Grèce : les alléchantes propositions des créanciers pour se sauver eux-mêmes...

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Les créanciers tentent d'arracher un accord ce samedi à la Grèce.
Les créanciers tentent d'arracher un accord ce samedi à la Grèce. (Crédits : Reuters)
Les créanciers proposent de verser 15,3 milliards d'euros aux Grecs s'ils signent un accord demain. Une somme qui reviendrait principalement... aux créanciers. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a affirmé refuser "les ultimatums et le chantage" au sein de l'Union européenne.

Article publiée à 14h56, mis à jour à 16h47.

Pour arracher un accord avec la Grèce dès demain samedi 27 juin, les créanciers sortent la carotte et le bâton. La carotte, c'est cette information qui a été « dévoilée » à propos par des agences de presse ce vendredi comme quoi les « institutions » (BCE, Eurogroupe et FMI) étaient prêtes à débloquer jusqu'à 15,3 milliards d'euros pour permettre à la Grèce de payer... les institutions créancières. Seule condition, mais pas de moindres : que le gouvernement hellénique signe un accord à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe samedi. Le programme de soutien financier à la Grèce serait alors prolongé jusqu'à fin novembre 2015. Une offre d'ores et déjà refusée par Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique qui a affirmé refuser "les ultimatums et les chantages".

Que seront les sommes versées ?

L'argent proviendrait de plusieurs sources. Les 7,2 milliards d'euros du programme d'aide qui restent disponibles seront versés peu à peu. Immédiatement, la BCE pourrait verser à Athènes les 1,8 milliard d'euros de bénéfices réalisés sur la détention des obligations d'Etat grecques dans le cadre du programme SMP, ce qui permettrait de faire face à l'échéance du 30 juin envers le FMI où la Grèce doit verser 1,5 milliard d'euros. Les banques seraient recapitalisées à hauteur de 3 milliards d'euros pour leur permettre de sortir de leur dépendance au programme de liquidité d'urgence ELA. Enfin, le FMI viendra également apporter 3,2 milliards d'euros. Avec ces fonds, la Grèce pourra faire face à l'ensemble de ses obligations de l'été, notamment les 6,7 milliards d'euros qu'elle doit à la BCE en juillet et en août. Mais aussi les 2,5 milliards d'euros dus au FMI d'ici fin novembre en plus des 1,6 milliards d'euros du 30 juin. Au final, avec les fonds versés, Athènes pourra rembourser 10,8 milliards d'euros. Quasiment toute la somme versée (si on ôte les sommes versées aux banques) ira donc aux créanciers...

Franchir l'obstacle de l'été et éviter le pire pour les créanciers.

Pour Athènes, ce plan est sans doute alléchant dans la mesure où il permet de franchir l'important obstacle de cet été où les remboursements se cumulaient. Mais il convient de ne pas oublier que les créanciers se paient d'abord eux-mêmes principalement et que la Grèce n'est qu'un intermédiaire entre des créanciers qui sont aussi des payeurs. Ce plan est ainsi une bénédiction pour la BCE qui éviterait plusieurs écueils : le maintien de l'ELA pour des banques grecques de moins en moins solvables et le remboursement de ses titres acquis dans le cadre du programme SMP. Si la Grèce fait défaut sur ses titres dus à la BCE et si le programme ELA doit être coupé, la BCE devra assumer elle-même de fortes critiques, voire la responsabilité du démantèlement de la zone euro. Quant au FMI, un défaut mardi 30 juin de la Grèce serait un record pour le Fonds et le placerait dans une situation délicate.

Reste à savoir si un accord est encore possible, malgré le refus grec. Des projets venant des créanciers et des Grecs circulent dans les médias depuis vendredi matin. Sont-ils fiables, rien n'est moins sûr ? Le gouvernement grec dément que le plan publié par Kathimerini soit sa proposition... Si néanmoins c'était le cas, les divisions entre les deux parties seraient devenues assez réduites.

La question des retraites

Sur les pensions, les créanciers ne réclameraient plus de coupes dans les pensions en tant que telles, mais les Grecs s'engageraient à réduire le déficit du système de retraite de 0,25-0,5 % du PIB en 2015 et de 1 % du PIB en 2016. On serait d'accord sur le principe de supprimer les départs anticipés à la retraite et de reporter l'âge de départ à la retraite à 67 ans en 2022. Le financement, en attendant, se fera par augmentation des cotisations salariales et par une augmentation des cotisations santé des retraités qui devraient passer de 4 % à 5 % pour les Grecs, 6 % pour les créanciers. Le point le plus délicat concerne l'EKAS, la pension supplémentaire pour les plus fragiles. Elle devrait être supprimée à partir de 2018, mais les Grecs veulent la « remplacer », pas les créanciers.

TVA, dépenses militaires et impôt sur les sociétés

Sur la TVA, les différences sont plus nettes. Les créanciers veulent relever le taux frappant la restauration et les hôtels de 13 % à 23 %. Ils veulent aussi supprimer la décote de 30 % dont bénéficient les îles de l'Egée. Ce dernier point est un casus belli pour l'allié de Syriza, le parti de droite eurosceptique ANEL qui a prévenu qu'il ferait tomber le gouvernement pour cela. Athènes refuse aussi le relèvement à 23 % de la TVA sur les hôtels. Des points de désaccords restent également forts sur les dépenses militaires où les créanciers demandent 200 millions d'économies supplémentaires à 400 millions d'euros et sur le relèvement de l'impôt sur les sociétés : Syriza la veut à 29 % contre 26 % aujourd'hui, les créanciers à 28 %.

Un échec encore possible

On voit qu'un accord semble atteignable, plusieurs « lignes rouges » de Syriza ayant été préservées. Mais la question des îles peut encore tout faire échouer, ainsi que de nouvelles exigences des créanciers. Surtout, c'est la question du rééchelonnement de la dette qui reste le principal écueil. Athènes ne peut signer sans engagement sur ce sujet. Selon l'AFP, un engagement à revoir la dette serait proposé par les créanciers. Mais en Grèce on reste traumatisé par la promesse de novembre 2012 sur ce sujet qui n'a jamais été respectée. Rien n'est donc sûr et Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, a estimé qu'il y avait 50 % de chance d'avoir un accord.

Pressions

Pour tenter de forcer la main des Grecs, les créanciers dramatisent volontiers l'enjeu. Angela Merkel a indiqué qu'il n'y avait pas de plan B en cas d'échec des négociations samedi. Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a prévenu que samedi soir serait la « toute dernière chance » d'avoir un accord... Surtout, les rumeurs selon lesquelles la BCE pourrait abandonner les banques grecques dès le 1er juillet se multiplient. Une étude de Deutsche Bank publiée ce vendredi l'a évoqué. Le Handelsblatt a révélé que 6 membres du Conseil des Gouverneurs de la BCE veulent stopper le programme ELA. Neuf suffisent à le faire... Comme la BCE relève quotidiennement le plafond de l'ELA, la pression est forte sur le gouvernement grec. Mais, n'oublions pas qu'elle l'est aussi sur ses créanciers et sur la BCE. Du coup, la Grèce n'est pas entièrement en position de faiblesse.

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a écrit le 29/06/2015 à 8:02 :
A certain, encore trop nombreux, qui croient encore que la Gréce serait une entité une et indivisble ! Il n'y a pas d'un côté les gentils peuples (soumis!) qui payeraient la note sans regarder le détail de l'addition et les méchants Grecs (tous ensembles) qui seraitent les fortes têtes de l'Europe qui seraient, en plus, "légérement" cancres et passablement fainéants !
En Gréce, c'est comme dans tous les pays d'Europe (et du monde d'ailleurs!) il ya ceux qui encaissent le paiement des dettes (et surtout des interêts)et ceux qui remboursent ad vitae éternam ! Vision manichéiste ? Pas sûr ! En tout cas, il serait vital d'y regarder de plus prés !
Bien sûr, on peut ricaner sur le fait que les Grecs contestent la légitimité d'une bonne partie de leur dette (que nombres d'économistes jugent irremboursable de toute façon !)mais nombreux sont les peuples a entamer ce refrain à commencer par nous FRançais !
Ça devrait interpeller me semble-t-il ?

Et puis ça fait combien de décénnies que l'on applique les recettes du FMI qui sont les recettes de la TRoîka, avec les résultats que l'on sait ? Il faudrait arrêter de ramer , ça fait un bout de temps qu'on est dans la falaise !
a écrit le 28/06/2015 à 16:42 :
Oui, mais là avec le sondage il n'est pas coupable d'une décision qui fera râler. En politique l'essentiel c'est d'être réélu.
a écrit le 28/06/2015 à 10:21 :
Finalement les grecs se retrouvent face à leur responsabilité, à leur choix. Pouvait-il en être autrement ? - Là demeure la question, dont la réponse se trouve dans la conduite de l'Europe. La voie empruntée impose une adhésion implicite qui ne peut souffrir d'un écart, du moins d'un tel écart. Le départ de la Grèce engage un choix mondialiste, qui risque de placer l'Europe sur un second plan international ; ne l'est-elle pas déjà ? - Est-ce que nous souhaitions ... Une marche forcée.
a écrit le 28/06/2015 à 9:55 :
votre analyse à mon sens est completement fausse surtout son intitulé. La Grece croit au pere noel et les adultes savent qu'il n'existe pas, ils continuent de faire des cadeaux au pied du sapin (pas notre michel) pour eviter de les décevoir. Les pauvres Grecs cela va etre pire pour eux. Ca va etre la cata pour eux, les adultes le savent ces gamins de grecs vont peut etre apprendre à devenir adultes. En attendant nous en avons pour 50 Milliards
Réponse de le 28/06/2015 à 21:47 :
c'est exactement cela
a écrit le 28/06/2015 à 9:03 :
Ben voyons ! Et moi qui suis en situation précaire, va-t-on me prêter 200 000 €, si j'accepte de signer un accord ? Et quand il faudra rembourser les 200 000 €, m'en prêtera-t-on encore pour pouvoir payer les mensualités ?
a écrit le 27/06/2015 à 15:16 :
M. HOLLANDE et la clique, l'EUROPE court à la catastrophe une perte de 100 milliards d'euros et ce vilain camarade POUTIEN qui ne se plie toujours pas au diktat des européens quelle mauvaise tête ! M. HOLLANDE oui vous notre Président Normal combien de millions d'euros vous avez fait perdre à al FRANCE combien de milliers d'emplois avez vous fait perdre à al FRANCE avec cet embargo ridicule pour soutenir les intérêts militaires américains. Ou allez vous trouver les millions d'euros que la FRANCE doit devoir rembourser à la RUSSIE ! vraiment vous être un très très bon gestionnaire ! Alors toujours l'embargo et cette tête de mule de POUTINE qui en plie pas ! pauvre président normal dans quel état allez vous laisser la FRANCE ?
a écrit le 27/06/2015 à 14:26 :
oui chers messieurs les Grecs peuvent mourrir de faim sans la perfusion de ces créanciers odieux n'est ce pas mais ils vont mourrir la tete haute et la conscience tranquille de la juste lutte et bien veillante devant ces UE FMI et Eurogroup. Ha ha ha ha
Réponse de le 28/06/2015 à 9:06 :
S'ils se retirent de l'espace euro et autoproclament l'annulation de cette fausse dette, ils ne mourront pas. Mais la mère Lagarde risque d'en étouffer de rage...
a écrit le 27/06/2015 à 14:26 :
oui chers messieurs les Grecs peuvent mourrir de faim sans la perfusion de ces créanciers odieux n'est ce pas mais ils vont mourrir la tete haute et la conscience tranquille de la juste lutte et bien veillante devant ces UE FMI et Eurogroup. Ha ha ha ha
a écrit le 27/06/2015 à 12:42 :
Le premier ministre grec a eu raison de refuser ce qu'on lui demande. La soumission de la décision a un référendum grec est la preuve d'une démocratie qui fonctionne et la décision d'un grand homme d'état.
a écrit le 27/06/2015 à 12:28 :
Article particulièrement mensonger ou à caractère déformé. Il n'est pas digne de traiter l'information de façon si partielle si l'on se veut un journal sérieux. S'il convient de ne pas nier les erreurs des européïstes, il convient tout de même de noter que les créanciers ont des droits et que ce sont d'autres peuples si l'on veut cette terminologie marquée. Il y a une honte à ne pas respecter cela. Par ailleurs le défaut d'un remboursement ne signifie pas une perte mais un report avec d'autres intérêts sauf à se comporter non seulement comme un voyou, c'est déjà fait, mais comme un voleur. Tsipras et sa clique gauchiste doit démissionner, ce que toute personne avec un peu d'honneur aurait déjà fait. rappelons que les moyens de rétorsion sont immenses, ils n'ont pas pour le moment été mis en oeuvre. Il n'est pas sage de laisser penser que les terroristes financiers grecs auraient aurait un espace et le soutien d'un journal économique comme La Tribune et donc détiendraient un semblant de vérité. c'est rendre un mauvais service justement au peuple.
Réponse de le 27/06/2015 à 13:30 :
Si les néolibéraux ont besoin d'un petit larbin pour leur cirer les pompes ils peuvent toujours compter sur CORSO...
Réponse de le 27/06/2015 à 13:44 :
commentaire particulièrement mensonger ou à caractère idéologiquement déformé :)
Réponse de le 27/06/2015 à 14:30 :
vous savez LT était vendue par Berenard Arnault qui achète son confère un autre journal économique qui est bien plus sérieux. Ceci entraine celà...
Réponse de le 27/06/2015 à 15:59 :
Le droit des peuples a disparu au profit des financiers...270Mds de dettes ont ete transfere du privé au public... grace aux politiques et aux prets à la Grece (pillé par son peuple...mais surtout par ses politiques et banques type Goldman sachs...)
Ils doivent refourguer encore 30 mds et la ils esperent en recuperer 12 mds) et la Grece ne sera pas sauvée car elle est eco morte...le droit des peuples esr de se faire tondre et il faut dire merci aux politiques en plus...???
Réponse de le 27/06/2015 à 16:15 :
BRRRRRRRRRR, ils en tremblent déjà ...

Soyez patient, les humains, que l'on appelle les Grecs, vont voter le dimanche 5 juillet ( comme ils l'ont fait pour les dirigeants qu'ils se sont choisis, ne vous déplaise... ) .

Pas très fleuri le Corso...

Quelle haine transpire de ce post, c'est impressionnant !

Et je paris qu'en plus ça va à la messe le dimanche...

"Des terroristes financiers grecs ?

Vous voulez parler des 1000 milliards d'évasion fiscale en Europe sans doute...

http://ec.europa.eu/taxation_customs/taxation/tax_fraud_evasion/a_huge_problem/index_fr.htm

" Des mesures de rétorsion ? "

Non mais quel toupet, quel manque de respect , à l'image de cette clique qui "pense" que leurs désideratas PARTICULIER ( entendre, pour des intérêts uniquement privés ) sont LA seule et unique perspective pour un état européen.

Nous verrons qui mordra la poussière, et si les banques européennes se relèveront du tsunami qui s'annonce ; car penser qu'elles ne seront impactées qu'à la marge c'est soit faire preuve d'une crédulité de maternelle, soit être ignorant des faits, soit "of course " être partisan d'un système qui humilie, appauvrit et nous mène TOUS à la ruine !

Tiens ce lien, vous fera le plus grand bien, CORSO - Tartuffe !

http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/06/la-bombe-atomique-grecque-combien-de.html

Quand vous aurez récupéré un peu de jugeotte, vous lirez, je n'ai pas dit regarder la télé, attention, quelques pages sur le site du CADTM, ça calmera vos ardeurs belliqueuses ; mais ne vous inquiétez pas trop pour les grecs dont vous n'avez en réalité strictement rien à f...., ils se débrouilleront très bien s'en être lié à cette Europe, sous sa forme politique actuelle.
Réponse de le 27/06/2015 à 19:52 :
populisme, démagogie, c'est votre programme? tjrs caresser dans le sens du poil? mais les Grecs ont usé, abusé en toute conscience de MOn
Réponse de le 27/06/2015 à 19:52 :
populisme, démagogie, c'est votre programme? tjrs caresser dans le sens du poil? mais les Grecs ont usé, abusé en toute conscience de MOn
Réponse de le 27/06/2015 à 20:33 :
Qu'est ce que la messe vient faire là dedans ?!
Réponse de le 27/06/2015 à 20:33 :
Qu'est ce que la messe vient faire là dedans ?!
Réponse de le 29/06/2015 à 7:43 :
"Tsipras et sa clique gauchiste doit démissionner ?" et en vertu de quoi devraient-ils démissionner ? Ils sont illégitimes ? Depuis quand ? Il ont été élu - à 3 voies prés- à la majorité absolue de députés à la Vouli avec plus de 36% des suffrages . En sus, le sit d'info indépendant okeanews.fr fait suivre les sondages depuis des mois ,qui donnent même en cette periode trouble 47,5% d'intention de vote pour Syriza...
.Certes !débarquer Syriza c'est évidemment le voeux pieux des Eurocrates qui aimeraient bien retouver un gentil gouvernement de coalition comme avant , genre droite-extrême droite ( Le LAOS)- les socialistes du Pasok ! Ils y travaillent depuis le début ! Mais il semblerait que le peuple Grec est fait un autre choix ! Je sais qu'en Europe on fait passer en force les textes de loi quand les peuples ont eu le mauvais goût de les refuser et en plus en donnant des leçons de démocratie aux autres peuples ! Mais il arrive un moment ou à force de tirer sur la corde ...
a écrit le 27/06/2015 à 12:02 :
Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...
a écrit le 27/06/2015 à 11:59 :
Nous sommes dans le royaume d'Ubu roi, on prête de l'argent pour se faire rembourser.
Il faut-être technocrates Bruxellois pour imaginer un tel scénario.
a écrit le 27/06/2015 à 10:40 :
Pourquoi n'est-ce pas respecter les grecs que de demander que les îles grecques payent la TVA ?
a écrit le 27/06/2015 à 10:25 :
Lorsque la BCE cessera d'alimenter les banques grecques à fonds perdus, comment seront réglées les importations, sachant que la Grèce ne produit rien elle-même ?
Toutes les importations devront être réglées cash en devises (euros ou dollars), les assignats du gouvernement grec n'ayant cours que localement et ne seront acceptés que par les fonctionnaires et autres retraités.
a écrit le 27/06/2015 à 9:25 :
...article de Romaric Godin , en direct d'Athenes ...
au retour d' Athenes , vous devriez demander à votre direction de vous offrir :
une désintox .
Réponse de le 27/06/2015 à 11:40 :
C'est le contraire : il est allé en Grèce pour se désintoxer ...
Et oui, un journaliste qui part sur le terrain voir la réalité des choses, rencontrer les gens et se couper des dépêches de l'AFP, Reuteurs ou Bloomberg, c'est du journalisme.
Réponse de le 27/06/2015 à 12:33 :
Sauf que là, @guyb-Godin, il ne s'agit pas de parlottes de couloir ou d'info sur le vif mais d'une équation économique connue de tous...
Réponse de le 28/06/2015 à 7:20 :
effectivement , il s'est " amelioré " ...mais il a encore du chemin à faire ;
et comme il sagit plus ( à mon avis ) d'ideologie ...pas sur que ce soit en Grece qu'il se corrige .
a écrit le 27/06/2015 à 6:45 :
ce qui reste dramatique, c'est que Tsipras se fout cordialement des grecs : payer ses dettes est une moyen bien connu de s'enrichir : cela lui donnait le temps de réaliser son programme.
Réponse de le 28/06/2015 à 9:16 :
Sauf que les prêts s'accompagnaient de conditions lui imposant de faire le contraire de son programme, c'est à dire dire toujours plus rigueur et de pauvreté pour le peuple Grec (c'est pour cette raison que les précédents se sont fait virer lors des élections)
a écrit le 27/06/2015 à 1:03 :
News tombée il y a 30 minutes: referendum sur le plan des créanciers. Là on va s'amuser.
a écrit le 26/06/2015 à 22:34 :
La proposition des états européens, ca s'appelle une prolongation de credit, et c'est très généreux. Je ne crois pas que les banques accordent une telle facilite facilement a leurs débiteurs.

Les Grecs feraient bien d'accepter, de retourner travailler chez eux, de ne plus abuser ce tous ces sommets (ils adorent la palabre).

Au boulot Tsypars et le Grecs, fini la parlotte, et Romaric devra changer de registre...
Réponse de le 28/06/2015 à 9:25 :
Evitez de faire de la comparaison avec un prêt classique d'une banque à un particulier, ça n'a pas grand chose à voir. Si vous voulez comparer c'est un peu comme si pour rembourser le crédit auto de votre voiture la banque vous accordait une prolongation du crédit... à condition de revendre les roues de la voiture
Réponse de le 29/06/2015 à 7:26 :
Louis désolé de vous le dire, mais je pense que vous êtes à des années lumières de la réalité . Il faudrait essayer de sortie des clichés. Il est important que chaque citoyen réagisse et sorte des lieux communs !

Cordialement

okeanews.fr
a écrit le 26/06/2015 à 22:28 :
J'ai oublié d'ajouter que si monsieur Tsipras accepte les conditions, celles-ci ne seront pas acceptées par l'Assemblée Grecque donc son gouvernement saute....
Cordialement
a écrit le 26/06/2015 à 22:06 :
Vivement que la Grèce sorte de l'euro pour rejoindre d'autres pays membres de l'UE comme la Grande-Bretagne, le Danemark ou la Suède. Avec une monnaie dévaluée, ça fera respirer l'économie.

Évidemment, les contribuables allemands et français notamment devront probablement faire une croix sur les créances, mais ça leur servira de leçon.
Réponse de le 26/06/2015 à 23:54 :
Il ne faut pas croire les c.. de nos politiques !! l'argent du contribuable a été aux banques .
Je pense plutot aux impots qu'on a pour rembourser les interets des dettes contractées par nos politicards incompétents.A coté de cela la charité faite aux grecs n'est rien !!!
Cordialement
Réponse de le 27/06/2015 à 0:16 :
Pour rendre la Grèce vraiment attractive il faudrait que la dévaluation amène les coûts salariaux grecs approximativement au niveau de ceux de la Roumanie et de la Bulgarie. Ca représenterait une dévaluation de 60 à 70% de la nouvelle monnaie locale, qui évidemment ne doit pas être compensée par des hausses de salaires sinon on annule l'avantage tiré de la dévaluation.
a écrit le 26/06/2015 à 21:41 :
Pas tout a fait en position de faiblesse... Ils auraient du faire defaut en fevrier quand ils avaient encore de l'argent de cote! Maintenant c'est plus delicat...pas impossible, pas "a ne pas faire" (au contraire!), mais plus delicat
Réponse de le 27/06/2015 à 0:43 :
Et ouais, en faisant défaut maintenant, les génies tactiques Tsipras & Varouf vont réussir a saboter la saison estivale. Quel talent !
a écrit le 26/06/2015 à 21:38 :
Alors que les créanciers attendaient un Tsipras à bout de nerfs et suppliant, voilà qu'il refuse fièrement "les ultimatums et les chantages". Tsipras est un homme d'Etat. Son pays fera défaut et se retrouvera sans dette du jour au lendemain avec la faute incombant au FMI et l'UE. Après quelques mois très difficiles, il va dévaluer de 30 à 50%, se faire aider par la Russie car Poutine humilié se sortira les tripes s'il le faut pour aider la Grèce à se redresser. Dans 2 ou 3 ans, c'est Tsipras qui pourra donner une petite tape sur la joue du blanchisseur Luxembourgeois Jean-Claude. Il ne fallait pas sous-estimer Tsipras. Les créanciers apprendront que le peuple Grec est un grand peuple. Tsipras a rendu de la dignité aux Grecs qui verront en lui un espoir et un leader. C'est le scénario que je souhaite...
Réponse de le 26/06/2015 à 23:47 :
Excellent ! C est bien pour cela que les banksters et l oligarchie euro-atlantiste commencent à suer à grosses gouttes.
C est bien la résistance opiniâtre et inattendue des Grecs en 1940-41 qui a occupé les forces de l axe pendant quelques mois cruciaux, puis la défense élastique des russes qui a changé le cours de la guerre.
Ha ! ha ! ha ! Juncker et son clan des Saucissiens pris à leur propre piège !
Réponse de le 27/06/2015 à 0:30 :
C'est beau de prendre ses rêves pour des réalités. Le défaut grec ne fera aucun dommage aux banques européennes puisqu'elles ne détiennent quasiment plus de dette grecque. Un pays comme la France considérera comme irrécouvrable la créance de quelques 40 milliards qu'elle a sur la Grèce, comme cette créance est déjà incluse dans nos 2000 milliards de dettes (les 40 milliards prêtés par la France à la Grèce ont été empruntés) et ne représente que 5% de notre dette publique, ça ne changera pas la face du monde, en Allemagne non plus. En contrepartie évidemment, on ne restituera plus à la Grèce le bénéfice de 1,8 milliards réalisés sur les obligatons grecques. La Grèce en défaut ne pourra conserver l'€ (elle ne sera plus alimentée en liquidités par la BCE) sinon ses banques tomberont en faillite, elle sera donc contrainte de réintroduire des assignats locaux et donc sa population sera ruinée, d'autant plus que de l'autre côté les importations dont la Grèce est tributaire verront leur prix exploser en monnaie locale. Enfin, ne respectant pas ses obligations face à l'UE elle en sera exclue et donc ne bénéficiera plus des aides européennes. Bref, le défaut de paiement ouvrirait une période très sombre essentiellement pour la Grèce et les grecs.
a écrit le 26/06/2015 à 21:11 :
Mais ces alléchantes propositions seront acceptées le 29 juin à 23h30, soyez en sûrs ..
Personne ne veut , face à l'Histoire, être rendu responsable de la grande déflagration toujours annoncée et toujours repoussée
La seule chose qui est certaine, c'est que l'espérance en un monde meilleur, la solidarité entre les peuples et les générations, la morale en vie publique et tout simplement la démocratie occidentale sont en lambeaux et vont laisser place aux rancoeurs, aux corporatismes , au déclin intellectuel et matériel d'une large partie des populations et au final à une dislocation de l'idéal européen
a écrit le 26/06/2015 à 21:11 :
Mais ces alléchantes propositions seront acceptées le 29 juin à 23h30, soyez en sûrs ..
Personne ne veut , face à l'Histoire, être rendu responsable de la grande déflagration toujours annoncée et toujours repoussée
La seule chose qui est certaine, c'est que l'espérance en un monde meilleur, la solidarité entre les peuples et les générations, la morale en vie publique et tout simplement la démocratie occidentale sont en lambeaux et vont laisser place aux rancoeurs, aux corporatismes , au déclin intellectuel et matériel d'une large partie des populations et au final à une dislocation de l'idéal européen
a écrit le 26/06/2015 à 20:52 :
Si on part du principe de base que, quelle que soit l'issue, BCE/FMI/Etats ne reverront jamais les E 340 Mlds, il n'y a aucune pression sur les créanciers.
Donc, si finalement pas d'accord, cela ne nous coûtera plus rien.
Et qu'on arrête avec les arguments "peur du Grexit" et "conséquences financières incalculables", "le monde va s'écrouler": tout le monde s'en fout et les financiers savent que lorsque c'est perdu, on met une croix dessus et on passe à autre chose.
Cordialement
a écrit le 26/06/2015 à 20:25 :
Désolé Lionel Gilles et V_v, le modérateur pro-grec est de service et je n'ai donc pas de droit de réponse à vos idioties :-)
a écrit le 26/06/2015 à 20:12 :
Toute proportion gardée, Junker ans co sont plus proches de Von Paulus à Stalingrad que de Napoléon à Austerlitz. Bientôt la fin de ces politiquards prétentieux et incompétents roulés dans la farine par des petits profs grecs...
Réponse de le 27/06/2015 à 0:32 :
Rassurez-vous, tôt ou tard les grecs eux-mêmes passeront leurs petits profs au goudron et aux plumes, quand ils auront compris comment en 6 mois ils les auront renvoyés au tiers-monde.
a écrit le 26/06/2015 à 19:10 :
Incroyable !!!! Pour être payé par la Grèce, on est obligés de lui prêter l'argent nécessaire !
ça va durer longtemps ? parce que c'est nous, les contribuables qui allons être les derniers payeurs !
Réponse de le 27/06/2015 à 13:05 :
Mais tout le monde "passe a la caisse" (dans le bas peuple et les classes moyennes ) pour engraisser les financiers , les banquiers avec Maro Draghi en tête et ses compères à la tête de l'Europe qui doivent recevoir des émoluments trés confortables!
Réponse de le 27/06/2015 à 13:16 :
Ben oui comme la France, elle emprunte pour rembourser le capital des emprunts.
Les 60 Md€ d’interets par an payés par la France sont puisses sur le budget d’où l’austérité dans notre pays.
a écrit le 26/06/2015 à 18:56 :
Les Grecques ont raison de refuser le chantage abjecte des voyous de la finance ;

si des Etats imprudents ont racheté les crances pourries des banquiers voyous agissant en bande organisée,

alors les populations de ces Etats, France en tête, doivent se lever et demander des comptes personnels aux dirigeants imprudents de ces Etats durant la période 2005 - 2015,
les Présidents, 1ers Ministres et Ministres des finances successifs de la France doivent être démis et poursuivis sur leurs propres deniers.
Réponse de le 26/06/2015 à 19:52 :
Les creanciers ont perdu 75% de leur mise et l'alternative au plan de 2012 était un défaut grec et la sortie de la Grèce de la zone euro ! Sortie que le peuple grec refusait dans sa très grande majorité. Si l'europe n'avait pas mis en place ce plan, que n'aurait-on entendu a propos de l'Europe incapable de faire preuve de solidarité et coupable d'avoir abandonné les grecs.
Réponse de le 26/06/2015 à 22:51 :
J'ai pris " Le Point" pour ne pas être taxé de sectaire !

2012 donc :

" Les 53,5 % restants seront perdus."

L'échange de dette lancé par la Grèce à destination de ses créanciers privés, dont le résultat a été annoncé vendredi, est un montage complexe visant à soulager le pays en effaçant plus de la moitié de l'ardoise, soit 107 milliards d'euros. En voici les chiffres essentiels:

http://www.lepoint.fr/economie/la-restructuration-de-la-dette-grecque-en-quelques-chiffres-09-03-2012-1439443_28.php
Réponse de le 27/06/2015 à 0:37 :
@mousquetaire
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/08/97002-20120308FILWWW00795-grece-accord-de-85-des-creanciers.php
Sur le total des obligations, selon ce site, le taux de participation dépasse 80%, soit au délà du seuil de 75% fixé par Athènes pour mener à bien cette restructuration, au prix de pertes réelles de l'ordre de 73% pour les créanciers privés du pays.

http://www.iris-france.org/43637-avec-leffacement-dune-partie-de-sa-dette-par-ses-creanciers-prives-la-grece-est-elle-assuree-deviter-la-faillite/
Les détenteurs privés de la dette grecque ont été priés d’accepter un échange de leurs anciens titres pour des nouveaux, dépréciés à une valeur faciale de 53%, et dont la durée est rallongée et les taux d’intérêts amoindris. Chaque détenteur privé a donc subi une perte nette de 73% à 74%.
Réponse de le 27/06/2015 à 7:17 :
Viktor! vous voulez nous faire pleurer sur le sort des détenteurs des dettes qu'elles soient Grecques ou autres ? Vous vous foutez de la gueule du monde !

Quand comprendrez vous que le systéme tourne pour la finance c'est à dire pour les capitalistes ? Alors c'est sûr qu'au jeu de monopoly il y a des perdants mais il y a aussi des gagnants et c'est pas les gens "d'en bas" qui eux sont dans tous les cas de figure plumés! Et sans compter qu'a ce jeu nons seulement les gens humbles dégustent mais l'environnement aussi de façon trés grave ! Nous devons rapidement sortir de cette société ou le marché régit tout pour aller vers une société de coopération ainsi que le dit Nicolas Hulot! (entre autre) si non dit-il -en contradiction avec Martin SCHULZ( le Président du parlement Européen) -nous allons dans le mur ! Quoi que je pense personnellment que nous y sommes déjà dans le mur ! Désolé d'être ainsi pessimiste ....
Réponse de le 27/06/2015 à 10:44 :
c'est sur qu'en corée du nord les créanciers seraient liquidés ...
a écrit le 26/06/2015 à 18:46 :
Nos dirigeants continuent leur "soap opera". A part des dettes et des déficits, c'est effectivement ce qu'ils font de mieux...
a écrit le 26/06/2015 à 18:36 :
" Quasiment toute la somme versée (si on ôte les sommes versées aux banques) ira donc aux créanciers..."
Mr Godin c'est le principe meme d'une operation de refinancement
a écrit le 26/06/2015 à 18:15 :
La Grèce va donc faire défaut et les européens vont perdre une grosse partie de leurs prêts à la Grèce. Cela leur (nous) apprendra à être solidaire de pays ayant des systèmes politico-économiques vérolés.
Réponse de le 26/06/2015 à 20:24 :
C'est sûr, le système français lui est sain...
Réponse de le 27/06/2015 à 6:53 :
la France est dans une situation bien comparable à la Grèce voir peut-être pire !!! et pour le système politique et fonctionnaire, il est pire !!!
a écrit le 26/06/2015 à 18:06 :
On est toujours dans une partie de dupe car l' Europe propose de ne rien changer sur le fond ! On va prêter encore et toujours de l'argent qui va alimenter toujours les mêmes caisses! Celle de la Finance . Sceptique au départ, je pense que les négociateurs grecs sont trés fins, subtils et qu'ils sont en train de piéger les technocrates de BRUXELLES et "leurs" hommes politiques en jouant la partition de l'adversaire puisque de toute façon ils n'avaient pas le choix ayant été élu avec comme missions d' arrêter les politiques d'austérité mais en restant dans l'Euro!
Réponse de le 27/06/2015 à 15:13 :
Effectivement, L'Europe a peur et c'est maintenant Tsipras qui la tient par la barbichette. mais les grecs devraient quand même faire un effort pour payer l'impôt normal. Les banques européennes ont une grosse responsabité et elles proposent de continuer ce même petit jeu. Non il faut arrêter. Bonne chance mr Tsipras. Tenez bon.
a écrit le 26/06/2015 à 18:04 :
Les créanciers savent bien que les Grecs ne pourront et ne voudrons pas payer la dette.
Mais c'est pour ces créanciers une question de principe.
Un système économique veut en faire plier un autre.
A chaque spectateur que nous sommes, reste le choix de son camp.

Réponse de le 26/06/2015 à 19:37 :
Un système éconoquoi? Un système POLITIQUEveut en faire plier un autre.
a écrit le 26/06/2015 à 17:48 :
parce que le peuple a peut-être son mot à dire non ?
cette valse des milliards qui passe de main en main est écoeurante. C'est un vrai système mafieux qui régit le fonctionnement de cette Europe.
Réponse de le 27/06/2015 à 6:58 :
Tsipras voulait faire croire qu'il était différent, seulement voilà, aucun pays ne peut vivre sans argent : il faut bien engraisser les fonctionnaires inutiles et rentiers : et là, on a besoin d'argent pour vivre et surtout pour payer les impôts !!! SI on supprime les impôts, on peut vivre en échangeant les produits ou des services ce qui permet de supprimer la monnaie seule solution pour pouvoir annuler les dettes. Car ne vous en déplaise si on est obligés d'emprunter c'est mieux de rembourser sinon on est mort
Réponse de le 27/06/2015 à 7:39 :
A Bertrand: Je pense que vous ne connaissez rien à l'histoire des dettes. Vous devriez étudier simplement l'histoire avant de faire des théories hasardeuses !Et je me permets, aussi, de vous conseiller d'aller voir le contenu des audits de dettes que ce soit la Française ou l'Equatorienne . L'exemple de ce dernier pays est remarquable dans la façon dont -il a géré sa dette . Et puis il ya le fameux exemple de ce petit pays qu'est l'Islande . La presse en a trés peu parlé et pour cause ! Mais bon nombre de pays devraient s'inspirer de leur démarche ! Je pense que certain en Gréce -et sans doute ailleurs- y pensent sérieusement!
a écrit le 26/06/2015 à 17:47 :
Bonne idée. Que les créanciers se payent eux-mêmes et qu'ils diminuent au passage le taux d'intérêt de leur nouveaux prêts, comme ça, ils seront sûr d'être remboursé un jour, car s'ils augmentent le taux d'emprunt, ils joueront à ce jeux ad vitam aeternam. A contrario, que la Grèce arrive à payer ses propres dépenses et qu’elle n’emprunte plus ; qu’elle applique on propre programme et qu’elle le rectifie quand les rentrées fiscales ne sont pas suffisantes (ce sera de sa propre responsabilité), si possible un excédent primaire pour "aider" les créanciers à s’auto-rembourser !!
a écrit le 26/06/2015 à 17:42 :
Rv demain, puis RV cet après midi, puis RV dans 6 heures, puis RV dans 2 H, puis dans1 h puis ans 1/2 heure, puis dans 1/4 d'heure, puis dans 5 minutes puis dans ........1/ 1000ème de seconde, la comédie du pouvoir, jusqu'à la nausée. Tout cela, non pour les Grecs, mais pour que les négociateurs des deux côtés puissent sauver la face.
a écrit le 26/06/2015 à 17:20 :
Monsieur Godin, ce ne serait pas exagéré, après tout ce bazar avec les créanciers occidentaux, le jour où les Grecs pourront enfin vivre décemment, qu'un politicien de Syriza-Anel propose une rue à Athènes avec votre nom. Ce serait un hommage bien mérité, croyez-moi. Toutes mes félicitations pour vos brillantes analyses.
Réponse de le 26/06/2015 à 17:56 :
je souscris !
Réponse de le 26/06/2015 à 19:22 :
L'inauguration de la rue, avant ou après que Tsipras et Varouf soient pendus au Parthénon par le peuple ruiné et qui devra faire face a une inflation d'au moins 10% sur les 10 prochaines années ?
Réponse de le 26/06/2015 à 20:59 :
"[...] le peuple ruiné et qui devra faire face à une inflation d'au moins 10% sur les 10 prochaines années [...]"

Il serait vraiment si mal en point, le peuple ? Le peuple "ruiné", donc ayant plein de dettes, de crédits qu'il ne peut rembourser... si il y a inflation, mécaniquement, la "valeur" de ces crédits diminue, non ? Et 10% sur 10 ans, c'est peu, c'est nettement moins que ce qu'on a connu autour de l'arrivée de l'Euro, en France.

A moins que vous ne vouliez parler de 10% par an, pendant 10 ans ? Regardez à nouveau les taux d'inflation connus en France pendant les 30 glorieuses, le taux de croissance qu'on avait, tout ça... et venez redire que 10% d'inflation, c'est une catastrophe. C'est probablement une catastrophe pour ceux qui ont prêté, oui, pas pour ceux qui ont un salaire qui s'aligne sur l'inflation (par nécessité, parce que sinon, impossible de vivre correctement, ou d'alimenter l'économie), et le consomment chaque mois.

Enfin, pour un gouvernement qui bat sa propre monnaie, un peu d'inflation n'a jamais fait de mal,bien au contraire.
Réponse de le 26/06/2015 à 21:03 :
Ce que nous pouvons dire des écrits de Monsieur Godin c'est qu'ils relatent les faits sans a priori politique. Ce qui est considérable et nous l'en remercions, par rapport au journal soi-disant de référence et autre quatre mer ... D'ailleurs cela ne trompe pas, puisqu'on retrouve des liens un peu partout sur le web et même en Grèce !
Merci M. Godin et à la tribune de le laisser s'exprimer ainsi.
Réponse de le 26/06/2015 à 22:19 :
" au moins 10 % sur les 10 prochaines années " ...

C'est lumineux comme anticipation...

Vous avez suivi les cours de Garcimore ?

Essayez le loto !
Réponse de le 26/06/2015 à 22:19 :
On pourrait aussi rebaptiser le boulevard Auguste Blanqui, au niveau du 80, ou la rue Béranger, au niveau du 11, je suis sûr que ça ravirait messieurs Leparmentier et Quatremer…
Réponse de le 26/06/2015 à 22:39 :
Viktor, vous avez un problème, vous n'êtes pas crédible !

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/

"Les Grecs veulent rester dans l’euro...
Est-ce que si on leur avait expliqué en 2010 que rester dans l’euro signifiait : un doublement du taux de pauvreté, un triplement du chômage, une baisse moyenne de 30% des salaires, une baisse moyenne de 45% des retraites… On leur aurait présenté ce package et on leur aurait dit : ‘Voulez-vous rester dans l’euro ?’…


Vous pouvez imaginer quelle aurait été la réponse. Là, les Grecs sont comme la grenouille dans la casserole d’eau bouillante, ils sont en train de mourir et ils n’ont même plus la force de sauter en dehors… » (Philippe Béchade)
Réponse de le 27/06/2015 à 0:59 :
@kzwix inflation argentine mai 2015 (14 ans apres avoir fait défaut !): 15,3%. Comme vous dites: un peu d'inflation n'a jamais fait de mal, bien au contraire...

@mousquetaire, les grecs souhaitent trés majoritairement rester dans l'euro en juin 2015 ! Que Varouf & Tsipras veuillent provoquer un Grexit alors qu'ils n'en ont pas reçu le mandat, ne change rien a cette réalité.
Réponse de le 27/06/2015 à 7:02 :
10 % ou 1000 % ??? et cela pour payer des fonctionnaires !!!! supprimer les fonctionnaires, c'est aussi supprimer les clients donc aucun socialo ne s'y risquera qui à faire crever son peuple
a écrit le 26/06/2015 à 17:18 :
Soyons lucide , même les rhéteurs et les sophistes de la Grèce antique ...n'auraient affronté vraiment les pragmatiques ...!
a écrit le 26/06/2015 à 16:59 :
La Grèce doit s'inspirer de Hjalmar Schacht qui a sauvé trois fois l'Allemagne de la banqueroute le siècle dernier. Les allemands connaissent bien la manouvre et il faut arrêter de jouer un rôle qu'ils ont détestés chez les autres par le passé. L'histoire se répète et ils doivent le savoir.
a écrit le 26/06/2015 à 16:17 :
Le traitement de ce dossier par la troïka ne laisse plus de doute quant à l’existence d'une démocratie en zone Euro.

Puisque nous en sommes arrivés à de tels aberrations supprimons les votes des peuples pour laisser le pouvoir de décisions à l'eurogroupe et au board des grandes banques, cela aurait au moins le mérite d'être clair
a écrit le 26/06/2015 à 16:13 :
Encore un accord bancale qui va nous coûter E 15 Mlds et dans six mois, on rediscute.
Cordialement
a écrit le 26/06/2015 à 16:13 :
Là, on devine la main de Washington!
a écrit le 26/06/2015 à 16:10 :
Laisser sortir la Grece de l Euro car tôt ou tard elle va sortir
Il est encore temps de sortir avant d avoir des sommes monstrueuses a rembourser
qui va payer
NOUS comme d habitude
a écrit le 26/06/2015 à 16:09 :
Encore un enieme tour de passe passe. Les Grecs sont au bout du bout. Ils ne pourront jamais payer. Tout prêt comporte un risque. Les créanciers doivent constater leurs pertes et aller faire affaire ailleurs...au lieu de se refaire sur le dos des contribuables en les rendant solidaires d'un risque qu'ils n'ont pas décidé de couvrir.
Réponse de le 26/06/2015 à 17:23 :
tout à fait d'accord avec vous, mais officialiser que la Grèce ne remboursera jamais ses créanciers est une tâche bien difficile, car des états endettés en Europe ne manquent pas et seraient tentés, à leur tour, si tel était le cas, de demander un traitement analogue à la Grèce. Difficilement envisageable. La voie moyenne serait de réechelonner la dette de façon à la rendre plus supportable pour les Grecs, jusqu'à ce qu'elle sorte progressivement de l'actualité et qu'elle soit annulée en toute discrétion.
Réponse de le 26/06/2015 à 17:41 :
Les sujets d'un Etat n'ont pas vraiment leur mot à dire concernant l'Impôt, taxe et autre cotisation social..
a écrit le 26/06/2015 à 16:00 :
C'est bien !!! Du n'importe quoi au final, on sait tous que la Grèce ne pourra jamais rendre cet argent, des heures passées à débattre sur du vent pour finalement aboutir à un accord bidon. On paye des gens des milliers d'euros par mois a discuter sur des sujets qu'ils ne maîtrisent finalement pas du tout et dont les conséquences, en cas d'échec, leurs sont parfaitement inconnues.... ils flippent donc et continuent dans la bêtise, c'est plus facile.... Au final dans tous les cas c'est nous qui payons et qui paierons encore et encore... On ferait mieux de remettre tous les compteurs à zéro...
a écrit le 26/06/2015 à 15:34 :
Il y a tellement de propositions et contre-propositions que ca devient difficile de suivre. Pour ma part, je suis convaincu que le défaut et la sortie consécutive de la zone Euro sera un moindre mal à moyen terme.
Même si je ne suis pas d accord avec la position Euro à tout prix du gouvernement, je le soutiens car s il tombe, on risque une guerre civile, entre deux camps irréconciliables (avec Aube Dorée au milieu pour provoquer des émeutes).
Réponse de le 26/06/2015 à 21:07 :
Pas besoin d'attendre aube dorée, la droite appelle à prendre la rue «y compris par la violence si nécessaire» Lire ici http://ephemeron.eu/1700

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