Grèce : y a-t-il un vrai désaccord entre Paris et Berlin ?

Dans un entretien au Handelsblatt, Michel Sapin estime que Wolfgang Schäuble "se trompe" sur le Grexit. Mais, en réalité, l'entente est parfaite entre Paris et Berlin. La stratégie française sur l'Europe est restée la même depuis 2011.

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Y a-t-il une dissension entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble ?
Y a-t-il une dissension entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble ? (Crédits : Reuters)

Dans une interview accordée au quotidien allemand des affaires Handelsblatt et publiée ce lundi 3 août, le ministre français des Finances, Michel Sapin, se plaît à insister sur sa divergence avec Wolfgang Schäuble, son homologue allemand.

Sur la proposition de ce dernier de proposer une sortie temporaire de la Grèce hors de la zone euro, le ministre français a des mots en apparence forts : « Nous avons eu sur ce point un clair désaccord », a-t-il affirmé avant de se montrer encore plus cinglant en martelant que, sur le Grexit, « Wolfgang Schäuble se trompe ».

Pas d'accord sans menace de Grexit

Ce message peut paraître dur, mais en réalité, il ne dénote aucun fossé sérieux entre Paris et Berlin.

En premier lieu parce que la France soutient sans aucune équivoque « l'accord » obtenu le 13 juillet, un accord qui vise surtout à faire payer au gouvernement grec sa longue résistance bien plus qu'à trouver un moyen de faire sortir la Grèce du marasme. Or, ce texte n'a pu être possible que parce que, le samedi, lors de l'Eurogroupe, Wolfgang Schäuble a émis la possibilité du Grexit. Alexis Tsipras, qui, le lundi précédent, avait refusé le plan de Yanis Varoufakis d'organiser une monnaie parallèle, a alors pris peur des conséquences de cette expulsion. Il a donc cherché à l'éviter par tous les moyens, y compris par la signature d'un accord qu'il juge lui-même mauvais. C'est donc bien le coup de poker de Wolfgang Schäuble qui a permis le maintien de la Grèce dans la zone euro. Derrière les grandes divergences de vision de la nature de la zone euro, il y a un élément tactique dont Michel Sapin salue les effets. Or, il y a là, pour le moins, de l'inconséquence à se réjouir des effets en blâmant les causes.

Le jeu d'Angela Merkel

C'est qu'en réalité, il n'y a guère de dissensions entre Paris et Berlin. Comme, du reste, dans la division entre Angela Merkel et Wolfgang Schäuble qui est savamment entretenue par de subtiles informations distillées par la presse allemande. La chancelière refuse de remettre en cause l'irréversibilité de l'euro. La monnaie unique est essentielle pour l'économie allemande et elle ne peut prendre le risque de la voir se déliter autour d'une nouvelle « zone mark » dont la monnaie serait fortement réévaluée. Sans compter les effets collatéraux financiers pour le budget allemand, mais aussi pour le système bancaire allemand.

Mais, dans la crise grecque, elle a laissé la main à Wolfgang Schäuble, partisan affichée de cette « zone mark » à dessein. Pour une raison simple : entre la Grèce et ses créanciers, le jeu consistait à savoir qui craignait le plus le Grexit. C'était la seule arme d'Athènes, ce qui, par ailleurs, justifie assez les préparations de Yanis Varoufakis qui ont assez étonnement fait scandale la semaine passée. En laissant la main à Wolfgang Schäuble et en laissant ce dernier distiller pendant des mois l'idée de la possibilité d'un Grexit (on se souvient de sa « crainte » du « Graccident » dès le mois de mars), Angela Merkel montrait que la seule force des Grecs était en réalité le désir de leurs créanciers. Elle réduisait ainsi à néant leur arme, en les laissant accroire qu'un Grexit était surtout dommageable pour la Grèce.

Le gouvernement grec est tombé dans ce piège : il a accepté la logique des créanciers sur un Grexit bénin pour la zone euro et catastrophique pour la Grèce. Alexis Tsipras a stoppé les projets de son ministre des Finances et a dû capituler. Mais, au final, Angela Merkel a surtout obtenu le maintien de l'intégrité de la zone euro, fût-ce avec la menace de sa dissolution. Autrement dit, Wolfgang Schäuble est un outil dans la stratégie de la chancelière. Outil encore utile aujourd'hui pour faire accroire aux Grecs qu'ils ne doivent pas oublier d'obéir, car le ministre allemand des Finances est toujours déterminé à les expulser...

Paris, bénéficiaire de la menace de Wolfgang Schäuble

La France et Michel Sapin sont simplement alignés sur la position d'Angela Merkel. Bercy et l'Elysée ne veulent pas non plus du Grexit et d'une « zone euro resserrée » qui mettrait davantage de pression sur la France. Mais la France souhaitait aussi stopper « l'expérience Syriza » qui risquait de remettre en cause les fondements des choix économiques du gouvernement Valls. Paris a donc profité tout autant que la chancelière de la menace agitée par Wolfgang Schäuble et de ses conséquences. Donc, s'il y a dissension théorique, il y a en réalité, dans les faits, un accord complet entre la France et l'Allemagne sur la gestion de la crise grecque. Du reste, Michel Sapin a laissé son « ami » Wolfgang Schäuble (qui, en passant, était aussi « l'ami » des précédents locataires de Bercy) agir. Il l'a laissé parler ouvertement de « Grexit » pendant des mois et jouer au méchant face à Athènes. Michel Sapin a été étonnamment passif à l'Eurogroupe, y compris lors de la séance du 27 juin, où Yanis Varoufakis a été symboliquement exclu des réunions, comme un prélude au Grexit. Paris n'a jamais essayé de briser la stratégie de Berlin durant les négociations. La France n'aurait pu le faire qu'en imposant une discussion au niveau politique, en ôtant les discussions des mains de l'Eurogroupe. Mais, à chaque rencontre au niveau politique, la France a suivi la position allemande : renvoyer à l'Eurogroupe le dossier. La France suivait donc la même stratégie que l'Allemagne.

Pourquoi la France suit l'Allemagne

On ne constate donc réellement aucun changement dans la politique européenne de la France. Elle se définit avant tout par une proximité avec l'Allemagne. La raison en est connue de tous : la France doit faire accepter par Berlin son statut de médiocre élève de la classe en termes de finances publiques. C'est l'épée de Damoclès qui menace en permanence Paris. Certes, c'est Bruxelles qui donne les bons et les mauvais points en ce domaine, comme les délais ou les punitions. Mais la Commission ne saurait s'opposer frontalement à Berlin qui, compte tenu de sa noria d'alliés dans et hors de la zone euro, fait la pluie et le beau temps au Conseil européen.

La crise grecque a, encore une fois, montré que Berlin était le centre de décision européen. Tous les pays qui s'étaient montrés désireux de l'expulsion de la Grèce de la zone euro le 11 juillet, comme les Etats baltes, la Slovaquie ou la Finlande, ont rapidement accepté l'accord une fois qu'Angela Merkel l'a eu approuvé. Bref, la France pense que sa proximité stratégique sur les questions européennes avec l'Allemagne lui offre une «protection». C'est la stratégie menée depuis 2011 et la fameuse entrevue de Deauville entre la Chancelière et Nicolas Sarkozy. Elle est toujours d'actualité et permet à l'Allemagne de disposer du soutien indéfectible de Paris dans ses objectifs. Michel Sapin ne s'y trompe pas qui, dans l'interview au Handelsblatt, insiste sur le fait que désormais « la France ne sera plus jamais vue comme un mauvais élève. »

Caution de « gauche »

L'opposition entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble est donc une opposition de forme. Quelle est alors sa fonction ? Celle d'envoyer plusieurs messages aux Français. Le premier, c'est que le gouvernement français est un contrepoids à l'Allemagne. En s'opposant à Wolfgang Schäuble, Michel Sapin apparaît comme une défense contre une Europe égoïste voulue par le ministre allemand. Mais il oublie de préciser qu'Angela Merkel a été celle qui a empêché les plans réels ou supposés de son ministre. Toujours est-il que ceci permet de donner au gouvernement français un vernis utile électoralement de « gauche » en défendant une supposée solidarité intra-européenne face à une « droite allemande » prétendument prête à détricoter la zone euro.

Préparer une nouvelle intégration de la zone euro

Au-delà, cette opposition permet de préparer les esprits à une nouvelle évolution de la zone euro. Dans son interview au Handelsblatt, Michel Sapin présentent les grandes lignes de cette nouvelle phase de l'intégration promise par François Hollande. Il s'agit d'un « gouvernement économique » avec un ministre des Finances et un budget de la zone euro. Un projet défendu depuis longtemps par... Wolfgang Schäuble. Mais Paris cherche à présenter ce projet comme une défense contre les projets de ce même Wolfgang Schäuble de « purifier » la zone euro. Au final, il s'agit surtout d'un plan de communication visant à faire accepter un nouveau pas dans l'intégration politique de la zone euro. Ce serait cette nouvelle intégration ou le chaos.

Evolutions cosmétiques

Mais ce plan de renforcement de la zone euro aurait-il pu éviter les différentes crises qui ont secoué le vieux continent depuis 2010 ? Rien n'est moins sûr. La crise grecque a montré combien l'union bancaire était inefficace face à une crise aiguë de fuite des capitaux et des dépôts à l'intérieur même de la zone euro. Un « parlement de la zone euro » aurait-il pu régler le choc des légitimités démocratiques entre Athènes et ses créanciers ? Sans doute pas. Enfin, un ministre des Finances et un budget ne sont utiles que dans la mesure où les moyens sont suffisants pour assurer la cohérence de l'union monétaire, via des transferts, ce qui peut notamment passer par une redistribution du poids de la dette.

Mais la France et l'Allemagne s'opposent à ce processus. Or, sans ces éléments, la logique de fonctionnement de la zone euro ne changera pas. Le seul mécanisme d'ajustement dans la monnaie unique restera la dévaluation interne, donc l'austérité. En réalité, donc, comme en 2011 et 2012 avec les directives « Two-Pack » et « Six-Pack », on risque surtout d'avoir un renforcement de la surveillance budgétaire et un affaiblissement de l'autonomie budgétaire des pays membres. Mais il n'y a pas là de changement réel de paradigme. On est assez loin d'un « saut quantique » que demandait Mario Draghi le 16 mars. Comme d'habitude, les gouvernements de la zone euro s'en tiennent à la gestion de l'urgence et à des évolutions cosmétiques. De ce point de vue, l'accord est parfait et devrait le rester entre Paris et Berlin.

Bonne stratégie pour Paris ?

Reste enfin à savoir si la stratégie française est la bonne. Là aussi, c'est loin d'être certain. L'accord du 13 juillet avec la Grèce prouve avec éclat que l'ajustement d'un pays dans la zone euro ne peut se faire que par une logique récessive. Et que plus un pays montrera une volonté d'échapper à ce destin, plus le coup de massue sera violent. Or, la France a indubitablement besoin d'ajuster davantage dans le cadre de la zone euro. Face aux gains de compétitivité prix des Espagnols ou des Italiens, présents sur les mêmes types de produits et sur les mêmes marchés que les Français, il faudra que la France abaisse encore ses coûts internes.

L'alignement stratégique sur l'Allemagne dans les questions européennes risque de ne pas suffire pour convaincre Berlin de modérer cet ajustement. Quiconque lit la presse conservatrice allemande sait qu'outre-Rhin, on proclame sans cesse le « besoin de réformes » de la France. Progressivement, la « protection » allemande risque de devenir de plus en plus chère. Du reste, si la zone euro est encore plus intégrée, la marge de manœuvre française pourrait encore plus réduite. Ce qui fait dire à Yanis Varoufakis, dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. » Le souvenir du 13 juillet 2015 risque alors de résonner amèrement aux oreilles françaises.

10 mn

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Commentaires 61
à écrit le 06/08/2015 à 23:45
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Une sortie de la zone euro ça se prépare à l'avance. Ca ne s'improvise pas comme a voulu le faire Tsipras. La botte Allemande et le pangermanisme ça commence à gaver grave. Le Tafta aussi. Je ne laisse plus qu'un mois de paiement de factures en b...

à écrit le 05/08/2015 à 22:56
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Normal qu'il y ait des dissensions au sein de l' UE : les élus UMP et PS, au pouvoir depuis 40 ans, préparent et réservent aux Français un scénario à la grecque : la "banqueroute pour tous" (c'est la somme colossale de 80 milliards d'euros qui est e...

à écrit le 05/08/2015 à 17:09
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Qu'est-ce qu'on ferait si M. Godin n'était pas là pour tout nous expliquer ! Par exemple, sans les articles passés de La Tribune nous n'aurions jamais compris que la tactique du bonTsipras allait être gagnante et que la méchante Merkel allait craque...

à écrit le 05/08/2015 à 15:02
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@elu PS C'est ce conte pour enfant que vous disent de répéter vos chefs ? Devant la France entière tout le monde à bien vu que c'était la chancelière allemande qui menait la barque, alors vos histoires à dormir debout vous les gardez rue de Solfer...

à écrit le 05/08/2015 à 12:57
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"Les créanciers européens, notamment sous la conduite agressive de la droite allemande, ont placé un revolver sur la tempe d’Alexis Tsipras par la menace du « Grexit » et ont surtout voulu infliger une punition au gouvernement Syriza qui avait eu l’a...

à écrit le 05/08/2015 à 12:43
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Avec votre pseudo que pouviez vous dire d'autre en bon petit soldat sauf que la réalité est toute autre Les créanciers européens, notamment sous la conduite agressive de la droite allemande, ont placé un revolver sur la tempe d’Alexis Tsipras pa...

à écrit le 05/08/2015 à 11:57
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Hollande a su résister aux dictats allemands,depuis ,c'est une relation d'égal a égal et un respect mutuel

à écrit le 05/08/2015 à 9:44
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L'épisode grec a mis un sacré coup à la stratégie de changement de l'intérieur de l'Europe. Cette stratégie qui est traditionnellement celle de la gauche de la gauche française. "Désobéissance aux traités", voire "sortie de l'euro" si la stratégie du...

à écrit le 05/08/2015 à 6:29
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Hollande, valls, $arkozy bradent le pays pour s'accrocher au pouvoir. Ça finira mal pour nous mais pour eux aussi.

à écrit le 04/08/2015 à 19:27
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Le jour où nos finances seront en ordre , on aura le droit de s'exprimer ! Et surtout de vouloir faire la leçon avec 80 milliards de déficit !! La modestie devrait être a l'esprit de nos élites !!

à écrit le 04/08/2015 à 17:23
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Progressivement, la « protection » allemande risque de devenir de plus en plus chère. Seigneur protégez nous de ces "protecteurs"

à écrit le 04/08/2015 à 15:41
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Excellent et tellement vrai On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas... «Il n'est pas facile pour un architecte de bâtir un bâtiment solide, mais il est facile de construire un bâtiment qui va s'effondrer [...] [Le troisième plan d'aide, actuell...

le 04/08/2015 à 18:28
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Ce que vous dites est ridicule. Si nous connaissons un problème du même niveau que la grèce l'ue sera disloquée. Notre pib c'est 2 800 milliards, la grèce c'est 242. Rien que les deux premiers plans d'aide qui ont déjà été débloqué pour la grèce r...

à écrit le 04/08/2015 à 14:18
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HAUTE TRAHISON DE NOS "ELITES" "c’est bien la mise en tutelle de la France que visait Schäuble à travers sa position sur la Grèce. Il faut en avoir conscience. C’est pourquoi les mensonges, que ce soit ceux de François Hollande sur un « gouv...

le 04/08/2015 à 15:55
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100% d'accord... en 2012 il fallait voter Melenchon en masse , le Dr Schauble aurait eu en face de lui quelqu'un qui ne s' aplatie pas comme une crêpe comme le fait François l'audacieux. Déclaration de Y. Varoufakis dan El pais quotidien espagnol ...

à écrit le 04/08/2015 à 12:06
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bravo à ce journaliste. c'est bien la première fois que je lis une analyse réaliste de la situation actuelle et du rôle outrageant, et hégémonique de l'Allemagne. Ainsi que de la prosternation de la France d'ailleurs... Ce bénéfique papier se trou...

à écrit le 04/08/2015 à 11:45
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L'article décrit gentiment la réalité qui choque beaucoup de citoyens, point si aveugles que ça. Les pitreries antérieures du coq gaulois, pourtant déplumé, animateur grotesque du carnaval du G 20 à Cannes, ont laissé la place à une humilité, plus fr...

à écrit le 04/08/2015 à 10:49
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Mr Godin, svp, ne changez pas votre journalisme, merci.

à écrit le 04/08/2015 à 10:37
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La France n'a aucune stratégie. Elle suit l'Allemagne, sauf une petite phrase de temps en temps pour donner le change, si ce n'est à la demande de Merkel pour contenir Schauble.

à écrit le 04/08/2015 à 10:15
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Dans l'attente, et sans vouloir polémiquer, il se passe ce qui devait se passer: l'effondrement du système bancaire grec, avec encore aujourd'hui -30% sur les valeurs bancaires, et tout cela (les gens dits "de gauche" auraient pu le remarquer), sans ...

à écrit le 04/08/2015 à 9:06
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A mon humble avis, qu'il y ait entente ou pas entre la France et l'Allemagne, la Grèce doit améliorer sa gouvernance pour rester dans l'Euro: il faut espérer que ce message fort est passé. Espérons que, comme en artillerie lourde, le troisième coup ...

à écrit le 04/08/2015 à 8:57
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Quel plaisir de retrouver vos articles,à la pertinence incontestable et à l'écriture déliée et claire ! Merci, monsieur Godin.

à écrit le 04/08/2015 à 8:07
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Une fois n'est pas coutume je suis en plein accord avec l'auteur de ce blog. Oui dans la partie de poker qui a précédé l'accord du 12 juillet, Angela Merkel a parfaitement joué et Tsipras a craqué. Oui Allemands et Français étaient d'accord sur ...

à écrit le 04/08/2015 à 7:01
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quand on sait les efforts de SAPIN pour réduire l'action de l'inspection du travail en France on imagine ce qu'il fait au niveau international ! 9 a ne peu pas aller dans le sens du soutien des droits des peuples !

à écrit le 04/08/2015 à 1:09
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L'analyse à la fois politique et psychologique de Romaric Godin confirme ce que beaucoup pressentent : la France est SOUMISE à l'Allemagne. Si on regarde l'histoire depuis deux siècles de chacun des deux pays on se dit que ça ne durera pas ! Les "dév...

le 04/08/2015 à 9:36
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C'est bien mal connaître l'histoire de la France et l'histoire de l'Allemagne.

le 04/08/2015 à 10:12
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C'est toujours l'économie qui se venge de la politique, jamais l'inverse. Méditez les exemples de l'effondrement du socialisme, en Europe de l'est ou au Vénézuela... ou plus près de chez nous et dans un style moins dramatique, la "parenthèse" de la r...

à écrit le 03/08/2015 à 23:14
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François l'Audacieux à donc changer d'ennemi (celui d'un jour de campagne électorale), ce n'est plus la Finance , pour les zozos socialo bobo qui en doutaient encore.... mais le peuple... Si le peuple de gauche avait voté pour ses intérêts en vota...

le 04/08/2015 à 10:16
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"Si le peuple de gauche avait voté pour ses intérêts en votant FDG en 2012 il n-en serait pas là , à jouer les laquais des allemands." le FDG... vous voulez dire ce parti admirateur du chavisme vénézuelien, vous savez, ce pays en ruine économique en...

le 04/08/2015 à 11:26
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@bruno-bd Vous devez confondre de pays , mon cher, moi je vous parle du Venezuela, ce pays dont le Président fut élu et réélu à 6 reprises et qui à permis à son peuple de s' alimenter et de s' instruire alors que les gouvernements précédents avait...

à écrit le 03/08/2015 à 22:22
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Varoufakis est un génie,malheureusement nul n'est prophète en son pays. De grands économistes regrettent de ne pas avoir eu l'idée du système parallèle avant lui.

le 03/08/2015 à 23:30
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Un prophete se definit comme quelqu'un qui predit l'avenir. A mon avis, il a ete recale par Tsipras. Merci beaucoup Athena, deesse de la guerre et de la pensee

le 04/08/2015 à 10:20
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Rein de bien génial dans l'idée de Varoufakis puisqu'il s'agissait d'utiliser le système fiscal comme système bancaire, les vraies banques, plus alimentées en € étant hors d'état de remplir leur rôle. C'était plus de l'improvisation dans l'urgence qu...

le 04/08/2015 à 18:38
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Varoufakis a fait perdre 5 mois et 25 milliards a son pays, il a provoqué la récession, la fermeture des banques grecques, et fait perdre à la fois la crédibilité de la grèce et la patience des créanciers. Tout ça pour au final avoir des conditions ...

à écrit le 03/08/2015 à 20:33
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C'est bien connu , Sapin est un spécialiste de l'économie . Comme son prédécesseur. Alors que Wolfgang c'est un petit jeune qui n'y connaît rien. Nos politiciens ne s'arrêteront jamais. C'est dans leurs sang. Bla bla.... Et vive les cigales.

à écrit le 03/08/2015 à 19:53
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Romaric Godin is back... toujours entrain de ré-écrire l'histoire. Cette crise nous aura appris plusieurs choses: 1) la lucidité de l'Europe de l'est et du nord devant l'irresponsabilité du sud (La Grèce et la France ...) 2) le fait que Paris n'é...

le 03/08/2015 à 21:50
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Les "gamins" ? La "cour d'école" ? Votre propos est abject. Lucidité de l'Europe de l'est et du nord, vous pensez à tous ces beaux pays intelligents où les gens se massent par millions dans le vote extrême droite ? C'est dingue ça, même quand la réa...

le 04/08/2015 à 8:12
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@nantes44 vous êtes le parfait spécimen de l'européiste con-vaincu du "das Neue Europa", dont les aspirations europ-atlantistes sont en total décalage avec la réalité de ce que vivent les peuples. Votre vision des choses étroite, a été historiquemen...

le 04/08/2015 à 8:30
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C'est vrai que le vote d'extrême gauche c'est bien mieux (Staline....)! Comme tous les gens de gauche vous n'aimez pas la finance mais par contre vous aimez bien son argent!!!

le 04/08/2015 à 10:24
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Il est certain que Paris, par son ambiguïté, a joué un rôle funeste dans le prolongement et l'aggravation de la crise grecque. Si Tsipras avait compris dès son arrivée qu'il n'y avait aucune autre alternative, la Grèce n'aurait pas connu les affres ...

le 04/08/2015 à 18:44
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Alex a raison, les grecs se sont comportés comme des enfants, et c'est poliment dit. On a ici un pays fauché qui vient demander une aide en insultant ceux à qui il la demande tout en refusant de tenir ses engagements. Pas besoin d'être un génie p...

le 05/08/2015 à 7:56
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Bravo Nantes44 vous avez parfaitement raison / Les allemands ne sont pas dominateurs ils sont sérieux et ils respectent les engagements qu'ils prennent . faire référence à l'occupation et l'histoire est très malhonnête !!!!! et tellement puéril

à écrit le 03/08/2015 à 19:45
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Propos naturels et logiques d´un ministre promouvant la stabilité financière, la discipline budgétaire et les réformes économiques ! Au train où vont les négociations entre Grèce et créanciers au regard des échéanciers, le spectre du grexit reprend ...

le 04/08/2015 à 10:33
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Varoufakis appartient maintenant à l'histoire...

à écrit le 03/08/2015 à 19:36
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Excellente analyse qui détricote une fois de plus le théâtre d'ombre que les politiques veulent nous faire avaler.

à écrit le 03/08/2015 à 18:34
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La mouche du coche a parlé ! Les socialistes ne regardent pas à la dépense quand ce sont les autres qui paient. Ce sont des irresponsables ! D'un autre coté ce n'est pas au comptable de diriger l'entreprise non plus ! Faire une monnaie unique sans r...

le 04/08/2015 à 17:44
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Nokia est l'exemple même de l'efficacité économique nordique et sans doute sont-ce les robots qui votent massivement pour l'extrême droite nationaliste.

à écrit le 03/08/2015 à 18:09
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Depuis 2005 et un référendum bafoué, le plus d'UE et d'euro ne fait plus rêver! C'est continuer a se faire aspirer par un trou noir!

le 04/08/2015 à 10:31
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Le référendum de 2005 n'a pas été bafoué puisque la France n'a pas ratifié le TCE. Et l'élection de Sarkozy, qui n'avait pas fait mystère de son intention de faire adopter un nouveau traité institutionnel par voie parlementaire, avec une forte major...

le 04/08/2015 à 12:17
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Mais que Sarkozy n'ai pas fait mystère n'est pas une excuse, Sarkozy a-il fait sa campagne présidentielle sur l'adoption d'un nouveau traitée, était-ce la question prioritaire et la raison de son élection à la présidence, à l’évidence non. L’électi...

à écrit le 03/08/2015 à 18:01
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Évolutions des cosmétiques sur une jambe de bois ! Nous en sommes là ! Le sort de la Grèce ... c'est celui de la France à venir !

à écrit le 03/08/2015 à 17:45
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@patrickb, ben c'est la différence ...entre la parole d'un huguenot et d'u papiste...

le 04/08/2015 à 8:35
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@pipolino: "ben c'est la différence ...entre la parole d'un huguenot et d'u papiste..." Comme quoi le ridicule ne tue pas. Mais à choisir entre les deux... la question en se pose même pas. Tout n'est pas commodité et enrichissement à tous va dans la ...

à écrit le 03/08/2015 à 17:44
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Ce qui fait dire à Yanis Varoufakis, dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. » Varufakis a tout à fait raison mais quand les gens s'en rendront compte, il sera trop tard, la troïka sera déjà dans le...

le 03/08/2015 à 19:16
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Qui croyez vous qu est Macron ? : Le représentant de la troïka tout simplement . La dissension Paris Berlin arrivant après coup , peut s envisager comme à destination de la politique intérieure .

à écrit le 03/08/2015 à 17:04
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On a l'impression que tous les acteurs ont progressé dans ce dossier, y compris M.Tsipras.., sauf certains journalistes qui continuent à parler de "pièges".. -"accord qui vise à faire payer au gouvernement grec sa longue résistance"..-. Romaric, repr...

le 03/08/2015 à 18:47
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pas sûr que la France veuille payer si elle avait fait les réformes.. et inversement pas sûr que l'Allemagne soit aussi intransigeante si elle ne les avait pas faite !

le 04/08/2015 à 17:34
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Tsipras n'a pas évolué, il a juste pris note d'un rapport des forces. Je vous invite à lire la traduction de l'interview qu'il a donné à une radio grecque ici : http://www.humanite.fr/alexis-tsipras-le-peuple-grec-tente-de-sechapper-de-la-prison-de...

à écrit le 03/08/2015 à 16:41
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1) la grosse différence entre Schauble et les Grecs ou les Français, c'est que l'Allemand ne bluffe pas et croit fermement en ce qu'il dit (à tort ou à raison). 2) la France depuis en gros la mort de Pompidou est dirigée par des rigolos de plus en pl...

le 03/08/2015 à 17:13
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Fidèle à ton poste Patrickb, toujours la même litanie,pars un peu en vacances cela te fera du bien,peut être tu changeras un peu les idées

le 03/08/2015 à 20:04
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@loukas: la cohérence est une de mes qualités :-) mais personne n'est obligé d'être d'accord avec moi, n'est-ce pas :-)

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