Grèce : les scénarios de l'après-référendum

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Partisans du non place Syntagma, à Athènes.
Partisans du "non" place Syntagma, à Athènes. (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Les partisans du "oui" et du "non" ont manifesté vendredi soir à Athènes. Mais que risque-t-il de se passer lundi une fois le résultat connu ? Tentative de réponses.

Une place Syntagma, au centre d'Athènes, noire de monde. Une foule qui s'étend dans les avenues et les rues environnantes et qui a été estimée à 25.000 personnes par l'AFP, mais à plus de 50.000 par Reuters. Vendredi 3 juillet au soir, la manifestation pour le « non » au référendum organisé ce dimanche en Grèce sur les propositions des créanciers du 25 juin dernier a fait le plein. Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique, a prononcé un discours (que l'on peut lire ici traduit en français) pour donner confiance au partisans du « non. » « Nous célébrons aujourd'hui la victoire de la démocratie. Nous sommes déjà victorieux, quelle que soit l'issue du scrutin de dimanche, car la Grèce a envoyé un message de dignité, un message de fierté », a-t-il déclaré. Il a également présenté l'enjeu du scrutin de dimanche : «  nous ne laisserons pas l'Europe entre les mains de ceux qui souhaitent soustraire l'Europe à sa tradition démocratique, à ses conquêtes démocratiques, à ses principes fondateurs, aux principes de démocratie, de solidarité et de respect mutuel. »

A moins d'un kilomètre de là, dans le stade des Panathénées, les partisans du « oui » s'étaient aussi réunis. Ils étaient, selon l'AFP 22.000. La vedette de ce rassemblement a été le présentateur de télévision franco-grec Nikos Aliagas, arrivé de Paris, qui a déclaré que « le oui donnera un meilleur avenir à nos enfants. » Les partisans du « oui », qui se présentent volontiers comme des partisans de l'Europe et de l'euro, étaient certes moins nombreux vendredi soir mais ils ont actuellement le vent en poupe dans les sondages, aidé par la dégradation rapide de la situation économique et le ralliement quasiment complet des médias privés grecs. Dans les derniers sondages, le oui et le non sont donnés au coude-à-coude.

Les scénarios : la réunion cruciale de la BCE lundi

Quels sont les scénarios possibles après ce référendum ? Dès lundi 6 juillet, le Conseil des Gouverneurs de la BCE se réunira pour examiner l'accès du système bancaire grec au programme d'aide à la liquidité d'urgence (ELA). C'est une réunion très importante. Les banques grecques ont reconnu n'avoir de la liquidité que jusqu'à lundi midi. Si le « oui » l'emporte, la BCE devrait considérer qu'un accord est possible entre la Grèce et ses créanciers puisque le peuple grec a validé le plan des créanciers. Elle devrait alors relever le plafond de l'ELA disponible pour les banques grecques et permettre ainsi rapidement la réouverture des banques fermées depuis lundi. En cas de « non », la BCE pourrait considérer qu'aucun accord n'est en vue. Elle pourrait alors estimer que les garanties déposées par les banques grecques pour son accès à l'ELA ont une valeur moindre. Sans relever le plafond, elle pourrait réduire la valeur de ces garanties et donc en demander davantage. Dans ce cas, les banques grecques ne seraient plus en mesure de fournir des liquidités à l'économie grecque. Elles resteraient fermées et l'accès à l'argent liquide et aux comptes bancaires deviendraient pratiquement impossible.

En prenant une telle décision, la BCE prendrait donc le risque d'expulser de fait la Grèce de la zone euro. On voit déjà que sa décision du 29 juin de ne pas relever le plafond de l'ELA qui a conduit le gouvernement à imposer des restrictions d'accès aux comptes et un contrôle des capitaux a poussé la Grèce à la limite de la zone euro : les entreprises grecques n'ont plus accès au système de transfert électronique interne à la zone euro. Nul ne sait réellement jusqu'où ira la détermination de la BCE, mais, cette semaine, deux membres du directoire, Benoît Cœuré et Vitor Constancio, ont, pour la premier fois, estimé que le « Grexit » était possible. L'irréversibilité de l'euro n'existe donc plus et l'expulsion de la Grèce est une option. Etait-ce du bluff pour effrayer les électeurs grecs ? Etait-ce une vraie détermination ? On ne le saura que lundi 6 juillet en cas de « non. »

Les scénarios : le « oui » l'emporte, un accord ?

Le lendemain, mardi 7 juillet, l'Eurogroupe se réunit. La zone euro refuse toujours de traiter avec la Grèce, quel que soit le résultat, au niveau des chefs d'Etats et de gouvernements. La Grèce demeure un « problème technique » laissée aux techniciens. En cas de « oui », l'Eurogroupe sera sans doute ravi de signer un accord avec la partie grecque sur la base du texte validé par les électeurs. Mais ce ne sera pas pour autant la fin de l'histoire. D'abord, il faut tout reprendre depuis le début. Le programme de 2012 n'existe plus. Il faut refonder un programme avec le MES, dans un nouveau cadre. Bref, rédiger un troisième mémorandum qui reprennne les propositions du 25 juin. Il y aura donc nécessairement des négociations. Mais avec qui signer ? Avec qui négocier ? Sur qui s'appuyer pour l'appliquer ?

L'avenir d'Alexis Tsipras

 En cas de victoire du « oui », en effet, la question du maintien au pouvoir d'Alexis Tsipras, qui s'est engagé pour le « non », se posera immédiatement. S'il reste au pouvoir, les créanciers n'auront eu qu'une victoire partielle. Depuis une semaine, ils ne cessent en effet de fustiger l'attitude du chef du gouvernement hellénique et affirment avoir perdu confiance en lui. Martin Schulz, le président du parlement européen, a ainsi prétendu dans le Handelsblatt du vendredi 3 juillet, que la Grèce devait « mettre fin à l'ère Syriza. » Accepteront-ils alors de traiter avec Alexis Tsipras ? Rien n'est moins sûr. Mais il n'est pas davantage sûr qu'Alexis Tsipras puisse se maintenir au pouvoir. Son parti acceptera-t-il en effet, malgré le verdict populaire, d'approuver au parlement, les accords et d'accompagner leur application ? Rapidement, la position du gouvernement risque d'être intenable. Sans compter que ledit gouvernement risque de se déliter rapidement. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a annoncé qu'il démissionnerait en cas de « oui » et il ne sera sans doute pas le seul.

Quel gouvernement ?

Il est plutôt probable donc qu'Alexis Tsipras démissionne en cas de « oui. » Mais alors, qui pour le remplacer ? Martin Schulz a proposé un gouvernement technique et chacun, en Grèce, sait que le président de la Banque centrale, Yannis Stournaras, brûle d'envie d'entrer à Maximou, le Matignon grec. Mais avec quelle majorité ? Compte tenu de l'opposition radicale des Communistes du KKE et des néo-nazis d'Aube Dorée à tout gouvernement, la majorité ne peut se faire pour ce gouvernement technique qu'avec un ralliement d'une grande partie des députés de Syriza. Tout dépendra donc des réactions de ces derniers à la démission d'Alexis Tsipras et de la décision du premier ministre de rester ou non à la tête de Syriza après sa démission. L'équation est donc très complexe. D'autant plus que ce gouvernement technique ne pourra sans doute pas tenir longtemps sans appeler à de nouvelles élections.

Crise politique

Or, l'issue de telles élections est très incertaine. Il n'y a pas en réalité dans le paysage politique grec d'alternatives à Syriza aujourd'hui. Le parti pro-européen To Potami, poulain de Bruxelles, peut sans doute profiter d'un « oui », mais son implantation reste très faible dans la population et les liens de son leader Stavros Theodorakis avec l'oligarchie et les anciennes élites politiques n'en font pas une vraie option. Les électeurs ont choisi Syriza en janvier aussi et surtout parce que ce parti représentait une chance de se débarrasser des partis traditionnels et de leur système clientéliste. Dans de nouvelles élections, et malgré un « oui », ils pourraient renouveler ce choix. D'autant que ces élections se feront dans des conditions moins extrêmes que le référendum et sous des pressions économiques moins fortes. Enfin, l'opposition « pro-troïka » est très divisée entre le Pasok, To Potami et Nouvelle Démocratie. Or, en Grèce, le parti arrivé en tête glane 50 des 300 députés de la Vouli, le parlement. Bref, les créanciers risquent de devoir, même avec un « oui », compter encore avec Syriza. Et comme les propositions soumises au peuple ce dimanche ne concernent que les années 2015 et 2016, la tension risque rapidement de revenir, compte tenu des besoins énormes de financement du pays et de la volonté d'un gouvernement Syriza à reprendre la main une fois le plan validé par le peuple arrivé à échéance. Surtout si, comme c'est probable, ce plan est encore un échec en termes d'objectifs chiffrés comme l'ont été tous les plans de la troïka depuis 2010...

Les scénarios : en cas de « non », blocage ou accord ?

Et en cas de « non » ? Alexis Tsipras sortira évidemment renforcé. Il a assuré que, dans ce cas, la position grecque sera plus forte dans les négociations et qu'il pourrait signer un accord dès mardi. C'est sans doute fort optimiste, mais il est vrai que l'accord avec les créanciers est en réalité assez proche. Le gouvernement grec a accepté l'essentiel des mesures d'austérité exigées par les créanciers, sauf la fin du rabais de TVA dans les îles et la suppression de la retraite complémentaire EKAS pour les plus fragiles en 2018 (il propose 2019). Le vrai point de désaccord, c'est la dette. Athènes ne veut pas d'une vague promesse sur la restructuration de la dette, mais un vrai calendrier engageant. Les créanciers refusent. Un « non » les fera-t-il fléchir ? Pas sûr. D'autant que, comme on l'a vu, la BCE pourrait rapidement remettre la pression sur le gouvernement grec en réduisant l'accès à l'ELA. Alexis Tsipras devra donc rapidement faire son choix entre une poursuite incertaine des négociations et un Grexit. Il a cependant toujours rejeté cette option, et ce n'est pas une posture. Syriza est fondamentalement et historiquement un parti pro-européen. Mais nécessité fait parfois loi.

Il ne faut cependant pas oublier qu'un « non » serait un désaveu du peuple grec envers l'attitude des créanciers. Il leur sera alors difficile de ne pas tenir compte de ce vote. Eux aussi, avec la BCE, seront confrontés à un choix grave. Nier le « non » en refusant de négocier davantage et en coupant encore la Grèce de la zone euro serait désastreux à terme pour l'image de l'Europe et on ignore si la BCE est réellement prête à prendre le risque d'un Grexit.

Le scénario le plus « acceptable » semble donc être celle d'un « non » suivie d'un attentisme de la BCE, d'une courte négociation où les Grecs accepteraient un plan légèrement modifié des créanciers et accompagné d'un engagement à ouvrir des discussions sur la dette. Dans ce cas, on éviterait la crise politique en Grèce et chacune des parties sortirait la tête haute. L'économie grecque pourrait alors retrouver un fonctionnement normal, nonobstant les effets des mesures annoncées. Mais ce scénario n'est pas aujourd'hui le plus probable.

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a écrit le 11/07/2015 à 11:00 :
"Le scénario le plus « acceptable » semble donc être celle d'un « non » suivie d'un attentisme de la BCE, d'une courte négociation où les Grecs accepteraient un plan légèrement modifié des créanciers et accompagné d'un engagement à ouvrir des discussions sur la dette. Dans ce cas, on éviterait la crise politique en Grèce et chacune des parties sortirait la tête haute. ... Mais ce scénario n'est pas aujourd'hui le plus probable."

Voila, comme je l'indiquais plus bas, c'est exactement ce qui s'est passé.
a écrit le 06/07/2015 à 13:09 :
Ca y est, ils ont voté Non. Je suggère maintenant un référendum Européen (sans la Grèce)pour déterminer si l'on garde la Grèce dans l'Europe. Oui : rééchelonnement la dette; Non : Remboursement immédiat de la dette et sortie définitive de l'Europe.
a écrit le 05/07/2015 à 22:56 :
Hummm ! M'est avis que ça va "chanceler" dans les chancelleries ? Les chambellans de tous ordres et autres fonctionnaires "zuropéens" vont pouvoir se livrer aux calculs sordides dans lesquels ils excellent, pour finir par nous présenter l'addition de manière indiscutable ? Ben oui ? Certainement indiscutable ? PUISQU'ILS NE VEULENT QUE NOTRE BIEN ?
Non, non? pas celui des grecs ? Çui là ils l'ont déjà ? Enfin voyons ? Soyez un peu attentif ... quand même ?
a écrit le 05/07/2015 à 21:26 :
Et si l'Europe faisait pareil que la Grèce ?

Soit faire un référendum pour savoir s'l faut garder la Grèce dans l'Europe ou demander le Grexit ?

Cela éviterait, de la même manière que la Grèce, aux différents gouvernements européens de décider seuls et permettrait de renforcer l'Europe par une décision prise par la population (qui devra, d'une certaine manière, accepter de payer les dettes de la Grèce ou accepter que la Grèce soit autonome et prenne sa route seule)
a écrit le 05/07/2015 à 21:25 :
Si je salue le superbe travail de vrai journaliste de M. Romaric Godin, en revanche je tiens à dire que je suis désolé pour La Tribune. Malgré tous vos efforts pour le "Oui" c'était le "NON" qui est sorti victorieux. Vous voyez, il ne faut pas se mettre à contre-courant des aspirations les plus légitimes des peuples, cela ne paie pas.
a écrit le 05/07/2015 à 20:52 :
Il faut respecter les choix démocratiques ! On connait maintenant la position du peuple grec... il reste aux états européens à demander à leur peuple de s'exprimer : "voulez-vous aller plus loin dans le financement de l'économie grecque ?"
La démocratie ne s'arrete pas aux portes d'Athènes !
a écrit le 05/07/2015 à 14:45 :
De toute façon, on l'aura une nouvelle fois bien profond.
a écrit le 05/07/2015 à 14:34 :
a présent la GRECE a servi de bouclier pour faire oublier l ITALIE et apres la france
a écrit le 05/07/2015 à 13:49 :
Tsipras a raison sur 1 point : il faut respecter les choix démocratiques... mais dans toute la zone euro ! Alors, en cas de victoire du Non, je propose que soit soumis à référendum dans toute la zone euro les questions suivantes :
- " êtes-vous favorable à ce que la zone euro accepte que les grecs refusent de faire les réformes demandées contre une poursuite des aides financières?"
- "Êtes vous favorable à un renoncement de 30% du capital dû par les grecs aux autres pays, dont le votre?"
La démocratie parlera... Tsipras devra AUSSI respecter la démocratie des autres pays !!
Réponse de le 05/07/2015 à 15:56 :
Au point de croire que l'euro et l'UE sont dans votre intérêt (national et personnel) ? Ou bien avez-vous simplement bien appris la leçon de Big Brother ? "L'Europe c'est la paix, la prospérité, le progrès"...
Réponse de le 05/07/2015 à 16:11 :
Il n'y a pas à faire de referendum.Un accord doit être ratifié par les 18 autres états. L'Allemagne (et d'autres pays) a beaucoup débattu, la réponse est maintenant tranchée plus aucun accord sans reforme en Grèce. Comment accepter le comportement irrationnel du gouvernement Grec qui bien que son système de retraite soit largement avantageux au profit de certains et donc cher refuse de le reformer ? La ligne rouge est tout simplement inacceptable. Espérons simplement que cet épisode Grec permettra d'ouvrir les yeux à beaucoup de Français car le clientélisme existe aussi chez nous et notre pensée pas tout à faire rationnel (souvenez vous MR Hollande : mon ennemis c'est la finance ...).
La tribune en ouvrant ses pages à Romaric Godin aura permis d'ouvrir un débat de qualité qui je l'espère aura ouvert les yeux à certains qui voient les créanciers comme des fonds vautours.
Réponse de le 05/07/2015 à 20:55 :
Tiens, tiens.... la démocratie et la parole du peuple européen ne vous intéressent plus dès lors qu'il ne serait pas être favorable au financement de Tsipras ?
Réponse de le 05/07/2015 à 21:00 :
La Grèce FAIT des réformes, renseignez-vous : http://www.alterecoplus.fr/grece/budget-la-grece-est-en-realite-le-pays-le-plus-vertueux-deurope-201506290821-00001655.html
C'est même le pays avec la meilleure gestion en Europe depuis 2 ans. Arrêtez de gober tout ce que raconte la BCE et le FMI.
a écrit le 05/07/2015 à 12:49 :
Ce qui serait rigolo, ce serait une victoire du OUI (meme si je suis convaincu de l'inverse).
La BCE serait contrainte de rouvrir le robinet de liquidité, et donc d'alimenter encore sans fin la Grece. Si la BCE ne le fait pas, et que les banques restent fermées, les grecs auraient bien du mal a comprendre pourquoi on les traite de la sorte alors qu'ils ont voté OUI.
a écrit le 05/07/2015 à 11:31 :
Les médias devraient indiquer plus "lourdement" que nos politiciens sont des incompétents en gestion économique et budgétaire. Ils NOUS faudrait avoir des objectifs de gestion de la part des partis politiques et surtout limiter leurs dépenses personnelles avec un contrôle interne à l'état évitant les dérapages. Bref, un état résolument moderne
Réponse de le 05/07/2015 à 13:53 :
Et vous, qu'attendez vous pour nous montrer vos compétences ? Les yaka fokon qui peuplent les forums me font bien rire.
a écrit le 05/07/2015 à 9:47 :
Si on se place du point de vue des créanciers, le pire à éviter est le grexit car dans ce cas aucune créance grecque ne sera recouvrée. Donc en cas de "non" il y aura nécessairement reprise des négociations. En cas de "oui" le peuple grec aura fait savoir qu'il accepte d'être gouverné par des puissances étrangères...par conséquent il suffira de constituer un gouvernement de techniciens travaillant avec les donneurs d'ordre.
Réponse de le 05/07/2015 à 13:53 :
Le pire a éviter, c'est que le Portugal, l'Irlande, l'Espagne, l'Italie,... et pourquoi pas la France, demandent eux aussi le même traitement que la Grèce !! Pourquoi s'endetterait-on pour que Tsipras augmente le nombre de fonctionnaires grecs ??
Le pire, c'est la contagion !
Réponse de le 05/07/2015 à 18:28 :
Seul l'UPR milite pour retrouver notre souveraineté nationale. Il ne faut compter sur le FN pour cela.
a écrit le 05/07/2015 à 8:40 :
J'attends avec impatience le choix des Grecques...Que chaque pays retrouvent son autonomie et arrêtons cette utopie. Les français avaient dit non en 2005 pour les raison suivantes : "Selon un sondage Ipsos, le vote « non » était surtout tourné contre ce que les opposants voient comme la dégradation des conditions de vie actuelles (une des raisons invoquée par 52 % du « non ») et le trop grand libéralisme contenu dans ce projet de constitution (une des raisons pour 40 %). Il était également motivé par l'espoir d'un meilleur traité (une des raisons pour 39 %)" Source Wikipédia.. On voit aujourd'hui le résultat de cette entrée dans l'Europe, chômage; misère, pauvreté...
Réponse de le 05/07/2015 à 13:17 :
Vous vous trompez . En 2005 il y a avait les habituels partis anti Européens à voter non (minoritaire). Ce qui a fait pencher la balance c'est la gauche de la gauche qui a rejeté le référendum car négocié par Giscard et pas assez social pour elle. Pourtant ce texte était en Europe réputé très social (les Anglais en voulait pas). Cette gauche utopiste a fait croire qu'il fallait voter non pour renégocier un texte plus social et qu'il y avait de tout façon un plan B. On l'attend toujours. On est donc resté dans une Europe bancale alors que cette constitution aurait pu être un élément fondateur pour construire une vraie Europe. Cette gauche de la gauche fausse me fait penser au gouvernement Grec qui dit que voter non c'est mettre de la pression sur les créanciers rien de plus. Voter non c'est dire non au plan donc valider le défaut et l'arrêt de l'aide européenne et internationale. Pourquoi ne pas dire haut et fort la vérité ?
Réponse de le 05/07/2015 à 13:58 :
Votre vérité n'est pas celle des électeurs qui se sont prononcés en 2005. Il fallait en rester là.
a écrit le 05/07/2015 à 8:28 :
Quand on aura un -léger- mieux sur cette affaire, on ne manquera pas d'entendre : "L'Europe avance par ses crises, allons vers le fédéralisme !". Faut s'y préparer tout de suite, sinon ça risque de faire un choc. Preparez-vous quand même à retrouver des billets de banque -enfin- figuratifs et nationaux. L'euro ne survivra que jusqu'à sa prochaine grande crise.
Réponse de le 05/07/2015 à 13:21 :
"L'Europe avance par ses crises, allons vers le fédéralisme !"

Effectivement, les grands journaux ont déjà leurs titres de la semaine prochaine.
a écrit le 05/07/2015 à 1:26 :
L'article n'insiste pas assez sur le premier aspect négatif de ce référendum, la division de la société grecque. La division est profonde et personnellement je trouve que M. Tsipras s'est défaussé sur le peuple Grec lui laissant peu de temps pour peser le,pour et le contre. Je trouve cette conception de la démocratie de la rue malsaine.
Je pense que M. Tsipras se retrouve pris à son propre piège. Il,n'avait pas imaginé que le l' Europe réponde de façon aussi culottée entraînant la fermeture des banques. C'est le résultat du type de négociation dont a usé l'équipe Tsipras. Quoiqu'il en soit, le but recherché d'entraîner le peuple Grec derrière lui pour faire pression ne semble
pas se dessiner au vue des derniers sondages.
En cas du oui, le gouvernement Tsipras devra démissionne': personnellement , je ne vois pas pourquoi. la Grèce serait plongée à nouveau dans une crise politique interminable et le pays n'a pas besoin de ca. Que Tsipras laisse Varoufakis démissionner cela sera suffisant.
Les positions des créanciers et des Grecs sont si proches, Tsipras ayant cède sur tout que ca ne devrait pas posé de problème.
Enfin pour parler d'allègement de la dette, tout le monde est d'accord et d'ailleurs les créanciers ont déjà en 2012 efface une partie de cette dette. Cependant même si l'effacement fait consensus, Tsipras doit accepter que cela aura des répercutions politiques en Europe. De nombreux pays se sont engagés et ont réalisé les réformes nécessaires et cela a été douloureux pour leurs citoyens. Donc il est normal qu'avant de parler concretement d'allègement de la dette, il va falloir que le gouvernement Tsipras focalise son énergie sur réformer la Grèce en profondeur notamment sur le plan fiscal. L:Europe ne veut plus payer pour voir et c'est très bien. Tsipras a perdu trop de temps dans ces négociations pour ne rien obtenir. Il,doit donc se résoudre à faire le sale travail dans son propre pays
Réponse de le 05/07/2015 à 8:18 :
Resumé de vos poncifs: 1) Tsipras est un fou responsable de tout ça (malgré un historique de plus de 5 ans de gestion européens stupide). 2) les grecs doivent se "réformer" (désolé pour vous mais le médecin à déjà tué le patient). Mais vive le "rêve" européen, cette belle "aventure" ! On y repensera avec nostalgie quand la mascarade de l'euro et de l'UE seront terminés (les religions meurent quand on cesse d'y croire n'est-ce pas ?).
a écrit le 05/07/2015 à 0:49 :
Le scenario du non est tout tracé: l'ElA se termine. Les banques grecques ne re-ouvrent pas et le gouvernement preleve l'epargne des grecs pour restructurer ces dernieres. Tout cela prendra des semaines avant que quelques banques ne re-ouvrent, les autres etant liquide par le gouvernement. Et pour faire passer la pilule tres amere du grexit, de l'hyper inflation et de la perte de l'epargne des petites gens, syriza entonnera le chant du nationalisme agressif de concert avec Anel et Aube doree qui aplaudira et votera avec syriza et Anel sur ses dossiers. Pendnt ce temps l, les grecs qui ne seront pas dupe des mots creux prononve avec des tremolos constateront que cette fois, pour de vrai, ils n'ont vraiment plus rien.
Esperons que d'ici dimanche soir un peu de rationalité fasse son retour, coté grec...puis coté creancier.
Réponse de le 05/07/2015 à 15:03 :
Pour moi la victoire du non est acquise, et hélas une dérive fascisante du régime Tsipras n'est pas du tout à exclure. Son ministre de la défense d'extrême-droit a déjà annoncé que l'armée assurait l'ordre... Après la fuite en avant avec le référendum démagogique, qu'est-ce qu'il lui reste ? Envahir une île turque peut-être, pour faire monter encore plus la mayonnaise nationaliste, comme l'ont fait les généraux argentins avec les Malouines ?
a écrit le 04/07/2015 à 23:59 :
(2) Voter non, et rester dans la vraie Europe des nations, pas celle construite par les financiers !
Analysons le système bancaire éthique de base ! D’abord, qu’est-ce qu’une dette ? Si un individu appelé Jacques emprunte 10 euros à Pierre qui a travaillé pour les gagner, il existe bien une dette de Jacques envers Pierre de 10 euros. Mais lorsqu’une banque « prête » 50 000 euros à Paul pour construire une maison, ces 50 000 euros (ou dollars ou autres) n’existent pas, même pas en réserve dans la banque prêteuse. Ils sortent « ex nihilo », et certainement pas du travail de quelqu’un ! Certes les intérêts sont nécessaires car ils seront la paie du banquier, qui va vérifier les comptes ; mais le capital n’est pas une dette : il ne devrait pas être remboursé, ou peut-être qu’en très faible partie ; c’est à voir.
En effet, sur l’île, quand James se voit « prêté » 100 krix ( ou euros), la masse monétaire de l'île passe de 300 à 400 krix, ce qui préserve le chiffre d’affaire des 3 habitants précédents, qui ont peut-être commencé à déjà avoir fort à faire pour pouvoir proposer davantage de produits au nouveau consommateur James. Mais si James rembourse le capital prêté, alors la masse monétaire sur l’île retombe à 300 krix ; mais ces 300 krix, il y a maintenant 4 personnes à se les répartir ! Les chiffres d’affaire des premiers habitants diminuent , donc ils s’appauvrissent, l’argent devient rare, la vie dans l’île peut devenir un panier de crabes.
Le remboursement de la « dette publique», réclamée par les financiers internationaux, est basé en grande partie sur une mystification (mensonge élaboré présenté avec une grande apparence de vérité ; sophisme ). Il faut dénoncer cet abus, et remettre les financiers internationaux à leur place. Et la Grèce resterait alors en Europe
Réponse de le 05/07/2015 à 14:01 :
Dès le départ, votre explication enfantine est FAUSSE !
Ce ne sont pas les banques qui prêtent à la Grèce ( celles ci se sont retirés depuis quelques années, en y laissant pas mal de plumes, et un haircut de 75%. Il y a qu'à regarder le cout de l'aventure Empiriki pour le crédit agricole !)
Ce sont les contribuables européens qui ont prêté à la Grèce !
a écrit le 04/07/2015 à 23:49 :
(1) Mon voeu : que les grecs votent non, et que les autres nations européennes changent leur système bancaire inique !
Car il existe un système éthique bancaire de base, respectable par les banquiers et les citoyen(ne)s :
[ Sur une île vivent 3 personnes : Il y a 300 krix en circulation ( le krix est la monnaie utilisée dans l’île : comme il n’y a ni minerai, ni pierre précieuse, ni or, c’est un fruit sec bien connu, et rendu introuvable sur l‘île : tous les arbres donnant le krix ont été abattus et détruits, sauf deux spécimens sur lesquels veille Jo, le responsable des krix ). Jo vend du lait pour vivre. Sophie vend des fruits, et Sam du poisson. Voilà qu'un enfant nait : James ; devenu adulte, James veut gagner sa vie ; ses parents Sophie et Sam se sont un peu privés jusque là pour lui assurer sa subsistance alors qu‘ils l‘élevait. Donc James commence à construire des huttes, qu'aimeraient avoir Sam et Jo. Le problème est que si les autres le payent en krix, leur chiffre d'affaire va diminuer puisque les 300 krix vont maintenant être répartis entre 4 personnes... La solution est de mettre en circulation davantage de krix : c'est donc de cueillir et de donner de nouveaux krix à James alors qu'il fabrique ses huttes pour payer lait, fruits et poissons. Jo met 100 nouveaux krix en circulation en les donnant à James alors que ce dernier construit les huttes pour Sam et Sophie. Combien ont couté ces nouveaux krix ? Zéro ! Ils poussent sur les arbres gardés par Jo ] (...)
a écrit le 04/07/2015 à 23:20 :
Je vous rafraichis juste un brin la mémoire sur votre beau pays...
A l'ère moderne, de l'indépendance de la Grèce dans les années 1830 à nos jours, la Grèce a fait défaut envers ses créanciers pendant environ 90 années, soit la moitié du temps : cinq fois en 1826, 1843, 1860, 1894 et 1932.
1826... Emprunt initial arrangé par les créanciers sur le London Stock Exchange pour gagner son indépendance en 1825. Il y eut tant d'intermédiaires qui écrémèrent beaucoup d'argent au passage, et tant de querelles intestines entre les révolutionnaires grecs, que personne ne savait où allait l'argent ou qui en était responsable. Ce n'est qu'en 1878 que la Grèce alla mieux - un demi-siècle plus tard - et ce prêt d'environ 1,7 millions de livres, avec les intérêts courus, avait gonflé à 10 millions de livres!
1832...un autre prêt consenti par les Français, les Britanniques et les Russes. La Grèce y fait défaut 11 ans plus tard, l'excluant efficacement des marchés internationaux du crédit pendant des décennies.
Fin du 19ème siècle, tout fut à nouveau pardonné et les prêts étrangers une fois de plus affluèrent, à la recherche d'un taux d'intérêt élevé. A nouveau, les Grecs finirent sous un fardeau de dette insoutenable et le gouvernement dût suspendre tous les paiements sur la dette extérieure en 1893. Hilare, il créa le "Comité international pour la gestion de la dette grecque " afin d'apaiser les créanciers étrangers, comité qui était supposé surveiller l'économie et la collecte de l'impôt. Cela ne vous semble pas familier ?
1932...La Grèce fait défaut à nouveau (qui pourrait les blâmer, compte tenu de l'état économique mondial) et restera en défaut durant trente ans (milieu des années 1960) .

Aucun pays dans le monde moderne n'a autant fait défaut sur ses prêts que la Grèce, sauf le Honduras et l' Equateur. Cherchez... Le fait que l'histoire se répète pour la énième fois ne devrait pas vous faire perdre patience. Non pas que ce soit une bonne chose. Ça va faire mal à certaines personnes. Mais sans doute ne fera pas mal au monde... Heureusement pour le monde, il a eu le temps de se préparer et l'économie grecque est de la taille de l'économie d'Atlanta, Géorgie (Etats-Unis).
:-)
a écrit le 04/07/2015 à 22:42 :
Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain. Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ». Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger. On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale ; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. Elle jette un doute sur l’honnêteté du résultat si le « oui » devait l’emporter.

Mais, ce référendum a permis en quelques jours d’opérer un dévoilement important de l’attitude tant de l’Eurogroupe que de l’Union européenne. Ce dévoilement de la nature réelle des institutions européennes est un fait important pour l’ensemble des peuples qui vivent sous ce qu’il nous faut bien aujourd’hui appeler la coupe de l’UE. Il faut donc ici faire le bilan de ce que nous avons appris à la fois dans les mois qui nous séparent de l’élection de janvier dernier et surtout dans les jours qui ont suivi l’annonce du référendum.

La position, tant de l’Eurogroupe que de la Commission européenne, ou du Conseil européen, vis-à-vis du gouvernement grec n’a nullement été fondée sur un constat économique mais elle a toujours procédé d’un parti-pris politique. En effet, il était clair que les demandes de restructurations que le gouvernement grec a présenté sans relâche depuis le mois de février dernier de la dette étaient fondées. De nombreux économistes l’ont écrit[1]. Même le FMI l’a récemment reconnu[2]. Il est aujourd’hui évident que cette restructuration devra avoir lieu, et que le plus tôt sera le mieux. Les rejets multiples et répétés de ces propositions par l’Eurogroupe n’ont eu pour seul objectif que d’aboutir soit à la capitulation du gouvernement grec soit à sa démission. La déclaration de Martin Schulz, Président du Parlement européen le confirme[3]. Il est donc désormais bien établi que les institutions européennes n’ont eu de cesse que d’obtenir le départ d’un gouvernement démocratiquement élu. Ceci en dit long sur la notion de « démocratie » dont on se gargarise tant à Bruxelles qu’à Strasbourg. Ces « institutions » ont donc mené une guerre sans relâche contre le gouvernement grec, n’hésitant devant aucune manœuvre pour le déstabiliser. On en a eu une confirmation avec les méthodes odieuses qui sont utilisées contre lui depuis qu’il a décidé de recourir au référendum.

L’Eurogroupe, qui est l’instance assurant le pilotage de l’Union Economique et Monétaire, que l’on appelle la « zone Euro » n’a pas hésité à violer les règles tacites de fonctionnement établies depuis maintenant des décennies que ce soit du temps du « Marché Commun » ou de celui de l’Union européenne. En décidant de tenir une réunion dont le ministre Grec, M. Varoufakis, serait exclu, l’Eurogroupe, et en particulier son Président M. Dijssenbloem ne se sont pas seulement comportés de manière illégale, mais surtout de manière contraire aux principes qui sont censés être respectés entre les différents pays de l’UE. Il s’agit, ici encore, d’un abus de pouvoir inouï. Il n’a de parallèle que la décision de la Banque Centrale Européenne de couper les comptes Target2 (ou système électronique de transferts intra-zone) des entreprises grecques, organisant une pénurie artificielle de liquidités en Grèce, pénurie qui pèse de manière dramatique sur la situation de la population et qui compromet la tenue du référendum. C’est la première fois que, dans l’Histoire, une Banque Centrale organise une crise financière au sein de la zone dont elle a la responsabilité, non par incompétence mais à dessein. A nouveau, nous sommes confrontés à un abus de pouvoir inouï. Cet abus de pouvoir signifie en réalité que, sans le dire, la BCE a exclu la Grèce de la zone Euro. Si tel n’était pas le cas, la BCE aurait dû continuer à respecter les comptes Target2 des entreprises. Cela signifie que tant l’Eurogroupe que la BCE ne respectent pas la souveraineté de la nation grecque. Nous sommes revenus à la situation des années 1960 quand Leonid Brejnev affirmait la doctrine de « souveraineté limitée » des pays de l’Est vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce qu’on fait l’Eurogroupe et la BCE est l’équivalent financier de l’intervention soviétique à Prague en août 1968. Nous sommes donc bien confronté à une tyrannie. Il faut en mesurer soigneusement toutes les conséquences.

On peut en déduire que l’Euro n’est pas une monnaie, ni même un projet économique, mais qu’il est un mode de gouvernement qui vise à imposer les règles du néo-libéralisme contre l’avis des peuples. Telle est la conclusion logique des dénis de démocratie que l’on a décrits et que le gouvernement grec, avec beaucoup de courage et un grand discernement, ont permis de dévoiler. Le maintien de l’Euro ne se justifie pas par des arguments économiques, mais essentiellement par la volonté politique de domination qui aujourd’hui s’incarne dans l’Allemagne, mais qui s’étend, que l’on parle ici de « collaboration » ou de « syndrome de Stockholm » n’a que peu d’importance, aux élites politiques de l’Espagne, de la France et de l’Italie. De ce point de vue, l’absence de politique française, ou plus précisément la servilité compassionnelle dont elle fait preuve face à l’Allemagne sur la question de la Grèce est des plus instructives. On ne peut que s’indigner de la passivité du Ministre des Finances, M. Michel Sapin quand, le samedi 27 juin, M. Varoufakis a été exclu de la réunion de l’Eurogroupe. Mais reconnaissons que cette passivité est dans la logique de l’attitude française depuis le début. Rappelons ici qu’avant son élection M. Alexis Tsipras n’avait pas été reçu par les membres du gouvernement et du P « S »…

Ces comportements signifient la fin des illusions en ce qui concerne la possibilité d’aboutir à un « autre Euro » ou de « changer l’UE ». Il faut sur ce point être très clair. De nombreuses forces se sont bercées d’illusions sur ce point, que ce soit en Grèce, et c’est l’une des contradictions de Syriza, ou en France, avec l’attitude du PCF et du Parti de Gauche. Toute bataille menée de l’intérieur du système est appelée à rencontrer des obstacles tellement formidables que l’on peut douter de son succès. James Galbraith, après beaucoup d’autres, a écrit que seul le vote « non » au référendum du 5 juillet pourrait encore sauver l’Euro[4]. Ce qui est sûr est que, paradoxalement, le « oui » va accélérer la fin de l’Euro en mettant au jour la nature réelle de la zone Euro. Le voile de la soi-disant « rationalité » économique désormais déchiré, réduit à un mécanisme de domination, l’Euro se révèle dans sa nature la plus odieuse[5]. Vouloir « changer » l’Euro n’est plus aujourd’hui une simple erreur ; cela devient au vu de l’action de la zone Euro envers la Grèce une stupidité criminelle. Il faudra d’urgence que les différents partis qui ont joué avec cette idée se mettent rapidement au clair sur cette question ou qu’ils assument de n’être que l’aile compassionnelle de la tyrannie européiste.

Les erreurs stratégiques de Syriza pèsent alors lourd, même si la manière dont la négociation a été menée est digne d’éloge. Il convient de s’inspirer du combat mené mais de ne pas en répéter les erreurs. Ne s’étant jamais mis au clair sur cette question, le gouvernement grec n’a pu apporter au coup d’Etat financier organisé par Bruxelles qu’une réponse bien incomplète. A partir du moment où la clôture des comptes Target2 des entreprises grecques était constatée il devait réquisitionner la Banque Centrale de Grèce pour que le pays ne se trouve pas à court de liquidité, ou émettre des certificats de paiement (garantis par le Ministère des finances). On rétorquera que cela aurait été interprété par l’Eurogroupe comme une rupture définitive. Mais l’action de la BCE était bien l’équivalent de cette rupture. Il n’est aujourd’hui pas dit que le « oui » l’emporte. Mais, s’il devait l’emporter, ce serait bien parce que le gouvernement grec n’a pas voulu aller jusqu’au bout de la logique dans sa lutte pour la démocratie.

Les leçons que l’on doit tirer de ce qui se passe actuellement en Grèce, que ce soit en France ou ailleurs, sont extrêmement importantes. Un gouvernement qui entrerait en conflit avec l’Eurogroupe et avec l’UE sait désormais à quoi s’attendre. Les risques de déstabilisation de la société sont immenses dès lors que l’arme financière est utilisée sans restriction par la BCE. Devant ces risques, du moins en France, nous avons une procédure d’exception qui est prévue par la constitution : c’est l’article 16. Le précédent de la Grèce montre que les pressions financières peuvent empêcher un fonctionnement normal des institutions. Le pouvoir exécutif serait alors en droit d’user de l’article 16 pour gouverner par décret dans la période de crise et pour répliquer, du tac au tac, aux actions venant de Bruxelles et de Francfort.
Réponse de le 04/07/2015 à 23:40 :
Donc conclusion,la situation de crise a renforcé l'Euro car elle le montre puissant et inflexible,genre une arme au service de l'euro groupe comme le dollar au service de l'Amérique.
a écrit le 04/07/2015 à 22:38 :
Mardi on rase gratis, c'est le jour du haircutt
a écrit le 04/07/2015 à 21:38 :
au de la des affirmations de certains, aucune des situations ne sont fermée , tout peut évolué aussi bien pour le oui que pour le non qui je pense sera le bon choix dans la situation actuelle.
a écrit le 04/07/2015 à 21:18 :
L'euro n'est pas une monnaie mais une religion à laquelle s'accrochent beaucoup de naïfs qui y voient un outil du Salut (outil de l'UE), pour compenser la disparition des états souverains, la soumission aux USA... Les Grecs semblent encore beaucoup y croire d'ailleurs, malgré toutes les évidences qu'une religion de pacotille ne fait pas une monnaie.
a écrit le 04/07/2015 à 20:11 :
La Grece servira de cas d'ecole pendant des decennis de comment l'aleas moral finit TOUJOURS par faire imploser les unions monetaires. Pourquoi faire des reformes et se serrer la ceinture quand on peut envoyer la facture a ses voisins...?
a écrit le 04/07/2015 à 19:31 :
En cas de non, et contrairement à ce que vous dites, il ne pourra pas y avoir de négociation. Stipras est un menteur : il a menti à ses partisans (en leur faisant croire que les européens, trop lâches, cèderaient) et à l'Europe (en lui faisant croire qu'il accepterait les réformes).
Et bien il continue de mentir: en appelant à voter non, il essaye de faire croire qu'il pourra mieux négocier, alors qu'il sait déjà, d'ailleurs on le lui a dit, que tout va s'arrêter.
Tsipras est un communiste grec et veut instaurer une albanie indépendante dont il sera le chef. Des violences se préparent.

Félicitations en tout cas pour toute cette période, qui va bientôt s'achever : la tribune fut le lieu de la désinformation.
Réponse de le 04/07/2015 à 20:32 :
parfaitement en accord, encore que la Tribune offre un forum au discussion, ce qui est tres meritoire. D'accord qu'avec le Non il n'y aura pas d'accord. Mais meme avec un Oui je ne vois pas non plus. Avec les chiffre de T4 2014 le FMI parle de 50mld. Avec les données economiques de T3 2015 je n'ose imaginer. Les Grecs ont complement baissé les bras. Le FMI ne peut plus rien - ils viennent de se defosser. La BCE recolte son joker le 20 juillet et plie aussi. Au ESFS trop de membres ne croient plus aux 'promesses' grecques. Il ne reste plus qu'a jouer la montre en invoquant les points techniques et des echeances parlementaires. Soit Syriza, soit l'armée greque feront le retour au drachme.
a écrit le 04/07/2015 à 18:30 :
Je peux rêver .... création d'un euro du SUD et un autre de NORD ! (la France euro du SUD avec ses fonctionnaires et ses 35H)
Réponse de le 04/07/2015 à 18:59 :
.... avec une cigale comme emblème !
a écrit le 04/07/2015 à 18:27 :
Un très bon article d'un philosophe grec sur la situation :
https://sarafidis.wordpress.com/2015/07/01/quest-ce-quun-bon-europeen/
a écrit le 04/07/2015 à 18:22 :
Ce serait pas mal... de lire un article " LES CONSÉQUENCES POUR LA FRANCE " !
a écrit le 04/07/2015 à 18:11 :
oui ou non au referendum (pour gagner théoriquement du temps)... il n'y a pas de plan "B" mis en place. L'inflation de l'euro aurait pu aider, l’Europe du Sud ... pour les pays cigales (dont la France qui va voir sa note abaissée de fait ), FH doit mal dormir ! Effacement total ou partiel de la dette .... c'est impossible vu le nombre de pays candidats à cette mesure !
a écrit le 04/07/2015 à 18:11 :
oui ou non au referendum (pour gagner théoriquement du temps)... il n'y a pas de plan "B" mis en place. L'inflation de l'euro aurait pu aider, l’Europe du Sud ... pour les pays cigales (dont la France qui va voir sa note abaissée de fait ), FH doit mal dormir ! Effacement total ou partiel de la dette .... c'est impossible vu le nombre de pays candidats à cette mesure !
a écrit le 04/07/2015 à 17:22 :
V
a écrit le 04/07/2015 à 17:19 :
Selon Bernard Lietaer, un des fondateurs et architectes de l'Euro, cette situation peut au-delà de la Grèce contaminer le reste de l’Europe. Inquiétant. La crise grecque qui touche l’Union européenne peut pousser la Grèce à quitter l’Union Européenne, certes, mais la chute grecque peut ensuite s’étendre aux autres parties de l’Europe. Pour qu'on reste tranquille dans nos fauteuils et en faisant totale confiance aux technocrates de l'UE, sachez que Bernard Lietaer parvient même à affirmer que «Nous sommes devant une situation que nous n’avons, en toute franchise, jamais prévue». Rassurant pour la suite.
a écrit le 04/07/2015 à 16:49 :
ANNONCE : Banquiers échangent fausse monnaie contre dette sans fin avec à la clé pillage complet du pays (la Grèce a de grosses réserves en gaz et en pétrole en mer Egée, non compris ses 300 tonnes d'or potentielles dans ses mines, et le reste...), et asservissement total du peuple (travail jusqu'à la tombe sans retraite sans rien etc.).
Faut reconnaître que ça fait rêver comme projet...
Réponse de le 04/07/2015 à 18:24 :
@ptitpère: dans quel film as-tu vu que la Grèce avait d'énormes réserves énergétiques ? La Grèce importe quasiment 100 % de son énergie et raffine le pétrole pour le réexporter, principalement dans les pays méditérannéens. Quant aux autres ressources naturelles, à part l'huile d'olive, concurrencée d'ailleurs par l'Italie et la Tunisie, je ne vois pas vraiment de quoi tu veux parler :-)
Réponse de le 04/07/2015 à 22:58 :
Y a aussi... l'huile...solaire!
A ce sujet, sur Bloomberg : 40 pourcents d'annulations touristiques.
Réponse de le 05/07/2015 à 9:28 :
Tu ne vois pas, parce que tu ne veux pas voir. Un jour tu ouvriras un site sérieux concernant la Grece, et tu comprendras. Enfin j'espère pour toi.
a écrit le 04/07/2015 à 16:44 :
un joker bien plus productif et durable : alléger la fonction publique de 30% !
Réponse de le 05/07/2015 à 9:30 :
C'est le chemin le plus court vers la catastrophe. Les administrations sont deja en sous effectifs chroniques (la Grece est un des pays d'Europe avec la plus faible dépense publique, 40%, c'est moins que l'Allemagne et ses 45% !!!). La réduire encore menerait juste a un blocage total, empêchant l'économie de redemarrer !
a écrit le 04/07/2015 à 16:22 :
notre gouvernement a un joker en cas de besoin ,la collecte des assurances vies des francais places en fonds euro,un decret et on ponctionne
a écrit le 04/07/2015 à 16:16 :
Il faut se répéter : La Grèce ne peut absolument pas sortir de la zone euro. Non pas parce qu'elle ne le voudrait pas ou qu'elle en serait interdite mais tout simplement parce que c'est impossible. Créer une monnaie c'est créer un échange en économie, la devise sert principalement à cette fonction, or pour échanger il faut au moins être deux et convenir d'une valorisation qui n'est pas celle uniquement de l'émetteur éventuel; il faut ensuite donner des garanties et puis disposer d'un volant critique et enfin vérifier que la devise soit négociable. Aucune de ces conditions n'est remplie par le pays. la Grèce ne peut donc pas sortir de l'euro. Dans aucun cas. Inutile alors d'échafauder des projections sur cette base impossible. Ensuite le plafond du ELA. Il est concrètement en dehors de toute négociation sur la dette et ne doit surtout pas y entrer. Il faut donc éviter l'amalgame. Il s'agit d'une mesure purement technique que les grecs n'ont aucun intérêt à voir perdurer. Si l'on pousse le raisonnement cela reviendrait à mettre toutes les entreprises grecques ayant souscrit un prêt à passer sous contrôle européen. Cela suppose que les banques se soient servi de l'argent liquide avancé pour de toutes autres raisons. Les banques sans clients devraient alors fermer, on ne conserverait qu'une banque d'état pour servir retraites et salaires! Il est évident que cette formule n'est pas la bonne. Il convient donc de procéder rapidement au remboursement, donc au non renouvellement de certains prêts commerciaux comme à la réduction du contrôle des changes aux guichets en portant le retrait possible à 15 euros par jour. C'est uniquement dans cette évolution que le plafond pourrait être légèrement relevé avec une gestion au mois le mois. Enfin les négociations : elles sont le passage obligé pour les grecs qui n'ont pas la main quoique soit le résultat du référendum.. Elles ne reprendront efficacement que lorsque l'équipe de gauchiste en place sera partie. Sans départ des dirigeants actuels on assistera à des bavardages plus ou moins courtois sans décision. Un gouvernement technique d'union national, provisoire, devra donc être mis en avant par les conseil constitutionnel du pays et l'aval des Ministres des finances européïstes et, peut-être l'accord du gouvernement Tsipras, ce qui serait son premier acte réellement citoyen. Une évaluation précise sera fait de la situation, un plan révisable pour 4 ans adopté et mis en oeuvre. Comme je l'ai déjà indiqué la seule solution monétaire est la mise ne place d'une devise euro interne et le maintient d'une autre externe (l'euro actuel) soit l'euro bicéphale hybride. L'euro interne verra son cours fluctuer comme un serpent monétaire inversé. Bien entendu le contrôle renforcé des changes demeurera nécessaire comme le gèle des pensions et salaires ainsi que des mesures notariales et fiscales visant à lever l'impôt et la hausse de la TVA à 25%. La Grèce n'a rien gagné. mais il faut que les européïstes idéologisés s'astreignent à un minimum de raison : c'est ça l'Europe de Bruxelles! Le siphonnage de régions faibles par les régions fortes, donc le déclin programmé pour certains. On ne peut être européïste et s'en émouvoir il s'agirait d'une attitude oxymorique surprenante. Tout et son contraire c'est à dire n'importe quoi en réalité, là est le danger, nous sommes en train de le constater en premier candidat avec la Grèce. Il y en aura d'autres.
Réponse de le 04/07/2015 à 16:39 :
Un non lundi et Le plafond ELA sera mis à zéro car les banques Grecques seront considérées comme non solvables (pas d'accord de financement avec les créanciers donc mise en défaut validé par le peuple). Ca obligera le gouvernement à nationaliser et à créer du papier local ou Euro faible (bref la Grèce ne sera pas sortie de l'Euro, mais de fait ca sera pareil car elle aura une autre monnaie)
Réponse de le 04/07/2015 à 17:03 :
C'est l'économie qui fait la monnaie et non pas une monnaie qui fait l'économie, c'est le constat, si on n'en doutai, que l'on peu faire dans la zone euro!
Réponse de le 04/07/2015 à 17:20 :
Quelque soit le scénario qui suivra le NON au référendum, sera LE BON.
Réponse de le 04/07/2015 à 17:25 :
@Corso, La Grèce est en excédent primaire (pas la France). Si elle fait défaut et sort de l'Euro, elle pourra avoir sa monnaie comme tous les pays dans le monde sans exception aucun. Les entreprises Grecques qui ont survécu avec une monnaie "Allemande" vont exploser, comme un coureur obligé se maintenir en course avec 40 % de son propre poids sur les épaules et qui se voit allégé subitement. La Grèce a une industrie ainsi que la construction navale et le tourisme. La Grèce a perdu 25% de son PIB et elle sera en mesure de les recouvrer en 5 ans car sans dette à payer et avec une monnaie au niveau de son économie. De plus, Poutine se sortira les tripes s'il le faut pour sortir rapidement la Grèce du marasme économique dès qu'elle aura fait défaut. Il ne faut pas oublier qu'avec l'embargo Poutine en a gros sur la patate et qu'un accès en Méditerranée serait stratégique pour la Russie. Ne vous inquiétez pas, il y aura des échanges, c'est moi qui vous le dit!
Réponse de le 04/07/2015 à 17:58 :
Bien entendu je ne suis pas d'accord avec vous, @Rosetta, la grèce n'est pas du tout en mesure d'éditer une monnaie. Il faut être en bonne position pour éventuellement le faire. Ensuite l'excédent primaire est une blague entendue sur les ondes. On a forcément un excédent primaire si le pays est truffé de subventions non remboursées, ce n'est pas une démonstration de qualité. Ensuite la "sortie" (donc impossible) ne signifie pas du tout l'effacement de toute dette!! Quelle st cette mentalité de fuyard. Quant à Poutine il a démontré de multiples fois qu'il ne ramassait pas un couteau qui tombe.
Réponse de le 04/07/2015 à 19:48 :
La monnaie sert aussi en interne. Par exemple pour acheter du pain. Je serais curieux de savoir avec quels billets les banques grecques vont garnir leur distributeurs lundi si c'est non. Pour payer les gens, au cas il le souhaiterait, il faudra donc que l'Etat imprime sur des petits bouts de papier des chiffres qu'il tamponnera.
Cela s'appelle une monnaie...
Bien sur, la fixation de la valeur en euros de ce petits bouts de papier pourra donner lieu à des échanges avec l'extérieur de la Grèce, mais sans doute avec une décote...

Pas besoin de sortir de l'Euro pour ne plus y être...
a écrit le 04/07/2015 à 16:15 :
Pour cette article Romaric Godin fait du journalisme enfin... Pertinent.
Reste juste la dernière option qui n'est pas dite (pour ne pas effrayer les Grecs ???).
Si c'est non. C'est non. Plus de plan et rien à négocier donc arrêt des financements multiples et variés (à mon avis le choix attendu et souhaité par l'Allemagne). Bref la Grèce se retrouve seul et à terme elle sortira de l'Euro et voir même de l'Europe. A mon avis ce choix est assez probable compte tenu de la puissance actuelle de l'Allemagne (la France n'est plus dans le jeu : son altitude non franche et souterraine l'a exclus du jeu).
a écrit le 04/07/2015 à 16:15 :
A chypre après la réouverture les comptes avaient été allégés de plusieurs milliers d'euros pour les heureux possesseurs de comptes bien garnis.Alors oui ou non ceux qui sont censés se réjouir de leur victoire auront la douche froide de s'être fait "chyprer" leurs économies.Mais chut ce sujet est inconvenant ,parlons plutôt de la victoire de la démocratie
a écrit le 04/07/2015 à 16:08 :
Il ne faut pas oublier que la Grèce se porte mieux que la France puisqu'elle est en excédent primaire! Tsipras a choisi de rester dans l'Euro par idéologie universaliste, mais c'est un Homme d'Etat et à ce titre nous lui devons notre respect. Une chose est certaine, la Grèce ne pourra plus s'éterniser dans l'Euro. Toute décision de l'UE doit de part les traités être validée par le Bundestag car seul le peuple Allemand a gardé sa souveraineté. Le Bundestag composé de députés Allemands a pour vocation de défendre les intérêts des Allemands. Or les Allemands ne veulent pas payer pour les Grecs car les Grecs ne sont pas des Allemands. Les Allemands ont bien voulu payer 2000 milliards pour les Allemands de l'Est, mais Merkel ou n'importe quel autre chancelier ne réussira jamais à faire croire au Bundestag que les Grecs sont des Allemands. Il faudrait changer les traités, mais pour cela il faudrait l'unanimité et que l'Allemagne renonce à l'Empire. Donc Tsipras souffre du syndrome Gorbatchev qui voulait changer URSS de l'intérieur. Si le oui l'emporte, l'UERSS ne peut qu'acheter du temps. L'URSS a duré 50 ans, L'UERSS moins longtemps car elle ne dispose pas de chars pour faire taire les peuples qui se révoltent. Nous voyons que l'UERSS dispose du coup d'Etat financier en asséchant les banques, mais cet acte financier "terroriste" est trop éphémère pour être efficace dans la durée.
Réponse de le 04/07/2015 à 18:49 :
@rosetta +1 votre analogie avec Gorbatchev est remarquable !
Réponse de le 05/07/2015 à 0:13 :
@Rosetta: L'Allemagne n'a pas d'empire. Le Bundestag a jusqu'à présent approuvé tous les prêts accordés à la Grèce, avec des dates de remboursements bien grecques, mais comme bien d'autres nations européennes, les Allemands n'ont pas de cadeaux à faire aux Grecs qui ne veulent pas respecter ni les règles de l'UE, ni même les conditions des prêts.
a écrit le 04/07/2015 à 16:04 :
Donc même Godin affirme que au mieux le référendum n'améliore rien.
a écrit le 04/07/2015 à 16:02 :
La Grèce, un caprice européen et aujourd'hui, une bataille pour prouver que le modèle européen est absolue et fantastique. Dès le début, les comptes ont été trafiqués, avec l'aval des pays occidentaux pour intégrer Athènes dans le giron des plus puissants… eh bien maintenant, payez !!!!
a écrit le 04/07/2015 à 15:57 :
Extrait:

"Last Friday morning (26/06), the Greek prime minister, Alexis Tsipras, gathered his closest advisers in a Brussels hotel room for a meeting that was meant to be secret. All the participants had to leave their phones outside the door to prevent leaks.

As Mr. Tsipras paced and listened on the 25th floor of the hotel, his top aides argued that neither Germany nor the International Monetary Fund wanted an agreement and that they were instead pushing Greece into default and out of the euro.

The night before, at a meeting of eurozone leaders at the European Union’s headquarters, Mr. Tsipras had asked Chancellor Angela Merkel of Germany about including debt relief with a deal, only to be rebuffed again.
This is going nowhere, the 40-year-old Greek leader said in frustration, according to people who were in the room with him. The more we move toward them, the more they are moving away from us, Mr. Tsipras said."
a écrit le 04/07/2015 à 15:48 :
"retrouver un fonctionnement normal" ?!! La gréce part à la derive quant à son fonctionnement :administration demesurée (tient ,ça ressemble..) mais totalement inefficace ,economie de pays pauvre .culture de la fraude difficile à eradiquer ..non ,la seule voie pour la gréce est de sortir de la zone euro et de solliciter notre aide pour construire une economie et une gestion adaptées .
Réponse de le 04/07/2015 à 16:01 :
La fonction en % du PIB en Grece est pourtant une des moins lourdes d'Europe. C'est meme moins que l'Allemagne. Vérifiez les chiffres officiels de l'Europe !
a écrit le 04/07/2015 à 15:46 :
Voici un article du New York Times, qui dénonce les créanciers (extraits de conversations secrète) d'avoir volontairement refusé un accord et pousser la Grèce au défaut. Tsipras, n'a eu d'autre choix d'invoquer un référendum et explique pourquoi il a du le prendre seulement à ce moment là.

http://www.nytimes.com/2015/07/03/business/dealbook/hopeful-start-to-greek-debt-negotiations-quickly-soured.html?_r=1
Réponse de le 04/07/2015 à 16:07 :
Tout ce qui est dit sur le sujet doit être lu avec une certaine méfiance car en matière d'intox nous avons beaucoup à ,apprendre des Américains qui ne laissent fuiter que les conversations secrètes qui servent leurs intérêts ce qui après tout est normal. Chacun défend ses intérêts.
a écrit le 04/07/2015 à 15:38 :
Monsieur Godin,, votre scenario en cas du victoire du "oui" parait deborde d'optimisme. Quel que soit le resultat, les banques sont insolvables et sont au bord de la faillite. D'apres les statuts de la BCE, celle-ci ne peut pas fournir de liquidites dans ces conditions. En realite, l'equation reste la même pour la BCE quel que soit le resultat. Je criains, donc, que les banques ne pourront reouvrir d'aussitôt. A partir de la, la question de la mise en place d'une devise parallele reste posee.
a écrit le 04/07/2015 à 15:25 :
Il faut lire "les confessions d'un assassin financier" de John Perkins (ou visionner ses entretiens sur YouTube), qui explique précisément comment on pille une Nation et asservit son peuple, par la dette - ceci explique également les objectifs visés par la désastreuse (et en apparence aberrante) politique qu'ont mené nos dirigeants aux ordres ces quatre dernières décennies. Bref hier c'était le tour de l'Afrique et des pays du sud, et aujourd'hui ils s'attaquent aux pays développés.
a écrit le 04/07/2015 à 15:20 :
Il faut savoir que rien n'arrive jamais comme on le prévoit.Tous ces experts ne sont que des Madame Irma .Ils ont de fortes chances de se tromper.Faire des plans sur la Comète ça sert à rien étant donné que les vrais enjeux sont ailleurs.Le Poker menteur c'est justement de faire croire qu'une chose va se produire .C'est un billard a 3 bandes avec trous et obstacles qu'aucun des joueurs ne maitrise.
a écrit le 04/07/2015 à 14:53 :
Je crois qu'il convient de prendre en compte l'irrationalité de l'Allemagne, particulièrement de Schauble dont la ligne domine le gouvernement, avec l'accord de Merkel. Dejà, Schulz qui ne supporte pas la démocratie et prône la désignation d'un gauleiter pour diriger la Grèce. Un seul terme pour le qualifier: dictateur! Encore une fois dans l'histoire, les dirigeants allemands versent dans la folie.
Réponse de le 04/07/2015 à 23:56 :
Dans toute cette affaire, la première chose irrationelle semble être votre germanophobie.
a écrit le 04/07/2015 à 14:34 :
Qu'est-ce qui n'a pas été raconté sur ce référendum ? Pour être clair, les questions de fonds sont : 1/< La raison d'Etât exclut la démocratie > 2/ < Acceptez-vous que la perte de souveraineté de fait soit validée par les institutions du pays ? >
C'est exactement le dilemme des citoyens des Etats de l'Euro-Groupe et de l'Union Européenne, face à des situations de fait dominantes, interdites au vote populaire.
Comme l'omerta est la règle des leaders de l'Europe, l'après-référendum grec sera comme l'avant, sauf le pouvoir exécutif éventuellement remplacé.
Réponse de le 04/07/2015 à 15:58 :
En quoi la démocratie est exclue de ce processus ? Les créanciers sont principalement, directement ou indirectement, des Etats démocratiques ! Personne n'a obligé la Grèce à s'endetter. Ce sont ses dirigeants, démocratiquement élus qui ont pris des engagements, que de nouveaux dirigeants, également élus, souhaitent remettre en question.
a écrit le 04/07/2015 à 14:09 :
je pense que Mr Godin a une mauvaise de la situation. Syriza n'est Europeen que pour profiter de la gabegie de Brusselles a titre personnel et prolonger les subventions. L'accord pour lequel les Grecs pensent voter n'est plus sur la table. Cet accord etait basé sur une croissance Greque a 1-2,5%, un excendent primaire, des reformes mises en place pendant les derniers 9 mois et de la confiance dans les équipes grecques. Il ne reste plus rien de tout cas. Et pour chaque milliard donné a la Grece il faudra ensuite debourser 12 or vingt pour le Portugal, l'Italie, l'Espagne et finalement la France. Les 50 mlds pour la Grece sont maintenant 100 ou 120. Et l'addition passe a 2-4 trillion pour le reste du club Med. Les Grecs ne tiendront pas quelques semaines. Le FMI ne reviendra plus. La BCE va faire le mort et les generaux grecs vont devenir plus pressants. Mitterand et Delors ont perdu leur pari de prendre d'assaut la Bundesbank.
Réponse de le 04/07/2015 à 16:25 :
Je partage une partie de votre analyse.
Syriza a été trop loin, pour rester dans l'Europe même si un oui est la. Ca va être dur pour les Grecs car il va falloir colmater le chavirage actuel provoquer par le gouvernement Grec qui est en place. Bref ce n'est pas gagné, loin de la. Et dire que la croissance repartait en 2014,que le plus important avait surement été fait, que logiquement une partie de la dette aurait été renégociée ...
a écrit le 04/07/2015 à 13:30 :
Ils ont raison de vouloir sortir de cette Europe pourrie.
Il faut que le peuple Grec sorte de ce système pour mieux vivre leur indépendance et de vivre pleinement en liberté.
L'Europe est un pressoir à citron. Tout les états étaient regroupés pour mieux être spoliés par un groupe d'élites qui veut détruire l'identité et la souveraineté de chaque nation.Je pense que chacun doit en sortir et faire comme avant. Sinon le château de cartes va tomber violemment!
Réponse de le 04/07/2015 à 14:55 :
Si le non passe, l'UE va dégringoler plus vite encore et il n'y aura plus d'euro en 2016.
Si c'est le oui, l'UE va tenter de mettre l'un de ses fantoches à la tête du gouvernement grec mais le trou est trop profond déjà et cela ne va faire que retarder une échéance déjà certaine : la fin de l'euro dans un premier temps, et de l'UE dans un deuxième.

Les peuples européens ne croient plus aux beaux discours des oligarques de Bruxelles-Berlin-Wall Street ni font plus de confiance à une monnaie unique, artificielle et qui coûte la peau des f*sses des contribuables. Les dettes publiques, après l'introduction de l'euro ne font qu'augmenter considérablement, la tellement promise prospérité d'une "forteresse européenne" contre les attaques économiques des EUA et de la Chine, cet havre de paix promis aujourd'hui on voit n'était que des mots, rien que des mots pour enrichir encore davantage les places financières et banques.

L'"Union" européenne qu'on voit aujourd'hui c'est un amas de pays déboussolés, sans la moindre solidarité entre eux et endettés jusqu'au cou. Comme si cet état de choses ne suffisait pas, cet "havre de paix" promis se trouve au bord d'une 3ème guerre mondiale (mais en commençant par l'Europe !!) entre les EUA et la Russie à cause d'un pays slave gouverné par une clique de riches oligarques et de néonazis. C'est l'aveu pas seulement de l'impuissance de cette "Europe de Bruxelles" de ne pas avoir accompli ses douces promesses, mais aussi de la soumission inconditionnelle aux pays anglo-saxons (les USA en tête) au grand détriment des libertés individuelles et l'essor économique des Européens.
Peu importe le résultat de ce référendum grec, alea jacta est, les dés sont déjà jetés.
a écrit le 04/07/2015 à 13:25 :
Voici une petite vidéo amateur qui montre comment les médias ont monté de toute pièce un scénario de "files" autour de distributeur automatique ATM/
En fait, visiblement ce sont des personnes probablement payés qui font semblant de faire la fille et retirer de l'argent et ensuite être interviewé:

https://www.youtube.com/watch?v=R9utU8P_tTg&feature=player_embedded
a écrit le 04/07/2015 à 13:07 :
"Le scénario le plus « acceptable » semble donc être celle d'un « non » suivie d'un attentisme de la BCE, d'une courte négociation où les Grecs accepteraient un plan légèrement modifié des créanciers et accompagné d'un engagement à ouvrir des discussions sur la dette. Dans ce cas, on éviterait la crise politique en Grèce et chacune des parties sortirait la tête haute. ... Mais ce scénario n'est pas aujourd'hui le plus probable."

C'est non seulement le scénario le plus probable mais c'est exactement ce qui va se passer ! Et ca donnera l'occasion a Godin de faire un joli papier titré: "Grece ou Creanciers: qui a gagné ?"
a écrit le 04/07/2015 à 13:00 :
Ne plus vouloir payer ses dettes, un message de fierté et dignité! Ah bon?
Réponse de le 04/07/2015 à 17:15 :
Ce sont des dettes imposés afin que les plus pauvres rattrapes les plus riches de l'UE tout en appauvrissant ceux ci pour les mettre au niveau des moins fortunés!
Réponse de le 04/07/2015 à 17:32 :
Ces dettes scélérates sont surtout imposées par le cartel mafieux bancaire qui ne prospère que sur la bêtise et l'ignorance de ceux qui se croient à l'abris de cette "bête sauvage"
Si les grecs votent oui par peur et désinformation, par effet domino nous aurons le même scénario en France en quelques mois en plus brutal sans la lente agonie que subissent grecs depuis 7ans, imposé par les sociaux traîtres politiciens de tous les partis qui roulent pour cette mafia la vous vous serez réveillé mais il sera déjà trop tard...
Si ils voten non, ce sera dur et long aussi mais il peuvent montrer le chemin de la liberté et de l émancipation devant cette machine à broyer les peuples...
a écrit le 04/07/2015 à 12:55 :
Nous ne pouvons pas oublier que la crise est en soi une distraction. Quelle que soit la douleur que nous devrons ressentir demain, ou le lendemain, ou la prochaine décennie, il faudra rappeler qui était à l’origine de tout cela : les banques internationales et leurs homologues politiques mondialistes. Peu importe ce qui arrive, il faudra ne jamais être prêts à accepter un système centralisé. Peu importe la façon raisonnable ou rationnelle que cela pourrait prendre dans la terreur de l’incertitude financière, il ne faut jamais donner ce qu’elle veut à la bête. Il faut refuser de se conformer à la dialectique. C’est la seule chance que nous avons de laisser revenir la vraie prospérité. Une fois que nous aurons traversé la ligne rouge dans le domaine de l’interdépendance dans un monde entièrement institutionnalisé, nous ne connaîtrons jamais plus la prospérité ou de la liberté.
a écrit le 04/07/2015 à 12:22 :
la finance.la finance.la finance.la finance.la finance......Que ce mot pue la M.....!!!!
a écrit le 04/07/2015 à 12:06 :
"et les liens de son leader Stavros Theodorakis avec l'oligarchie et les anciennes élites politiques n'en font pas une vraie option et les liens de son leader Stavros Theodorakis avec l'oligarchie et les anciennes élites politiques n'en font pas une vraie optionet les liens de son leader Stavros Theodorakis avec l'oligarchie et les anciennes élites politiques n'en font pas une vraie option"

Et sans compter les liens avec les médias aussi (puisque c'est un ancien journaliste de MEGA en plus) .. et vu la propagande qu'ils ont déferlés ces derniers temps surtout MEGA, je doute que le peuple fasse confiance en lui.

Avant les élection du 25 janvier dernier, j'ai un temps soi peu soutenu ce politicien et son parti, il est vrai que ça sonnait bien aux oreilles, il se disait même écologiste ... maintenant, son masque est tombé, et je vois à quoi j'ai échappé!!
a écrit le 04/07/2015 à 12:02 :
Vu la pression que la BCE a mis sur les grecs en leur coupant les vivres, le 'oui' semble le plus probable.
Mais si c'était le 'non', l'europe pourrait convoquer un référendum : "acceptez-vous de restructurer la dette grecque et de prendre vos 'pertes' ?" Oui ou non.
Après tout, depuis que la troïka a transféré la dette grecque des banques françaises et allemandes vers le public, c'est notre argent.
Ah pardon, nous sommes trop bête pour comprendre, je rêve tout haut de démocratie réelle...
Sur ce, bon week-end ! :-)
Réponse de le 04/07/2015 à 15:57 :
transferer la dette detenue par les banques francaises ?mais ,monsieur ça c'est de l'intox ! les banques dans leur ensemble ont abandonné plus de 100 miliards de creance
Réponse de le 04/07/2015 à 16:02 :
"Démocratie réelle" ? Qu'entendez-vous par là ? De gouverner par référendum, en permanence ? C'est un des grands dangers de la démocratie ! Vous confondez populisme et démocratie.
Réponse de le 04/07/2015 à 16:09 :
Il serait plus profitable de carrément reprendre l'argent aux banques, en les nationalisant par exemple, puisqu'au final ce sont elles qui ont empoché les fameuses aides a la Grece. Mais ça n'arrivera pas, nationaliser ça fait trop communiste ...
Réponse de le 04/07/2015 à 19:35 :
@Pedro : mais oui, mais oui...

La démocratie, c'est pour ceux qui maquillent les comptes d'un pays ou qui regardent ailleurs pour qu'il puisse entrer dans l'UE et ce faisant, mettent le pays dans l'état où il est aujourd'hui, sans demander quoique ce soit au peuple (il est trop ignorant de ces choses-là !).

Le populisme, c'est pour ce peuple victime de ces grands "démocrates" qui n'a aujourd'hui plus rien pour vivre décemment et qui ose réclamer un peu de justice sociale !!!

Oui, vraiment, le peuple est un vrai danger pour la démocrassie !!

Je suis la Grèce !
Réponse de le 05/07/2015 à 10:43 :
Le problème n'est pas d'accepter ou non de prendre ses pertes...Le problème est d'éviter de tout perdre. Et sur ce point il est évident que c'est la Grèce qui nous tient et non l'inverse.
a écrit le 04/07/2015 à 11:43 :
Moi je vais vous dire si le NON l'emporte ce qu'il va se passer.
Le gouvernement grec va attendre lundi la décision de la BCE, si elle est négative, IMMEDIATEMENT après (dans la seconde qui suit, c'est un ORDRE) le gouvernement grec va se tourner vers la Russie et la Chine pour demander une aide financière. La Grèce apportera en garantie le port de Thsessalonique, les chemins de fer, le 2ème terminal du port du Pirée et d'autres bien du pays.
Si la décision de la BCE est favorable et permet aux banques grecques de rouvrir, les discutions avec les créanciers continueront pour aboutir à un accord le plus rapidement possible (48 ou 72 heures MAX).
ASSEZ TERGIVERSE!
Réponse de le 04/07/2015 à 16:40 :
Ca serait une possibilité pour obtenir immédiatement de l argent frais et rouvrir les banques, mais ca ne règlerait pas les problèmes suivants :
acharnement médiatique des chaînes privées (on imagine le déchaînement...)
Instabilité de la coalition, notamment sur une possible politique de la chaise vide à l Otan
Fuite larvée des capitaux, par de multiples petites sommes, tant qu il n y a pas la certitude de rester dans la zone Euro
Entre autre. Liste non exhaustive.
Réponse de le 04/07/2015 à 20:50 :
Lol, les chinois et les russes vont faire quoi avec ça ? La dernière fois que j'ai entendu une bêtise pareil c'était Besancenot, faut arrêter de rêver, la Grèce sans la perfusion de l'Europe c'est même pas le niveau du Maroc, et ils en sont conscient. Ils n'ont pas d'autres choix que de voter oui, personne ne peut se tirer une balle dans le pied, encore moins les grecs...
Réponse de le 05/07/2015 à 9:34 :
Ne vous inquiétez pas pour les chinois ou les russes, vvaaddoorr, ils sont bien plus malins que vous ;)
a écrit le 04/07/2015 à 11:30 :
si le non passe c'est plie
si le oui passe tsipras demissionne; elections dans 2 mois, oui le seul pb c'est que les banques sont exangues, la croissance que le fmi a revisee a 0 qui est largement en dessous, les deficits qui explosent! le fmi dit qu'il faut 50/60 milliards sur 2 ans, donc il faut le double avec des chiffres reels !
et comme plus personne ne veut payer ( suffit de voir combien ils ont recolte sur le crowdfunding!!) pour eux, ca va de toute facon etre l'enfer
ils ont donc le choix entre l'arret cardique et le cancer; je leur suggere de finir vite, ils arriveront au meme endroit!!
bonne chance a eux! Viel Erfolg aus Europa .... ( la phrase allemande a un triple sens...)
Réponse de le 04/07/2015 à 15:04 :
Vous oubliezq ue si la Grèce n'est plus une vache à lait, vos banques française croulent immédiatement (sauf nouvelles arnaques françaises) puisqu'elles son mal gérées et ne peuvent survivre qu'en pillant d'autres pays. C'st pour cela que la Grèce est entrée de force dans la zone euro (merci à VGE !) et que l'"aide" internationale lui a été imposée manu militari. pour sauver vos banques et vous permettre de survivre quelques temps de plus. Mais vous finirez de toute manière au même endroit que les Grecs. Justice sera alors enfin rendue ! Les parasites - même bleu-blanc-rouge, ne vivent pas éternellement.
Réponse de le 04/07/2015 à 15:48 :
L'abus de sonneries peut nuire à la santé.
Réponse de le 04/07/2015 à 22:21 :
VGE n'a rien à voir avec l'entrée de la Grèce dans la zone euro !!!
Réponse de le 05/07/2015 à 12:42 :
On pourra encadrer cette citation de peaudane, c'est beau comme les mensonges de l'URSS !

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE79B0DH20111012
a écrit le 04/07/2015 à 11:29 :
"Une foule qui s'étend dans les avenues et les rues environnantes et qui a été estimé à 25.000 personnes par l'AFP"

Sur cette place, quand elle est noir de monde et qu'en plus la foule s'étend dans les avenues et les rues environnantes, c'est impossible qu'elle ne contienne QUE 25.000 personnes.

Voici ce qu'un journaliste de la BBC twitait de son balcon sur la place Syntagma:
"I've stood on this roof a fews times over the years and this is as big a crowd as I can remember"
Réponse de le 05/07/2015 à 13:22 :
Les médias anglais faisaient état de plus de 100 000 personnes, mais en France, on semble avoir du mal avec les chiffres. C'est ptet pour ça que l'économie va si mal chez nous, en fait !
Réponse de le 05/07/2015 à 13:22 :
Les médias anglais faisaient état de plus de 100 000 personnes, mais en France, on semble avoir du mal avec les chiffres. C'est ptet pour ça que l'économie va si mal chez nous, en fait !
a écrit le 04/07/2015 à 11:04 :
Bof, peu importe, le scenario est déjà écrit, là, ce ne sont que des gesticulations pour passer l'été...

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