Jean Tirole : "J’espère que l’Europe et le Royaume-Uni sauront empêcher le Brexit"

 |   |  2088  mots
L'économiste français Jean Tirole a reçu le prix Nobel d'économie en 2014 pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Ce polytechnicien (X promotion 1973) est également président de la Toulouse School of Economics (TSE). (Ici, en photo, le 28 septembre 2015, lors d'une conférence à l'Ecole polytechnique Université Paris-Saclay.)
L'économiste français Jean Tirole a reçu le prix Nobel d'économie en 2014 pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Ce polytechnicien (X promotion 1973) est également président de la Toulouse School of Economics (TSE). (Ici, en photo, le 28 septembre 2015, lors d'une conférence à l'Ecole polytechnique Université Paris-Saclay.) (Crédits : Ecole polytechnique Université Paris-Saclay / Flickr)
[ ENTRETIEN ] Le Brexit s’est imposé dans l’opinion publique sous l’effet de la démagogie et du populisme, selon l’économiste français Jean Tirole qui appelle à un sursaut pour empêcher les forces centrifuges de l’emporter en Europe. Un article de notre partenaire Euractiv.

Jean Tirole est un économiste français, président de la Toulouse School of economics (TSE). Il a reçu le prix Nobel d'économie en 2014. Mr. Tirole répondait aux questions de Frédéric Simon, directeur de la rédaction d'EurActiv, en marge de la conférence COEURE à Bruxelles.

EURACTIV - Dans votre dernier livre, « L'économie du bien commun », vous consacrez un chapitre entier à l'Union européenne. Six ans après le premier plan de sauvetage pour la Grèce, quel regard portez-vous sur les réponses apportées par les Européens pour éviter l'éclatement de la zone euro ? Quels ont été les réussites et les rendez-vous manqués de cette crise ?

JEAN TIROLE - Sur la crise de l'euro, je pense qu'il n'y avait pas d'autre choix que d'apporter de la liquidité à travers la Banque centrale européenne (BCE) et de gagner ainsi du temps. Au-delà, le sujet devient plus complexe parce que les Européens ne sont actuellement pas prêts à faire ce qu'il faut pour établir une véritable union économique et monétaire.

Il y a bien sûr la vision d'une Europe idéale qui serait une fédération, un peu comme les Etats-Unis. Mais je pense qu'aujourd'hui malheureusement, on ne peut pas  aller beaucoup plus loin que le traité de Maastricht, ou un « Maastricht amélioré ». L'approche Maastricht est loin d'être parfaite, il y a des problèmes de mise en œuvre, de taille unique, d'information. Et c'est une vision de l'Europe un peu minimaliste. Alors, on pourrait aller vers plus d'Europe, avec plus de partage de risque : une dette commune, un budget commun, une assurance chômage commune, une assurance-dépôt commune, etc. Mais il y a des forces centrifuges - pas uniquement le Brexit - et les Européens veulent garder leur souveraineté nationale.

Au final, on ne peut pas avoir à la fois la souveraineté et un fédéralisme économique, c'est un peu demander le beurre et l'argent du beurre.  Prenons par exemple l'assurance  chômage commune, qui pourrait stabiliser les chocs régionaux. Ce serait une bonne chose, mais ce n'est pas possible parce que nous n'avons pas de lois communes, les États veulent garder la possibilité de garder leur réglementation nationale : Il est impossible de faire accepter ce genre de politique à des pays qui n'ont que 5% de chômage alors que d'autres en créent 25%. Pour réaliser le rêve européen, il faut que chacun comprenne ce qu'implique une fédération : on vit tous sous le même toit et on obéit tous à des règles similaires. Pour l'instant, nous ne sommes pas  en position de relancer l'idée d'une Europe fédérale.

Quelles sont les options pour l'Europe désormais ? Est-ce que la solution selon vous c'est forcément « plus d'Europe » ou bien alors « moins d'Europe » dans certains domaines ?

Je ne pense pas que « moins d'Europe » soit la solution. Comme tous les économistes, je suis désolé que le Royaume-Uni ait choisi de quitter l'Union sous l'effet de beaucoup de démagogie sur l'économie et l'immigration. Donc  j'espère que l'Europe et le Royaume-Uni sauront empêcher le Brexit. Pour ne prendre que l'exemple de la recherche, discutée tout à l'heure à la conférence COEURE, la Grande-Bretagne est une très grande puissance scientifique et son absence des instances européennes de la recherche serait mauvaise pour la recherche - à la fois pour le Royaume-Uni et le reste de l'UE.

Et donc, quelles sont les grandes options selon vous pour l'Europe à présent ?

Il faut d'abord essayer de garder l'Europe ensemble. Après, il faudrait sans doute un peu moins d'austérité et un peu plus de réformes. Le problème de l'Europe du Sud est la crédibilité économique. Restaurer cette crédibilité peut se faire de deux manières : l'austérité et les réformes. Pour moi, il vaut mieux faire les réformes et assurer l'avenir plutôt que de faire de l'austérité et risquer d'arrêter la machine économique et de compromettre l'avenir.

Les plans de sauvetage - en Grèce notamment - sont pourtant assortis de programmes de réformes...

Oui, mais il faut aussi que les pays se les approprient. La Troika ne peut pas rester en Grèce pendant trente ans. Si on prend la Grèce, le remboursement de la dette commence sérieusement à partir de 2022, 2023. Pour l'instant on parle, à cause du rééchelonnement de la dette, de remboursements faibles, ce qui veut dire que les remboursements importants arriveront entre 2023 et 2040. On se trouve donc dans une situation où la Troika va devoir rester dans un pays pendant trente ans. On est tout de même en démocratie! A un moment ou à un autre, il faut que les pays s'approprient leur destin, afin de pouvoir faire un peu moins d'austérité et un peu plus de réformes.

A quel type de réformes pensez-vous ? On voit à travers l'Europe - pas seulement en Grèce - une résistance aux réformes économiques préconisées notamment par la Commission européenne.

C'est le problème de l'appropriation. En Grèce, un certain nombre de réformes ont été faites mais n'ont pas été mises en œuvre. Certaines ont été imposées le couteau sous la gorge et après, on voit que les décrets ne sortent pas. On ne peut pas imposer sur le long terme les réformes de l'extérieur; à un moment donné, il faut que le pays se les approprie.

La crise financière de 2008 a mis en lumière le rôle fondamental des banques dans l'économie et a donné l'impulsion pour lancer l'Union Bancaire en Europe, qui reste inachevée. Ici encore, quels sont les grands chantiers prioritaires qui restent à ouvrir pour que la finance retrouve son rôle moteur dans l'économie ?

Premièrement, l'Union Bancaire est a priori  une excellente chose. Mais on ne sait toujours pas si elle va marcher, si l'indépendance de la BCE va être respectée. Le jour où une banque importante est en difficulté, la réaction naturelle de son pays est de dire « on ne touche pas à mes banques ». Et par définition, tout l'intérêt de l'Union Bancaire est d'objectiviser la supervision, de sortir du niveau purement national et d'avoir une supervision plus rigoureuse.

Aujourd'hui, cette question de l'indépendance des superviseurs transnationaux n'a pas encore été vraiment testée. Il va donc falloir consolider l'édifice, clarifier certains principes. Une fois que ce sera fait, on pourra faire une assurance-dépôt commune, que j'appelle de mes vœux. Car contrairement à l'assurance chômage, sur l'assurance-dépôt, on a des règles communes et une supervision européenne.

Là aussi pourtant, on voit des réticences au niveau politique, cette fois en Allemagne.

Dans ce cas-ci, il faudra peut-être prendre ce qu'on appelle des « legacy assets » et les mettre de côté. Que ces actifs soient mutualisés ou pas au niveau européen, peu importe : le fait qu'il y ait une supervision européenne avec beaucoup moins d'aléa moral des États-membres ouvre la voie à une véritable assurance-dépôt européenne.

Vous avez contribué à un projet de recherche européen appelé COEURE qui vise à encourager la recherche en Europe dans le domaine de l'économie. On voit pourtant à travers des débats comme le Brexit que les avis d'experts ont « du mal à passer » dans l'opinion publique, et que les arguments émotionnels ont souvent tendance à l'emporter. Sommes-nous rentrés comme certains l'affirment dans une société post-factuelle ? Et comment selon vous redonner de la crédibilité aux contributions d'experts tels que les économistes ou les scientifiques ?

Je crois que les économistes eux-mêmes pourraient gérer leur communication un peu mieux. Dire par exemple qu'il y a une opinion majoritaire sur de nombreuses questions, mêmes si nos avis divergent sur certains aspects. Et faire en sorte qu'il y ait une position commune sur un certain nombre de sujets.

Cependant la très grande majorité des économistes étaient anti-Brexit, mais l'opinion n'en a pas tenu compte. Aujourd'hui, règne le populisme, l'émotionnel. Il n'y a qu'à écouter les discours de Donald Trump, qui dépassent tout entendement : on peut raconter n'importe quoi, on joue sur les émotions des électeurs et les faits semblent n'avoir plus aucune importance. Je crois que c'est assez inquiétant de façon assez générale pour nos démocraties.

Et je crois que vous aussi, les journalistes, vous avez un rôle très important à jouer. Car sur tous les sujets - le climat, l'économie - on pourra toujours trouver deux opinions opposées. A un moment, il faut aussi que les journalistes puissent faire un travail de vérification. Les médias de confiance ne devraient pas se sentir obligés de dire seulement qu'il y a le pour et le contre - ce qui en soi est utile d'exposer. A la fin, le lecteur non averti peut ne même pas savoir s'il y a une opinion majoritaire de la profession sur le sujet. Les politiques, eux, ont plus de mal à le faire car ils sont contraints par leur réélection.

Comme disait M. Juncker, on sait tous ce qu'il faut faire, on ne sait juste pas comment se faire réélire après l'avoir fait...

Oui, je ne sais pas si nous savons tous, mais en tout cas les politiques tendent à suivre plutôt que précéder l'opinion.

Revenons pour conclure sur la question des réformes. Dans votre livre, vous vous penchez sur la réforme du marché du travail en France, sur laquelle de nombreux gouvernements se sont cassé les dents depuis une trentaine d'années, y compris celui de M. Juppé qui pourrait accéder à la Présidence l'année prochaine. En reprenant les arguments consensuels parmi les économistes, quelles sont selon vous les réformes prioritaires que devra engager le futur président de la république ?

Pour commencer, l'emploi est un sujet prioritaire et la réforme du marché du travail est évidemment une réforme très importante. Nous proposons depuis quinze ans avec Olivier Blanchard une réforme qui tienne compte des limites informationnelles à l'action de l'Etat. C'est le chef d'entreprise qui a l'information nécessaire pour déterminer si un emploi est utile à l'entreprise ou pas. Mais il faut également responsabiliser les chefs d'entreprises, avec un système de bonus-malus qui pénalise ceux qui licencient beaucoup et récompense ceux qui licencient peu.

Nous avons donc proposé également d'instaurer un contrat unique avec des clauses du grand-père. Ce contrat s'appliquerait uniquement aux nouvelles embauches et permettrait à ceux qui ont un CDI de conserver leur contrat. Donc il n'y aurait plus de nouveaux CDI, mais un contrat unique. A mon avis, les CDI et les CDD sont de mauvais contrats pour l'organisation du marché du travail.

Une autre priorité est la réforme de l'Etat. Je suis de ceux qui veulent conserver l'Etat-providence. Mais il faut aussi préserver les marges de manœuvre nécessaires pour pouvoir le faire. Et à force d'accumuler les dettes hors bilan en France, nous prenons le risque d'une crise.

Pour le moment tout va bien, les taux d'intérêts sont bas. Et nous n'avons pas eu de crise financière en France, contrairement à d'autres pays. Mais à force de tirer sur la corde, ça pourrait finir par craquer. Donc il va falloir faire une réforme de l'Etat pour lui donner plus d'efficacité, pour qu'il soit plus économe tout en préservant la qualité du service public à la Française. Pour bien faire une réforme de ce genre, il faut absolument éviter les coupes budgétaires aveugles, faire les réformes de manière intelligente.  Mais ces choses sont éminemment politiques et très difficiles à piloter. Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de l'Espagne (ou du Royaume-Uni dans les années 80) qui ont adopté des mesures d'austérité draconiennes, très brutales. Il faut avoir l'intelligence de le faire à l'avance.

Et le faire accepter par l'opinion... ?

Oui, et pour ça, il faut aider les citoyens à comprendre les enjeux complexes de notre époque.

___

Par Frédéric Simon, EurActiv

(Article publié le 25 octobre 2016, mis à jour le 26 oct. 2016)

_____
>> Retrouvez toutes les actualités et débats qui animent l'Union Européenne sur Euractiv.fr

Euractiv

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/11/2016 à 0:06 :
Les prix "nobel" n'ont pas grande valeur sauf ceux donnés aux disciplines scientifiques.
Les autres sont donnés pour des raisons politiques : économie, paix et souvent celui de littérature. En plus l'académie du prix nobel de littérature s'est ridiculisée cette année, en donnant le prix à un chanteur!. Après,les avis de ce monsieur sur le Brexit sont présomptueux.
De quel droit , il prétend annuler la décision démocratique du peuple anglais?.
a écrit le 03/11/2016 à 17:00 :
Celui qui n’a pas compris que le Nobel économique, est avant tout donné à un représentant du monde libéral, pour « exorciser » le bon peuple, dans une période ou un grand nombre de citoyens commence à comprendre qu’on les embobine depuis 30 ans. Le prix est attribué sur proposition initiale, entre autre de « figures d’autorité internationales »et d’un juré norvégien, qui est très opaque sur ses choix, souvent pour soutenir une cause politique(paix, économie).L’histoire de l’attribution des Nobel de la paix , est assez sulfureuse, on peut penser qu’il en est de même au niveau des Nobel d’économie. Cela dit sans remettre en cause le travail de Mr Tirole, pourquoi lui et pas Piketty ? Certainement parce que Mr Tirole représente la fraction traditionnellement capitaliste, de la vision de l’économie, et que depuis quelques années, une autre école économique alternative, plus solidaire, dite aussi hétérodoxe, se fait entendre. Par l’attribution d’un prix Nobel, les hauts dignitaires de la pensée dominante économique ont donc tout intérêt, a justifier auprès du plus grand nombre, l’orientation économique mondiale prise par la grâce des politiciens au pouvoir dans les années 80. Relire Dani Rodrik, professeur à Harvard, qui écrivait, « Les différences entre économistes sur la mondialisation ne sont pas le produit de modèles économiques différents ou de lectures différentes des informations empiriques", mais qu'elles proviennent "de leurs différents rapports à l'éthique et de leurs préférences politiques" .L'économie est, et a toujours été, politique. »
a écrit le 03/11/2016 à 15:01 :
Le logo derrière ce cher monsieur est un bon résumé de qui fait la désindustrialisation d'un pays, cf :

Jean-Marie Messier,
Patrick Kron,
Philippe Varin,
Francis Mer
etc
a écrit le 03/11/2016 à 7:44 :
Gentil dans son role. Allez Papy, rentre a la maison. Comment donner du credit a cet incantateur ?
Réponse de le 03/11/2016 à 16:58 :
Ben lui il a eu un prix Nobel et il fait moins de 10 fautes par phrase.
Cela crédibilise, non ?
a écrit le 02/11/2016 à 17:32 :
RELIRE ENCORE ET ENCORE ET TOUJOURS LES INCANTATIONS DE MR DELORE , MR ATTALI, MR ALAIN MINC ET J'EN OUBLIE A DROITE AUSSI ....ENTRE 1995 ET 2002 ...L'EURO ...C'EST LA CROISSANCE , MOINS DE CHOMAGE , LE POUVOIR D'ACHAT EN HAUSSE .....C'ETAIT L'EPOQUE DE DALIDA AVEC SON HYMNE A LA BEATITUDE : PAROLES, PAROLES , PAROLES ....
Réponse de le 03/11/2016 à 16:57 :
PAROLES de Dalida, c'était en 1973
L'euro c'est en 1999.
Associer Dalida et l'Euro, c'est comme si on disait que la révolution française, c'est à cause de Jeanne d'Arc.
Stop aux incantations, François !
a écrit le 02/11/2016 à 11:52 :
Lalala itou :-) tant pis pour ceux qui n'auront pas reconnu une "tirolienne" politique à mon discours pseudo-économique :-)
a écrit le 02/11/2016 à 11:52 :
Parfait exemple d'europathe qui, malgré la réalité d'une europe qui ne marche pas, continue d'y croire alors que cela va faire 60 ans qu'on nous promet le bonheur éternel. Comme ce fut le cas pour le communisme, si çà ne marche pas c’est qu’il faut en rajouter. Et çà a duré comme çà 67 ans en Union Soviétique.

En déniant au peuple du RU sa souveraineté ce type est tout simplement un antidémocrate. C'est quand même inattendu de la part d'un prix Nobel.
Et au même moment, il est capable de dire, au sujet de la Grèce "On est tout de même en démocratie! A un moment ou à un autre, il faut que les pays s'approprient leur destin,". Il faut quand même oser.

L’UE c’est la mise en concurrence des travailleurs entre eux, la destruction des acquis sociaux, la hausse des inégalités, la disparition des patrimoines industriels et publics, la destruction de l’environnement etc..

Il n’y en a qu’un qui fait ce diagnostic et qui propose une solution : François Asselineau. Voir ici https://www.youtube.com/watch?v=fgrbdvBsjwQ
Réponse de le 02/11/2016 à 13:48 :
On est anti-démocrate quand on s'oppose à la démocratie. La démocratie n'est compatible ni avec le meurtre, ni avec le mensonge, donc le Brexit n'a pas de rapport avec la démocratie, donc penser du mal de lui n'est pas s'opposer à la démocratie.
Réponse de le 02/11/2016 à 17:29 :
Vous n'allez pas assez loin.
L'UE c'est le SIDA, la fin de la retraite à 60 ans, la hausse des impôts, la chasse des baleines, l'ascensceur qui est en panne (encore un sabotage d'Allemand), la fuite d'eau (c'est la faute à mon plombier polonais) , le verglas en hiver. Tout ca, c'est la faute de l'Europe.
Même que les Anglais y roulent à gauche à cause de l'Europe, c'est le diktat de Bruxelles;
Réponse de le 02/11/2016 à 17:32 :
@Axel.
Alors là il va falloir que vous m'expliquiez votre raisonnement car je ne vois pas le rapport entre le sujet du demos (peuple) kratos (pouvoir) et le meurtre et le mensonge.
Les faits sont durs à avaler pour les euro-béats, mais ils sont là. Refuser l’expression du peuple dans sa souveraineté c’est être contre la démocratie, quelque soit la manière dont vous emballerez les choses.
Idem en 2005 : le peuple a dit non au traité constitutionnel européen et pourtant on lui a refourgué sous la forme du traité de Lisbonne. Ceux qui ont permis çà sont des traitres.
https://www.upr.fr/actualite/29-mai-2015-il-y-a-10-ans-jour-pour-jour-55-des-electeurs-votaient-non-au-referendum-sur-la-constitution-europeenne
a écrit le 02/11/2016 à 6:29 :
et bien ...ce n'est " pas triste " ...! je comprend que ce prix Nobel d'economie ait surpris beaucoup des specialistes ; bon , déjà avec le titre , on est prevenu que l'on va ...nager dans l'utopie . Et , bravo pour ( dans le cadre d'une reforme du travail ) pour la " clause du grand père " : que des chefs d'entreprise soient assez idiots pour licencier leurs travailleurs experimentés ...il faut quand meme y penser ...!
a écrit le 02/11/2016 à 5:10 :
Très bon point de vue de Jean Tirole et de ses équipes de recherche et d'analyse sur la base des réalités qui ont été largement étudiées. On en est effectivement à devoir construire enfin une Europe de type fédéral pour nombre de sujets qui est appropriée face à l'évolution du monde. Le repli nationaliste serait la pire solution que n'attendent que des dictatures comme celle de Poutine.
Réponse de le 03/11/2016 à 10:57 :
Heureusement que ce point de vue conforme au dogme de l'oligarchie est en voie de disparition et que les peuples, enfin correctement informés sur la grande escroquerie de la "construction" européenne, refusent maintenant de continuer.
a écrit le 02/11/2016 à 0:59 :
Les anglais ont VOTE, leur gouvernement doit respecter ce vote, c'est son devoir !
Réponse de le 02/11/2016 à 6:31 :
vous savez : tout le monde travaille sur le Brexit , pas pour " l'annuler ",mais pour le mettre en pratique .
Réponse de le 02/11/2016 à 16:59 :
C'est la négociation la plus complexe du siècle, un contrat de divorce avec 12 864 enfants, 387 résidences, 546 usufruitiers, 879 oeuvre d'arts, 41 trust aux Caïmans, 50 ans de patrimoine commun, et une espérance de survie de conjoints de 200 ans (pour calculer la pension alimentaire et son actualisation, bon courage...)
Et pour négocier un truc pariel , il faut des gens compétents. Aucune personne compétente ne croit un tel divorce possible.
Donc le divorce sera négocié par des incompétents côté Uk;
Donc soit pas de divorce (et allez faire la négo si vous êtes capables !) soit un divorce cataclysmique (on vend tous les actifs aux enchères, et on coupe la poire en deux).
a écrit le 01/11/2016 à 17:53 :
D'autres économistes préconisent la sortie de l'euro et de l'Europe avant que tout le système n'implose du fait de ses vices de conception. Ceux qui partirons avant seront ceux qui s'en sortirons le mieux. En quelques coups de clips on peut les trouver sur la toile.
a écrit le 01/11/2016 à 16:02 :
J'ai un peu de mal avec ces refus de considérer l'opinion des peuples.

Quand on a voté, on a voté, y compris si ça gène les médias et certains politiques, et on ne refait pas les élections jusqu'à un résultat souhaité par certains.

Ça devient un peu la mode dès que l'on s'écarte de la "pensée unique" et ça discrédite les questionneurs et les questions.
Réponse de le 02/11/2016 à 17:07 :
C'est pour cela qu'on a mis en place la démocratie représentative, car "l'opinion" des peuples, on s'en fout.
L'opinion des peuples c'est rétablissement de la peine de mort,
Doublement de l'ISF , Doublement du SMIC, Retraite à 60 ans, bouclage complet de l'immigration etc...
La question était totalement débile (comme si on avait fait un référendum en Bretagne "voulez vous quitter la France"? ), la réponse est hors sujet (mise en cause de l'ultralibéralisme pronée par le gouvernement UK) et la mise en place impossible.
a écrit le 01/11/2016 à 11:52 :
Comme quoi, les nobels, hormis un qui a rué dans les brancards style peketty, ne valent pas grand-chose. Tu connais, toi, un ensemble de personnes qui seraient économiquement liées en ayant une monnaie différente..?? Moi, perso, non.
a écrit le 01/11/2016 à 11:05 :
Dès qu’il s’agit de gens qui sont partisans du projet européen, même prix Nobel d’économie, l’argumentation est décidément un peu faiblarde. Par exemple ce ne sont pas seulement les peuples européens qui sont opposés à un État fédéral européen ou des partis populistes dans ces pays mais les gouvernements de certains de ces États européens et pour de bonnes raisons. Voyons le cas de la zone euro. La monnaie unique et le cadre institutionnel de l’Euro ont accentué les divergences économiques entre pays partageant la même monnaie. Plusieurs États se sont affaiblis avec l’Euro pendant que d’autres l’Allemagne surtout en ont grandement profité. Vous ne pouvez pas faire d’État fédéral dans un système où la monnaie unique a accentué les divergences économiques entre pays membres, ce n’est pas possible, car le fédéralisme couterait trop cher aux pays qui ont su profiter du système en affaiblissant les autres qui sont à présent surendettés, désindustrialisés. C'est un point important mais non vu par M. Tirole.

Pour régler le problème on pourrait demander aux allemands par exemple de devenir moins compétitifs en augmentant fortement les salaires et les inciter, à acheter du fait que leurs propres produits seraient moins compétitifs ce qui serait produit dans les pays voisins. Il est évident que les allemands ne feront pas cela, ce n’est même pas la peine de leur demander, comme ce n’est pas la peine de leur demander de transférer beaucoup d’argent vers les pays que l’Euro a affaibli, ils ne le feront pas non plus. Pour faire un État fédéral, il vaudrait mieux aussi qu’il y ait une langue commune, c’est une des conditions de la zone monétaire optimale et ce n’est évidemment pas possible pour l’Europe. Je pourrais en rajouter, mais j'arrête là.
Réponse de le 01/11/2016 à 11:44 :
La divergence des économies au sein de la zone euro est un phénomène bien connu et parfaitement anticipé, mais auquel l'Europe n'a pas été capable de répondre car justement elle est incomplète :

Il est normal dans toute zone monétaire que certains territoires soient plus compétitif, plus prospères que d'autres. On peut prendre l'exemple de la Californie par rapport à la Louisiane, ou celui des Hauts de Seine par rapport à la Seine et Marne.

Mais dans une zone monétaire normalement constituée, on remédie à ces écarts par des transferts budgétaires. Ainsi, la Californie remonte au budget fédéral beaucoup plus d'argent que la Louisiane, Louisiane qui profite en proportion plus de cet argent via les fonds fédéraux que la Californie. Et idem pour les départements français.

C'est la raison pour laquelle Jean Tirole milite pour par exemple une assurance chômage européenne, qui instaurerait de facto des transferts de richesse de l'Allemagne et des pays scandinaves vers l'Europe du Sud.
Réponse de le 01/11/2016 à 14:34 :
Cet argument systématique des pro européens fédéralistes est si souvent employé qu'il convient de le montrer pour ce qu'il est: une manip de bas étages.
Donc si l'UE et zone euro ne fonctionnent pas, c'est qu'elles ne sont pas assez intégrées. C'est ça? Mais alors pourquoi ne pas l'avoir dit dès le départ qu'une monnaie unique était le moyen d'imposer un choix binaire tout ou rien? Que l'Euro c'était en fait la perte totale de souveraineté des peuples et la disparition des états nations au profit d'un nouvel état? Pourquoi avoir pris ainsi les peuples en otage? Pourquoi leur avoir menti si ce n'est pour l'évidente raison que les peuples en question n'en veulent pas?
Et pour être sûr que les peuples concernés ne puissent pas faire marche arrière, on les contraint par une multitude de procédés. Depuis les traités (secrets ou non) dont il est impossible ou presque sans un coût prohibitif, une construction qui place l'initiative des lois hors contrôle démocratique, le remplacement de la société civile par une mascarade de représentants non élus et autres ONGs sous influence etc.
Quant au laïus de cet économiste, je suis atterré. Que de poncifs, de faux-semblants quand ce ne sont pas tout simplement des contre-vérités. Certes un peu de bonheur à le lire critiquer les outils qui sont pourtant devenu ma marque de fabrique des experts de son genre. Rendez-vous compte! "Aujourd'hui, règne le populisme, l'émotionnel"! Des méchants ont osé utiliser l'émotionnel en s'adressant au peuple! Hahahaha!
Réponse de le 02/11/2016 à 9:27 :
Réponse à Tom

Avec le recul on se rend compte qu’en France et sans doute pas seulement en France beaucoup de politiques n’avaient pas d’idée juste de ce qu’impliquait le cadre institutionnel de l’euro. Il y avait l’idée que les avantages liés à la monnaie unique seraient prépondérants (suppression pour les investisseurs des risques liés aux fluctuations du taux de change, totale liberté de circulation des personnes, des capitaux et des marchandises et que cela allait créer de la croissance de partout et des emplois de partout). Mais ce que nos hommes politiques en France et ailleurs sans doute n’avaient pas à l’esprit c’est qu’avec la zone euro on créait le cadre hyperconcurrentiel par excellence, avec l’impossibilité de « tricher » par la dépréciation du taux de change, avec une série de mesures qui allaient faire en sorte que toutes les entraves à une concurrence totale allaient être interdites et réprimandées, avec le système des travailleurs détachés. Avant l’euro la France était dans un système concurrentiel vis-à-vis de l’extérieur, avec l’euro elle entrait dans un système hyperconcurrentiel.

Quand on fait le bilan de la zone euro 17 ou 18 ans après on voit qu’en performance moyenne la zone euro à un taux de chômage plus important qu’une moyenne de pays développés comparables, et une croissance plus faible qu’une moyenne de pays développés comparables qui en sont restés aux monnaies nationales (voyez par exemple les statistiques de l’OCDE). L’idée qu’un système hyperconcurrentiel type zone euro est économiquement plus performant qu’un système concurrentiel est aujourd’hui démentie par les faits.

Ensuite il y a le problème des divergences j’en ai parlé plus haut qui ont été créées avec l’euro. Par exemple entre 1987 et 2001, la France a créé 2,5 millions d’emplois marchands. Aucun entre la fin de l’année 2001 et la fin 2015 où le chiffre est resté stable à 15,8 millions d’emplois marchands. Sur 14 années, la France n'a pas créé un emploi marchand salarié alors que dans le même temps, la population française a continué à augmenter. On est passé de 61 millions d'habitants à 66 millions d'habitants", Dixit François Lenglet. Il faut dire qu’au début de la création de la zone euro la France faisait un choc de non compétitivité avec les 35 heures payées 39, alors qu’à l’inverse l’Allemagne faisait un choc de compétitivité qui allait lui permettre d’exploiter au mieux le cadre hyperconcurrentiel qui venait d’être créé avec l'Euro. Aujourd’hui l’Allemagne fait de fabuleux records d’excédents commerciaux, alors que ce n’était pas le cas quand l’Euro a été créé. Il faudrait voir plus précisément, en détails, le déroulement des choses par pays. Quoi qu’il en soit les divergences économiques créées font qu'aujourd’hui un État fédéral est exclu et ce qu’elle que soit les modalités de transferts qu’on pourrait imaginer (et il n’y en pas qu’une) car les gagnants de la compétition dans le cadre hyperconcurrentiel ne veulent pas partager l’argent gagné avec les perdants, car vu le contexte qui qui a été créé ça leur reviendrait trop cher. Il faudrait entrer dans le détail des chiffres mais je pense que ça se démontre assez facilement, notamment quand vous avez en tête le volume de l'endettement public et d'autres problèmes dans certains pays. Mon préféré c'est l'Italie qui va faire explorer la zone euro dans moins de 10 ans à partir d'aujourd'hui. C'est un pronostic!
a écrit le 01/11/2016 à 10:48 :
C est bizarre comme ces donneurs de leçon se foutent des décisions démocratiques du peuple souverain , pour eux ces décisions c est de la démagogie et du populisme !!!attention mrs les donneurs de leçon si vous continuez à ne plus tenir compte du peuple et de ses décisions majoritaires vous aurez la révolution !!!seul le peuple est souverain !!vous devriez vous en souvenir et je ne suis pas un révolutionnaire mais un démocrate
Réponse de le 01/11/2016 à 11:15 :
Mais il n'a jamais dit que le peuple n'était pas souverain. Il a juste dit que le peuple pouvait souverainement prendre des décisions stupides, ce qui n'est pas la même chose.
Réponse de le 02/11/2016 à 17:09 :
Ben en UK, c'est pas le peuple qui est souverain, c'est la Reine d'Angleterre.
Alors les grands mots...
a écrit le 01/11/2016 à 9:06 :
Les Britanniques ont parfaitement raison de vouloir reprendre leur droit légitime à contrôler les flux migratoires.

Seule la reconnaissance de ce droit permettrait le maintien de la GB dans l'UE. Encore faudrait-il que cette dernière accepte de se réformer pour devenir plus démocratique !
a écrit le 01/11/2016 à 8:51 :
Quand le royaume uni aura négocié la façon dont il veut être associé à l'UE, d'autres membres vont s'engouffrer dans la brèche, et on tendra vers un nouveau traité de l'union qui ne dira plus son nom.
C'est sans doute une bonne chose, tant les politiques et les technocrates en garde du traité ont failli, dans leur entêtement du toujours plus, et leur autisme.
a écrit le 01/11/2016 à 8:42 :
"Tous les économistes "? il prend ses rêves pour la réalité ce pur produit de l'idéologie...
Réponse de le 01/11/2016 à 16:20 :
Ce Tyrole est tellement imbu de lui-même qu'en déniant toute valeur à la démocratie, à la volonté des peuples, il ne comprend pas que son europe de la finance est rejetée par de plus en plus de peuples européens .
C'est sûr qu'il considère qu'il faut leur ôter le droit de vote .
Lamentable pensée de ces "libéraux" .
Réponse de le 02/11/2016 à 17:11 :
Pouvez vous nous détailler les économistes européens favorables au Brexit ?
a écrit le 01/11/2016 à 8:38 :
Toujours intéressant d'écouter Jean Tirole qui est un personnalité française dans le domaine de l'économie qui a des choses à dire et une stature pour les faire passer. Jean Tirole est trop critiqué, et cela est assez révélateur de l'état d'esprit de notre pays, qui conduit à cataloguer les hommes et les femmes sur l'échelle politique. C'est évidemment très contradictoire avec la dénomination d'"orthodoxe", que l'on aime à lui infliger, et qui justement se veut détaché des idéologies pour se reposer sur des données fiables. Je crois que notre vocabulaire est maintenant contaminé et ne permet plus de parler sereinement: que signifie "réformes", que signifie "Etat providence" par exemple, utilisé par tout l'échiquier politique pour recouvrer des concepts très éloignés..?
Réponse de le 01/11/2016 à 10:45 :
M. TIROLE est l'exemple même qui prouve que l'économie n'est pas une science, contrairement à ce que cherche à nous faire croire certains. La science se base sur des faits objectifs observables et mesurables, dont on peut reproduire les effets apr l'expérience. Ce ne peut être le cas de l'économie.
M. TIROLE se contente juste de faire de l'idéologie, et de ne pas tenir compte de la réalité.
Il suffit de le lire, pour se rendre compte qu'il n'a jamais mis les pieds dans une société industrielle, qu'il ne sait pas ce que c'est qu'un produit, et un marché, et qu'il ne connait absolument pas comment on conçoit et on fabrique un produit.
La nullité personnifiée.
Réponse de le 01/11/2016 à 11:23 :
@ René :

Bien sûr que si l'économie est une science. Ce n'est pas une science dure, mais c'est une science :

Il est vrai qu'en macro-économie, le système est trop complexe et les connaissances actuelles sont trop faibles pour en avoir une description fiable, mais en micro-économie les chercheurs obtiennent des résultats tout à fait probants (c'est d'ailleurs ce qu'il dit dans son bouquin).

Et au final, les économistes travaillent avec des méthodes tout ce qu'il y a de plus scientifiques.

Je vous conseille la lecture de son dernier livre, les premiers chapitres répondent à vos critiques qu'il a visiblement entendu souvent à propos des économistes.
a écrit le 01/11/2016 à 0:28 :
Quelles que soient les intentions louables de ce Monsieur, la citation reprise en titre de cet article, qu'il commet ici, illustre le peu de cas qu'il fait de la volonté des peuples. Le peuple britannique a voté pour le Brexit. Ce Monsieur espère qu'une solution sera trouvée pour l'empêcher ! Tout est dit !

L'école de la République a produit un prix Nobel [Bravo] mais a failli dans la transmission des bases élémentaires de la Démocratie [axe à améliorer en urgence].
Réponse de le 01/11/2016 à 2:20 :
le referendum est dit "consultatif" en GB", leur Parlement est tout puissant. Vous prendrez bien un petit cours de droit Britannique? Par ailleurs, le peuple est versatile, d ici 2019 ou 2020 de l eau aura coulé sous les ponts..., donc il est tout à fait possible qu il n'y ait jamais de Brexit et sans aucune manipulation ou complot. (je me fiche qu il reste ou pas)
Vous saviez que le lendemain du referendum, "qu'est ce que l UE" était n°1 sur les moteurs de recherche en GB....tout est dit...!
Réponse de le 01/11/2016 à 11:28 :
Si les peuples prenaient toujours spontanément les bonnes décisions sans l'aide de personne, leurs élites intellectuelles ne serviraient à rien et ne mériteraient pas leurs privilèges.

Mais ce n'est pas le cas : Les peuples changent souvent d'avis et se laissent facilement influencer par des arguments fallacieux.

Jean Tirole est donc parfaitement dans son rôle en disant : "Ça serait plus malin si on faisait ça comme ça."
Réponse de le 01/11/2016 à 12:32 :
Si la sophistique était la peinture, vous seriez probablement Michel-Ange ou Dali ! Bravo!

Plus sérieusement, en posant la question de la faisabilité légale d'une absence de Brexit, d'aucuns violent déjà l'esprit Démocratique. Chacun a dû suivre la campagne qui a précédé le référendum. Chacun a aussi noté l'engagement de tous les partis à respecter scrupuleusement la volonté sortie du référendum.
...
C'est ma propre lecture des choses. Je comprends évidemment que d'autres puissent en avoir des différentes ..., et les respectent !
a écrit le 31/10/2016 à 22:46 :
Ce Nobel, qui se dit libéral, prétend que nous sommes en austérité avec 3% de déficit et 80Md€ de dette en plus chaque année ; c'est faux ; les petites gens n'en voient que peu, mais faites confiance à l'aristocratie des politiques, des fonctionnaires, des capitaines d'industries, des syndicalistes et autres pour s'en gaver.
La vraie austérité sera lorsqu'il y aura 3% d'excédent et 80 Md€ de dette remboursée chaque année, mais sûr que l'aristocratie ne voudra pas y contribuer.
a écrit le 31/10/2016 à 21:27 :
La crise, les crises, vaste sujet que les economistes arrivent à cerner après coup....dès lors, dire que l'Angleterre a eu tort de sortir de l'Europe, je trouve que c'est aller un peu vite....même si M. Tirole est un grand economiste. Quant aux mesures qu'il propose pour sortir de la crise, elles s'apparentent à du bricolage dont les effets sont manifestement incertains. Enfin, on peut s'interroger sur la permanence de cette crise. Certains ont certainement intérêt à ce qu'elle perdure. La peur n'est-elle pas un moyen de contrôler la société?
a écrit le 31/10/2016 à 21:06 :
Chaque pays a son rêve collectif qui est respectable. Il n'est pas "populiste" qu'un peuple affirme son rêve et sa culture. Trump répond à la majorité des jeunes qui veulent redonner vie au "rêve américain". C'est vraiment curieux pour un homme de l'âge canonix de Juppé? Le Brexit redonne vie au rêve du peuple anglais, quel mal économique y -a-t-il a cela? Bien au contraire, un peuple vivant en harmonie avec ses valeurs collectives est un peuple prospère. L'ére bureaucratique Mitterand-Chirac a ruiné la France comme l'ère communiste a ruiné la Russie. En France l'esprit républicain a toujours été libéral : liberté égalité fraternité. Napoléon 3 et De Gaule ont parfaitement incarné cet idéal, et la France moderne n'a jamais été aussi prospère qu'à ces époques.
Réponse de le 01/11/2016 à 2:11 :
la france de De Gaulle libérale? je me marre...allez bon nationalisme à vous.
a écrit le 31/10/2016 à 20:53 :
J'aurai apprécié que Mr Tirole nous donne son avis sur la fiscalité irlandaise ou l'américanisme béat de la Pologne....
a écrit le 31/10/2016 à 18:37 :
L'Europe n'est pas l'UE point barre, nos amis Breton sortirons de l'UE mais pas de l'Europe!
a écrit le 31/10/2016 à 18:33 :
"Oui, et pour ça, il faut aider les citoyens à comprendre les enjeux complexes de notre époque."tout est dit,et bien dit.les citoyens n'ont pas le bagage économique ou l'esprit d'analyse nécessaire pour évaluer les enjeux d'avenir.et c'est pour cela que ce référendum a été une erreur monumentale.c'était a la chambre des députés et a elle seule de voter ou non le brexit.ceux qui proposent des référendums populistes a tout bout de champ sont inconscients.la voie de la sagesse ,c'est la démocratie représentative et elle seule,Hollande est l'un des premiers a l'avoir compris.
Réponse de le 02/11/2016 à 9:08 :
@élu ps: 1) et c'est bien pour que les citoyens restent de gros niais que Jospin a inventé le bac au rabais. 2) les députés ne représentent plus le peuple, mais leur parti politique et c'est la raison pour laquelle il faut changer le système électoral pour que de vrais locaux représentent de vrais citoyens :-)
Réponse de le 02/11/2016 à 10:38 :
C’est vrai que les députés qui ne représentent pas/plus grand choses sont nettement plus éclairés. Sachant que la plupart n’ont mêmes pas pu lu les textes et ceux qui l’ont lu pas compris, les enjeux/conséquences. Je ne vois pas ce que ça change. Mieux vaux laisser la parole au peuple.
a écrit le 31/10/2016 à 17:57 :
Ben avec ça on n'est pas bcp avancés. Il est prix Nobel d'économie? Ah oui ?
a écrit le 31/10/2016 à 17:19 :
Suite. ...en augmentant le prix de l'énergie...au lieu de....en réduisant le prix de l'énergie.
a écrit le 31/10/2016 à 17:12 :
Je me permets de faire deux remarques. D'abord pour proposer d'harmoniser les systèmes fiscaux entre les pays de la zone euro, en particulier pour les prélèvements à la charge des entreprises, et plus particulièrement, celles soumises à la concurrence internationale. Ensuite, de raisonner les deux sous-systèmes travail et énergie en même temps, de manière à réduire le cout du travail en réduisant le prix de l'énergie à niveau constant, comme cela est envisagé dans la note n°6 du conseil d'analyse économique. Il faudrait que Jean Tirole rencontre son camarade de promotion qui a participé à la rédaction de cette note. Cela permettrait de résoudre le problème d'Air France en particulier, et aussi d'Alstom. Merci.
Réponse de le 31/10/2016 à 19:02 :
@gépété: il faudrait brancher un tuyau sur chaque retraité qui permettrait de récupérer le méthane. Et on pourrait leur flanquer une taxe comme pour le carbone :-)
a écrit le 31/10/2016 à 16:39 :
Je ne comprends de moins en moins comment ce gars là a pu obtenir un prix Nobel...
Je me doute bien que les "Nobel" ne sont pas marxistes, ceci expliquant peut-être cela.
Tirole ou la justification du néo-libéralisme: "il faut aider les citoyens à comprendre les enjeux complexes de notre époque". Les citoyens n'en n'ont rien à "cirer" des enjeux complexes, ils ont bien compris que c'est avec les idées, les explications "à la Tirole" que tous les jours ils vont un peu moins bien et que chacun de ces jours nous rapproche du chaos, de l'abîme, sans que cela n'éprouvent les convictions de la clique des "économistes" libéraux et de leurs affidés.
a écrit le 31/10/2016 à 15:30 :
Les choix de société ne se limitent pas à la comptabilité, qui ne prend d'ailleurs pas en compte les aléas de la vie et les évènements potentiels divers. De plus, si nous en sommes au point où nous en sommes, c'est bien parce qu'on s'en est tenu aux petits comptables qui nous disaient que l'austérité était un mal nécessaire... la preuve, c'est qu'après maintenant 2 décennies d'austérité de plus en plus aigue, l'économie est encore plus mal en point. Il me rappelle le médecin qui prônait la saignée pour équilibrer les humeurs ... jusqu'à ce que le patient en crève. Je classe donc cet individu dans la catégorie "faut qu'on, y a qu'à" :-)
a écrit le 31/10/2016 à 14:34 :
Pompeux et sémantiquement creux, il est catastrophique ce pauvre Tirole...

"Il faut d'abord essayer de garder l'Europe ensemble. Après, il faudrait sans doute un peu moins d'austérité et un peu plus de réformes. Le problème de l'Europe du Sud est la crédibilité économique. Restaurer cette crédibilité peut se faire de deux manières : l'austérité et les réformes."

Faut qu'on, ya qu'à, avec ça on est sauvé.

Comment pouvez vous rapporter des propos aussi insipides en nous faisant croire que c'est génial ?

Bad England ! Bad, bad, bad...

Vous feriez mieux de faire attention aux raisonnements binaires aliénants, soyez certains que l’ennemi de mon ennemi est loin d'être forcément mon ami, très loin même.
a écrit le 31/10/2016 à 14:12 :
avec des politiciens verreux un peu partout qui n'en n'ont plus que pour leur carriere et celles de leurs petits copains, faut pas s'etonner des votes populistes dont les consequence peuvent etre catastrophiques

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :