Grèce : pourquoi la question de la dette est désormais centrale

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Alexis Tsipras doit à présent négocier un accord sur la dette
Alexis Tsipras doit à présent négocier un accord sur la dette (Crédits : © Paul Hanna / Reuters)
Pour maintenir sa majorité, Alexis Tsipras doit, d'ici à jeudi, éviter de faire de nouvelles concessions aux créanciers, mais aussi obtenir un accord sur la dette. Une tâche difficile.

Les larges concessions acceptées par Alexis Tsipras pour obtenir un accord avec les créanciers dès ce jeudi 25 juin ont conduit la gauche de Syriza à faire part de sa mauvaise humeur, ce mardi matin en Grèce. Dans une interview accordée à Die Zeit, le député et économiste Costas Lapavitsas, une des principales figures de cette aile gauche, ne refuse pas explicitement ces concessions, mais il prévient qu'il ne votera pas de « nouvelles mesures d'économies » et fait clairement savoir sa préférence pour une sortie de l'euro. De son côté, le vice-président du parlement Alexios Mitropoulos a prévenu, à la radio ce mardi 23 juin au matin, que la proposition grecque ne sera pas adoptée au parlement telle quelle.

Moins de lignes rouges, moins de majorité

Rien d'étonnant à cette révolte : les « lignes rouges » d'Alexis Tsipras avaient précisément pour vocation de maintenir l'unité interne de Syriza. Une fois ces dernières largement écornées, les tensions internes au parti renaissent logiquement. Le but principal des créanciers, celui de contraindre le premier ministre hellénique à devoir s'allier avec les centristes de To Potami, voire avec la droite au parlement, a donc à nouveau ses chances. Pour éviter un tel scénario, Alexis Tsipras  devra convaincre la gauche de Syriza que ses reculs sont non seulement nécessaires, mais qu'ils permettent de remplir les principaux objectifs du parti.

Comment maintenir la majorité d'Alexis Tsipras

Dans son interview à Die Zeit, Costas Lapavitsas résume ces conditions : pas de politique d'austérité, un plan de restructuration de la dette publique et un plan d'investissement. Alexis Tsipras peut toujours prétendre que, malgré ses concessions, il aura évité le pire en réduisant la facture demandée par les créanciers. A condition que, d'ici à jeudi, aucune nouvelle exigence ne naisse du côté des créanciers. Concernant le plan d'investissement, Jean-Claude Juncker, soucieux de passer pour bienveillant sur la Grèce, propose un plan d'investissement (qui reste à définir, sera-ce de l'argent réel ou inclut-il un « effet de levier ») de 35 milliards d'euros. Reste alors la question, désormais centrale, de la dette.

Les leaders européens, lundi soir, ont exclu toute négociation sur la dette. Or, on le comprend, Alexis Tsipras ne peut réellement « vendre » au parlement un accord sans un plan sur la dette. Selon une source gouvernementale grecque, "nous insistons sur un règlement de la dette, il sera inclus dans l'accord".

Mais cet optimisme devra être confronté à la logique européenne, notamment allemande, qui, depuis le premier jour, refuse d'évoquer le sujet. Au mieux, Alexis Tsipras pourrait arracher une promesse de restructuration "plus tard, lorsque la confiance sera revenue". La même qu'avait obtenu son prédécesseur Antonis Samaras en novembre 2012, sans qu'elle ne soit suivie d'effet...

La dette, une question centrale

Pourquoi cette question de la dette est-elle centrale, alors que la dette aux Etats européens n'est remboursable qu'à partir de 2020 ? Parce qu'accepter des mesures d'austérité sans restructuration de la dette ferait revenir la Grèce entièrement à la logique précédente où les excédents budgétaires ne servaient qu'au remboursement éternel des créanciers.

Autrement dit, l'économie grecque serait ponctionnée pendant des années par des taxes et plombée par des mesures budgétaires restrictives (l'excédent primaire doit être de 3,5 % du PIB à partir de 2018 dans le nouvel accord) afin de rembourser les créanciers. Ce serait, en pire, la situation italienne depuis le milieu des années 1990 où les excédents primaires se succèdent et conduisent à un affaiblissement de la croissance qui, à son tour, rend les excédents primaires encore plus nécessaires... Un cercle vicieux qui laisserait l'économie grecque, malgré les investissements Juncker et l'assouplissement quantitatif de la BCE, dans des tourments infinis, la Grèce n'ayant pas, comme l'Italie, un secteur exportateur fort.

Eviter le « coup d'Etat financier »

Mais cette logique ne prévaut guère devant celle des créanciers qui peut se résumer par ces mots : « pas un euro des contribuables aux Grecs. » La tâche désormais du gouvernement grec d'ici à jeudi est d'arracher un accord sur la dette afin de maintenir dans la majorité le plus de députés de Syriza possible et éviter que les créanciers ne réussissent à obtenir ce qu'ils cherchaient depuis le début : la destruction de la majorité du premier ministre. Reste à savoir ce qu'Alexis Tsipras fera s'il n'y parvient pas...

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a écrit le 24/06/2015 à 14:56 :
Donc le type se pointe chez son banquier et lui dit "le crédit sur la bagnole, je vais pas le rembourser. Et puis je vais claquer mon salaire en conneries. Ha et j'avais menti, en fait mon salaire est 3 fois moins élevés que ce que j'avais déclaré. Donc, vous me faites un crédit pour acheter une maison ?"
Sachant que le banquier en question paye avec votre argent, vous en pensez quoi de ce nouveau crédit ?
a écrit le 24/06/2015 à 7:39 :
on ne peut que rire beaucoup devant le cas grec, français : la gauche demande depuis des années de pouvoir emprunter directement aux banques centrales à taux 0 !!
c'est ce qui se passe en France !! mais comme cet argent va directement dans la poche des fonctionnaires, il disparait instantanément et ne peux être remboursé !!!
nous sommes vraiment au bout du système et ceux qui voudraient que la Grèce fasse défaut ne voient pas le devenir des pays surendettés !!!
Réponse de le 24/06/2015 à 14:56 :
Vous devriez allé voir ce qui se passe du côté du site du CADTM: cadtm.org/

Quand à la France (c'est à dire nous !) elle est comme les autres pays Européen , il y a belle lurette qu'elle ne peut plus emprunter à sa banque centrale à taux zéro . Elle aussi est obligée d'emprunter sur les marchés financiers qui se gavent !

Avant d'accuser les fonctionnaires, regardez ce qui se passe autour de vous !
Réponse de le 24/06/2015 à 19:06 :
Il s agit d un lien vers un site economique avec des articles rediges en grande partie par des communistes... d un fonctionnaire, cela ne surprend pas grand monde. Nos fonctionnaires devraient apprendre la micro et la macro en cours intensif... et un meilleur enseignement de l economie en France, cela ne nuirait a personne... bien au contraire. Comment peut on decemment enseigner l economie, alors que les profs dans le secondaire n ont pour la plupart jamais travailler dans le prive. "Le service public c est surtout le service pour ma pomme en France". (cqfd des affaires agnes saal, il y en a des tonnes...). La France s endette tout simplement parce que oui il y a trop de fonctionnaires et trop d elus, et qu ils coutent trop cher. La carte des departements date de Napoleon... Toutes les organisations se reforment un jour... l etat francais a la vitesse d une tortue... Citoyens demandez a examiner les budgets de vos administrations et les notes de frais de vos elus (60000... hallucinant), et vous verrez que vos impots sont mal utilises.
Une recommandation :
www.ifrap.org
Réponse de le 24/06/2015 à 19:09 :
correction 600 000 elus
Réponse de le 25/06/2015 à 6:49 :
le fonctionnaire est le grand responsable de la situation européenne : il mange le peu d'argent que les entreprises gagnent et les détruit en augmentant tout le temps les normes
a écrit le 24/06/2015 à 7:32 :
la gauche se suicide en voulant plus d'argent et moins de remboursement (aucun remboursement de la dette donc plus d'argent et on ne le rembourse pas) par ailleurs la gauche veut lutter contre le départ de l'argent sous d'autres cieux et veut qu'il revienne pour le taxer : il sont fous et n'en sont même pas conscients !! cela leur parait normal !!!
a écrit le 24/06/2015 à 2:55 :
Il a déjà été admis que la dette grecque sera remboursée sur une durée extrêmement longue avec un taux d'intérêt proche de zéro, ce qui signifie un gentil abandon de la dette. Par ailleurs, l'Europe va investir 35 M d'Euros pour créer un tissu économique autre que le tourisme.
Je trouve que l'Europe fait face à ses responsabilités,
Que le gouvernement grec et le parlement fassent de même et s'occupent de redresser la Grèce de manière durable et équitable. Ils ne sont pas de l'establishment grec, ce sera plus facile et en accord avec les convictions du parti élu.
Enfin, cessons comme dans cet article de parler de gentils et de méchants (cf le passage sur Junker). Imaginer une négociation par ce prisme ou faire de la politique par ce prisme est incongru, immature et irréaliste.
a écrit le 24/06/2015 à 1:29 :
M.GODIN voudrait dire annulation de la dette grecque.Restructuration est un mot politique pour ne pas énerver les autres peuples. Et on n'annule pas le dette grecque, on la transfère vers les autres peuples de l'Euro. La dette française sera augmentée de 60 milliards normalement si on annule celle des grecques. On comprend pourquoi Merkel ne veut pas.
a écrit le 23/06/2015 à 22:55 :
Si seulement la Grèce pouvait faire défaut... Personne ne prendra la responsabilité de l'ejecter de l'euro... Il suffit que la Grèce impose un controle des retraits. Après elle sera enfin en position de force pour négocier une restructuration de sa dette- avec l'avantage de tenir aussi le FMI par les c... Elle ne devrait plus rien au MSE... Elle pourrait meme choisir combien elle rembourse à quel pays... genre 100% au FMI, à la BCE et aux pays membres qui ont un PIB/habitant inférieur au sien, 30% à la France, l'Italie et l'Espagne et 0 à l'Allemagne et à ses laquais... Ca donnerait un si bel exemple à tous les peuples qui en ont marre de l'austérité allemande... Ah décidément, le degré de domination de Merkel sur l'Europe est strictement proportionnel au volume de m... qu'elle a déversé sur l'idéal européen...
Réponse de le 24/06/2015 à 8:18 :
..." si seulement ...pouvait faire défaut ..."
vous ne semblez pas conscient des besoins de la Grece : si la Grece fait défaut , elle ne touche pas les prochains 7,2 milliards du FMI ...
et dans ce cas de figure , la Grece n'est pas à meme de payer ni les salaires de ses fonctionnaires , ni les pensions des retraités ...!
a écrit le 23/06/2015 à 20:20 :
et si ...
Tsipras , s'occupait ...des interets de son pays ( la Grece ) au lieu des interets de son parti ( Syriza ) ...
mais je dis des conneries , surement ...!
Réponse de le 23/06/2015 à 21:57 :
oui ! je pense !
a écrit le 23/06/2015 à 20:15 :
Titre paru dans La Tribune le 20 Mai sous la signature de M. Godin:
"Athènes lance un ultimatum à ses créanciers"
Conclusion de l'analyse percutante de l'époque:
"On semble donc être arrivé au terme de la bonne volonté grecque. Désormais, la stratégie d'attente des créanciers est dans l'impasse. L'Eurogroupe a longtemps cru que, à cours d'argent, Athènes viendrait déposer les armes et capituler. Ce mercredi, il semble que ce ne soit pas le cas."
Conclusion aujourd'hui: c'était faux, l'ultimatum n'a pas impressionné les créanciers. Par contre voyant arriver le 30 juin, Athènes a changé profondément son offre, franchi ses fameuses lignes rouges, revu sa position sur la dette comme sur les retraites ou la TVA. Nouvelle illustration de la fable de l'arroseur arrosé.
a écrit le 23/06/2015 à 17:45 :
La Grèce n'a pas seulement obtenu des délais de remboursement favorables, mais aussi des taux d'intérêt bas qui font que la Grèce paie moins d'intérêt que l'Irlande, le Portugal et l'Espagne. L'excédent primaire prévu ne sert donc pas à assurer le paiement des intérêts sur la dette actuelle, mais un surplus permettant des investissements par un retour aux marchés financiers.
Réponse de le 23/06/2015 à 20:00 :
Piketty vient de rappeler qu'après la guerre on a annulé les dettes de la France et de l'Allemagne qui étaient autrement plus importantes que les 2 ou 3% du PIB de l'UE.La Grèce est dans l'Europe,sa dette est détenue par les Européens et l'on est en train de se charcuter en famille a cause de fautes commises par d'autres:on oublie un peu vite que nos ennuis viennent de la dette privée américaine qu'ils nous ont refilée gentiment,comme ils en ont pris l'habitude,celle de faire payer l'Europe leurs ennuis économiques.L'art de se tirer une balle dans le pied.
Réponse de le 24/06/2015 à 0:47 :
L'esprit de famille (pour ne pas dire l'union politique) nécessaire pour toute union monétaire a été soigneusement mis à l'arrière-plan par le passé, et l'approfondissement de l'Union Européenne à discuter jeudi sera bien plus important et peut-être une condition pour trouver une solution familiale pour la Grèce.
a écrit le 23/06/2015 à 17:23 :
Vous connaissez la vie des grecs sous Bruxelles......
Voici une petite description de ce qu'était la vie en Libye sous Kadhafi

1-L’électricité à usage domestique est gratuite !
2 – L’eau à usage domestique est gratuite !
3- Le prix d’un litre d’essence est de 0,08 EUROS !
4- Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts !
5- Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas !
6- La Libye est le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La dette publique est à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8% !
7- Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) est au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, Etats-Unis…) !
8- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1 627,11 Euros par mois !
9- Tout étudiant diplômé reçoit le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi !
10- Lorsqu’un couple se marie, l’ »Etat » paie le premier appartement ou maison (150 mètres carrés) !
11- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 EUROS par mois !
12- Pour tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’Etat fournit une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens sont à lui.
Réponse de le 23/06/2015 à 20:25 :
super ...mais , il ne doit pas en rester grand chose ...vu l'epidemie d'immigration !
deuxieme remarque :
les grecques doivent quand meme avoir ( malgré les difficultées ) quelques économies ...au vu des sommes... collossales ...des retraits bancaires !
a écrit le 23/06/2015 à 14:23 :
merki
a écrit le 23/06/2015 à 14:00 :
les olympiades de la nouvelle convertie Hidalgo : reste à faire adopter la corrida de Valls par Platini !
a écrit le 23/06/2015 à 13:07 :
Bien que je ne sois pas d'accord avec monsieur Romaric Godin, ses articles ont l'avantage de sortir des sentiers battus et de faire réfléchir.
Comme la Grèce ne peut pas rembourser et que l'argent est perdu, il faudra effacer tout ou une grande partie de sa dette vis à vis des BCE/Etats Européens (en ce qui concerne le FMI, je crois que c'est plus compliqué).
Le nœud Gordien est de connaître la prochaine étape pour la Grèce. Je ne suis pas un expert en économie de la Grèce, ni en économie en général. D'après ce que je lis (j'insiste bien "ce que je lis") les possibilités de redressement me paraissent assez vagues pour ne pas écrire très faibles. Ce n'est pas du tout le cas de la France où il y a des leviers de partout pour taper tout azimut et réduire les coûts de façon significative. De plus, on peut augmenter la TVA puisque c'est pratiquement indolore.
Cordialement
Réponse de le 24/06/2015 à 1:37 :
On n'efface pas la dette grecque. On la transfère vers les dettes des autres peuples qui ont emprunté pour prêter aux grecques.
a écrit le 23/06/2015 à 12:56 :
C'est le diliemne de tous les politiques: doit-on raconter tout et n'importe quoi pour se maintenir au pouvoir, ou doit-on avoir un plan pour le pays sachant que de toute manière on aura jamais de consensus. Le gros problème aussi dans tout cela, c'est qu'on ne devrait pas laisser voter n'importe qui au nom d'une prétendue démocratie, car c'est bien sur les médiocres (très crédules) que les politiques fondent leur pouvoir !!!
Réponse de le 23/06/2015 à 16:58 :
Vous prônez le rétablissement du vote incendiaire ?
Expliquez-vous.
Réponse de le 23/06/2015 à 18:56 :
@Lionel Gilles: 1) relis mon commentaire et tu verras ce que je dis. 2) c'est plutôt à toi de nous expliquer ce qu'est ton vote incendiaire :-) j'ai l'impression que tu réponds à mes commentaires histoire de parler plutôt que de participer à un débat constructif :-)
Réponse de le 23/06/2015 à 20:32 :
le probleme en effet est que la démocratie a été bafouée !
nous sommes passé à la demagocratie ...
nous sommes sous le joug de merdaillons politicards ( lobotomisés à l'ENA ) et qui ne pratiquent que l'electoralisme .
Réponse de le 23/06/2015 à 20:48 :
Désolé, le correcteur automatique de ma tablette a fourché, il fallait lire vote censitaire, bien entendu. Apparemment, c'est un mot inconnu, comme quoi le vocabulaire s'appauvrit.
Comment sélectionne-t-on les personnes aptes à voter ???
a écrit le 23/06/2015 à 12:55 :
encore une bouffée d'oxygène de la part de monsieur Godin Merci Monsieur Godin vous etes toujours assi percutant et éclairant sur les sujets de la Grèce. La dictature de la finance suffit. L'Europe l'humain d'abord non mais ce n'est pas vrai. Vive la retraitre à 50 ans et la retraite des fonctionnaires à 42 ans et tous avec le 14 mois. L'Europe peut pater et nous les Grecs on ne veut surtout pas de sortir de la zone euro. Vive la démocratie greque. Les prolétaires de tous les pays ,19, unissez vous pour nous payer nos retraites et nos fonctionnbaires à vie. Hi hi (((0)))(((0))) ...^_^...
Réponse de le 23/06/2015 à 15:04 :
Bêtise ordinaire dans le beau monde des fats libéraux.
Réponse de le 23/06/2015 à 17:06 :
@Cleante
Bêtise ordinaire, se change en super,
Bêtise trop crasse, par finir lasse.

Ce n est pas un alexandrin, période de crise oblige.
a écrit le 23/06/2015 à 11:43 :
Encore un excellent article de Romaric qui explique bien l'impasse: " pas un euro des contribuables aux Grecs". Le fond du problème est, comme le disait Varoufakis: "le km d'autoroute coûte 3 fois plus cher en Grèce qu'en Allemagne à cause du copinage et de la corruption". Il est clair dit Varoufakis avec lucidité qu'il faut s'attaquer en premier à ce problème. La Grèce ayant été occupée par l'Empire Ottoman, de mauvaises habitudes ont été prises et un renouvellement des élites est devenu urgent. L'expérience prouve que les ingénieurs Grecs sont aussi bons que les ingénieurs Allemands lorsqu'ils travaillent en Allemagne, mais reste le problème des élites politiques Grecques. Pour réformer, il faut impérativement dévaluer la monnaie au préalable de 30 à 50% avant de réformer en profondeur et rembourser la dette en monnaie dévaluée pour donner de l'oxygène à l'économie. Sinon, le problème de la dette sera sans fin avec impossibilité pour la Grèce de progresser. C'est ce que l'on appelle avoir une monnaie trop forte pour son économie.
Réponse de le 24/06/2015 à 0:53 :
Et à qui va cet argent des infrastructures surévaluées?
A VINCI entre autres...
Et puis, on célèbre les performances impressionnantes des groupes francais...
a écrit le 23/06/2015 à 11:34 :
Dans n'importe quel journal parisien, 7 sur 10 sujets parlent de la Grèce. Pourquoi la dette grecque a-t-elle tant d'importance pour la presse hexagonale ? qui a tellement peur d'une sortie de la Grèce de la zone euro ? cherchez l'erreur.
Réponse de le 24/06/2015 à 1:45 :
Elle est importante car elle va vous laisser 60 milliards, voire plus, pour vous se partager entre vos enfants, petits enfants et vous au mieux. Et au pire un petit retour au franc, et on ne parlera plus de Bruxelles.
a écrit le 23/06/2015 à 11:22 :
la morale de l'histoire grecque c'est que le mensonge en politique finit toujours par se payer (par les peuples, ce sont eux qui règlent l'addition en général. Ici ce sera le peuple grec, ou les peuples européens en cas de défaut). A méditer par nous Français, en particulier par ceux qui ont voté Hollande, alias le Père Noël.
PS: le Père Noël n'existe pas.
PPS: le Père Noël est une o...
Réponse de le 23/06/2015 à 13:13 :
On n avait pas le choix Hollande était le moins pire
Le petit a talonnette est aussi menteur et il a tellement de casseroles que ça fait bling bling
Réponse de le 23/06/2015 à 13:19 :
2008. Sarkozy. Dette de la France...
a écrit le 23/06/2015 à 10:52 :
Voilà la définition parfaite : du tonneau des danaïdes !👹😜
a écrit le 23/06/2015 à 10:29 :
Ras le bol de ces concessions au gouvernement grec, ce pays est très mal géré depuis 40 ans, comme la France d' ailleurs : dette incontrôlable, magouilles politiques en tout genre...etc..Ce pays doit sortir de l' Europe et de l' euro, et les contribuables français ne se rendent même pas compte que ce sont eux qui payent la facture ( 65 milliards ! ).
Réponse de le 23/06/2015 à 11:18 :
l'argent de l'UE a servi non pas à aider la Grèce mais à transférer la dette privée détenue principalement par les banques allemandes et françaises en dette publique vis à vis des fameux contribuables français et allemands...
C'est à la BNP, à la SocGen et autre Deutsch Bank qu'il faut s'adresser...
Réponse de le 23/06/2015 à 11:39 :
comment dire tout et son contraire ...
donc la France doit quitter l'Europe, la Grèce aussi, sinon les français vont payer la facture pour le maintien de la Grèce dans l'Europe ?
Euh, la facture de 65 milliards (au minimum), c'est si ils sortent, pas si ils restent.
Mais c'est pas grave ...
Réponse de le 23/06/2015 à 14:35 :
@enervé. Faux, les créanciers ont pris presque 75% de perte en 2012.
Réponse de le 24/06/2015 à 12:45 :
@Viktor
Non pas faux, le premier mémorandum sans "hair cut" a servi à dégager les banques privées allemandes françaises et grecques engagées à hauteur 200 Md€, ces obligations ont été achetées par des banques Chypriotes et des fonds de pension Grecs qui EUX ont beaucoup donné pour la restructuration de 2012. (qui expliquent pour partie les déficits des et la crise bancaire à Chypre). Les banques ne sont plus détentrices que de 65 Md€. On privatise les bénéfices et nationalise les pertes et les dettes !
source : http://www.les-crises.fr/grece-tout-faux/#!prettyPhoto
a écrit le 23/06/2015 à 10:00 :
La crise grecque est politique. L'UE ne veut pas d'un gouvernement "socialo-communiste" dans son club. L'Europe doit être libérale, de droite, à la botte des banquiers et "Otaniste".
Le résultat, c'est qu'elle est anti-démocratique. Les peuples, ils ne comptent pas.
Tsipras est arrivé au point où il ne doit plus négocier. Pour l'Europe ce serait à prendre ou à laisser. Ca ne changerait pas grand chose à la misère des Grecs, mais ça deviendrait un problème majeur pour l'UE.
Réponse de le 23/06/2015 à 11:18 :
il vous a effleuré l'esprit que les Grecs et leur classe politique pouvaient avoir une responsabilité dans ce qui leur arrive?
Réponse de le 23/06/2015 à 11:58 :
depuis des mois les grecs sortent leur argent des banques pour le mettre à l’abri et nous demandent de payer pour eux et de partir à la retraite plus tard qu'eux avec de moins bonnes conditions . logique ?
Réponse de le 23/06/2015 à 17:18 :
@Hesiode et Rebecca
Lisez-vous les articles que vous commentez ?
Personne ne nie la responsabilité des Grecs, ni eux-même d ailleurs. On voit explique par A +B depuis des semaines que la thérapie infligée depuis des années par la Troïka à eu l effet inverse en augmentant la dette et en appauvrissent le pays. Si vous voulez revoir votre argent chéri, va falloir commencer à réfléchir. Varoufakis ne dit pas autre chose. Mais en face de lui, il a l oligarchie la plus stupide de la planète.
SInon, il n est pas interdit de sortir son argent de la Banque. Rien d illégal. Ce qui pourrait l être bientôt, par contre, c est la fabrication de monnaie virtuelle par le système bancaire, donc fabrication de fausse monnaie !!!
Sortez de vos oeillères et constatez par vous même l arnaque du siècle !
a écrit le 23/06/2015 à 9:57 :
De toute façon nous devrons par obligation payer, oui payer nous les sans-dents...Car à l'heure actuelle ce sont les technocrates qui décident pour nous et surtout qui feront tout pour éviter la banqueroute...En résumé, la Grèce sort de l’Europe, nous prenons de plein fouet la dette qui sera résorbable en endettant encore plus nos enfants et petits enfants. La Grèce reste, nous payerons la même somme, voire sur du long terme, au risque de voir la facture augmenter et en faire cadeau à terme, sur notre dos...Quoiqu'il en soit quand un membre est touché par la gangrène, il faut couper avant que la septicémie se généralise...
a écrit le 23/06/2015 à 9:47 :
"le député et économiste Costas Lapavitsas, une des principales figures de cette aile gauche, ne refuse pas explicitement ces concessions, mais il prévient qu'il ne votera pas de « nouvelles mesures d'économies » et fait clairement savoir sa préférence pour une sortie de l'euro"

ENFIN! Il est temps de faire tomber ce tabou en Grèce et d'arrêter d'avoir une peur IRRATIONNELLE. Qu'on ouvre le débat sur l’utilité de l’€. Qu'on en parle, qu'on explique les inconvénients et les avantages à court et long terme.
Si ce jeudi, pas d’accord avec restructuration de dette et plan d’investissement européen, faire un référendum avec une question précise du style : mesure d’austérité pour garder l’€ , ou des élections.
Réponse de le 23/06/2015 à 11:08 :
'faire un référendum avec une question précise du style : mesure d’austérité pour garder l’€ , ou des élections'
Faire un referendum sur (1) austerite ou (2) elections. Bien vu V_v pour ton explication indiscernable. Faire un referendum pour avoir des elections, tu as malheureusement un esprit en pleine deroute syrisienne.
Pourquoi un referendum lorsque 'les lignes rouges' ont ete deja depasse et puisque toi, V_v, tu prones une sortie salvatrice hors de l'euro ? Encore un incomprehension.
a écrit le 23/06/2015 à 9:40 :
la question de la dette est cruciale pour eux sachant qu'ils ont deja prevu d'emprunter 20 ou 30 milliards tous les ans pour financer le courant, ce qui est impossible vu leur niveau d'endettement
par contre personne ne se demande s'il est urgent que les grecs payent leurs impots, a commencer par la taxe d'habitation de tous ceux qui laissent des tiges de fer depasser de leur toit
Réponse de le 23/06/2015 à 11:33 :
Mon pauvre Churchill, la loi qui exonérait de taxe foncière les bâtiments non-finis n'existe plus depuis bien longtemps ...
maintenant même les agriculteurs payent la taxe ENFIA sur les champs inutilisés
Quand on ne sait pas de quoi on parle ...
Réponse de le 23/06/2015 à 14:24 :
Si Churchill n'a pas actualisé sur le scandale taxe foncière qui a duré des décennies, par contre, il a raison sur le fond. Et ce sont pas que les richissimes armateurs qui sont concernés. Il y a 3 ans, un fonctionnaire grec me disait qu'il avait "honte de ses collègues qui ne payaient pas leurs impôts" (sic). Au moins la moitié de l'économie grecque se fait au noir, mieux (ou pire ?) qu'en Italie !
Réponse de le 23/06/2015 à 14:46 :
Je suis d'accord avec vous, les grecs ont triché, a différents niveaux (un peu pour les petits, énormément pour les grands) et croyez-moi, ils l'admettent eux-mêmes. Mais la punition doit-elle durer 5 ans ? En particulier lorsque la punition s'applique aux classes populaires (-80% pouvoir d'achat) et non aux classes supérieures (seulement 8% de baisse). Et quand un gouvernement, qui n'a jamais été au pouvoir, promet de nettoyer le grand foutoir, les instances européennes font tout pour le renverser et remettre a sa place ceux-la même qui ont créé le problème. Les grecs VEULENT les réformes (état, justice, éducation ...) pour vivre dans un pays qui fonctionne -enfin- normalement, sans corruption, copinage, tricheries. Les élites, les oligarques, les politiciens du passé, veulent-elles ce changement ?
Réponse de le 24/06/2015 à 1:06 :
Churchill n'a presque aucune idée de ce qui se passe en Grèce. Pourtant il se permet de commenter avec un grand aplomb.
Je compte l'imiter et m'autoproclamer sp;ecialiste du Ghana. C'est en Afrique, habité par des Noirs, anglophone, sa capitale s'appelle Akkra, côté PNB ce n'est pas vraiment le Luxembourg...
En faut-il plus pour analyser "`a la churchillienne", avec plein de details fantaisistes, sa situation économique et socile?
Alors, je mets mes talents à votre disposition...
a écrit le 23/06/2015 à 9:05 :
GRÈCE, OH GRÈCE, le BRICS t'accueille les bras grand ouverts !!!
a écrit le 23/06/2015 à 8:33 :
Il vaudrait mieux s'interroger sur l'efficacité des "investissements" publics, ou européens, plutôt que de croire au Père Noël, à savoir espérer qu'il est possible que les français abandonnent une partie du principal des aides accordées à la Grèce. Car enfin, si la dette est générée par les prestations sociales intenables et non financées, renvoyées aux générations futures, elle est aussi pour partie générée par un gâchis incroyable d'argent public: que sont devenus les tombereaux d'argent "investis" par la puissance publique? du bétonnage qui ne génère aucun retour sur investissement? Une partie de la solution est de renvoyer les états sur leurs missions régaliennes, et condamner toute velléité de gabegie par des non professionnels, ni gestionnaires, ni techniciens, adeptes de la phobie administrative?

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