Grèce : pas d'accord avec les créanciers, mais des concessions

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D'après un haut responsable grec, les divergences entre les propositions d'Athènes et celles des créanciers sont faibles.
D'après un haut responsable grec, les divergences entre les propositions d'Athènes et celles des créanciers sont "faibles". (Crédits : REUTERS/Marko Djurica)
Les discussions de l'Eurogroupe ont repris. Les institutions représentant les créanciers de la Grèce ont intégré certaines concessions telles que l'allongement du délai pour supprimer totalement l'allocation de solidarité sociale et un premier bilan de la réforme de la TVA fin 2016.

La Grèce et ses créanciers n'ont toujours pas trouvé d'accord jeudi 25 juin et vont chacun présenter des documents avec leur propre position lors d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro, à cinq jours d'un possible défaut de paiement du pays.

"Il y aura deux textes" présentés à la réunion de l'Eurogroupe, celui des institutions créancières (UE, BCE et FMI) et les propositions grecques, a résumé un observateur.

Les discussions de l'Eurogroupe devaient débuter à 13h30 sur la base du projet sur lequel se sont mis d'accord début juin à Berlin l'Allemagne, la France, la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne, ce que les dirigeants de l'UE appellent depuis "l'aide-mémoire".

Des concessions

Les institutions représentant les créanciers de la Grèce ont intégré certaines concessions dans leurs dernières propositions de réformes. Consultées par l'agence Reuters, celles-ci prolongent jusqu'en 2019, soit deux ans plus tard que prévu initialement, le délai accordé à la Grèce pour supprimer totalement l'allocation de solidarité sociale (EKAS) dont bénéficient certains retraités.

Elles prévoient également la possibilité de dresser fin 2016 un premier bilan de la réforme de la TVA, qui supprimerait les exemptions dont bénéficient les îles grecques et relèverait le taux de taxation dans la restauration et l'hôtellerie. Il est cependant précise qu'aucune remise en cause des ces hausses de TVA ne peut être envisagé sans que de nouvelles recette ne soient garanties.

Divergences sur les divergences

Un haut responsable grec a par ailleurs déclaré que les divergences entre les propositions d'Athènes et celles des créanciers étaient "faibles" et ne justifiaient pas un échec des discussions.

Des propos qui sont toutefois en contradiction avec ceux du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble qui a estimé que "les Grecs ont plutôt fait des pas en arrière" dans les dernières négociations.

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Commentaires
a écrit le 25/06/2015 à 16:13 :
Rappelons les faits. 1. La Grèce, qui ne demandait rien, est entrée de force dans la zone euroe parce qu'un psdt français de droite (VGE), avec la complicité de l'Allemagne et de Goldman Sachs, était mandaté par les banques françaises pour les sauver sur le dos des courageux Grecs. 2. Les "créanciers" ont imposé une "aide" à la Grèce dans le seul et unique but de renllouer les caisses percées des banques françaises mal gérées. 3. La jurisprudence internationale n'oblige à aucun remboursement de dette d'un état. Elle stipule qu'un prêteur prend le risque de ne pas être remborsé et doit assumer seul ce risque. 4. La dette grevque a été jugée, au niveau internaional, totalemen illégale et les Grecs n'ont donc rien à rembourser à personne. 5. Les pseudo-sondages dont on fait étét aujourd'hui sont truqués. Les Grecs sont majoritairement pour une sortie de la zone euro car ils en ont marre de renflouer les caisses des banques et de l'état français. 6 L'"aide" à la Grèce n'arrive que'à moins de 15 % dans le pays; le reste étant détourné par les "créanciers" au profit de la BCE qui engrange un énorme trésor de guerre, des banques françaises et de quelques états-voyous européens qui parasiten la Grèce. 7. les européens sont prêts aujourd'hui à provoquer à scénario identique à ce qui s'est déroulé en Ukraine avec des manifestaions "spontanées" soigneusement organisées et montées de toues pièces des "pro-européens" qui n'existent quasimen plus dans le pays, et pour cause. Ils ont déjà provoqué un coup d'état visant à la destitution de Papandréou, légitimement et démocratiquement élu, pour mettre en place un gvt de fantoches "techniciens". 7. L'"aide" à la Grèce ruine le pays, mais fait la forune d'états européens parasites. Elle a déjà rapporté directement près d'un milliard d'euros à la france. 8. Chiffres internationaux et officiels à l'apui, la Grèce compte moins de foncionnaires que la france (proportionnellement à la population), connapît une fraude fiscale moins élevée qu'en france et les Grecs ravaillent plus que les français. Quels sont les proditeurs ? Où est le véritable chancre européen ? Du côté d'Athènes ou de Paris ?
Réponse de le 25/06/2015 à 17:46 :
Très bonne parodie du discours des zélateurs grecs en mode extrème. Heureusement, on se rend compte que c'est un fake car il y a 2 fois le point 7.
Réponse de le 25/06/2015 à 19:48 :
Donc si je comprends bien, tant que la Grèce résiste à ses créanciers, le reste de l’Europe du sud (Espagne, Portugal, Italie, France) peut dormir tranquille. Même si le Portugal et l’Espagne dorment déjà sur la paille, ce que les créanciers leur promettent, c’est de dormir sur le bitume, aïe-aïe-aïe! hehehe
Alors maintenant, si j’ai toujours bien compris, c’est de savoir si la prochaine “rencontre” est de faire passer l’Espagne et le Portugal au régime bitume ou de faire passer l’Italie et/ou la France au régime paille. Ou bien, solution encore plus radicale, on passe directement au régime bitume pour toute l’Europe du sud. Ma foi, c’est assez égalitaire…
Réponse de le 25/06/2015 à 20:34 :
Invoquer des faits pour augmenter sa propre crédibilité na fonctionne pas si les faits cités sont clairement faux, comme No. 1: VGE s'est investi pour faire entrer la Grèce dans la Communauté Européenne, mais il avait depuis longtemps cédé sa place à l'Elysée quand la Grèce est entrée dans la zone Euro, et il s'est toujours prononçé contre cette dernière décision.
Réponse de le 26/06/2015 à 9:35 :
Ce rapport renforce l’actualité de la formule de Lorydon “passer sous la table ou la renverser”; un autre mot d’ordre mérite aussi, à mon avis d’être promu “l’UE est un problème, en sortir est la solution”; c’est celui du forum qui se tient à Athènes ces 26, 27, 28 juin. Bonne journée à tous.
Réponse de le 29/06/2015 à 11:41 :
"..Invoquer des faits pour augmenter sa propre crédibilité na fonctionne pas si les faits cités sont clairement faux, comme "

C'est pas mal comme formule ça !!!!!

si les faits sont faux ce ne sont pas des faits! Ceci dit , c'est effectivement un secret de polichinelle que de savoir que Goldman end Sachs a aidé à maquiller les comptes de la Gréce pour la faire admettre au sein de l'Euro. Et Mario Draghi l'actuel directeur de la BCE occupait des hautes fonctions à cette époque dans cette banque ! Ça ne vous interpelle pas un peu ça ? Si on ouvrait une enquête pour voir un peu ? Et en plus cette information de compte maquillé avec l'aide de la banque a servi de nombreuses années plus tard à cette même banque à spéculer contre la Gréce ! Je croîs qu'il faut non seulemment faire des audits sur les dettes puisque de toute façon c'est exigé par BRUXELLES (ça! il ya peu de gens qui le savent donc c'est bien de le dire !) quand les pays risquent dêtre défaillants, mais il faut aussi ouvrir des enquêtes selon ce que révèlent ces audits y compris -si besoin est- judiciaire pour démêler le vrai du faux , justement !
a écrit le 25/06/2015 à 15:01 :
ne vous inquiétez pas, ils trouveront un accord qualifié de compromis responsable par toutes les parties le 29 juin à 23h30
Cela fait plus de 7 ans qu'on se fiche du monde ...

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