que de la BCE. Toute émission qui ne recevrait pas son aval pourrait être considérée comme du faux-monnayage. Il faudrait donc que les billets ainsi imprimés et identifiés par leur n° de série soient déclarés comme non-valides par la BCE. Le plus simple serait d'ailleurs de remplacer en urgence les billets de 20€ dans tout le reste de l'eurozone pour isoler les faux billets grecs. Et il faudrait sans doute aussi une opération de police européenne (autrement dit une opération militaire de l'eurozone ) pour faire cesser ce scandale.
a écrit le 07/07/2015 à 0:45 :
L affaire grecque en cours aura au moins permis à beaucoup de gens d ouvrir les yeux sur la nature réelle de l Union Européenne :
- La BCE est tout sauf indépendante, comme le proclament ses statuts; d ailleurs, elle se trouve bizarrement à Francfort.
L Euro, n est qu'un Euro-Mark ou Deutsche Mark élargi à un système de pays à la vassalite plus ou moins lâche.
- Les dirigeants de l' UE, ne sont pas élus, n ont de compte à rendre à personne (Juncker ne va pas démissionner à l issue de sa gestion catastrophique), ils sont royalement payés avec notre argent et bénéficient de nombreux avantages, souvent indécents et de jolies retraites après 15 années de service, toujours payée par nous.
L Union Européenne n est pas ou plus un projet pacifique : on en a la preuve tous les jours et notablement dans les crédits alloués au gouvernement nationaliste ukrainien (au sein duquel on a des vrais chemises brunes pour le coup).
Les États-Unis interfèrent sans cesse dans l' UE, par leurs agents d influence disposés à tous les niveau de la structure. Ils désirent le maintient de la zone Euro, car leur but est d unifier les systèmes monétaires Dollar (ALENA) et Euro, suit au grand marché transatlantique (vous avez aime le feuilleton grec, vous allez adorer le mexicain...)
La formation d une armée européenne est juste une utopie vendue à ceux qui veulent bien y croire, mais dont le but est de faire passer l arsenal nucléaire français entre les mains de l OTAN (et donc des États-Unis). Les Britanniques ont, eux, conclus un pacte diabolique dans les années 50 : en échange de l'arme nucléaire, "offerte" par les américains, ils ont renoncé à tout jamais (depuis Suez 1956) à défier leur nouveau "parrain".
Le gouvernement doit comp
Réponse de le 07/07/2015 à 4:36 :
Les dirigeants de l'UE sont de fait les dirigeants des pays qui la composent. Ils sont donc démocratiquement élus. Junker et sa Commission n'ont que le pouvoir que les principaux pays veulent bien lui donner. Certes, ils font croire quand cela va mal que c'est de la faute à l'"Europe", pour faire passer la pilule au niveau national. Cela a si bien marché qu'ils ont réussi à la rendre impopulaire.
Vous semblez préférer Poutine à Obama. C'est votre droit, mais je vous suggère de faire de longs séjours en Russie, puis aux Etats Unis, pour y confronter votre liberté de pensée et vos "colères" géopolitiques à la réalité. Ceux nés dans l'ex-Union soviétique ont une vision légèrement plus nuancée que la vôtre, tout comme la majorité des vénézuéliens, des brésiliens ou des cubains, à l'heure actuelle. L'Union Européenne est encore une belle utopie pacifiste, mais vous avez raison sur un point, elle doit retrouver la voie du projet politique car nous constatons qu'une communauté monétaire et économique, non homogène, sous l'influence de l'Etat le plus fort, en l'occurence l'Allemagne, ne suffit plus pour avancer. Si seulement l'Allemagne était sortie de l'Euro, il y a 4 ans, le reste de l'Europe n'en serait pas là.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:14 :
La BCE est indépendante: son choix est dictée par les regles qui régissent son fonctionnement. La décision de la BCE est tout sauf une surprise. De Même que mécaniquement un défaut du 20 juillet entraine automatiquement lma fin de l'ELA.
Marrant ces gens qui voient des complots dans la simple implémentation de règles agrées il y a de très nombreuses années.
a écrit le 07/07/2015 à 0:33 :
A une duplicité du premier ministre grec répond une duplicité du président de la BCE. Alexis Tsipras savait très bien que les promesses faites lors des législatives étaient irréalistes et qu'il lui faudrait s'incliner lors des négociations (Il avait même affirmé à l'époque qu'il n'aurait pas besoin de prêts supplémentaires ! ). A vrai dire il voulait et veut un Grexit. Le référendum lui permettra de l'obtenir en affirmant que c'est le peuple grec qui l'a décidé à cause des méchants européens qui ne veulent pas faire de dons !!! Ceux-ci en feront mais parleront d'aide humanitaires (hôpitaux, soupe populaire, fournitures d'extrême urgence etc ...).
La responsabilité de certains économistes (prix nobel !) sera à examiner de près !
Réponse de le 07/07/2015 à 11:30 :
C'est surtout la compétence des nobelisés qui est très discutable.
Réponse de le 07/07/2015 à 16:42 :
Surtout de ceux qui prévenaient avant 2008 que le système financier mondial allait s'écrouler, tandis ques les experts "non nobelisés" du terrain nous affirmaient le contraire.
a écrit le 07/07/2015 à 0:27 :
" Elle considère donc que les banques grecques restent solvables. Mais plus elle resserre les conditions de l'ELA et plus elle limite leur accès à ce programme, et moins leur solvabilité est garantie. La BCE prend donc le risque de provoquer une faillite qu'elle devra ensuite, selon les traités, prendre comme prétexte pour couper l'ELA. Et donc provoquer l'expulsion de la Grèce de la zone euro..."
La BCE est indépendante et limite autant que possible son rôle politique (je ne parle pas de "politique monétaire").
Pourquoi parler systématiquement de menaces, de pressions, d'actions politiques ?
La BCE suit le contexte politique et économique. Ses prêts d'urgences (ELA), consentis en échange de "collatéraux" (apportés par les banques, en partie des titres adossés à l'Etat grec), ne peut se faire que pour des banques solvables.
Dès lors quand les négociations échouent, que le plan d'aide se termine (30 juin dernier par exemple), que la Grèce ne rembourse pas ses prêts au FMI, etc... est-il illogique qu'elle durcisse ses conditions puisque les banques sont "moins solvables" ? Bien sûr ce durcissement même pousse vers l'insolvabilité, mais ce n'est pas comme si la BCE agissait de manière brutale.
Au contraire le ELA a été augmenté régulièrement ces derniers mois tant que la Grèce négociait, tant que le 2nd programme d'aide était en cours (fini le 30 juin). Quand le gouvernement grec annonce vouloir faire un référendum après la fin du programme d'aide, la BCE peut techniquement arrêter l'ELA (au 30 juin donc) mais ne peut le faire sans signal politique. Elle opte donc pour le statu quo, car couper l'ELA reviendrait pour les banques grecques à faire faillite, et augmenter l'ELA ne serait pas cohérent avec le risque d'insolvabilité des banques grecques suite au référendum.
La décision d'augmenter la décôte sur les collatéraux apportés par les banques commerciales est également pour suivre le risque supplémentaire d'insolvabilité. A priori les collatéraux ne couvrent pas totalement le montant de l'ELA, si la situation politique entraîne une hausse du risque d'insolvabilité des banques grecques, la BCE prend des mesures pour limiter son exposition. Les banques grecques ont encore des collatéraux, donc la BCE ne fait que s'assurer un peu plus dans un contexte un peu plus difficile entre la Grèce et le reste de l'Eurozone.
Réponse de le 07/07/2015 à 1:29 :
blablabla que de baratin pour justifier des décisions qui sont en réalité très politiques et qui visent à faire tomber un gvt pour montrer qu'en EU il n'y a pas d'alternative au néolibéralisme qui est inscrit dans le marbte des Traités. Parce qu'au delà de la quesrtion des dettes, tle programme de Tsipras, social et redistributif va totalement à l'encontre des dogmes de la BCE (pré-éminence des machés financiers). Tout cela est politique, il n' y pas d'économie neutre, surtout pas à ce niveau là;
Réponse de le 07/07/2015 à 11:51 :
Quand un gouvernement, quelle que soit sa couleur, a été élu sur le mensonge et l'enfumage sur des engagements intenables, il est légitime qu'il tombe dès que la réalité le rattrape. Le référendum lui fournit un sursis très temporaire et c'est pour ça qu'il s'y est engagé.
Réponse de le 07/07/2015 à 16:48 :
Heureusement, il y a des pas sérieux comme la France où les candidats tiennent immanquablement leurs promesses.
Par exemple, les capitalistes francais sont en train de gémir et de crier grêce sous les coups féroces qui leur sont portés sans pitié par Hollande

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