Jean Tirole : "J’espère que l’Europe et le Royaume-Uni sauront empêcher le Brexit"

[ ENTRETIEN ] Le Brexit s’est imposé dans l’opinion publique sous l’effet de la démagogie et du populisme, selon l’économiste français Jean Tirole qui appelle à un sursaut pour empêcher les forces centrifuges de l’emporter en Europe. Un article de notre partenaire Euractiv.

11 mn

L'économiste français Jean Tirole a reçu le prix Nobel d'économie en 2014 pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Ce polytechnicien (X promotion 1973) est également président de la Toulouse School of Economics (TSE). (Ici, en photo, le 28 septembre 2015, lors d'une conférence à l'Ecole polytechnique Université Paris-Saclay.)
L'économiste français Jean Tirole a reçu le prix Nobel d'économie en 2014 pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Ce polytechnicien (X promotion 1973) est également président de la Toulouse School of Economics (TSE). (Ici, en photo, le 28 septembre 2015, lors d'une conférence à l'Ecole polytechnique Université Paris-Saclay.) (Crédits : Ecole polytechnique Université Paris-Saclay / Flickr)

Jean Tirole est un économiste français, président de la Toulouse School of economics (TSE). Il a reçu le prix Nobel d'économie en 2014. Mr. Tirole répondait aux questions de Frédéric Simon, directeur de la rédaction d'EurActiv, en marge de la conférence COEURE à Bruxelles.

EURACTIV - Dans votre dernier livre, « L'économie du bien commun », vous consacrez un chapitre entier à l'Union européenne. Six ans après le premier plan de sauvetage pour la Grèce, quel regard portez-vous sur les réponses apportées par les Européens pour éviter l'éclatement de la zone euro ? Quels ont été les réussites et les rendez-vous manqués de cette crise ?

JEAN TIROLE - Sur la crise de l'euro, je pense qu'il n'y avait pas d'autre choix que d'apporter de la liquidité à travers la Banque centrale européenne (BCE) et de gagner ainsi du temps. Au-delà, le sujet devient plus complexe parce que les Européens ne sont actuellement pas prêts à faire ce qu'il faut pour établir une véritable union économique et monétaire.

Il y a bien sûr la vision d'une Europe idéale qui serait une fédération, un peu comme les Etats-Unis. Mais je pense qu'aujourd'hui malheureusement, on ne peut pas  aller beaucoup plus loin que le traité de Maastricht, ou un « Maastricht amélioré ». L'approche Maastricht est loin d'être parfaite, il y a des problèmes de mise en œuvre, de taille unique, d'information. Et c'est une vision de l'Europe un peu minimaliste. Alors, on pourrait aller vers plus d'Europe, avec plus de partage de risque : une dette commune, un budget commun, une assurance chômage commune, une assurance-dépôt commune, etc. Mais il y a des forces centrifuges - pas uniquement le Brexit - et les Européens veulent garder leur souveraineté nationale.

Au final, on ne peut pas avoir à la fois la souveraineté et un fédéralisme économique, c'est un peu demander le beurre et l'argent du beurre.  Prenons par exemple l'assurance  chômage commune, qui pourrait stabiliser les chocs régionaux. Ce serait une bonne chose, mais ce n'est pas possible parce que nous n'avons pas de lois communes, les États veulent garder la possibilité de garder leur réglementation nationale : Il est impossible de faire accepter ce genre de politique à des pays qui n'ont que 5% de chômage alors que d'autres en créent 25%. Pour réaliser le rêve européen, il faut que chacun comprenne ce qu'implique une fédération : on vit tous sous le même toit et on obéit tous à des règles similaires. Pour l'instant, nous ne sommes pas  en position de relancer l'idée d'une Europe fédérale.

Quelles sont les options pour l'Europe désormais ? Est-ce que la solution selon vous c'est forcément « plus d'Europe » ou bien alors « moins d'Europe » dans certains domaines ?

Je ne pense pas que « moins d'Europe » soit la solution. Comme tous les économistes, je suis désolé que le Royaume-Uni ait choisi de quitter l'Union sous l'effet de beaucoup de démagogie sur l'économie et l'immigration. Donc  j'espère que l'Europe et le Royaume-Uni sauront empêcher le Brexit. Pour ne prendre que l'exemple de la recherche, discutée tout à l'heure à la conférence COEURE, la Grande-Bretagne est une très grande puissance scientifique et son absence des instances européennes de la recherche serait mauvaise pour la recherche - à la fois pour le Royaume-Uni et le reste de l'UE.

Et donc, quelles sont les grandes options selon vous pour l'Europe à présent ?

Il faut d'abord essayer de garder l'Europe ensemble. Après, il faudrait sans doute un peu moins d'austérité et un peu plus de réformes. Le problème de l'Europe du Sud est la crédibilité économique. Restaurer cette crédibilité peut se faire de deux manières : l'austérité et les réformes. Pour moi, il vaut mieux faire les réformes et assurer l'avenir plutôt que de faire de l'austérité et risquer d'arrêter la machine économique et de compromettre l'avenir.

Les plans de sauvetage - en Grèce notamment - sont pourtant assortis de programmes de réformes...

Oui, mais il faut aussi que les pays se les approprient. La Troika ne peut pas rester en Grèce pendant trente ans. Si on prend la Grèce, le remboursement de la dette commence sérieusement à partir de 2022, 2023. Pour l'instant on parle, à cause du rééchelonnement de la dette, de remboursements faibles, ce qui veut dire que les remboursements importants arriveront entre 2023 et 2040. On se trouve donc dans une situation où la Troika va devoir rester dans un pays pendant trente ans. On est tout de même en démocratie! A un moment ou à un autre, il faut que les pays s'approprient leur destin, afin de pouvoir faire un peu moins d'austérité et un peu plus de réformes.

A quel type de réformes pensez-vous ? On voit à travers l'Europe - pas seulement en Grèce - une résistance aux réformes économiques préconisées notamment par la Commission européenne.

C'est le problème de l'appropriation. En Grèce, un certain nombre de réformes ont été faites mais n'ont pas été mises en œuvre. Certaines ont été imposées le couteau sous la gorge et après, on voit que les décrets ne sortent pas. On ne peut pas imposer sur le long terme les réformes de l'extérieur; à un moment donné, il faut que le pays se les approprie.

La crise financière de 2008 a mis en lumière le rôle fondamental des banques dans l'économie et a donné l'impulsion pour lancer l'Union Bancaire en Europe, qui reste inachevée. Ici encore, quels sont les grands chantiers prioritaires qui restent à ouvrir pour que la finance retrouve son rôle moteur dans l'économie ?

Premièrement, l'Union Bancaire est a priori  une excellente chose. Mais on ne sait toujours pas si elle va marcher, si l'indépendance de la BCE va être respectée. Le jour où une banque importante est en difficulté, la réaction naturelle de son pays est de dire « on ne touche pas à mes banques ». Et par définition, tout l'intérêt de l'Union Bancaire est d'objectiviser la supervision, de sortir du niveau purement national et d'avoir une supervision plus rigoureuse.

Aujourd'hui, cette question de l'indépendance des superviseurs transnationaux n'a pas encore été vraiment testée. Il va donc falloir consolider l'édifice, clarifier certains principes. Une fois que ce sera fait, on pourra faire une assurance-dépôt commune, que j'appelle de mes vœux. Car contrairement à l'assurance chômage, sur l'assurance-dépôt, on a des règles communes et une supervision européenne.

Là aussi pourtant, on voit des réticences au niveau politique, cette fois en Allemagne.

Dans ce cas-ci, il faudra peut-être prendre ce qu'on appelle des « legacy assets » et les mettre de côté. Que ces actifs soient mutualisés ou pas au niveau européen, peu importe : le fait qu'il y ait une supervision européenne avec beaucoup moins d'aléa moral des États-membres ouvre la voie à une véritable assurance-dépôt européenne.

Vous avez contribué à un projet de recherche européen appelé COEURE qui vise à encourager la recherche en Europe dans le domaine de l'économie. On voit pourtant à travers des débats comme le Brexit que les avis d'experts ont « du mal à passer » dans l'opinion publique, et que les arguments émotionnels ont souvent tendance à l'emporter. Sommes-nous rentrés comme certains l'affirment dans une société post-factuelle ? Et comment selon vous redonner de la crédibilité aux contributions d'experts tels que les économistes ou les scientifiques ?

Je crois que les économistes eux-mêmes pourraient gérer leur communication un peu mieux. Dire par exemple qu'il y a une opinion majoritaire sur de nombreuses questions, mêmes si nos avis divergent sur certains aspects. Et faire en sorte qu'il y ait une position commune sur un certain nombre de sujets.

Cependant la très grande majorité des économistes étaient anti-Brexit, mais l'opinion n'en a pas tenu compte. Aujourd'hui, règne le populisme, l'émotionnel. Il n'y a qu'à écouter les discours de Donald Trump, qui dépassent tout entendement : on peut raconter n'importe quoi, on joue sur les émotions des électeurs et les faits semblent n'avoir plus aucune importance. Je crois que c'est assez inquiétant de façon assez générale pour nos démocraties.

Et je crois que vous aussi, les journalistes, vous avez un rôle très important à jouer. Car sur tous les sujets - le climat, l'économie - on pourra toujours trouver deux opinions opposées. A un moment, il faut aussi que les journalistes puissent faire un travail de vérification. Les médias de confiance ne devraient pas se sentir obligés de dire seulement qu'il y a le pour et le contre - ce qui en soi est utile d'exposer. A la fin, le lecteur non averti peut ne même pas savoir s'il y a une opinion majoritaire de la profession sur le sujet. Les politiques, eux, ont plus de mal à le faire car ils sont contraints par leur réélection.

Comme disait M. Juncker, on sait tous ce qu'il faut faire, on ne sait juste pas comment se faire réélire après l'avoir fait...

Oui, je ne sais pas si nous savons tous, mais en tout cas les politiques tendent à suivre plutôt que précéder l'opinion.

Revenons pour conclure sur la question des réformes. Dans votre livre, vous vous penchez sur la réforme du marché du travail en France, sur laquelle de nombreux gouvernements se sont cassé les dents depuis une trentaine d'années, y compris celui de M. Juppé qui pourrait accéder à la Présidence l'année prochaine. En reprenant les arguments consensuels parmi les économistes, quelles sont selon vous les réformes prioritaires que devra engager le futur président de la république ?

Pour commencer, l'emploi est un sujet prioritaire et la réforme du marché du travail est évidemment une réforme très importante. Nous proposons depuis quinze ans avec Olivier Blanchard une réforme qui tienne compte des limites informationnelles à l'action de l'Etat. C'est le chef d'entreprise qui a l'information nécessaire pour déterminer si un emploi est utile à l'entreprise ou pas. Mais il faut également responsabiliser les chefs d'entreprises, avec un système de bonus-malus qui pénalise ceux qui licencient beaucoup et récompense ceux qui licencient peu.

Nous avons donc proposé également d'instaurer un contrat unique avec des clauses du grand-père. Ce contrat s'appliquerait uniquement aux nouvelles embauches et permettrait à ceux qui ont un CDI de conserver leur contrat. Donc il n'y aurait plus de nouveaux CDI, mais un contrat unique. A mon avis, les CDI et les CDD sont de mauvais contrats pour l'organisation du marché du travail.

Une autre priorité est la réforme de l'Etat. Je suis de ceux qui veulent conserver l'Etat-providence. Mais il faut aussi préserver les marges de manœuvre nécessaires pour pouvoir le faire. Et à force d'accumuler les dettes hors bilan en France, nous prenons le risque d'une crise.

Pour le moment tout va bien, les taux d'intérêts sont bas. Et nous n'avons pas eu de crise financière en France, contrairement à d'autres pays. Mais à force de tirer sur la corde, ça pourrait finir par craquer. Donc il va falloir faire une réforme de l'Etat pour lui donner plus d'efficacité, pour qu'il soit plus économe tout en préservant la qualité du service public à la Française. Pour bien faire une réforme de ce genre, il faut absolument éviter les coupes budgétaires aveugles, faire les réformes de manière intelligente.  Mais ces choses sont éminemment politiques et très difficiles à piloter. Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de l'Espagne (ou du Royaume-Uni dans les années 80) qui ont adopté des mesures d'austérité draconiennes, très brutales. Il faut avoir l'intelligence de le faire à l'avance.

Et le faire accepter par l'opinion... ?

Oui, et pour ça, il faut aider les citoyens à comprendre les enjeux complexes de notre époque.

___

Par Frédéric Simon, EurActiv

(Article publié le 25 octobre 2016, mis à jour le 26 oct. 2016)

_____
>> Retrouvez toutes les actualités et débats qui animent l'Union Européenne sur Euractiv.fr

Euractiv

11 mn

Paris Air Forum

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 58
à écrit le 04/11/2016 à 0:06
Signaler
Les prix "nobel" n'ont pas grande valeur sauf ceux donnés aux disciplines scientifiques. Les autres sont donnés pour des raisons politiques : économie, paix et souvent celui de littérature. En plus l'académie du prix nobel de littérature s'est ridic...

à écrit le 03/11/2016 à 17:00
Signaler
Celui qui n’a pas compris que le Nobel économique, est avant tout donné à un représentant du monde libéral, pour « exorciser » le bon peuple, dans une période ou un grand nombre de citoyens commence à comprendre qu’on les embobine depuis 30 ans. L...

à écrit le 03/11/2016 à 15:01
Signaler
Le logo derrière ce cher monsieur est un bon résumé de qui fait la désindustrialisation d'un pays, cf : Jean-Marie Messier, Patrick Kron, Philippe Varin, Francis Mer etc

à écrit le 03/11/2016 à 7:44
Signaler
Gentil dans son role. Allez Papy, rentre a la maison. Comment donner du credit a cet incantateur ?

le 03/11/2016 à 16:58
Signaler
Ben lui il a eu un prix Nobel et il fait moins de 10 fautes par phrase. Cela crédibilise, non ?

à écrit le 02/11/2016 à 17:32
Signaler
RELIRE ENCORE ET ENCORE ET TOUJOURS LES INCANTATIONS DE MR DELORE , MR ATTALI, MR ALAIN MINC ET J'EN OUBLIE A DROITE AUSSI ....ENTRE 1995 ET 2002 ...L'EURO ...C'EST LA CROISSANCE , MOINS DE CHOMAGE , LE POUVOIR D'ACHAT EN HAUSSE .....C'ETAIT L'EPOQ...

le 03/11/2016 à 16:57
Signaler
PAROLES de Dalida, c'était en 1973 L'euro c'est en 1999. Associer Dalida et l'Euro, c'est comme si on disait que la révolution française, c'est à cause de Jeanne d'Arc. Stop aux incantations, François !

à écrit le 02/11/2016 à 11:52
Signaler
Lalala itou :-) tant pis pour ceux qui n'auront pas reconnu une "tirolienne" politique à mon discours pseudo-économique :-)

à écrit le 02/11/2016 à 11:52
Signaler
Parfait exemple d'europathe qui, malgré la réalité d'une europe qui ne marche pas, continue d'y croire alors que cela va faire 60 ans qu'on nous promet le bonheur éternel. Comme ce fut le cas pour le communisme, si çà ne marche pas c’est qu’il faut e...

le 02/11/2016 à 13:48
Signaler
On est anti-démocrate quand on s'oppose à la démocratie. La démocratie n'est compatible ni avec le meurtre, ni avec le mensonge, donc le Brexit n'a pas de rapport avec la démocratie, donc penser du mal de lui n'est pas s'opposer à la démocratie.

le 02/11/2016 à 17:29
Signaler
Vous n'allez pas assez loin. L'UE c'est le SIDA, la fin de la retraite à 60 ans, la hausse des impôts, la chasse des baleines, l'ascensceur qui est en panne (encore un sabotage d'Allemand), la fuite d'eau (c'est la faute à mon plombier polonais) , l...

le 02/11/2016 à 17:32
Signaler
@Axel. Alors là il va falloir que vous m'expliquiez votre raisonnement car je ne vois pas le rapport entre le sujet du demos (peuple) kratos (pouvoir) et le meurtre et le mensonge. Les faits sont durs à avaler pour les euro-béats, mais ils sont là....

à écrit le 02/11/2016 à 6:29
Signaler
et bien ...ce n'est " pas triste " ...! je comprend que ce prix Nobel d'economie ait surpris beaucoup des specialistes ; bon , déjà avec le titre , on est prevenu que l'on va ...nager dans l'utopie . Et , bravo pour ( dans le cadre d'une reforme du t...

à écrit le 02/11/2016 à 5:10
Signaler
Très bon point de vue de Jean Tirole et de ses équipes de recherche et d'analyse sur la base des réalités qui ont été largement étudiées. On en est effectivement à devoir construire enfin une Europe de type fédéral pour nombre de sujets qui est appro...

le 03/11/2016 à 10:57
Signaler
Heureusement que ce point de vue conforme au dogme de l'oligarchie est en voie de disparition et que les peuples, enfin correctement informés sur la grande escroquerie de la "construction" européenne, refusent maintenant de continuer.

à écrit le 02/11/2016 à 0:59
Signaler
Les anglais ont VOTE, leur gouvernement doit respecter ce vote, c'est son devoir !

le 02/11/2016 à 6:31
Signaler
vous savez : tout le monde travaille sur le Brexit , pas pour " l'annuler ",mais pour le mettre en pratique .

le 02/11/2016 à 16:59
Signaler
C'est la négociation la plus complexe du siècle, un contrat de divorce avec 12 864 enfants, 387 résidences, 546 usufruitiers, 879 oeuvre d'arts, 41 trust aux Caïmans, 50 ans de patrimoine commun, et une espérance de survie de conjoints de 200 ans (p...

à écrit le 01/11/2016 à 17:53
Signaler
D'autres économistes préconisent la sortie de l'euro et de l'Europe avant que tout le système n'implose du fait de ses vices de conception. Ceux qui partirons avant seront ceux qui s'en sortirons le mieux. En quelques coups de clips on peut les tro...

à écrit le 01/11/2016 à 16:02
Signaler
J'ai un peu de mal avec ces refus de considérer l'opinion des peuples. Quand on a voté, on a voté, y compris si ça gène les médias et certains politiques, et on ne refait pas les élections jusqu'à un résultat souhaité par certains. Ça devient u...

le 02/11/2016 à 17:07
Signaler
C'est pour cela qu'on a mis en place la démocratie représentative, car "l'opinion" des peuples, on s'en fout. L'opinion des peuples c'est rétablissement de la peine de mort, Doublement de l'ISF , Doublement du SMIC, Retraite à 60 ans, bouclage com...

à écrit le 01/11/2016 à 11:52
Signaler
Comme quoi, les nobels, hormis un qui a rué dans les brancards style peketty, ne valent pas grand-chose. Tu connais, toi, un ensemble de personnes qui seraient économiquement liées en ayant une monnaie différente..?? Moi, perso, non.

à écrit le 01/11/2016 à 11:05
Signaler
Dès qu’il s’agit de gens qui sont partisans du projet européen, même prix Nobel d’économie, l’argumentation est décidément un peu faiblarde. Par exemple ce ne sont pas seulement les peuples européens qui sont opposés à un État fédéral européen ou des...

le 01/11/2016 à 11:44
Signaler
La divergence des économies au sein de la zone euro est un phénomène bien connu et parfaitement anticipé, mais auquel l'Europe n'a pas été capable de répondre car justement elle est incomplète : Il est normal dans toute zone monétaire que certains...

le 01/11/2016 à 14:34
Signaler
Cet argument systématique des pro européens fédéralistes est si souvent employé qu'il convient de le montrer pour ce qu'il est: une manip de bas étages. Donc si l'UE et zone euro ne fonctionnent pas, c'est qu'elles ne sont pas assez intégrées. C'est...

le 02/11/2016 à 9:27
Signaler
Réponse à Tom Avec le recul on se rend compte qu’en France et sans doute pas seulement en France beaucoup de politiques n’avaient pas d’idée juste de ce qu’impliquait le cadre institutionnel de l’euro. Il y avait l’idée que les avantages liés à la...

à écrit le 01/11/2016 à 10:48
Signaler
C est bizarre comme ces donneurs de leçon se foutent des décisions démocratiques du peuple souverain , pour eux ces décisions c est de la démagogie et du populisme !!!attention mrs les donneurs de leçon si vous continuez à ne plus tenir compte du pe...

le 01/11/2016 à 11:15
Signaler
Mais il n'a jamais dit que le peuple n'était pas souverain. Il a juste dit que le peuple pouvait souverainement prendre des décisions stupides, ce qui n'est pas la même chose.

le 02/11/2016 à 17:09
Signaler
Ben en UK, c'est pas le peuple qui est souverain, c'est la Reine d'Angleterre. Alors les grands mots...

à écrit le 01/11/2016 à 9:06
Signaler
Les Britanniques ont parfaitement raison de vouloir reprendre leur droit légitime à contrôler les flux migratoires. Seule la reconnaissance de ce droit permettrait le maintien de la GB dans l'UE. Encore faudrait-il que cette dernière accepte de s...

à écrit le 01/11/2016 à 8:51
Signaler
Quand le royaume uni aura négocié la façon dont il veut être associé à l'UE, d'autres membres vont s'engouffrer dans la brèche, et on tendra vers un nouveau traité de l'union qui ne dira plus son nom. C'est sans doute une bonne chose, tant les polit...

à écrit le 01/11/2016 à 8:42
Signaler
"Tous les économistes "? il prend ses rêves pour la réalité ce pur produit de l'idéologie...

le 01/11/2016 à 16:20
Signaler
Ce Tyrole est tellement imbu de lui-même qu'en déniant toute valeur à la démocratie, à la volonté des peuples, il ne comprend pas que son europe de la finance est rejetée par de plus en plus de peuples européens . C'est sûr qu'il considère qu'il fau...

le 02/11/2016 à 17:11
Signaler
Pouvez vous nous détailler les économistes européens favorables au Brexit ?

à écrit le 01/11/2016 à 8:38
Signaler
Toujours intéressant d'écouter Jean Tirole qui est un personnalité française dans le domaine de l'économie qui a des choses à dire et une stature pour les faire passer. Jean Tirole est trop critiqué, et cela est assez révélateur de l'état d'esprit de...

le 01/11/2016 à 10:45
Signaler
M. TIROLE est l'exemple même qui prouve que l'économie n'est pas une science, contrairement à ce que cherche à nous faire croire certains. La science se base sur des faits objectifs observables et mesurables, dont on peut reproduire les effets apr l'...

le 01/11/2016 à 11:23
Signaler
@ René : Bien sûr que si l'économie est une science. Ce n'est pas une science dure, mais c'est une science : Il est vrai qu'en macro-économie, le système est trop complexe et les connaissances actuelles sont trop faibles pour en avoir une descript...

à écrit le 01/11/2016 à 0:28
Signaler
Quelles que soient les intentions louables de ce Monsieur, la citation reprise en titre de cet article, qu'il commet ici, illustre le peu de cas qu'il fait de la volonté des peuples. Le peuple britannique a voté pour le Brexit. Ce Monsieur espère qu'...

le 01/11/2016 à 2:20
Signaler
le referendum est dit "consultatif" en GB", leur Parlement est tout puissant. Vous prendrez bien un petit cours de droit Britannique? Par ailleurs, le peuple est versatile, d ici 2019 ou 2020 de l eau aura coulé sous les ponts..., donc il est tout ...

le 01/11/2016 à 11:28
Signaler
Si les peuples prenaient toujours spontanément les bonnes décisions sans l'aide de personne, leurs élites intellectuelles ne serviraient à rien et ne mériteraient pas leurs privilèges. Mais ce n'est pas le cas : Les peuples changent souvent d'avis e...

le 01/11/2016 à 12:32
Signaler
Si la sophistique était la peinture, vous seriez probablement Michel-Ange ou Dali ! Bravo! Plus sérieusement, en posant la question de la faisabilité légale d'une absence de Brexit, d'aucuns violent déjà l'esprit Démocratique. Chacun a dû suivre l...

à écrit le 31/10/2016 à 22:46
Signaler
Ce Nobel, qui se dit libéral, prétend que nous sommes en austérité avec 3% de déficit et 80Md€ de dette en plus chaque année ; c'est faux ; les petites gens n'en voient que peu, mais faites confiance à l'aristocratie des politiques, des fonctionnaire...

à écrit le 31/10/2016 à 21:27
Signaler
La crise, les crises, vaste sujet que les economistes arrivent à cerner après coup....dès lors, dire que l'Angleterre a eu tort de sortir de l'Europe, je trouve que c'est aller un peu vite....même si M. Tirole est un grand economiste. Quant aux mesur...

à écrit le 31/10/2016 à 21:06
Signaler
Chaque pays a son rêve collectif qui est respectable. Il n'est pas "populiste" qu'un peuple affirme son rêve et sa culture. Trump répond à la majorité des jeunes qui veulent redonner vie au "rêve américain". C'est vraiment curieux pour un homme de l...

le 01/11/2016 à 2:11
Signaler
la france de De Gaulle libérale? je me marre...allez bon nationalisme à vous.

à écrit le 31/10/2016 à 20:53
Signaler
J'aurai apprécié que Mr Tirole nous donne son avis sur la fiscalité irlandaise ou l'américanisme béat de la Pologne....

à écrit le 31/10/2016 à 18:37
Signaler
L'Europe n'est pas l'UE point barre, nos amis Breton sortirons de l'UE mais pas de l'Europe!

à écrit le 31/10/2016 à 18:33
Signaler
"Oui, et pour ça, il faut aider les citoyens à comprendre les enjeux complexes de notre époque."tout est dit,et bien dit.les citoyens n'ont pas le bagage économique ou l'esprit d'analyse nécessaire pour évaluer les enjeux d'avenir.et c'est pour cela ...

le 02/11/2016 à 9:08
Signaler
@élu ps: 1) et c'est bien pour que les citoyens restent de gros niais que Jospin a inventé le bac au rabais. 2) les députés ne représentent plus le peuple, mais leur parti politique et c'est la raison pour laquelle il faut changer le système électora...

le 02/11/2016 à 10:38
Signaler
C’est vrai que les députés qui ne représentent pas/plus grand choses sont nettement plus éclairés. Sachant que la plupart n’ont mêmes pas pu lu les textes et ceux qui l’ont lu pas compris, les enjeux/conséquences. Je ne vois pas ce que ça change. Mie...

à écrit le 31/10/2016 à 17:57
Signaler
Ben avec ça on n'est pas bcp avancés. Il est prix Nobel d'économie? Ah oui ?

à écrit le 31/10/2016 à 17:19
Signaler
Suite. ...en augmentant le prix de l'énergie...au lieu de....en réduisant le prix de l'énergie.

à écrit le 31/10/2016 à 17:12
Signaler
Je me permets de faire deux remarques. D'abord pour proposer d'harmoniser les systèmes fiscaux entre les pays de la zone euro, en particulier pour les prélèvements à la charge des entreprises, et plus particulièrement, celles soumises à la concurrenc...

le 31/10/2016 à 19:02
Signaler
@gépété: il faudrait brancher un tuyau sur chaque retraité qui permettrait de récupérer le méthane. Et on pourrait leur flanquer une taxe comme pour le carbone :-)

à écrit le 31/10/2016 à 16:39
Signaler
Je ne comprends de moins en moins comment ce gars là a pu obtenir un prix Nobel... Je me doute bien que les "Nobel" ne sont pas marxistes, ceci expliquant peut-être cela. Tirole ou la justification du néo-libéralisme: "il faut aider les citoyens à ...

à écrit le 31/10/2016 à 15:30
Signaler
Les choix de société ne se limitent pas à la comptabilité, qui ne prend d'ailleurs pas en compte les aléas de la vie et les évènements potentiels divers. De plus, si nous en sommes au point où nous en sommes, c'est bien parce qu'on s'en est tenu aux ...

à écrit le 31/10/2016 à 14:34
Signaler
Pompeux et sémantiquement creux, il est catastrophique ce pauvre Tirole... "Il faut d'abord essayer de garder l'Europe ensemble. Après, il faudrait sans doute un peu moins d'austérité et un peu plus de réformes. Le problème de l'Europe du Sud est...

à écrit le 31/10/2016 à 14:12
Signaler
avec des politiciens verreux un peu partout qui n'en n'ont plus que pour leur carriere et celles de leurs petits copains, faut pas s'etonner des votes populistes dont les consequence peuvent etre catastrophiques

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.