Grèce : la stratégie du "toujours plus" de l'Eurogroupe

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Pas d'accord à l'Eurogroupe ce lundi, malgré des concessions grecques. (Photo: Jean-Claude Juncker accueille Alexis Tsipras à Bruxelles le 22 juin 2015)
Pas d'accord à l'Eurogroupe ce lundi, malgré des concessions grecques. (Photo: Jean-Claude Juncker accueille Alexis Tsipras à Bruxelles le 22 juin 2015) (Crédits : Reuters)
Malgré de nouvelles concessions faites par le gouvernement grec, aucun accord n'est sorti de l'Eurogroupe de ce lundi 22 juin. La cible des ministres des Finances de la zone euro reste la levée des "lignes rouges."

Les négociations entre la Grèce et ses créanciers ressemblent de plus en plus au paradoxe de la flèche de Zénon d'Elée: plus on se rapproche du but et plus on s'en éloigne. L'Eurogroupe « de la dernière chance » de ce lundi 22 juin devait déboucher sur un accord, il a débouché sur un nouveau report des « discussions » à jeudi 25 juin. Pourtant, encore une fois - et pour la troisième fois en dix jours -, la partie grecque avait fait un gest en faveur des créanciers.

Nouvelles concessions grecques

La dernière proposition grecque ne touche pas aux retraites complémentaires pour les plus pauvres, mais prévoit leur remplacement par un "revenu minimum garanti" en 2020. Aujourd'hui, ce complément concerne 230.000 personnes de plus de 65 ans qui touchent entre 50 et 250 euros supplémentaires par mois. La proposition prévoit de couvrir le maintien des pensions par des hausses de cotisations de 3,9 %, la hausse des contributions santé des retraités de 4 % à 5 %, une contribution des retraites complémentaires à 5 %et la suppression des départs anticipés à la retraites. Les salariés seront donc mis à contribution. Par ailleurs, le gouvernement grec a reculé sur le relèvement de 10 points de la TVA sur l'alimentation. Il a également été décidé de relever l'impôt sur le revenu dès 30.000 euros de revenus annuels et de créer une taxe sur les entreprises de plus de 500.000 euros de chiffres d'affaires de 12 %.

Le gouvernement grec a donc sauvé ses "lignes rouges", même s'il y a des concessions sur les retraites anticipées qui jusqu'ici devaient être "désincitées" et la TVA.

Un accord dans la semaine, mais sur quelles bases ?

Mais, encore une fois, ces concessions ne sont pas suffisantes aux yeux de l'Eurogroupe. Certes, son président, Jeroen Dijsselbloem, a estimé que la dernière proposition grecque était "un pas en avant". On parle pour la première fois d'une proposition "complète" et l'on vise un accord "dans la semaine".

Pour justifier l'incapacité de l'Eurogroupe à trouver un accord dès ce lundi, on explique que les propositions grecques sont arrivées trop tard. L'argument est assez étrange, car la presse mondiale disposait, dès dimanche soir, de ces propositions. Sans doute plus proche de la vérité, le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, a indiqué que la proposition grecque était un « pas dans la bonne direction », mais il affirmait qu'il y avait « beaucoup de travail avec les institutions. »

Bref, il faut encore changer quelque chose. Donc, il faut encore plus de concessions grecques. Du reste, Wolfgang Schäuble avait tué tout suspense avant la réunion en affirmant qu'il ne voyait "pas de différences entre les propositions de ce lundi et celles de jeudi dernier"...

La stratégie du « toujours plus » de l'Eurogroupe

On voit donc se dessiner la stratégie de l'Eurogroupe : exiger toujours plus de concessions, pilonner sans cesse les lignes rouges du gouvernement grec pour les abattre. Le but de cette instance n'est pas de trouver un « compromis », c'est de supprimer ces lignes rouges, autrement dit la hausse de la TVA sur l'électricité et l'énergie, et de pratiquer des coupes dans les pensions. Peu importe que la Grèce propose des équivalences, l'Eurogroupe veut profiter du peu de temps qu'il reste jusqu'à la date butoir du 30 juin - date à partir de laquelle le défaut vis-à-vis du FMI deviendra effectif - pour faire céder le plus possible Athènes.

Chaque concession est donc prise comme un aveu de faiblesse d'Athènes et conduit donc à enfonce davantage le clou. C'est la preuve que le but des créanciers n'est pas d'obtenir de simples garanties sur le remboursement de leurs créances, mais d'ouvrir avec l'accord un nouveau front, politique celui-là : mettre en difficulté, par ses concessions, Alexis Tsipras dans son propre camp.

Contrairement à ce que martèle la presse occidentale, ce dernier n'est pas « otage » de son aile gauche, qui a accepté les concessions jusqu'aux lignes rouges, il est bien plutôt otage des créanciers qui le poussent à abandonner ces lignes rouges.

L'intérêt de placer l'Eurogroupe avant le Conseil

Cette stratégie a été rendue possible par un jeu sur le calendrier. Après l'échec de l'Eurogroupe de jeudi dernier, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait convoqué un sommet ce lundi 22 juin. Athènes espérait que ce sommet permettrait de décider d'un accord entre chefs d'Etats et de gouvernements sur des concessions communes. Ces derniers auraient ensuite pu imposer leurs décisions à leurs ministres des Finances. Mais le diable se cache dans les détails. Le calendrier a été inversé. On a continué à donner la priorité à l'Eurogroupe qui a été placé avant le conseil.

Or, l'Eurogroupe est dominé par Wolfgang Schäuble et le très discipliné Jeroen Dijsselbloem qui tente d'arracher actuellement le renouvellement de son mandat. En son sein, aucun accord politique n'est possible puisqu'il ne s'agit que d'un examen en théorie technique des propositions. Or, si l'Eurogroupe a échoué, le conseil qui suit ne peut être qu'inutile, et ne peut que conclure à une attente des négociations au sein de l'Eurogroupe... Du reste, ce report de l'accord est aussi un échec pour les autres pays de la zone euro, en particulier la France. Depuis 24 heures, François Hollande appelait en effet à un accord "maintenant". Encore une fois, il n'a pas été écouté.

Nouveau bluff d'Angela Merkel ?

Reste à savoir si ce nouveau délai est un nouveau coup de bluff de l'Allemagne. Angela Merkel pourrait bien avoir laissé carte blanche à Wolfgang Schäuble afin d'arracher de nouvelles concessions aux Grecs pour disposer d'un accord « mieux vendable » auprès de son camp au Bundestag. Les signes positifs envoyés ce lundi signifient également que la Chancelière n'est pas prête à prendre le risque d'un défaut sur le FMI le 30 juin. Un accord sur la base de la proposition grecque pourrait donc être trouvé cette semaine. Désormais, il sera bien difficile de servir aux opinions publiques occidentales la litanie de "l'intransigeance grecque". Mais le but principal de la manoeuvre allemande pourrait bien être d'enterrer toute proposition sur la restructuration de la dette. Ce serait alors le respect de lignes rouges écornées contre le maintien du joug de l'endettement.

Marges de manœuvre réduites pour Alexis Tsipras

Au reste, la marge de manœuvre d'Alexis Tsipras est désormais réduite. On le voit mal rogner encore sur ses lignes rouges. Ses propositions à l'Eurogroupe sont déjà extrêmement éloignées du programme de Syriza. Certaines d'entre elles ressemblent à s'y méprendre à de l'austérité : la hausse de l'impôt sur le revenu dès 30.000 euros de revenus annuels va frapper la classe moyenne, la hausse de la TVA sur l'alimentation et la restauration sera sans doute aussi fortement ressentie par les ménages. Certes, il peut compter sur l'effet de l'intégration de la Grèce au programme de la BCE d'assouplissement quantitatif en cas d'accord, et sur un redémarrage « de rattrapage » de l'économie après cinq mois de blocage. Mais, s'il ne parvient pas à se présenter devant le parlement en pouvant prétendre avoir sauvegardé ses « lignes rouges », il aura du mal à prétendre avoir rompu avec l'austérité. Il avait prévenu ce week-end qu'il s'agissait de la "dernière offre" grecque.

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Commentaires
a écrit le 25/06/2015 à 11:29 :
On fait encore confiance à ce beau parleur le 1er ministre grec !!!!... ça suffit.. Éjectons la Grèce de l'euro et que l'on finisse de payer pour les grecs. Il faut demander aux grecs d'aller bosser et payer leurs impôts comme les autres et vivre de leur travail....
a écrit le 24/06/2015 à 15:37 :
Étrange article de La Tribune ... Son auteur - basé à Athènes - devrait pourtant savoir le faible degré de crédibilité des engagements de tout gouvernement grec vu l'état des comptes du pays et de son administration (financière, fiscale, sociale, ...) . Depuis des mois, le FMI et la Commission s'efforcent de démêler un écheveau inextricable que le nouveau gouvernement n'a pas contribué à clarifier. Il n'est guère étonnant que l'Eurogroupe hésite à soumettre au Conseil européen un "plan" grec de redressement qui, même sur le papier, ne convaincrait aucun créancier privé. D'autre part, le refus idéologique de ce gouvernement de se plier aux règles internationales établies (UE/FMI) et d'honorer les engagements pris ne participe pas à établir le nécessaire climat de confiance susceptible de calmer le jeu. JGG
a écrit le 24/06/2015 à 12:25 :
Heu, c'est tout le contraire: la stratégie du toujours moins, c'est à dire d'arriver enfin à une situation où la Grèce assume, seule, son train de vie.. Pour le reste, les grecs choisissent leurs représentants comme ils le souhaitent...
a écrit le 24/06/2015 à 11:25 :
Mr Godin vous perdez de plus en plus en lucidité.

Votre parti pris vous aveugle.
a écrit le 24/06/2015 à 10:28 :
prétendre comme le fait M Godin que plus M Tsipras fait de "concessions " plus on lui en demande est une vision biaisée. Pour reprendre sa métaphore de la flèche et si pour arriver à un objectif de 100 ( alors que nous avons déjà passé par pertes et profits plus de 100 milliards d'euros ) le chef du gouvernement grec avance chaque semaine de 10% il n'y aura pas le compte même après plusieurs semaines de négociations.
Par ailleurs prétendre que 30000 euros de revenus correspond à la classe moyenne est pour le moins hasardeux ( quand on sait que les salaires sont 2 à 3 fois moins élevés qu'en France ça reviendrait à dire que les revenus de la classe moyenne française se situent entre 60000 et 90000 euros ....à vous de juger...
a écrit le 23/06/2015 à 19:38 :
Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre
Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre, promu par l’oligarchie pour maintenir la domination euro-atlantiste sur la Grèce.
Alexis TSIRPAS, Martin SCHULZ - EP President

Comme prévu, annoncé, promu et organisé par l’oligarchie, le parti « Syriza » est arrivé en tête des élections législatives qui se sont tenues en Grèce le 25 janvier 2015. L’affaire a été rondement menée puisque, moins de 20 heures après la fin du scrutin, le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a déjà prêté serment comme nouveau Premier ministre grec.

Cette victoire ne peut surprendre que ceux qui n’avaient pas remarqué l’écrasante promotion médiatique – en Grèce et à l’étranger – que tous les grands médias euro-atlantistes ont généreusement accordée, depuis des mois, à cette gauche prétendument « radicale » et « anti-austérité ».

La nomination de M. Tsipras à la tête du gouvernement d’Athènes a de quoi faire pleurer de rire les organisateurs de cette manipulation, qui sont encore parvenus, par le matraquage médiatique, à faire prendre aux électeurs grecs des vessies pour des lanternes.

L’UPR rappelle en effet que le dirigeant de Syriza ne propose absolument pas aux Grecs, ni de sortir de l’UE ni de sortir de l’euro, et ne propose donc aucune issue crédible à la mise en coupe réglée de la Grèce qui découle des contraintes des traités européens et des exigences de la BCE.

M. Tsipras a bien au contraire donné tous les gages nécessaires à l’oligarchie euro-atlantiste pour l’assurer du caractère totalement inoffensif de ses slogans :

il a par exemple assuré, dans un entretien avec la télévision américaine CNBC du 8 mai 2012 : « Nous ne voulons pas de l’austérité, mais nous voulons de l’Euro et de l’Union Européenne » ; http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/article-le-responsable-de-syriza-alexis-tsipras-rassure-investisseurs-et-marches-financiers-a-la-television-105579552.html

il a enfoncé le clou en déclarant au journal allemand Die Zeit, en octobre 2012, que « la fin de l’euro, ce serait la fin de l’idée européenne : nous devons les défendre, peu importe le prix » http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/article-alexis-tsipras-rassure-le-journal-allemand-bourgeois-die-zeit-la-fin-de-l-euro-ce-serait-la-fin-113370252.html

il s’est rendu aux États-Unis en janvier 2013 pour y être reçu avec tous les honneurs, le 22 janvier, par la Brookings Institution, dont les principaux financiers sont les Fondations Ford, Mac Arthur et Bill Gates, Bank of America, ExxonMobil, ainsi que les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon, du Qatar. Devant le public ainsi réuni à Washington, le chef de Syriza a conclu sa présentation en lançant « J’espère vous avoir convaincu que je ne suis pas aussi dangereux que certains le pensent ». http://www.wsws.org/en/articles/2013/01/26/tsip-j26.html. Selon certaines sources, ce voyage aurait été entièrement pris en charge par le milliardaire George Soros (http://hellasfrappe.blogspot.fr/2013/02/busted-soros-funded-tsipras-trip-to-us.html )

il a profité de ce séjour outre-Atlantique pour aller subir les interrogatoires du FMI et du Département d’État américain, auxquels il a montré patte blanche.

il a « muselé les anti-euro de Syriza (environ 30 % du parti) et a imposé une ligne officielle pro-euro » : http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/25/alexis-tsipras-le-meteore_4563108_3214.html

etc.

L’UPR constate donc, sans surprise mais avec tristesse, que les Grecs viennent d’être victimes des habituelles manipulations médiatiques que les forces euro-atlantistes imposent à chaque élection, afin de déjouer toute remise en cause réelle de leur dictature.

Dans chaque pays d’Europe, des politiciens combinards et retors sont présentés aux électeurs, par les médias les plus importants tous à l’unisson, comme étant des opposants « radicaux » aux politiques imposées par l’Union européenne, alors qu’il ne s’agit que de banals leurres « alter-européistes », champions du double-discours, chargés de neutraliser la colère des peuples en leur faisant miroiter de fausses solutions.
Réponse de le 23/06/2015 à 20:55 :
Intéressant point de vue. Je me suis posé un peu ce genre de questions ces derniers temps.
Si effectivement Tsipras représentais le courant qu'il prétendait, alors il aurait l'arme absolu pour calmer ses interlocuteurs : menacer de faire capoter le TTIP. Et pour montrer qu'il est sérieux, il pourrait faire capoter l'accord bilatéral entre l'Europe et le Canada. Cela permettrait aussi de montrer qu'après avoir fait cela, si les oligarques sortent la Grèce non seulement de la zone euro mais de l'UE, ce serait en raison de la menace que la Grèce ferait peser sur le TTIP.
Si il ne fait pas ce genre de déclaration publique et qu'in fine la Grèce sort de l'UE, ce sea en raison de la peur des électeurs grecs pour le TTIP.
Finalement si Tsipras est de gauche radicale, il paraitrait naturel qu'à la fin il fasse obstacle au TTIP. Si il ne fait rien, c'est qu'il s'agira encore d'une marionnette de plus dans les mains des oligarques.
Réponse de le 23/06/2015 à 20:57 :
Ah oui, j'oubliais de rappeler que voter pour des partis d'exteme-droite ne sert à rien car eux aussi servent les logarques et en prime ce sont fachos-racistes. C'est au niveau européen qu'il faut rétablir le pouvoir de la démocratie.
Réponse de le 24/06/2015 à 8:26 :
extrèmement interressant , merci .
et , sous cet éclairage , pas mal de choses s'expliquent enfin .
a écrit le 23/06/2015 à 17:46 :
Mais, où est donc passé le grand stratège (dixit M. Godin) qui allait rouler les créanciers de son pays, comme des harengs dans la farine? Qui tenait littéralement la Zone par les c....? Le soufflé, bardé de lignes rouges, que Tsipras voulait servir aux créanciers, du genre, à prendre ou à laisser à tout l'air, avec les heures qui passent, de se désouffler à vue d'oeil. Comme quoi, toujours risqué de vendre la peau de l'ours.......!
Réponse de le 23/06/2015 à 23:52 :
Et ouais. On attend le mea culpa de Godin. Apres tout Varouf et Tsipras étaient dans leur rôle quand ils jouaient leur carte a fond en simulant le clash. Mais Godin est censé analyser les rapports de force de l'extérieur (je n'ose pas employer objectivement). Et on peut dire qu'il s'est quand même bien planté.
Réponse de le 24/06/2015 à 8:29 :
regardez bien la signature de l'article : " Romaric Godin à Athenes "
celà permet mieux de comprendre son ...changement de cap .
a écrit le 23/06/2015 à 14:33 :
La renégociation inclue-t-elle le taux d'emprunt que subit la Grèce ? Aux environs de 10% en février dernier, un tel taux est presque étrange dans l'économie actuelle. Applique à un état la pratique du bonus-malus sur le taux en fonction de solvabilité n'a guère de sens. Il serait curieux de voir quel serait le montant de la dette si appliquaient un taux de 1,5% était appliqué sur les dernières années, comme il est pratiqué vis à vis de l'Italie. Le résultat devrait être surprenant et désagréable pour les créanciers. Mesdames Messieurs les journalistes, merci d'enquêter ...
a écrit le 23/06/2015 à 14:28 :
Nous observons avec inquiétude que l’Europe commet les mêmes erreurs que l'Amérique latine. Le cas de la Grèce. C’est-à-dire toutes les conditions qui lui sont imposées comme le paquet de mesures du Fonds monétaire international, nous sommes experts en la matière, nous les latino-américains… Cela n’a jamais visé à surmonter la crise, mais à liquider la dette. C’est-à-dire que d’un côté, le FMI donne de l’argent, mais il impose une série de conditions (réduction des salaires, suppression des subventions, dégraissement du service public, aucun investissement, etc) pour dégager des revenus qui ne restent pas dans le pays et servent à rembourser la dette privée et au final, les pays s’endettent auprès des institutions internationales et le remboursement de la dette privée a été garanti. Les gens n’ont rien obtenu, il n’y a pas eu de sortie rapide de la crise. Donc nous voyons que la même chose se répète en Europe, la suprématie absolue du capital sur les êtres humains, en fonction d’une science présumée qui n’est en réalité que pure idéologie, purs intérêts”


Publié le 26 janvier 2015 http://www.upr.fr/…/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-const…

Publié le 22/06/2015 Hollande : « Les bases d'un accord aujourd'hui réunies » avec la Grèce http://www.lefigaro.fr/…/20002-20150622LIVWWW00012-Tsipras-…
Réponse de le 23/06/2015 à 16:39 :
@Rafael
Que se passe t-il si le FMI ne passe pas l'argent ?
A noter que le FMI donne de l'argent aux Etats et non pas aux intérêts privés.
Cordialement
Réponse de le 23/06/2015 à 16:39 :
@Rafael
Que se passe t-il si le FMI ne passe pas l'argent ?
A noter que le FMI donne de l'argent aux Etats et non pas aux intérêts privés.
Cordialement
a écrit le 23/06/2015 à 14:05 :
Cinema.... les acteurs de cette mauvaise farce cherche à cacher le fait que 270 mds€ ont été transfere du privé vers le public...il en est de meme pour les autres pays...cela se finira dans le sang...guerres emeutes famines..??? theorie du complot??? Tellement pratique de la refuter sans arguments....
a écrit le 23/06/2015 à 13:21 :
c'est odieus mais complètement odieux les demandes des créanciers envers la Grèce. Prolétaires de tous les 19 pays d'eurozone réveillez vous et rejoignez nous pourdire NON aux créanciers. Non mais qui fait la loi ici? Ce n'est pas vrai. Au secours le pope d'Athènes avec nous. Hou hou ^_^
a écrit le 23/06/2015 à 12:04 :
Effacer aujour d hui la dette grecque veut dire effacer demain la dette des autres pays dont le déficit ne cesse d augmenter et qui ne pourront pas rembourser.
Ca sera la fin de l Euro !
L Euro a été bati sur un fondement clair, sur le stricte respect des règles du jeu par tous les joueurs puisqu il n existe pas d´union politique.
Le bilan après 13 années de monnaire commune est déprimant pour ne pas dire un fiasco complet.
Le seul moyen de le sauver c est de monter la carte rouge à Tsirpras et consortium.
Quand dans un match de foot, un joueur refuse d´appliquer les règes, il est mis sur la touche. Il n y a pas d autre moyen à appliquer avec la Grèce si nous voulons sauver l Euro . L Euro est bien plus qu une monnaie : c est le symbole vivant de l intégration Europeènne ! On ne joue pas avec ca , pas apres les 2 guerres du siècle dernier !!!
a écrit le 23/06/2015 à 11:23 :
Romaric Godin, vous écrivez :
"le maintien du joug de l'endettement".
C'est effectivement ce qui est en jeu au fond : le maintien du silence de cimetière sur l'origine primaire de la dette (des États, des collectivités locales, des entreprises, des ménages), à savoir l'émission ex-nihilo de crédit par les banques commerciales, sans transmission d'épargne, sans production, et à coût nul.
Va-t-il falloir que ce soit nous, les citoyens victimes de ce système d'asservissement, qui fassions tout le travail de communication ?
Allez-vous supporter d'être ridiculisé in fine le jour où tout le monde comprendra que vous n'avez rien dit pendant si longtemps ?
J'espère vivement que non.
Quand donc allez-vous parler de cela ?
Réponse de le 23/06/2015 à 18:05 :
Merci pour ce commentaire! Je lisais le commentaire juste au dessus de vous et j'étais complètement dépité, puis je lis le vôtre et ça me redonne espoir. Finalement je pense que la réponse est clairement oui. C'est à nous de faire tout le travail de communication.
a écrit le 23/06/2015 à 10:34 :
Tous ces gestes personnels affectueux renouvelés de la part de Juncker à l'égard de Tsipras me troublent. Une main sur la joue, une tape amicale dans le dos par ci, une accolade par là (tout cela devant les photographes)...
Qu'est ce que ça veut dire? Les puissances financières représentées par M. Junker jouent sur l'affectif pour convertir Tsipras au côté obscur de la rigueur?
Que se passera-t-il si l'affectif ne marche pas? Des menaces physiques? Good cop (Europe) Bad cop (FMI)?
Quel théâtre, et quelle infamie pour le peuple grec.
Quand je pense que ce sera bientôt notre tour...
Réponse de le 23/06/2015 à 11:26 :
Très bonne remarque !
En tant que metteur en scène et spécialiste de la communication non-verbale, je peux vous dire que ces gestes sont des gestes de pouvoir et de domination soigneusement cachés sous un vernis d'affection.
La violence est à peine masquée.
Réponse de le 23/06/2015 à 17:24 :
Si Tsipras se prête au jeu alors que Juncker a refusé de le prendre au téléphone il y a seulement quelques jours, c'est que lui aussi est un joueur et ne mène pas une politique qui peut réclamer du respect.
Réponse de le 23/06/2015 à 23:47 :
"Tous ces gestes personnels affectueux renouvelés de la part de Juncker"

Juncker avait fait exactement le même geste avec Orban. Petite manipulation grotesque pour prendre l'ascendant. J'espère que le prochain a qui il fait ça lui collera un pain. Ca le calmera une bonne fois pour toutes.
a écrit le 23/06/2015 à 10:15 :
Les grecs s'opposent à la hausse de la TVA car déjà qu'il y a beaucoup de coulage avec les taux actuels, ils craignent que plus personne ne la paye s'ils augmentaient encore.
a écrit le 23/06/2015 à 8:32 :
L'Eurogroupe c'est la dictature de la finance qui opprime les peuples européens
Réponse de le 23/06/2015 à 17:15 :
@ Gabuzo: L'Eurogroupe rappelle à juste titre à certain pays qu'ils ne peuvent pas dépenser plus qu'ils ne gagnent.
a écrit le 23/06/2015 à 7:51 :
la stratyegie du tjs plus de temps de tsipras qui va finir par demander une referendum semble prendre
s'il reussit son fric frac, quand podemos va arriver au pouvoir en automne, ca va etre l'explosion en vol!
a écrit le 23/06/2015 à 2:04 :
Je pense que l'auteur Mr Godin se trompe encore...

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, il ne s'agit pas de la stratégie du "toujours plus", mais bien de la stratégie "du noeud coulant", ni plus ni moins, dont on ne cessera de répéter qu'elle est le fil conducteur de créanciers.
a écrit le 23/06/2015 à 1:47 :
Censuré pour avoir osé fait remarqué que l'Eurogroupe avait déclaré avoir reçu deux versions des propositions grecques et a regretté que la deuxième ne lui soit parvenue que cet après midi car c'est celle-ci qui contenait des nouvelles propositions.
Il me semble que cela met à mal la théorie manichéenne de Mr Godin. Ah si, autre chose, j'avais demandé une alternance avec un autre journaliste, histoire d'avoir un avis plus équilibré sur la crise, car à longueurs d'articles, on ne parle que des torts des créanciers, et jamais de ce qu'ils ont fait de bien aussi pour la Grèce, ou des torts des grecs. Mr Godin n'a pas forcément tort, mais il n'a pas toujours raison non plus, et certains articles devraient se trouver dans la rubrique "Opinion", tel celui-ci.
Réponse de le 23/06/2015 à 8:16 :
SI l'affaire n'est plus qu'un duel Merkel et consort contre Tsipras et Syriza et que, sous-entendu, Tsipras ne peut franchir ses lignes rouges, pourquoi ne peut on admettre que Merkel et associés ont, eux aussi, leurs lignes rouges et leurs électorats bailleur de fonds à satisfaire? Pourquoi la vision européenne devrait se résumer au choix grec. Les Grecs doivent assumer leur choix.
Réponse de le 23/06/2015 à 15:08 :
@Pedro "on ne parle que des torts des créanciers, et jamais de ce qu'ils ont fait de bien aussi pour la Grèce" Vous rigolez là ? Les créanciers auraient fait quelque chose de bien à la Grèce ?! Les épurer de leur mauvaise nature, peut-être ? Parce que, sous leur délire des "réformes", c'est de ça qu'il s'agit..
a écrit le 23/06/2015 à 1:39 :
L'article n'est pas objectif. Tsipras et son gouvernement on mène une négociation dure maniant provocation et remise en questions des instructions et surtout irréaliste. Pourquoi irréaliste, d'une part car sa promesse de sortir de l'austerite n'est pas possible. la Grèce n'a toujours pas d'excédent primaire malgré les souffrances du peuple grec, l'économie et à l'arrêt et aucun signe de reprise en vue. D'autre part parceque la recherche de solutions autres que l'Europe, n'est pas crédible (Poutine et la Russie, les autres BRICS eux même en proie à de réelles difficultés). Tsipras négocie comme un boxeur accule dans les cordes et les manifestations du peuple pour le maintien de la Grèce dans l'Euro, à quelque peu presse le gouvernement Grec dans finir avec ses gesticulations.
Le bon sens populaire l'emporte face aux politiques. De toute façons il savent qu'i.s sont cuits, et quitte à passer à la casserole les Grecs préfèrent une solution qui offrira un avenir à leurs enfants. Car n'oublions pas que L'Europe c'est à dire les contribuables payeront pour la construction d'un tissu économique autre que le tourisme en Grèce
Tsipras a défendu ses convictions, il a eu le mérite d'être sincère et de dire que l'Europe est avant tout un projet politique. Il faut maintenant qu'il accepte les faits et que son esprit combatif et son courage servent à conduire la Grèce vers un développement plus juste et durable. N'oublions pas que l'ennemi n'est pas l 'Europe mais les mauvaises pratiques dans ce pays
a écrit le 23/06/2015 à 0:51 :
what else?

Ah oui, en bande son pour apprécier les nombreux commentaires des articles de RG (partisan certes, mais très bien documenté) https://www.youtube.com/watch?v=JSUIQgEVDM4

Je crois me souvenir de la phrase attribuée à l'ex patron de Citygroup: « tant que la musique joue, vous devez vous lever et danser »
a écrit le 22/06/2015 à 23:36 :
Le seul objectif de l'UE qui ne se mettra pas d'accord pour une refonte de l'euro, c'est une sortie de la Grèce dans les plus mauvaises conditions pour elle, légitimant au passage un accroissement du QE; ou à défaut faire sauter le gouvernement en place pour continuer sur la voie initiale. Mais en aucun cas, les instances politiques et surtout bureaucratiques de l'UE ne peuvent se permettre de perdre la face: ce serait la fin de cette construction et du pan atlantisme qui doit venir la chapeauter.
a écrit le 22/06/2015 à 23:35 :
Les premiers résultats des audits sur les dettes Grecques et le mémorandum de 2010 ont commencé à être dévoilés . Je pense que l'on va avoir pas mal de révélations sur les agissements peu clairs , voir frauduleux , de nos eurocrates donneurs de leçons !. Et puis surtout, l'essentiel va être de déterminer les dettes à payer et celles illégitimes ! Si c'est comme en FRANCE , c'est presque 60% de dette illégitime! Pour l'instant , nous FRançais ,payons les interêts sur 100% ! Soit en moyenne 50 milliards par an qui vont rémunerer les détenteutrs de notre dette ! (qui sont-ils d'ailleurs ? Ça c'est un secret jalousement gardé ! mais une chose est sûre ! ils encaissent !) Il faudrait sans doute que les Français réagissent ? Mais ils ont peur de payer pour les Grecs alors qu'il payent pour leur propre dette et de façon indue ! Comprenne qui pourra ?

l'audit de la dette française (2014): http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf
Réponse de le 23/06/2015 à 6:35 :
C'est toujours très drôle de lire les gauchos, et les concepts bancals qu'ils s'inventent histoire d'essayer de justifier leurs délires.

La dette illégitime... Très très bon celui là.

"J'ai pas envie de payer ma dette, alors je dis qu'elle est méchante, et je la paye pas, et tout va bien. Ok ? Deal ?"
Réponse de le 23/06/2015 à 9:42 :
@o stefanos
La dette,sous-entendue publique, est totalement illégitime dés lors que le financement de cette dette est assuré par les banques privées, au seul motif que les Etats paient un INTERÊT. D'autant que la mise à disposition des fonds ne coûte rien aux banques, juste une ligne d'écriture, parce que de fait elles ont la capacité de la création monétaire. La dette n'existe que par les INTERÊTS. Le montant des INTÊRETS payés par la France depuis 40 ans représente approximativement....Le montant total de la dette française. Merci Pompidou.
Réponse de le 23/06/2015 à 9:50 :
cher Ostefano ! Moi ce qui se passe en Gréce et dans le reste de l'Europe ne me fait pas rire du tout!

1) je ne vois pas de quel droit vous me traitez de "gaucho" terme assez méprisant- me semble t-il- dans votre bouche ! Ce n'est pas parce que les gens pensent différemment de vous et apportent des référence pour étayer leur dire ! que vous devez vous sentir obligé de les insulter !

2) Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut point entendre ! Derrière ce que je dis, il y a du factuel ne vous en déplaise ! Les audits des dettes de la gréce ne sont pas les premiers. Avant la France, il y a eu par exemple l'Equateur où les autorités ont joué très finement en tablant sur le comportement moutonnier des marchés et on réussit à faire diminuer considérablement le montant de leurs dettes.

Notez bien que le plus critique ne sont pas tous dans le camp des "Gauchos" comme vous dites avec mépris!

Je vous donnne quelque liens "non gauchiste" de façon à ce que vous puissiez vous désintoxiquer de la pensée unique (mais peut-être que je me trompe?)

1) okeanews.fr ( site d'information indépendant sur l'actualité grecque)

2) STIGLITZ Joseph ( lui ! il est assez difficile de le traiter de "Mélenchonnien", à priori , vu que c'est un ancien président de la banque mondiale ,un ancien conseiller personnel de Bill CLINTON, un "prix nobel" d'Economie etc. Je vous recommande son livre la "grande désillusion" http://www.livredepoche.com/la-grande-desillusion-joseph-stiglitz-9782253155386. Mais il y en bien d'autres comme par exemple "le triomphe de la cupidité" .

3) CADTM à Liège : http://cadtm.org/ mais peut être que ceux-là, vous les trouverez "gauchistes" vu que leurs économistes aident les pays endettés à faire la différence entre les vraies dettes dont il faut effectivement s’acquitter de celles qui ont été accumulées suite à des actions pas trés honnêtes !

Racine disait " il n'est pont de secrets que le temps ne révèle"

bonne lecture cher "O Stefanos" ! Et je vous prie d'arrêter d'ostraciser les gens, le débat ne pourra que mieux s'en porter !

GEORGES et sans rancune
Réponse de le 24/06/2015 à 23:03 :
Ne vous fatiguez pas VALBEL89 ! OStefano semble en court circuit! Cela dit il serait nettement mieux qu'il soit pour les circuits courts !
a écrit le 22/06/2015 à 23:30 :
De toute facon les decisions sont prises au benefice des financiers et de leurs copains politiques ...au detriment du peuple grec et europeen...
a écrit le 22/06/2015 à 23:20 :
Retour de Romaric, il nous manquait...
Encore une fois la faute retombe sur les méchants créanciers: rendez vous compte, ils n'on prête "que 320 milliards" et ils imaginent que les Grecs pourraient penser a les rembourser...

Saluons les quelques têtes solides a la tete de l'Eurogroupe qui ont le courage de resister a la palabre et aux discours politiciens des gauchistes grecs. L'Europe a encore quelques defenses contre les abus gauchistes, soutenons les!
a écrit le 22/06/2015 à 23:06 :
Moi, j'ai ces chiffres pour la cotisation de solidarité (qui avait déjà été instauré par le précédent gouvernement de Samaras):
12.000 - 20.000€ -> 0,7% au lieu de 1% du gouvernement Samaras
20.001 - 30.000€ -> 1,4% au lieu de 2%
30.001 - 50.000€ -> 2% inchangé
50.001 - 100.000€ -> 4% au lieu de 3%
100.001 - 500.000€ 6% au lieu de 4%
au dessus de 500.000€ nouvelle cotisation de solidarité de 8% (n'existait pas sur le gouvernement Samaras)
a écrit le 22/06/2015 à 23:00 :
Un élement important dans cette soirée, la France joue une petite musique différente (la lettre de l'autre gauche + manif de samedi entendus par un Hollande en campagne ?)... Tsipras a t il réussit a politiser le dossier ?
a écrit le 22/06/2015 à 22:48 :
L Euro groupe ne craint rien les gvts sont à sa botte ou du moins non contrariants , le bipartisme est en place et en France les opposants au capitalisme préfèrent donner leurs voix aux tenants du libéralisme au nom du républicanisme allez comprendre !!!
a écrit le 22/06/2015 à 21:50 :
Je ne sais même pas pourquoi que je viens encore dans ce forum…
Réponse de le 22/06/2015 à 23:28 :
et simplement pour avoir tenu des positions non conformes à la doxa dominante... Vous devriez en tirer les conclusions qui s'imposent quant à notre démocratie.
Réponse de le 22/06/2015 à 23:53 :
De toutes manières, même à supposer qu'il y ait accord et versement de 7 milliards, d'ici fin octobre 2015, il n'en restera plus un kopek. L'UE aura fait "couler" le "noeud coulant", déplaçant le problème de 4 à 6 mois maximum. Et alors : rebelote ?
a écrit le 22/06/2015 à 21:38 :
Pour mémo ce n'est pas le gouvernement actuel qui a endetté la Grèce, mais sa couleur politique déplaisant à nos responsables (ou irresponsables) européens, il faut qu'il parte.
Tout gouvernement démocratiquement élu, qui n'aura pas l'aval de Merkel et compagnie sera irrémédiablement chassé.
Réponse de le 22/06/2015 à 22:06 :
Tout a fait. C est exactement cela. C est aussi pour cela qu aucune instance europeene ne poursuit Goldman Sachs qui a fait des faux et usages de faux avec le gouvernement grec de l epoque juste avant leur entree dans l euro.

Implacable devant les faibles (grecs0 et a plat ventre devant les forts (leurs maitres made in USA), c est cela l elite tecchnocratique europeenne. Mais ce n est pas une raison pour voter pour des fachos racistes d extreme droite. C est seulement au niveau europeen que l on s en sortira. L Espagne montre l exemple actuellement.
Réponse de le 22/06/2015 à 23:21 :
Tout gouvernement légitimement élu ....a 36% sur 68% de votants peut mener des negociations mais ne peut imposer sa vision au reste de l'europe non moins démocratique. Mais c'est vrai que par ici les extremes droite et gauche melangees commencent a parler d'une europe fasciste!
Stupéfiant.
Comme le manichéisme sans faille de romaric. Vous avez oublié de nous relater comment l'Europe mange les enfants grecs...
Réponse de le 22/06/2015 à 23:49 :
Sauf que... une dette ne lié pas un gouvernement... elle lié un état, représenté par un gouvernement élu! Quelque soit le gouvernement et les changements de gouvernement, l'état reste engagé !! Tsipras se gargarise d'être le représentant élu du peuple grec... c'était le cas de ses prédécesseurs!!
Réponse de le 23/06/2015 à 1:50 :
Attention vous devenez manichéens, les gentils faibles contre les méchants forts !
Ce raisonnement est simpliste et faux. Merkel tout comme Tsipras sont démocratiquement élus. Ce qui veut dire que l'Europe est avant tout une construction politique et que les politiques ont plus de pouvoirs que nous l'imaginons.
Merkel n'est pas responsable de la situation de la Grèce tout comme Tstpras. Mais regardez les faits, seule ou dans l'Europe la Geece continue de perdre de l'argent et n'a pas de tissu économique. L'ennemi ca n'est pas l'Europe mais le manque d'Etat et de justice en Grèce. Tsipras doit utiliser son courage à mettre de l'ordre. Oui les Grecs sont à plat et pour longtemps que ce soit dans l'Europe ou en dehors de l'Europe.
Réponse de le 23/06/2015 à 21:04 :
Excuses-moi mais je n'ai pas inventé l'absence de poursuites contre Goldman Sachs. Cela démontre donc un choix volontaire (et donc une faiblesse) des gouvernements européens de ne rien faire face au secteur de la finance international. Ils pourraient les poursuivre car il est illégal de fabriquer et d'utiliser des faux. De même les hommes politiques grecs impliqués devraient être poursuivis. C'est tellement plus facile de laisser faire dans un premier temps puis de réclamer la baisse des retraites pour les plus pauvres comme ils le réclament ou alors de promouvoir à tout pris la retraite par capitalisation. Là aussi ce sont des faits. Ce n'est pas ma faute si ils paraissent manichéens. Ce sont les actions de ces gens qui le sont.
a écrit le 22/06/2015 à 21:20 :
La Grèce étant totalement dépendante de ses créanciers et prêteurs (ce sont bien les seuls à accepter de lui prêter quoi que ce soit, où est le flot de milliards russes, chinois ou vénézueliens ?) c'est la prétention à ériger des lignes rouges qui est totalement hors de propos. Et Tsipras le savait très bien. C'est donc en toute conscience qu'il a menti à ses électeurs. Un pays qui se place dans une situation d'endettement trop important abdique sa souveraineté.
Réponse de le 22/06/2015 à 22:37 :
car m. tsipras, par le passé, avec une moustache blanche, une calvitie et des cheveux blancs sur les bords ! en fait c'est lui depuis 40 ans qui fout le bordel ! non mais quel toupet il a aujourd'hui ma p'tite dame !
Réponse de le 23/06/2015 à 0:30 :
@bruno_df
Votre commentaire est plein de bon sens. Malheureusement certains autres lecteurs de La Tribune sont aveuglés par l'idéologie de Romaric Godin qui fait de la politique plutôt que de l'économie.
Réponse de le 23/06/2015 à 10:38 :
Tout démocratiquement élu qu'il soit, Tsipras ne peut pas faire du passé de la Grèce table rase (après tout les gouvernements qui, malgré les copieuses aides européennes ont depuis plus de 30 ans laissé filer les déficits et gonfler la dette, et ceux qui ont pris l'initiative de maquiller les comptes publics pour adhérer à l'€ donc avoir accès à de l'endettement à très faible taux d'intérêt ) étaient tout aussi légitimement élus, souvent d'ailleurs avec des scores bien plus confortables que Tsipras (de mémoire par exemple en 2009 le Pasok de Papandreou a obtenu 44% des voix). Il n'est pas responsable de la dette, mais il l'est totalement de la nouvelle dégradation de la situation grecque depuis son élection, due pour l'essentiel à ses promesses intenables, les vociférations et atermoiements de son gouvernement et de sa majorité.
a écrit le 22/06/2015 à 21:17 :
Merci pour ces articles biens documentés
En fait plus j'y pense, plus je pense qu'il n'y a aucune stratégie démoniaque de la part de l'Euro groupe, simplement le choix entre deux scenarios :
- Un scenario où la Grèce fait des réformes pour dégager de l'excédent brut, et dans ce cas tout support de l'Eurogroupe peut se faire sans entraîner celui-ci dans une spirale infernale. Cela passe par le dépassement des "lignes rouges" fixées par la Grèce
- Un scenario où la Grèce ne peut pas / ou n'a pas la capacité à réformer suffisamment pour réduire le déficit de l'Etat. Dans ce dernier cas, comme vous l'avez expliqué, le Grexit reste supportable pour le reste de l'Europe à l'heure actuelle : un engagement plus profond de l'Europe ne pouvant se terminer à terme que par des pertes encore plus importantes pour l'Europe et la même issue fatale.

Aucun des deux n'est satisfaisant pour la Grèce, mais les deux ont l'avantage de sauver l'Euro, pour l'instant, car il va devoir s'accomoder de quelques défaut grecs sur ses comptes
a écrit le 22/06/2015 à 21:09 :
le plus scandaleux dans ce dossier, c'est la recherche d'accord souvent présenté 'coute que coute".. évidemment, un nouveau versement (probablement perdu) ne peut se faire que si un minimum de bonne volonté existe; à mon avis, elle n'y est pas, et un versement nouveau ne résoudra pas la question qui va se représenter dans les 3 mois. Il faut mlaheureusement laisser le patient, moribond, qui ne souhaite pas avaler la potion, amère il est vrai, et qui ne résoudra rien: en bref, laissez-le mourir en paix, et selon ses convictions, que j'espère suffisamment fortes pour qu'il vive ce qui lui reste de vie, adulte, selon les dirigeants qu'il a librement choisis..!
a écrit le 22/06/2015 à 21:07 :
Il faudra bien se rendre à la réalité, l'Europe doit effacer en grande partie la dette de la Grèce et la partager entre les différents pays de la zone euro et arrêter de harceler en le plongeant dans la misère, le peuple grec.
Qui a admis dans la zone Euro un pays qui qui ne présentait pas des comptes transparents? Les responsables européens d'alors. Il sont aussi responsables que les Grecs. C'est du même ordre que trader de la Société Générale, cette dernière n'était pas au courant des risques faramineux que prenait un de ses employés. Mais même si elle ne l'avait pas vu, cela ne change en rien pour la responsabilité juridique de la Société Générale.
Réponse de le 23/06/2015 à 2:22 :
L'Europe a déjà acte sur ce sujet. la dette de la Grèce est effacée car rachetée par la BCE. Cette derniere apparaît dans le bilan de la BCE. pour l'effacee, Des taux de remboursement proche de zéro et une durée de remboursement quasi illimitée. J'écris quasi illimitée car la durée de remboursement peut être discutée. Quand je pense que l'on dit que l'Europe n'est pas arrangeante pour les peuples.
Réponse de le 23/06/2015 à 6:08 :
Ce que vous ne comprenez pas, probablement que c'est au delà de vos capacités, c'est que la seule façon de remettre la grèce dans les clous c'est de la forcer à se structurer. Ca passe par un rééquilibrage de leur niveau de vie, c'est dommage pour eux mais c'est comme ça.

Leur seule autre option, c'est le retour au tiers monde.
a écrit le 22/06/2015 à 21:03 :
Bien que m.Godin fasse office de défenseur des grecs a tout prix il les connait mal. Ces derniers sont retors en négociation n'hésitant pas à mentir t se dédire. L'Europe a ue raison de 'être intransigeante et il n'est pas normal que les peuples qui ont réellement souffert payent pour eux. Si Siriza est un mouvement de gauche q'uils mettent en place une fiscalité appropriée. le problème des mouvements démagogues c'est que la réalité du pouvoir rend leur discours obsolète. M.Godin ferait meiux d'y réfléchir
Réponse de le 23/06/2015 à 15:11 :
Amoncellement de clichés et racisme ordinaire. Qu'il est beau ce monde...
a écrit le 22/06/2015 à 20:59 :
Le comportement de l'Eurogroupe est exemplaire,...exemplaire de prétention et de déni de la démocratie. Certes les Grecs ont dépensé à crédit tout comme les acheteurs d'immobilier aux USA en 2007. mais qui étaient les préteurs ? les mêmes qui maintenant exigent du sang et des larmes ?

Que cela serve au moins de leçon aux autres pays, y compris à la France.
Il faudrait inventer un contre pouvoir au niveau européen, car avant on pouvait au pire nationaliser les banques ou les groupes qui menaçaient la collectivité, mais maintenant comment faire face à cette troïka quasi anti-démocratique ?
a écrit le 22/06/2015 à 20:47 :
Je croyais que le paradoxe de la fleche de Zenon etait de parcourir a chaque fois la moitie de la distance, ainsi reduisant la distance jusqu'au point d'arrivee, mais sans jamais l'atteindre, meme si, infiniment si pres de ce dernier apres des milliers de fois. Mais c'est vrai seulement si tu peux diviser l'espace dans lequel cela se deroule.
L'espace grec et l'espace europeen n'etant pas les memes, donc ne coexistent pas, donc Grexit. CQFD.
a écrit le 22/06/2015 à 20:43 :
Il y a aura probablement un accord une fois de plus bancale, basé sur des recettes fiscales hypothétiques (impôts sur les "riches" et TVA) et non pas sur des réductions pures et dures de coûts qu'on peut mesurer, Ce deal sera supporté financièrement seulement par l'Allemagne et la France. On est reparti pour le prochain tour en 2016 ou 2017 car les chiffres des échéances à payer montrent clairement que la Grèce ne peut pas s'en sortir. On va effacer, une fois de plus, une très grande partie de la dette Grecque.
Le Grexit sera donc probablement évité et monsieur Tsipras aura réussi un bon coup spot mais je doute que dans les moyen et long termes, cela soit profitable pour la Grèce car la confiance sera définitivement perdue sur les marchés financiers (ce qui est déjà le cas depuis longtemps) et pour les investissement possibles des entreprises étrangères.
Quant à ceux qui proclament que les Grecs subissent l'Europe, je les invite à se pencher de façon objective sur les sommes conséquentes qui ont été injectées (et qui sont encore versées actuellement aux banques en faillite) dans ce petit pays depuis de nombreuses années. J'ai la firme conviction que la Grèce profite de l'Europe.
Cordialement
Réponse de le 22/06/2015 à 22:29 :
et bien tant mieux pour vous
Réponse de le 23/06/2015 à 10:02 :
vous oubliez que l'europe et les grecspayent en ce moment les errances de nos banquiers allemands et franaçais qui se sont engagés sans prudence aucune en grèce....... pendant des années.......et pour les sauver de la catastrophe.....on fait payer les grecs d'abord....... et l'europe, france et allemangne ensuite.....même si, au demeurant, les grèce était gérée comme une république bananière....
a écrit le 22/06/2015 à 20:21 :
merci, merci, merci pour vos articles.

et ne tenez surtout pas compte des commentaires imbibés de la doctrine ordo-libérale...ce n'est pas leur cerveaux qui les conçoit mais...
Réponse de le 23/06/2015 à 5:16 :
Oh oui oh oui, continuez à raconter n'importe quoi tant que ça va dans mon sens ! Peu importe que ça n'ait ni queue ni tête, l'important c'est que ce soit contre la "doctrine ordo-libérale" !
a écrit le 22/06/2015 à 20:01 :
Comme le disait Laurent de Sutter dans une tribune récente publiée dans Libération : « Il est temps d’ouvrir les yeux : les autorités qui se trouvent à la tête de l’Europe incarnent un fascisme nouveau. Ce fascisme, ce n’est plus celui, manifeste et assumé, qui a fait du XXe siècle l’un des grands siècles de la laideur politique ; il s’agit plutôt d’un fascisme mou et retors, dissimulant ses intentions mauvaises derrière un langage qui se voudrait de raison. Mais la raison que manifestent tous ceux qui, aujourd’hui, se trouvent forcés de discuter avec le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, est en réalité une raison délirante. »
Réponse de le 22/06/2015 à 22:01 :
Tout a fait.
En fait juste un retour au systeme economique du 19 eme siecle a la difference pres et tres importante que les etats ne servent plus qu a faire la police pour proteger l oligarchie et que tout cela se fait sous le vernis d'une ere de la communication branchee pour couvrir tout cela. Bref on va tout droit dans Farenheit 451, peut etre avec le meme fin ( bombardements nucleaires).
a écrit le 22/06/2015 à 19:55 :
Un peu de sérieux Romaric. En recevant le document le dimanche soir, il ne faut pas espérer que tout le monde l'aura lu lundi matin à l'aube. Cette prise de position systématique pour les Grecs devient irritante. C'est à se demander si Godin ne touche pas de l'argent pour son appui à la Cerise ???
Réponse de le 23/06/2015 à 19:59 :
Ne faites pas de votre cas une généralité !
a écrit le 22/06/2015 à 19:22 :
Juncker : Mais que tu es mignoooon !
Tsipras : hihihi…chuis marié…
a écrit le 22/06/2015 à 19:17 :
R. Godin, fidèle à lui-même, invente une augmentation de 10 point de la TVA sur l'alimentation et en fait un point central de son nouveau billet d'opinion... Peut-être une légère confusion avec le taux de TVA dans la restauration?
Réponse de le 22/06/2015 à 20:29 :
R. Godin, fidèle à lui-même, a des informations correctes.
Le taux de TVA augmenterait sur tous les produits alimentaires emballés, seuls les produits frais resteraient au taux intermédiaire (11% aujourd'hui, 13% prévus dans les mesures proposées). Quant au taux dans la restauration, ce n'est pas encore très clair s'il passerait ou non au taux supérieur de 23%, les chiffres exacts proposés ne sont pas encore connus.
a écrit le 22/06/2015 à 19:13 :
RG parle constamment des "lignes rouges" de la Grèce, ou plutôt de son parti, mais les créanciers ont aussi les leurs qui sont bien évidemment de dégager suffisamment de ressources pour rembourser au moins les intérêts de la dette et ces lignes rouges conviennent aux contribuables européens qui sont aussi des électeurs ayant démocratiquement élus leurs représentants chargés de défendre d'abord leurs intérêts.
Réponse de le 22/06/2015 à 23:10 :
Pour ma part, j'ai élu démocratiquement mon président pour qu'il change le cours de la politique européenne : on connait la suite. Les grecs ont élu leur PM pour qu'il fasse de même et à lui, on ne peut pas reprocher de ne pas s'y coller. On a encore des leçons de démocratie à recevoir du pays qu'il l'a inventée cher Monsieur. Ce pays n'est pas locataire de l'€, il en est exactement comme l'Allemagne ou la France co-propriétaire.
Réponse de le 23/06/2015 à 6:19 :
@pump_fiction on peut donc dire que vous ne savez pas exactement pour quoi vous votez. (j'ai voté pareil au fait). Et Hollande est certainement plus efficace que Tsipras (mais bon, vous me direz, ce n'est pas très compliqué).
Réponse de le 23/06/2015 à 13:50 :
"Et Hollande est certainement plus efficace que Tsipras"

Pour trahir ses électeurs et faire une politique pour laquelle il n'a pas été élu surement oui... Valls et Hollande n'ont pas reçu un mandat pour faire leur politique actuelle! et ils le payent chèrement dans les urnes à chaque nouvelle élection...
Réponse de le 23/06/2015 à 14:22 :
Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire en parlant de locataire et de propriétaire de l'€. Personne ne conteste que la Grèce soit aussi un codétenteur de l'€. Le problème est de supporter un stock de dettes qui doivent être remboursées. Une première restructuration de la dette principalement bancaire a déjà été faite (50% de pertes pour les banques et autres créanciers privés). Le reste a été refinancé par les trois institutions plus les Etats en direct qui ont en plus accordé d'autres prêts. Le tout à très long terme et très faible taux d'intérêts, ce que personne ne rappelle.
a écrit le 22/06/2015 à 19:13 :
Mr Godin militant de la grece en action !!
L'extrême gauche a craché sur l'Europe depuis 6 mois
Ils voulaient faire open bar

La réalité est autre
quand on doit des sous à son banquier il peut vous mettre à la rue et à la diète

Les grecs ne doivent plus faire 1 euros de dettes nouvelles et si ils ne savent PS le faire eux même le FMI sait comment faire
Réponse de le 22/06/2015 à 19:25 :
Allez, M. Godin, merci et encore bravo ! un journaliste comme vous devient de plus en plus une perle rare, impossible de se trouver dans ce ****** qui est devenu la p****** franç******.
Réponse de le 22/06/2015 à 19:25 :
Vous avez tout compris, Polo.
La Grèce doit donc déposer le bilan et rincer ses créanciers. C'est ça?
a écrit le 22/06/2015 à 19:05 :
Les technocrates Bruxellois devraient avoir honte de demander aux retraités grecs de réduire drastiquement leurs retraites. C'est vrai qu'Hollande fait la même chose aux retraités de l’hexagone.Il préfère augmenter les fonctionnaires et geler les pensions . Peut-être pense t-il déjà à 2017.En attendant, les grecs ne paieront jamais leur dette et la France va s’asseoir
sur 40 milliards d'euros, les contribuables apprécieront.
Réponse de le 22/06/2015 à 22:43 :
Une augmentation des fonctionnaires ? Vous devriez vous renseigner un peu ou ne pas confondre les hauts fonctionnaires avec tous les autres...
a écrit le 22/06/2015 à 19:01 :
Ce que les européens qui nous gouvernent n'ont pas encore compris, c'est que les grecs sont un peu comme les corses : ils ont un sens de l'honneur très développé.
Et croyez moi on entend maintenant de nombreux grecs modérés dire qu'ils préfèrent vivre dans la misère que sous le joug d'une Europe qui les méprise, les insulte et veut leur dire pour qui ils doivent voter.
Réponse de le 22/06/2015 à 19:37 :
Alors qu'est-ce qu'ils attendent pour sortir de l'UE ? Personne ne les retient.
Réponse de le 22/06/2015 à 19:56 :
Tout à fait d'accord avec vous. Nous avons notre fierté. Pour ceux qui ne le savent pas, beaucoup de corses portent des noms grecs et ce à juste titre.
Réponse de le 22/06/2015 à 22:17 :
Intéressant parallèle, moi je vois aussi que comme les Corses, les Grecs adorent mordre la main qui leur permet de mieux vivre: l'UE pour les uns, la France pour les autres.

Pour moi, le sens de l'honneur c'est aussi d'HONORER ses dettes...pas vous ?
a écrit le 22/06/2015 à 18:59 :
L e djunky Junker fait un peu trop de familiarités avec Tsipras, les tappes dans le dos des sourrires. Attention ?
Réponse de le 23/06/2015 à 15:47 :
En Italie du Sud on embrasse sur la bouche. Peut-être qu'au Luxembourg c'est la petite tape sur la joue.
a écrit le 22/06/2015 à 18:42 :
Bah alors ? Quid du rapport de l'assemblée grecque ? De la dette illégale, illégitime et odieuse, sensée (selon "l'analyse" de Godin) être l'arme ultime de Tsipras ? Bref, comme prévu, tout le monde s'en fout de ce rapport inutile.

Comme prévu, et comme depuis 2010 : des réformes ou la faillite.

Comme prévu, la Grèce a uniquement le choix entre l'austérité et le tiers monde. Y'a pas de négociation possible.

Je ne m'avancerais pas sur l'issue de la "négociation" (vu que Tsipras est bien capable de ruiner son pays par idéologie) mais il est évident depuis le début que seule la Grèce a quelque chose à perdre dans cette histoire : son appartenance à l'Europe.

Que ce soit Tsipras ou Samaras, ils ont une offre non négociable, ils l'acceptent ou la refusent, c'est le seul choix, la seule manoeuvre que leur légitimité démocratique leur accorde.

Que Tsipras ne s'en rende compte que maintenant en dit long. Quant à Godin...
Réponse de le 22/06/2015 à 21:36 :
Ben justement, c'était l'arme ultime. Et elle a fait long freu.
Réponse de le 22/06/2015 à 21:39 :
quand on veut qu'un rapport soit crédible et convaincant on le fait rédiger par des experts, pas par des militants. Et s'il n'est pas possible de trouver des experts indépendants, on s'arrange pour recourir à des personnes de sensibilités différentes.
Réponse de le 22/06/2015 à 22:48 :
C'est vrai que les "experts" en face n'ont pas du tout une attitude idéologique. Ah oui, c'est vrai, il suffit de mettre 2 équations pour faire une "science" avec l'économie... Peu importe les présupposés appelées hypothèses, puisque l'on vous dit que l'économie est l'application d'une recette unique, une technique ! Ce serait à mourir de rire si cela n'entraînait pas autant de misère...
Réponse de le 23/06/2015 à 10:46 :
Il y a quelques postulats en économie, un des plus incontournables est celui de marché régulé (ou pas) par l'offre et la demande. Tout y est. Et on comprend tout avec. Du chômage de masse (qui est dû à un coût du travail disproportionné) à la dette.
Réponse de le 23/06/2015 à 13:55 :
@bruno_bd

vous êtes un bon vous... vous êtes plus qu'idéologiquement marqué à droite et ne vous en rendez même pas compte! Votre phrase n'est qu'idéologie, vous avez déjà entendu parler de la "demande" cher bruno_bd ?

@O Stephanos

Si la Grèce sort de l'euro, ce sera tout sauf le tiers monde, lisez donc de vrais économistes et non des idéologues débile a la bruno_bd ça vous aidera. Comme l'Argentine a redémarré, la croissance grecque redemandera et très vite sous l'effet de la dévaluation.
a écrit le 22/06/2015 à 18:35 :
En tout cas, le monde financier se goinfre allègrement (+9% ce soir à la bourse d'Athènes).
Il est possible de donner un oscar pour le meilleur acteur à Tsipras, le césar à Angela pour son rôle de méchante/négociatrice hors pair et le gérard de la nullité pour le béat Hollande.
Un accord est évident mais les Grecs vont ils laisser faire cette trahison du 1 er ministre Tsipras qui leur vendait monts et merveilles ?
Réponse de le 22/06/2015 à 21:42 :
La bourse d'Athènes qu augmente, c'est tout bon pour la Grèce : plus de rentrées de taxe sur les plus-values et surtout meilleure valorisation des privatisations à venir.

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