Grèce : les options de la BCE

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La BCE devra décider lundi de l'avenir de la Grèce
La BCE devra décider lundi de l'avenir de la Grèce (Crédits : © Wolfgang Rattay / Reuters)
Lundi 6 juillet, la BCE va se réunir pour examiner la demande de relèvement du plafond des liquidités d'urgence de la Grèce. Une réunion cruciale. Revue des options.

Le « non » grec, franc, clair et massif pose désormais un problème d'envergure à la BCE. Lundi 6 juillet, le conseil des gouverneurs de l'institution de Francfort va se réunir pour examiner une nouvelle fois la demande de la Banque de Grèce déposée ce dimanche de relever le plafond de la liquidité d'urgence mis à la disposition des banques helléniques dans le cadre du programme ELA.  Or, de cette décision dépend très concrètement l'avenir de la Grèce dans la zone euro. Quelles sont les options possibles ?

Première option (la plus probable) : ne rien faire

La première option est que la BCE considère qu'il n'y a pas de changement. C'est l'option qui est jugé la plus crédible ce soir. La possibilité d'un accord reste la même qu'avant le « non », les négociations continuent et la BCE tient à en attendre l'issue. Elle maintient donc l'accès à l'ELA à son niveau actuel. Rien de changé, donc. Mais en réalité, le processus de sortie de la Grèce de la zone euro a déjà commencé avec le gel du niveau de l'ELA la semaine passée. Progressivement, la Grèce se détache de l'euro. Les transactions électroniques sont interrompues et, ce dimanche soir, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances a annoncé l'émission de titres de créances de l'Etat ayant valeur monétaire (les « IOU »), qui ne sont rien moins qu'une monnaie parallèle. Autrement dit, un gel de l'ELA continue le processus de divorce entre la Grèce et la zone euro.

Deuxième option (possible) : augmenter les décotes sur les collatéraux

Mais le Conseil des Gouverneurs de la BCE peut considérer qu'il reste un espoir d'accord compte tenu de la réunion de l'Eurogroupe et des dirigeants de la zone euro mardi 7 juillet, mais aussi des déclarations d'Alexis Tsipras appelant à des discussions. Comme cet espoir n'est pas certain, cependant, il peut estimer que la valeur des titres déposés par les banques grecques en garantie (collatéraux) pour obtenir les crédits de l'ELA (rappelons que cet argent n'est pas « donné » aux banques) est dégradée puisque le risque de défaut grec est plus élevé. Une grande partie de ces titres sont en effet soit des titres de l'Etat grec, soit des titres garantis par l'Etat grec.

En conséquence, le CG de la BCE rejettera alors la demande de la Banque de Grèce et durcira les conditions pour avoir accès aux liquidités de l'ELA en abaissant la décote appliquée pour le calcul de la valeur des collatéraux. Dans ce cas, la capacité d'emprunt des banques grecques va se réduire. Compte tenu de l'état des banques grecques, cette décision conduirait encore à un durcissement de la situation sur le terrain, sans doute avec de nouvelles restrictions pour les retraits et des relations financières encore plus difficile entre la Grèce et le reste du monde. Dans ce cas, la BCE n'expulse pas la Grèce de la zone euro, mais elle met la pression davantage sur le gouvernement grec et les Européens pour trouver une solution rapidement. Mais elle prendra le risque d'un « Graccident » si le manque de liquidité conduit à une détérioration de la situation intenable.

Troisième option (peu probable) : couper l'ELA

La troisième option de la BCE serait que le Conseil des Gouverneurs considère que ce « non » réduit à néant toute possibilité d'accord. Il suivrait donc l'avis du vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel qui considérait dimanche soir « qu'Alexis Tsipras a détruit les derniers espoirs d'entente. » Dans ce cas, le défaut est inévitable et les collatéraux des banques grecques ne valent plus rien. L'ELA ne peut donc plus être poursuivie. Les banques grecques se retrouvent alors immédiatement en état de faillite, incapable de fonctionner. Athènes devra alors réagir vite. Il est possible de renflouer les banques avec les dépôts, mais c'est très douloureux socialement et cela ne règle pas le problème de liquidité des banques. La Grèce devrait sans doute nationaliser les banques, mais là encore, il faudra régler le problème de la liquidité. L'émission d'une nouvelle monnaie deviendrait incontournable. La BCE aura expulsé de facto le pays de la zone euro. C'est une option peu vraisemblable compte tenu des négociations encore en cours. Surtout, couper l'ELA nécessite une majorité des deux tiers au Conseil, ce qui est sans doute difficile à obtenir.

Quatrième option (peu probable) : relever le plafond de l'ELA

La dernière option est celle où le Conseil des Gouverneurs considère que le « non » a renforcé la possibilité d'un accord et donne satisfaction aux demandes de la Banque de Grèce. Dans ce cas, les banques grecques pourraient rouvrir rapidement, mais les restrictions aux guichets pourraient rester en place pour éviter une hémorragie des dépôts. Ce serait le scénario le plus favorable à la Grèce et qui écarterait tout risque de Grexit dans l'immédiat. Mais c'est aussi le moins probable compte tenu des réactions au « non » entendu en Allemagne. La BCE ne peut prendre une telle décision avant les réunions de mardi.

Comment éviter le Grexit ?

On le voit, la possibilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro reste très élevée. L'option la plus favorable serait celle d'un gel de l'ELA lundi 6 juillet, d'une ébauche d'accord le lendemain et, mercredi, d'un relèvement du plafond de l'ELA par la BCE. Mais le jeu politique européen n'étant pas si simple, la situation peut à tout moment déraper. D'autant, on l'aura compris, que la Grèce glisse progressivement vers la sortie de l'UEM. Surtout, il n'est pas à exclure que les 18 décident de provoquer l'expulsion de la Grèce en ruinant toute possibilité d'accord. Déjà, ce dimanche soir, Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe a jugé « regrettable » le résultat du référendum. Si aucun accord n'est possible, la situation de la BCE deviendra intenable. Elle ne pourra plus guère utiliser l'ELA. Mais elle est tenue - on l'oublie souvent - par les traités à assurer la « stabilité monétaire de la zone euro. » Or, la Grèce est encore dans la zone euro et couper l'ELA pour expulser la Grèce pourrait mettre en cause cette stabilité. La BCE est désormais en première ligne, mais elle est face à une impasse.

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a écrit le 07/07/2015 à 16:28 :
La Grèce a une longue histoire de négociations à couteaux tirés avec l'Europe pour se faire attribuer des avantages exorbitants. Le problème, c'est que ce n'est plus tenable. L'accepter, c'est ouvrir la porte à des revendications irréalistes dans beaucoup d'autres pays.

Donc pour sauver ce qui reste d'Europe, il faut virer la Grèce. Vite. Comme cela les grecs pourront fièrement prendre leur avenir en main sans devoir revendiquer une aide de l'Europe qui est tout sauf due.
a écrit le 06/07/2015 à 22:26 :
Fin de partie pour l union européenne ..Se tient a Oufa le 8.9 et 10 juillet la réunion des BRICS ou sera discutée l adhesion de la Grèce Tsipras a eu un entretient téléphonique avec Poutine sur la question et cela permettrais a la Grèce de profiter de la banque d investissement .l union européenne se tire une nouvelle balle dans le pieds car si cela se conclu le coup géopolitique de Poutine est énorme et les banksters européens vont courir derriere la dette grècque
a écrit le 06/07/2015 à 18:51 :
La Grèce a une longue histoire de négociations à couteaux tirés avec l'Europe pour se faire attribuer des avantages exorbitants. Le problème, c'est que ce n'est plus tenable. L'accepter, c'est ouvrir la porte à des revendications irréalistes dans beaucoup d'autres pays.

Donc pour sauver ce qui reste d'Europe, il faut virer la Grèce. Vite. Comme cela les grecs pourront fièrement prendre leur avenir en main sans devoir revendiquer une aide de l'Europe qui est tout sauf due.
a écrit le 06/07/2015 à 10:33 :
Godin ne craint pas de se contredire lui même. Apres nous avoir annoncé a chaque article que tsipras est en position de force, que varoufakis es tun génie de la négociation, que le réferendum permettrait un accord en 24h pour rester dans la zone Euro, ce matin, lendemain du referendum nous avons droit à---->"la Grèce glisse progressivement vers la sortie de l'UEM"

Bah oui. La BCE ne coupera pas l'ELA. Probablement elle ne fera rien, et les banques grecques resteront ferméees...et cette fois-ci sans retrait quotidien autorisé, vu que les ATM sont tous vides désormais. Et tout ce jouera Mardi soir, dans une ambiance ou Merkel n'a plus de majorité pour faire passer une nouvelle aied et ou Slovaquie/Finlande/Etat balte ne veulent plus discuter de reien désormais.
La folie du grexit semble donc plus probable ce matin....
.... a moins que tsipras n'ait en fait jouer ce référendum pour donner une victoire symbolique a son aile gauche, en echange de l'accceptation des termes discutés samedi (et eux non soumis a référendum)
a écrit le 06/07/2015 à 9:34 :
Bravo Monsieur Yánis Varoufákis vous êtes un grand homme... Gagnant avec un NON massif et vous partez la tête haute pour servir la cause de votre peuple ; les minables de France et d’Europe, même perdants, ils restent...
Vous partez, sans cravate, mais honoré ; les crapules restent avec leur cravate mais déshonorés…
Pour rire et fêter ce bonheur avec le peuple grec qui – avec ce vote - est passé de la démocratie athénienne à la Démocratie tout court...

En Espagne ils ont PODEMOS
En Grèce ils ont SYRIZA
En France nous avons toujours le parti sous-laliste (du verbe sousser en arabe qui signifie dépoussiérer) et les Ripou-blicains ( j'ignore si c'est un défaut de prononciation ou que c'est la réalité du "nouveau parti" de Jipi et sarkouzi!)
OXI…
OXI (NON) aux saigneurs des Peuples d’Europe
OXI à l’arrogance du FMI, de la BCE …
OXI au mépris de Merkel et ses chiens…
OXI à la suffisance des corrompus et soumis volontaires de droite et de la fausse gauche…
OXI à tous ces technocrates, experts à la noix, ces commentateurs qui s’inquiètent du sort de la bourse, de l’Euro, de la finance et n’hésitent pas à exiger encore et toujours plus de sacrifices à ceux qui n’en peuvent plus.
OXI à ces Charlots qui « assument » tout le temps mais ne paient jamais…
OXI aux chantages et aux pressions des profiteurs de l’Europe aux dépens des peuples…
OXI aux médias aux ordres…
OXI au défaitisme qui atteint certains citoyens au sein des peuples d’Europe…
Mais
NAI (OUI) à l’espoir que donne le peuple grec -par ce vote franc- aux peuples d’Europe et au-delà…
NAI à un audit sur cette dette/racket qui empêche les peuples d’avancer vers un avenir meilleur…
Et
ευχαριστώ (ef̱charistó̱)
MERCI et Bravo au peuple grec pour cette leçon de dignité, d’humilité, de courage et de démocratie.
Hamid Benzekri.
a écrit le 06/07/2015 à 8:59 :
Quelles options ? Les Grecs ont démocratiquement choisi. Il faut donc maintenant qu'ils assument les conséquences de leur choix On doit tenir d'urgence un référendum pour savoir si les Européens veulent continuer à payer pour les Grecs !!!!
Réponse de le 06/07/2015 à 23:10 :
Impossible, le référendum est inconstitutionnel en Allemagne, qui craint trop l'effet plébiscitaire qui pourrait tenter un autocrate.
a écrit le 06/07/2015 à 8:47 :
Les grecs veulent que leur économie à être perfusée par les contribuables européens mais refusent en bloc certaines réformes notamment la levée de l'impôt et refusent également de changer leur mode de consommation basé sur l'argent liquide et la non déclaration. Cela va être compliqué: nous sommes au pied du mur face à notre propre endettement et ne savons pas si nos pensions (agirc et arcco) seront versées dans un horizon de 5/6 ans mais allons bien sûr nous endetter un peu plus pour que celles des grecs (loin d'être les plus basses en Europe) soient versées? Les grecs ont fait un choix, qu'ils l'assument. Leur économie basée sur l'exportation de l'huile d'olive et l'exonération de l'église et des armateurs n'a jamais et ne sera jamais au niveau de leurs ambitions et leurs désidératas irréalistes. Leur entrée dans l'euro s'est faite sur la base de comptes truqués par Goldman Sachs et maintenant le choix est simple: soit on les maintient à bout de bras as vitam eternam soit on s'en sépare. Ils faut que les choses soient expliquées clairement.
a écrit le 06/07/2015 à 8:45 :
La BCE ne fait pas de politique: elle n'a pas vocation à financer les états, ce qu'elle fait depuis quelques jours, via le financement des banques grecques, qui elle financent l'état.. tout au mieux, maintien du programme ELA en l'état, ce qui laisse deux/trois jours de liquidités aux banques.. Pour ceux qui clament haut et fort que la solution est politique, la politique est la gestion de la Cité, et nous en sommes pour l'instant très loin.. Les allemands sont très remontés, et ils ont raison. Chacun est libre de ses choix, à commencer par les grecs qui ont choisi..
a écrit le 06/07/2015 à 7:39 :
La solution ne peut être que politique et c'est au sommet européen de prendre la décision de sauver ou non la zone euro. Une conférence européenne de la dette comme le propose JL Mélenchon est loin d'être une hérésie. Expulser de facto la Grèce reviendrait à tuer l'euro et la CE et serait du point de vue financier et économique l'équivalent d'une guerre continentale. Qui osera prendre cette décision par pure idéologie ?
Réponse de le 06/07/2015 à 8:19 :
il n'y a aucune idéologie seulement le fait que les grecs ont dit NON à toute aide !!!! alors bye bye !!!! ne pas oublier que les européens vont devoir payer encore plus pour le peuple le plus fonctionnaires de toute l'Europe !!! marre de payer pour ces inutiles rentiers !!!!
Réponse de le 06/07/2015 à 23:21 :
Le problème est financier (insolvabilité grecque sur sa dette souveraine). S'il n'y avait que ça ce serait soluble. Le problème est l'absence de compétitivité économique de la Grèce. Autrement dit imaginons que les créanciers et prêteurs (c'est à dire principalement Allemagne et France) , touchés par la grâce, consentaient à prendre à leur charge 30% de la dette grecque, ainsi que le réclame Tsipras, la question est, en combien de temps sans vraie réforme de structure en Grèce ce cadeau serait-il dilapidé ?
a écrit le 06/07/2015 à 7:37 :
Bonjour romaric. Pour nous eclairer: pourriez vous developper dans un prochain article le fonctionnement et les marges de manoeuvre de la bce par rapport a ses obligations. Hors jeu politique bien sur.
Merci
Réponse de le 06/07/2015 à 10:40 :
La BCE a interdiction de financer directement un Etat. Ses financements aux banques sont dépendant de la solvabilité des dites banques, lesquelles doivent donner des garanties à la BCE (en general de la dette public grecque qu'elles détiennent... et qui n'ont de valeur qu'aussi longtemps que la Grece est solvable). Les banques grecques sont en réalité en faillite sans accord Grece/EZ. Les regles dictent a la BCE en l'espece (aucun accord scellé ni imminent) de soit couper l'ELA, soit le gelé a son niveau actuel. un relevement impliquerait en réalité que la BCE ACCROIT l'exposition des citoyens de l'EZ probablement en violation des regles juridiques existantes ( du fait de l'insolvabilité virtuelle des banques grecques a l'heure actuelle).
a écrit le 06/07/2015 à 2:32 :
On peut parier que la premiere option sera priviligiee. L'option de la decôte signiefierait que la BCE est prêt a prendre ses pertes. Connaissant l'arrogance et le conservatisme de Monsieur Draghi et de son institution, je doute qu'il n'est pas encore prêt psychologiquement.
Réponse de le 06/07/2015 à 8:21 :
mais il n'y a aucune arrogance ni conservatisme : les dirigeants des pays doivent prendre en compte que les dettes des grecs ne seront jamais remboursées il faudra donc augmenter les impôts !!!! et nous nous considérons que nous avons déjà assez payé d'impôts comme cela !!!
Réponse de le 06/07/2015 à 23:15 :
Finalement c'est l'option 2 qui est la bonne, ce qui veut dire que la BCE resserre le noeud coulant mais sans achever (encore) la Grèce. ce sera pour dans quelques jours. Reste que l'émission d'assignats annoncée ('IOU ) c'est bel et bien le début de la sortie de l'€.
a écrit le 06/07/2015 à 1:43 :
J'adore la Grèce et les grecs mais les ruses qui consistent à ne pas crépir sa maison pour ne pas payer d'impôts, je dis stop.
Ils ont voté Non... donc qu'ils aillent se faire ...chez les grecs.
On va pas continuer à payer a fonds perdus sinon on va couler avec eux.
Les gauchistes n'ont jamais rien compris a l'économie et ils prétendent détester l'argent ( sauf le leur vu les magouilles de Cahuzac et consorts).
Réponse de le 06/07/2015 à 2:29 :
Luc, il faut vous réveillé, ce que vous mentionné sur les maisons n'existe plus depuis un bon moment
Réponse de le 06/07/2015 à 7:33 :
Cahuzac un gauchiste? On en apprend tous les jours.
a écrit le 06/07/2015 à 0:38 :
Ce ne serait pas la première fois que la BCE, ou d'autres institutions européennes, prendraient des libertés avec leurs propres règles de fonctionnement. Une sortie de l'UEM de la Grèce, provoquée par la BCE, serait selon certains analystes le meilleur scénario pour la Grèce, et pour les autres pays (à moyen terme). Je les rejoins tout à fait...
Réponse de le 06/07/2015 à 8:18 :
"à moyen terme" : je dirais, plutôt, à court terme. Car, à moyen terme, une fois la Grèce sortie de l'UEM, se posera la question de la viabilité existentielle de l'Euro en tant que monnaie UNIQUE d'une "union" qui ne sera jamais fédérale (le grand rêve des europhiles béats !) à l'instar des USA.

L'Euro est, sans doute, la création monétaire la plus aberrante de tous les temps. Il aurait fallu créer une monnaie COMMUNE semblable au Bancor préconisé par Keynes à la fin de le deuxième guerre mondiale.
Réponse de le 06/07/2015 à 10:45 :
@Laurent-GNVC:
Stigliez et Krugman, bien a l'abris dans leurs bureaux New Yorkais pensent que le grexit reglerait tout par un coup de baguette magique.
Pourtant, Varoufakis lui même (le nouveau héros de la gauche radical) a démonté completement leurs positions et expliqué que cela conduirait a une nouvelle catastrophe economique pour la Grece.
Ce positionnement a noteamment ete appuyé par une lettre ouverte de 246 professeurs d'economie grecs cetet semaine.

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