Grèce : un Eurogroupe optimiste pour la forme, mais le blocage persiste

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L'Eurogroupe de ce 11 mai a marqué une volonté d'optimisme
L'Eurogroupe de ce 11 mai a marqué une volonté d'optimisme (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
L'Eurogroupe de ce 11 mai s'est achevé sur une communication volontairement positive. Mais en réalité, les blocages persistent et le temps presse.

Le ton était volontairement à l'optimisme ce lundi 11 mai au soir à l'issue de l'Eurogroupe, la réunion des ministres des Finances de la zone euro, concernant les négociations de la Grèce avec ses créanciers. Le court communiqué qui a suivi la réunion des Dix-Neuf « salue les progrès qui ont été réalisés jusqu'ici » dans les négociations. Certes, le communiqué « reconnaît que davantage de temps et d'efforts sont nécessaires pour combler les fossés demeurant sur les problèmes ouverts. » Mais il « salue l'intention des autorités grecques à accélérer leur travail avec les institutions afin d'atteindre une conclusion réussie de la revue en temps et en heure. »

Et Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, s'est, dans la conférence de presse qui a suivi la réunion, livré à un bel exercice d'optimisme affiché. Il a assuré qu'un accord « était plus proche », qu'il y avait une « convergence considérable. » Et de poursuivre sur l'excellente « atmosphère » des discussions et sur sa rencontre personnelle avant la réunion avec Wolfgang Schäuble, son homologue allemand. « Nous avons notre discussion la plus amicale et la plus intéressante », a-t-il indiqué. Bref, l'heure est aux embrassades.

Pourquoi cet optimisme ?

Voici donc pour la mise en scène. Il s'agissait clairement de convaincre que des progrès ont eu lieu et qu'un accord est possible. Yanis Varoufakis a ainsi insisté sur la capacité de compromis de la partie grecque. Selon lui, la convergence a surtout été rendue possible « grâce aux grands efforts du gouvernement grec et à ses concessions majeures. » Le ministre des Finances hellénique a même reconnu qu'il était prêt à « revenir sur les promesses préelectorales. » Le message est donc clair : le gouvernement Tsipras n'est pas « otage » de l'aile gauche de Syriza, ce qui semble être devenu la crainte principale de l'Eurogroupe.

Le but de cette manœuvre de communication était de faire cesser la dégradation de la confiance en Grèce où la situation macroéconomique devient critique. Si un accord est désormais en vue, les agents économiques pourraient reprendre confiance et la vie économique se normaliser. L'autre ambition est clairement de convaincre la BCE de rétablir la dérogation accordée jusqu'au 4 février dernier qui permettaient de se refinancer en présentant en garantie des titres de l'Etat grec. Yanis Varoufakis a ainsi indiqué que la BCE « devrait rétablir » cette dérogation puisqu'elle a été levée uniquement parce qu'un accord n'était pas en vue. Désormais, puisque l'atmosphère est redevenue radieuse, la BCE devrait faire marche arrière...

Blocages persistants

Mais qu'en est-il réellement ? Sur le fond, le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem n'avait donc pas grand-chose à dire à part de se féliciter du « changement d'équipe » du côté grec. Autrement dit, de la mise à l'écart de Yanis Varoufakis. Ce qui, en retour, relativise beaucoup les propos idylliques de ce dernier... Pierre Moscovici, lui, a résumé les blocages persistants : les réformes des retraites et du marché du travail. Autrement dit, en réalité, la situation n'a pas bougé d'un pouce par rapport à la situation du 20 février. L'optimisme est donc d'abord de la communication.

Ces deux sujets sont, depuis cette date, les sujets de blocage entre les créanciers et la Grèce. La Grèce fait des concessions, mais elles sont toujours jugés insuffisantes. Ce que les créanciers cherchent à obtenir, c'est bien toujours et encore cette capitulation inconditionnelle du gouvernement grec : coupes dans les retraites, allongement de l'âge de départ en pension, fin des dernières (et rares) barrières aux licenciements collectifs. Derrière ces conditions, il y a un but politique qui a été présenté en avril par un officiel proche des négociations au Financial Times : provoquer la cassure au sein de Syriza et avec les Grecs Indépendants pour former une alliance entre la partie « modéré » de Syriza et la gauche « pro-mémorandum », formée de Potami et du Pasok.

Or, malgré ses concessions de façade, Yanis Varoufakis ne semble pas prêt à aller jusque-là. Il a établi deux lignes rouges, en apparence nouvelles, mais qui, en réalité, restent les mêmes : « mettre fin au cycle déflationniste » et « mieux répartir le fardeau des plus faibles sur les autres. » Autrement dit, les exigences de l'Eurogroupe demeurent toujours inacceptables à l'aune de ces deux conditions qui sont une simple « réécriture » des anciennes lignes rouges.

Concessions grecques, surplace européen

Derrière les sourires, les négociations demeurent donc encore difficiles et les blocages persistent. La Grèce fait des concessions, et si l'on en croit Pierre Moscovici, elle aurait accepté de revoir les taux de TVA, sans doute dans les îles touristiques, ce qui est une concession, en effet majeure. Mais il faut prendre ces concessions avec précaution : elles n'ont de sens que si les points de blocage sont dépassés, ce qui n'est pas le cas. Comme précédemment, la Grèce recule, mais l'Eurogroupe ne bouge pas. Sa stratégie reste la même : celle de la capitulation sous l'effet des circonstances. De son côté, la Grèce continue d'agiter le risque d'un défaut. Là aussi, donc rien de nouveau. On demeure dans cet « équilibre de la terreur » où l'on tente de tester la capacité de l'autre camp à aller jusqu'au bout. Du reste, cette volonté de rétablir la confiance par une communication pleine d'optimisme prouve que les deux parties tentent d'obtenir encore du temps, soit par une BCE moins sévère, soit par l'amélioration de la situation économique.

Temps compté

Mais le temps est plus que jamais compté. Le communiqué de l'Eurogroupe rappelle que les négociations actuelles se placent toujours dans le cadre de l'accord du 20 février qui prolongeait jusqu'au 30 juin seulement le programme. Le 1er juillet, la Grèce ne pourra donc en théorie plus prétendre aux 7,2 milliards d'euros de ce programme. Or, comme l'a rappelé Klaus Regling, le président du FESF, il y a des procédures de validation nationale avant le déblocage des fonds. Quant à Jeroen Dijsselbloem, il a prévenu que les fonds ne seront versés que lorsque les réformes seront « mis en place », pas lorsqu'un accord sera trouvé. Bref, un accord ne sera pas suffisant pour obtenir l'argent. Les obstacles risquent de ne pas manquer : la possibilité d'un gouvernement finlandais très défavorable à toute aide à la Grèce pourrait bloquer l'accord, par exemple.

Problème de calendriers

Parallèlement, Yanis Varoufakis a indiqué que la question de la liquidité était « urgente. » La Grèce a payé les 756 millions d'euros dus au FMI le 12 mai, mais les caisses se vident et honorer ses engagements devient très risqués pour la Grèce qui, pour payer le FMI a dû cesser de payer une grande partie de ses factures. En mars, les impayés de l'Etat ont ainsi progressé de 10,4 %. Ceci pèse fortement sur l'économie grecque. Bref, d'ici deux semaines, selon Yanis Varoufakis, la Grèce sera à court de liquidités. La situation actuelle, qui perdure depuis bientôt trois mois, va donc devenir intenable. Une décision devient imminente. Si Alexis Tsipras ne parvient pas à faire céder les créanciers sur ses « lignes rouges », il va devoir prendre un choix redoutable : ou capituler ou se lancer dans une rupture avec les Européens. Mais les calendriers se bousculent. Il n'est pas certain que les 7,2 milliards d'euros suffisent pour la Grèce alors que le pays doit rembourser 6,7 milliards d'euros à la BCE et que les arriérés du gouvernement s'élèvent à 4,43 milliards d'euros... Bref, l'optimisme de surface de cet Eurogroupe dissimule plus que jamais une impasse pour la Grèce.

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a écrit le 11/06/2015 à 0:54 :
La Grece n'aurait jamais du rembourser tout cet argent depuis le 25 janvier . Elle aurait du faire comme l'Europe : sursoir aux remboursements tant que l'accord n'était pas trouvé ! Cet argent , elle risque d'en avoir besoin !
a écrit le 13/05/2015 à 16:35 :
@Fx (12/5 18:33)
Veuillez m'excuser mais comparer la situation économique actuelle à celle entre les deux guerres mondiales est quand même un peu osé.... BCE/FMI/Commission n'essaient pas de faire signer à la Grèce un traité du type "Traité de Versailles de 19".
Après 45, on a vu des choses: 71, 73, 87, 94, 98, 2001, 2008 qui étaient d'une tout autre ampleur que les malheureux $ 300 Mlds de dettes des Grecs. Le Grexit est dans les cours de bourse actuel que vous le vouliez ou non car les marchés anticipent. Les marchés sont à des niveaux stratosphériques (il y a beaucoup de liquidités) et s'ils craquent, ce ne sera pas à cause du Grexit mais le Grexit pourrait être le prétexte d'une correction. Ne pas oublier qu'il y a la somme des liquidités de deux ou trois sociétés américaines est égale à la dette de la Grèce.
@jojoduchato. 13/5 15:18
Si monsieur Varoufakis a donné l'argument que vous citez (j'insiste en écrivant "que vous citez") il me semble que ce n'est pas très futé de sa part.
Vous conviendrez par ailleurs qu'il y a des régimes qui ne sont pas très démocratiques (selon nos critères) dans le monde et que cela n'empêche les pays démocratiques de faire du business avec eux. C'est un constat.
Cordialement
Réponse de le 13/05/2015 à 18:05 :
Cette comparaison n'est pas de moi, mais d'un certain nombre d'economistes parmi les plus sérieux. Moi tout ce que j'en vois sur place, c'est le sentiment des grecs qu'on a vendu leur honneur, un parti de droite qui s'effondre et un parti nazi qui n'en fini pas de grimper. Déduisez en ce que vous voulez !
a écrit le 12/05/2015 à 18:25 :
La stratégie de l'étranglement des Eurocrates continue. Ces négociations en vérité n'en sont pas. Le but de cette attitude scélérate est bien de confirmer aux yeux de tous les pays qu'il n'y a pas d'alternative aux politiques d'austérité (TINA!!!). Ce que Bruxelles et le FMI veulent, Dieu le veut ! Imaginez que la Gréce obtienne des résultats en abandonnant les politiques d'austérité ? Ces politiques d'austérité que l'on applique depuis des années de partout en Europe et ailleurs dans le monde (Merci le FMI). En dehors de l'exemple, il y a aussi l'aspect "des comptes à rendre !".
a écrit le 12/05/2015 à 13:45 :
Ouais. Je vois qu'il est question d'un référendum ou de réélections. Sans argent ni référendum ni élections ne sont possibles car dans 15 jours la Grèce est à cours de liquidités et il lui faut de l'argent. A moins que les créanciers lui en prêtent, il lui faudra sortir de l'euro pour créer la monnaie nationale ou, pour perdre encore du temps avant d'arriver à la monnaie nationale, pour créer au moins une monnaie parallèle.
a écrit le 12/05/2015 à 12:18 :
Il semble que la partie soit terminée. Démission du gouvernement et réélection sont à venir dans le chaos financier facile à imaginer. Merci l'Europe pour votre aide.
Réponse de le 12/05/2015 à 13:38 :
@Quick
"Merci l'Europe pour votre aide"
Je n'ai pas tous les éléments en main (et c'est hyper compliqué) mais il me semble que l'Europe et le FMI ont déjà aidé mais je peux me tromper. Certains me rétorqueront que cet argent a été utilisé pour acheter nos biens, faire du business avec l'Europe, que nous avons vendu des armes (peanuts), etc... mais l'argent a bien été prêté. Quant au chaos financier, il faut savoir raison garder. l'enjeu est négligeable par rapport à ceux que nous avons connus dans le passé: 18, 45 et récemment en 2008/2009 (j'ai sauté beaucoup de crises)
Cordialement
Réponse de le 12/05/2015 à 18:33 :
"l'enjeu est négligeable par rapport à ceux que nous avons connus dans le passé: 18, 45" : n'en soyez pas si certain !
Les conditions macro économiques qui prévalent en Europe aujourd'hui sont tres similaires a celles en vigueur entre deux guerres.
Une situation économique tres precaire, plusieurs bulles financières mondiales pretes a éclater, un endettement massif des états, et pour finir, et pas des moindre, un pays humilié, militairement tres développé, dont la 3e force du pays (qui pourrait meme bien devenir le 2e parti d'ici quelque mois si Syzira echoue) est un parti ouvertement nazi.
Rien de bien réjouissant pour le futur donc !
Réponse de le 13/05/2015 à 15:18 :
Le ministre grec des finances l'a annoncé très rapidement à ses homologues des finances Européen. C'est, d'ailleurs ce qui a, sans doute, participé grandement à "l'énervement" des ministres européens eurocrates Varoufakis leur a dit "si nous ne trouvons pas un terrain d'entente, vous devrez discuter ensuite avec Aube Dorée ! Mais peut être que cela leur ira bien aux Eurocrates. Peut importe qu'ils soient xénophobes , du moment qu'ils appliquent les politiques d'austérité ou est le problème ?
a écrit le 12/05/2015 à 11:52 :
ce sont les états européens qui détiennent la plus grosse part de la dette grecque
dont la France pour une bonne partie ; le gouvernement français pourrait lui faire cadeau des 45 milliards qu'elle nous doit et augmenter la TVA pour compenser afin que tout le monde soit solidaire. Question : faudra t il alors continuer à leur prêter de l'argent pour qu'il fasse les réformes promises : abaissement de l'âge de la retraite, augmentation du SMIC pendant que chez nous ce sera le contraire tout en sachant que nous ne serons certainement pas remboursés.
Les grecs eux mêmes ont retiré leur argent pour le mettre à l'étranger.
Réponse de le 12/05/2015 à 18:25 :
La Grece ne doit pas 45 milliards a la France. La France s'est portée garante pour 45 milliards en cas de défaut grec, ce qui pour le moment ne s'est pas encore produit.

Et il n'y aurait meme pas besoin de 45 milliards. La Grece a besoin tout au plus d'une dizaine de milliards d'euros pour s'assurer de passer le cap difficile, 2015/2016. Apres, les remboursements deviennent plus légers, et sont tout a fait viables sous réserve que la Grece conserve son excédent primaire comme c'est le cas actuellement.
10 milliards d'euros, c'est moins que ce qu'on a offert a un autre pays non membre de l'UE : l'Ukraine !
Réponse de le 13/05/2015 à 8:58 :
et après ce cap ?
tout le monde n'est pas de votre avis apparemment, entre autres
http://www.capital.fr/a-la-une/politique-economique/la-france-doit-elle-craindre-un-effacement-de-la-dette-grecque
Réponse de le 13/05/2015 à 15:24 :
Je ne comprends pas le sens de votre réponse, puisque votre article explique exactement ce que j'ai écris : la France est exposé via sa garantie a 45 milliards de dette grecque. Pour le calendrier des remboursements, vous le trouverez sur internet, et vous verrez que c'est relativement légèr par rapport a 2015 !
a écrit le 12/05/2015 à 11:39 :
Syriza pense que nous vivons toujours a l'epoque de Pericles avec la democratie directe. Il appartiendra a ce gouvernement de prendre des decisions. Et je pense pouvoir dire que le plus tôt serait le mieux. Il est evident que le choix le plus pragmatique serait un defaut de paiement.
Réponse de le 12/05/2015 à 18:22 :
Je suis plutot d'accord avec vous, mais je respecte aussi les choix de Tsipras de respecter la volonté des grecs. Si vous saviez comme les grecs ont été déçus par le revirement de Hollande, soit disant ennemi de la finance et de l'austérité !
Réponse de le 12/05/2015 à 19:06 :
@Fx: quelle naìveté ! Are you real ?
@ Yaniv: bien sûr que le défaut eut été la solution, mais quand on est de mauvaise foi, on accumule les mensonges en pensant que les autres sont de gros naifs qui vont payer un peu plus :-)
Réponse de le 12/05/2015 à 22:13 :
C'est parce que vous ne savez pas comment fonctionne Syriza, ni qui est vraiment Tsipras. Dites moi, quel interet pour Tsipras que l'UE paye "un peu plus" comme vous dites ?
a écrit le 12/05/2015 à 11:08 :
heureusement la mère Kel est là pour lui montrer le droit chemin. Merci Angela
a écrit le 12/05/2015 à 9:48 :
"alors que le pays doit rembourser 6,7 milliards d'euros à la BCE"

Sans les 7,2 milliards d'€, ça ils peuvent oublier.

Bref, comme expliqué dans l'article, le gouvernement grec n'a aucun intérêt à céder aux dictas des créanciers. Céder, et ces créanciers en demanderont plus.
La manière dont le gouvernement grec négocie est bonne, je ne la remets pas en cause. Mais, qu'il prépare déjà toutes les réformes qu'il voulait pour les passer en bloc lorsqu'on se rendra compte qu'il n'y a pas d'accord possible ou que le temps manquera jusqu'au 1 juillet. Tout ce temps passé à négocier inutilement, vu que les créanciers ne cherchent qu'à gagner du temps et ne sont pas prêt de changer, a empêché le gouvernement grec d'établir SES réformes.

De plus, qu'attend-il pour créer une banque d'investissement publique? C'est en dehors des négociations et j'ai plusieurs dizaines de milliers d'€ à y mettre ... et ce même s'ils doivent se transformer en drachme ou mieux en rouble.
J'espère aussi qu'il ne va pas remettre en question l'invitation faite pour participer dans la banque d'investissement des BRICS.
a écrit le 12/05/2015 à 9:38 :
Perdre sa souveraineté monétaire c'est intervertir les causes et les effets! L'aspect financier qui n'était qu'un "moyen" pour un Etat souverain est devenue un "but" pour un pays sous tutelle!
a écrit le 12/05/2015 à 9:36 :
Mon sentiment est qu'un accord va être trouvé pour E 7.2 Mlds mais la situation est-elle pérenne ? Il me semble avoir vu un planning des remboursements (pas certain qu'il soit exact) que doit effectuer la Grèce dans les prochaines année. Les montants sont si élevés que cela ne me paraît très difficile sauf si on se met encore d'accord pour décaler les remboursements dans le temps ou effacer une partie de la dette. C'est une décision politique qui serait peut-être difficile à faire approuver par certains membres de la zone et par le FMI.
Cordialement
Réponse de le 12/05/2015 à 18:28 :
Le point de blocage, c'est le tres court terme, en gros jusqu'a l'été, ou la Grece doit trouver 6 a 7 milliards d'euros.
Ensuite, a partir de 2016, les choses vont en s'ameliorant rapidement. N'oubliez pas que la Grece realise toujours malgré la crise actuelle un excedent primaire, ce qui lui a permi jusqu'à présent de rembourser les echances passée. Sous réserve que l'amélioration des finances se poursuive, une derniere aide d'une dizaine de milliards d'euros suffirait a sortir la Grece définitivement de ses problèmes. Et dix milliards d'euros, c'est moins que ce qu'on a généreusement offert a l'Ukraine, qui n'est meme pas membre de l'EU. J'imagine qu'il y a une raison politique a tout cela ...
a écrit le 12/05/2015 à 8:49 :
La Grèce va faire défaut, le but de ces "négociations"n'est pas de trouver une solution, parce qu'il n'y a pas de solution.
Pour la Grèce, il est essentiel d'aller jusqu'au bout de ce qu'elle peut proposer pour faire porter l'échec sur l'UE.
Pour l'UE, il s'agit surtout de ne pas céder devant un gouvernement "gauchiste", ce qui pourrait donner des idées à d'autres membres. Le constat, c'est que l'UE est majoritairement néo-libérale et notoirement anti-démocratique...Contre les peuples, mais ça on le savait déjà.
Réponse de le 12/05/2015 à 9:55 :
Exact.
a écrit le 12/05/2015 à 8:47 :
Oula. Sévère prise de conscience de Godin :
"Comme précédemment, la Grèce recule, mais l'Eurogroupe ne bouge pas."

Pourtant, tout ses articles précédents vantaient les exploits de Tsipras et de comment sa stratégie se déroulait comme prévu et comment l'Europe et en particulier Merkel n'étaient que de vulgaires pantins entre ses mains expertes.

Mince alors, que s'est-il passé ? Il est redescendu sur terre ? Il a pris la pillule bleue ?
Réponse de le 12/05/2015 à 18:20 :
Ou alors tout simplement la situation a évoluée, contrairement a vous ?
a écrit le 12/05/2015 à 8:07 :
L'essentiel, c'est que Godin reste optimiste !
a écrit le 12/05/2015 à 6:40 :
C'est ce qui va arrivé à la France si notre gouvernement persiste à ne pas supprimer des postes de fonctionnaires et baisser les impôts directs et indirects ; ces derniers font encore plus mal aux citoyens et creusent le fossé entre riche et pauvre avec sur les rives de ce fossé les "agents de maitrise et les cadres".
Réponse de le 12/05/2015 à 18:36 :
Pourtant les licenciement massifs dans la fonction publique, associé a des baisses énormes de salaires et de retraites pour ceux qui restaient, c'est précisément cela qui a provoqué une crise violente, jamais vue en temps de paix !
a écrit le 12/05/2015 à 3:22 :
Au lieu de faire semblant de croire à une solution si on avait de vrais responsables on dirait stop et on agirait
a écrit le 12/05/2015 à 2:48 :
Mr Godin, encore une fois merci pour vos excellents articles, toujours argumentés et ettayés par de nombreuses sources sur le terrain. Voilà enfin du vrai journalisme
Néanmoins vous semblez inquiet et je ne comprends pas: la Grèce n'est-elle pas en position de force dans les négotiations comme vous nous l'écriviez encore très récemment ? Que s'est-il passé ?
Réponse de le 12/05/2015 à 18:56 :
Ne vous fiez pas a ce que raconte chacun. C'est une partie de Poker, a 320 milliards d'euros et 10 millions de morts. A la fin, on saura qui a gagné, qui a perdu, en attendant, ce que vous propose Mr Godin, ce sont ses analyses, qui forcement évoluent en fonction de l'avancement des negociations.
a écrit le 12/05/2015 à 0:52 :
Il est fatigué le Godin. On sent qu'il a du mal à trouver dans les gesticulations desespérées du Varoufakis, les merveilles de subtilités stratégiques qu'il y trouvait habituellement.
Réponse de le 12/05/2015 à 18:57 :
Peut être que Mr Godin est tout simplement objectif, et produit des analyses basée uniquement sur les fait avérés, et qui évoluent donc au fil de la situation sur le terrain, et pas sur des ideologies, comme vous le faites vous !
a écrit le 12/05/2015 à 0:25 :
"impasse pour la Grèce" dixit Romaric Godin. Catastrophe pour un pays ou pour un journaliste?
a écrit le 11/05/2015 à 23:10 :
Oui, l'accord est lon d'etre fait. Tous les jours, on entend des nouvelles propositions qui sont aussi vite abandonnees, des rumeurs, des 'derriere de scenes' de l'Eurogroup, tout cela pour RIEN, rien n'avance et tout se degrade. Quand l'emploi semblait d'ameliorer, l'etat n'etant plus en capacite de payer va simplement detruire des emplois du secteur prive. Et pour finalement abdiquer ?

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