L'Europe et les Etats-Unis au bord de la rupture ?

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Le président Emmanuel Macron plaide pour une Europe protectrice, quand le président du Conseil européen, Donald Tusk se dit inquiet de la perte du sens de l'intérêt commun entre les deux côtés de l'Atlantique. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker appelle, lui, à plus de justice. (Photo : les présidents Trudeau (Canada), Trump (Etats-Unis), Macron (France) avec Donald Tusk, président du Conseil européen, au G7 de Taormina, le 26 mai)
Le président Emmanuel Macron plaide pour une Europe "protectrice", quand le président du Conseil européen, Donald Tusk se dit inquiet de la perte du sens de l'intérêt commun entre les deux côtés de l'Atlantique. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker appelle, lui, à plus de "justice". (Photo : les présidents Trudeau (Canada), Trump (Etats-Unis), Macron (France) avec Donald Tusk, président du Conseil européen, au G7 de Taormina, le 26 mai) (Crédits : Tony Gentile / Reuters)
Rencontres bilatérales, sommet de l'Otan, G7 : la visite du président américain Donald Trump en Europe a confirmé les craintes des Européens sur le climat, le commerce et la défense. Retour sur une semaine historique où le bloc occidental s'est fissuré.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk n'avait pas caché une certaine inquiétude jeudi 25 mai, à Bruxelles, à l'issue de son entretien avec le président américain Donald Trump.

« La plus grande tâche aujourd'hui est la consolidation de tout le monde libre autour de valeurs, pas juste des intérêts. Les valeurs et les principes d'abord. C'est ce que l'Europe et les Etats-Unis devraient dire », a-t-il dit.

Ce qu'ils « devraient dire », mais qu'ils ne peuvent pas dire, comme devait le confirmer la suite des rencontres de la semaine (sommet de l'Otan jeudi à Bruxelles et G7 à Taormina en Sicile ce week-end). Les deux rives de l'Atlantique semblent avoir perdu le sens d'un intérêt commun et, plus grave, le souci d'entretenir les institutions multilatérales qui ont jusqu'à présent permis de surmonter leurs divergences.

« Mon sentiment est que nous étions d'accord sur beaucoup de sujets. Avant tout le contre-terrorisme... mais que certains autres restent ouverts, comme le climat ou le commerce », avait précisé le président du Conseil.

"Méchanceté" allemande

Der Spiegel révélera peu après que Donald Trump s'était plaint des succès commerciaux de l'Allemagne, qui dégage 58 milliards d'euros d'excédent avec les Etats-Unis.

« L'Allemagne est mauvaise, très mauvaise », aurait déclaré le président américain, selon le site de l'hebdomadaire allemand.

Le lendemain,  le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker déplorait un "problème de traduction", pendant que des sources européennes laissaient filtrer le projet d'une "initiative commune euro-américaine" dans le commerce. Une initiative dont le traité transatlantique, censé couronner soixante-dix ans de rapprochement entre les marchés européen et américain, ne ferait toutefois pas partie. Le grand flou!

En matière de défense, le président Trump s'est tout simplement abstenu de réitérer son engagement à respecter l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord en vertu duquel les alliés occidentaux se doivent assistance mutuelle en cas d'agression. Il a de surcroît prétendu que les Européens "devaient" de l'argent. Ce qui est faux : l'horizon auquel ils se sont engagés à relever leur effort de défense à 2% du PIB a été fixé à... 2024.

Et, pour finir, le G7 de Taormina a confirmé la possibilité d'un désengagement américain de la politique mondiale de lutte contre le changement climatique, le président Trump faisant finalement savoir qu'il prendrait sa décision dans les prochains jours.

Bref ! Cette semaine de réunion au sommet pourrait bien rester comme celle où l'ordre multilatéral de l'après-Deuxième Guerre mondiale s'est effondré. C'est en tout cas ce que semble penser la chancelière allemande Angela Merkel pour qui l'"expérience de ces derniers jours" montrait que :

"L'époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue."

La « protection » comme réponse à la crise

Pourtant, la crise de 2008 avait, dans un premier temps, resserré les rangs occidentaux. Le G20 s'était retrouvé au centre d'une entreprise de "re-régulation" financière mondiale dont le commissaire en charge des services financiers, Michel Barnier, avait fait sa propre feuille de route entre 2009 et 2014. En décembre 2015 était venu l'accord historique de Paris sur le climat.

Mais ce sursaut pourrait avoir été de courte durée. Les tensions sociales nées de la mondialisation et la crise, dont les effets avaient été atténués par les politiques monétaires accommodantes, déploient partout leurs conséquences politiques, de façon parfois paradoxale.

Aux Etats-Unis, la colère des « 99% » et l'accroissement des inégalités ont abouti à l'élection d'un milliardaire sans aucune autre doctrine économique que celle dont il pense qu'elle renforcera la capacité de négociation de ses entreprises et de son pays face au reste du monde, quitte à renier les engagements pris dans le passé en matière de climat, de défense ou de commerce. Si elle est confirmée, la dénonciation de l'accord de Paris se fera au nom de la défense des emplois américains.

En France, le premier tour de l'élection présidentielle a brisé le tabou de la fin possible de l'intégration européenne. Il était inimaginable il y a encore vingt ans que la moitié de l'électorat assume d'inscrire le destin du pays à l'écart de ce qui s'est construit depuis soixante-dix ans à Bruxelles. Par un effet d'inertie du système politique qui a empêché le regroupement des adversaires de l'intégration, c'est finalement un autre nouveau venu, libéral et pro-européen celui-là, qui a été élu.

Mais, tout en affirmant son attachement à la construction européenne et aux institutions multilatérales, Emmanuel Macron, qui s'était fait remarquer comme ministre de l'Economie par ses efforts pour obtenir des mesures de défense de l'industrie sidérurgique européenne, n'a passé qu'un seul message après son entretien avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker le 25 mai à Bruxelles : celui du besoin de protection.

« Je défendrai d'abord la vision d'une Europe qui protège dans un cours du monde qui n'est plus compris par nos concitoyens », a expliqué le président français qui faisait ses premiers pas sur la scène internationale.

Cette rhétorique de la « protection », commune aux deux bords de l'Atlantique, ne peut qu'aboutir à les éloigner, voir les opposer, au moment où les bribes de gouvernance mondiale qui se sont mises en place depuis soixante-dix ans semblent fragilisées. Or, l'Europe aborde ce virage dans un état de grande fragilité stratégique.

« Paradoxe » de la défense européenne

Son alliance commerciale avec les Etats-Unis est inséparable historiquement et politiquement de son alliance militaire. Les bases de l'intégration européenne ont été jetées, alors que les Américains étaient militairement présents sur le Vieux Continent.

Ce n'est pas un hasard si, dans le traité fondateur de l'UE, celui de la "Communauté Economique Européenne", la liberté d'investissement ne profite pas seulement aux "Six" pays fondateurs mais qu'elle vaille également pour les investissements étrangers, à commencer par les siens. Autant que le socle de l'intégration européenne, il fut celui du formidable développement des investissements et des échanges transatlantiques que Washington semble prêt à remettre en question par ses menaces de sanctions commerciales et son refus de poursuivre les efforts de convergence réglementaire sur la finance ou le climat.

Alors que ce socle se fissure, bien peu a changé sur le front stratégique depuis qu'il y a soixante-dix ans, l'Europe a confié les clés de sa défense à l'Otan, laissant la France et le Royaume-Uni déployer leurs propres capacités et jouer les « junior partners » au sein de l'Alliance. L'Union européenne, en tant que construction politique et institutionnelle, ne fournit pas le cadre d'une politique de défense européenne.

« Il y a un paradoxe au cœur de la politique de défense européenne. D'un côté, la demande stratégique pour une politique de défense plus active et efficace a grandi au cours des dernières années, principalement du fait du nombre croissant de crises de sécurité au voisinage de l'Europe', estime Daniel Keohane, chercheur à l'Ecole polytechnique de Zurich.

"D'un autre côté, l'intérêt politique des capitales nationales pour la politique de défense a décliné. Si cette étrange dichotomie continue, cela démontrera la non-pertinence croissante de la politique de défense et de sécurité internationale européenne, et pèsera sur l'ambition de la stratégie européenne visant à disposer du spectre complet des instruments et des stratégies de politique étrangère", dit-il.

Prééminence... et affaiblissement de l'Otan

L'inexistence d'une politique de défense commune se lit dans l'évolution des dépenses d'armement. Les grandes nations de l'Ouest n'ont pas entrepris de renforcer leurs efforts financiers pour atteindre l'engagement de 2% de PIB consacré à la défense pris par les membres de l'OTAN en 2006, à l'exception de l'Allemagne.

Dépenses militaires en pourcentage du PIB (source : Otan)

Dépenses militaires en pourcentage du PIB

La France, « seule puissance militaire crédible » de l'UE post-Brexit, a rappelé le président de la Commission Jean-Claude Juncker la semaine dernière, a réduit ses dépenses de 5,9% entre 2006 et 2015. Pendant ce temps, la Pologne, la Slovaquie et les pays baltes, paniqués par la menace russe, se démènent et affichent une croissance à deux chiffres de leur budget militaire, sans que cela ait de conséquence significative sur les capacités stratégiques de l'UE dans son ensemble.

Les appels constants, formalisés lors du sommet de l'Otan de Varsovie en 2016, à renforcer la coopération entre l'UE et l'Otan ont débouché sur une liste de micro-initiatives présentées le 25 mai par la Haute-Représentante à la sécurité Federica Mogherini, dans l'indifférence générale.

Entre les deux blocs, « c'est sur le dossier russe où une certaine complicité règne : à l'UE, les sanctions économiques, à l'Otan les muscles du renforcement à l'Est », écrit le journaliste spécialisé Nicolas Gros-Verheide qui juge « proches de zéro » les suites de ce qui avait été présenté comme un tournant stratégique.

Pour les chercheurs Olivier de France et Sophia Besch, l'Europe aurait intérêt dans ce contexte à inventer sa propre "métrique" des 2% et expliciter ses priorités au sein de l'alliance au lieu de céder à ce qui ressemble à un chantage du président Trump lequel joue habilement de la menace russe.

"Les efforts européens pour émanciper le débat sur ses dépenses militaires des Etats-Unis ne devrait pas être une excuse pour l'UE d'oublier une nouvelle fois que le 'hard power' est utile dans un environnement chaotique", écrivent-ils, appelant les dirigeants du Vieux Continent à clarifier d'urgence leurs priorités.

A la fin de l'année dernière, en préambule de sa proposition de "traité germano-franco-britannique" pour une défense commune, le président de la Fondation Robert Schumann Jean-Dominique Giuliani reconnaissait n'avoir d'autre ambition que « d'inciter à la réflexion autant qu'à une action concrète ». C'est dire que l'on part de très loin.

Pour Juncker, l'Europe doit continuer à viser la justice par le multilatéralisme

Atlantiste s'il en est, la chancelière allemande Angela Merkel avait, quant à elle, tiré des réunions de la semaine dernière la conclusion que:

"Nous, Européens, devons nous battre pour notre propre destin, bien sûr en toute amitié avec les Etats-Unis d'Amérique, avec le Royaume-Uni et en étant de bons voisins partout où cela est possible également avec les autres pays, y compris la Russie."

Pour un continent qui s'est défini depuis soixante-dix ans dans et par sa relation avec les Etats-Unis, le défi est immense.

En dépit des menaces, les Européens sont donc encore très loin de se penser comme une puissance et sont, eux aussi, tiraillés par le doute. A son arrivée vendredi à la réunion du G7 à Taormina, Jean-Claude Juncker s'est livré  à un plaidoyer en faveur d'une politique active de lutte contre les inégalités, réelles ou perçues, créées par la mondialisation.

« Nous devons comprendre ceux - en Europe et ailleurs - qui ne voient pas comment la mondialisation fonctionne pour eux et qui pensent qu'elle est une menace et non une opportunité. Nous pensons qu'elle est une opportunité si elle est gérée de façon appropriée. Nous devons mettre la justice au centre de tout ce que font le G7 et nos partenaires », a-t-il dit.

Contre le glissement du discours politique vers un unanimisme de la « protection » reposant sur l'opposition manichéenne entre "victimes" et "agresseurs", les Européens devraient ainsi préférer le chemin plus difficile de la justice et du compromis, estime ce vétéran de la scène politique européenne.

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Commentaires
a écrit le 30/05/2017 à 14:28 :
Il y un an le Brexit et maintenant Trump qui exit aussi, j'en pleurerais de joie!!!

UE sans UK, OTAN sans USA, vive l'Europe.
a écrit le 30/05/2017 à 13:03 :
Arrêtons nos jérémiades. Trump a raison : L'Allemagne s'engraisse économiquement sur le dos de ses partenaires et ne fournit même pas l'effort nécessaire pour la défense commune.

Les USA doivent rester nos Alliés surtout pour nous Français. Il en a toujours été ainsi depuis l'Indépendance Américaine.

Et merci à eux pour leur aide ces 2 dernières guerres mondiales.
Réponse de le 30/05/2017 à 13:55 :
C'est bien vrai ! Ils sont champions pour déclencher des guerres. Ils pratique le mondialisme depuis très longtemps...
Réponse de le 30/05/2017 à 14:31 :
Vous n'aurez absolument pas besoin de "défense commune" si, pour commencer, vous arrêtez de fomenter, d'entretenir, d'envenimer des conflits partout dans le monde et de terroriser les populations locales dans d'innombrables pays qui ne vous ont rien demandé. A force d'attaquer illégalement des populations, à force de les soumettre à des régimes de terreur, vous provoquez le "terrorisme" qui - tiens, c'est curieux - ne frappe que les pays qui ont attaqué et qui continuent à entretenir les conflits dans des états souverains où ils n'ont strictement rien à faire. Vous pouvez rester le servile laquais et l'exécuteur des basses oeuvres d'un état-voyou tel que les usa. ne vous plaignez pas, ensuite, de devoir faire face à une riposte. Vous n'aviez qu'à avoir l'intelligence et le courage de ne pas vous laisser entraîner comme un (des) barbare(s), fussent-ils en uniforme.
Réponse de le 31/05/2017 à 12:34 :
Si l'Allemagne réussit, c'est surtout grace à la chine. L'allemagne apporte de l'activité en Europe, c'est simpliste de dire que c'est sur notre dos. Ce n'est pas la faute de l'Allemagne si nos industries n'ont pas su se développer.
Les USA nous ont sauvé la mise en 17, mais n'ont pas été à la hauteur de leurs responsabilité après-guerre - échec de la SDN, pas de geste sur la dette de guerre française qui aurait permis de demander aux français d'être moins "raide" avec les Allemands etc...
Ils ont aussi sauvé la mise de l'Europe à partir de 42, mais il a fallu que les forces de l'axe soient assez fou pour les provoquer.
Alors oui, ce sont des super copains, mais auraient pu mieux faire...
(Le seul "grand truc spontané", c'est le plan marshall - chapeau)
Réponse de le 31/05/2017 à 17:33 :
@dom: tout à fait d'accord sur la 1ere partie. pour le reste, 1) les Américains ont toujours défendu leurs intérêts et on évité tant bien que lieux à participer aux conflits européens (lire les biographies d'Alexander Hamilton et de John Adams notamment - pourquoi eux ? parce que ce sont des pères fondateurs). Aussi bien en 1915 qu'en 1941, ils ont été réticents. Pour les 2 guerres mondiales, il ne faudrait pas non plus oublier de remercier les Russes, qui ont laissé plus de plumes que toutes les autres nations réunies et les Britanniques qui ont su ne pas céder au chantage d'Adolf qui les aurait de toute manière enfumé. Cela non plus n'était pas gagné, car Lord Halifax et Chamberlain étaient comme Pétain pour une reddition pure et simple :-)
a écrit le 30/05/2017 à 11:54 :
Je parie une mèche de cheveux de Trump que les USA ne quitteront pas le traité de Paris.Les arguments sur l'intérêt économique de la lutte contre le réchauffement climatique convaincront le"bad boy "....Les Allemands ont plus de soucis à se faire que nous !
a écrit le 30/05/2017 à 11:04 :
"Jean-Claude Juncker s'est livré à un plaidoyer en faveur d'une politique active de lutte contre les inégalités. "
C'est pour cela qu'à la tète du Luxembourg , il a fait de ce pays un territoire pour l'évasion fiscale. Nul doute que cela peut réduire l'inégalité (rires) . Franchement ne peut on pas avoir des hommes politiques , plus sérieux. Déjà Mr Juncker , à la tète de l'europe, c'était une blague ?
a écrit le 30/05/2017 à 10:13 :
La véritable question est de savoir pourquoi une poignée de politiciens qui doivent encore faire la preuve de leur compétences, de leur sérieux et de leur honnêteté (il y a du boulot !) continuent à vouloir se raccrocher à un navire qui coule ? Certes, c'est assez peu divulgué dans la plupart des medias européens et occidentaux qui ont de plus en plus tendance à confondre "information" et "manipulation", mais les usa ne tiennent plus qu'artificiellement. Et, surtout, de moins en moins. Le nombre d'états et de villes américains qui sont en faillite ne cesse de croître. La problématique des l'endettement des ménages et des particuliers (via notamment les crédits automobiles et les prêts étudiants) est énorme et laisse craindre aux économistes sérieux et compétents une nouvelle crise similaire à celle des subprimes. La plupart des fonds de pension sont "doucement" (façon de parler) en train de se casser la gueule. Bref, les usa ne valent plus rien. Et c'est sans même évoquer que le pays est - de manière logique et compréhensible - à la limite de l'implosion sociale. Et c'est sans même évoquer aussi que c'est le seul pays au monde qui est en état de guerre incessant depuis la 2e GM; exportant allègrement les conflits pour faire tourner ses usines d'armement et faire main basse sur les ressources des pays illégalement attaqués... avec la complicité servile d'autres états voyous, et notamment européens. La politique du "détruire ailleurs parce que je suis incapable de construire chez moi" est emblématique de la politique us... et de ses valets européens, france en tête. Aujourd'hui, la politique du "us go home" est la seule moralement, socialement et économiquement correcte. Le reste n'est que... "fake news" (tiens, tiens...) largement relayées par les medias français, manipulation, propagande et endoctrinement d'un populo incapable de penser par lui-même.
Réponse de le 30/05/2017 à 12:13 :
Ce que vous dites est particulièrement sensé. Les medias européens évitent, c'est vrai, d'en parler, mais les villes et états américains et faillite augmentent tout le temps. On a beaucoup parlé de Porto Rico et de Détroit, mais ce ne sont vraiment pas les seuls. Par ailleurs, pour conserver à n'importe quel prix les relations économiques avec les usa, "on" évoque souvent les échanges commerciaux. C'est pitoyable. Car si pour vendre leur camelote, les européens (et ,notamment les français) doivent rester prisonnier d'un pays moribond (les usa), cela signifie qu'ils ne sont pas foutus de trouver de nouveaux débouchés dans des pays à l'avenir plus prometteur et ils sont nombreux. Dans ce cas, de deux choses l'une : ou les européens sont trop c... que pour dénicher de nouveaux marchés (ce qui n'est pas à exclure) ou leurs camelote est tellement dégueulasse qu'aucun pays d'avenir n'en veut (ce qui est loin d'être à exclure aussi). La seule conséquence à en tirer ce que les perdants s'associent toujours à d'autres perdants. Le pitoyable cas "européano-américain" est en malheureusement un bel exemple.
a écrit le 30/05/2017 à 8:07 :
ce serait peut-etre un bien cette rupture!
Les anglo-saxons ont une mentalité bien plus individualiste : qu'ils restent entre eux !!!
a écrit le 29/05/2017 à 19:48 :
L'Allemagne a jusqu'ici toujours rampé devant les USA et le Royaume-uni était jusqu'à présent le cheval de Troie des USA dans l'UE.
Avec le départ du Royaume-uni et la fin de la lune de miel entre l'Allemagne et les USA, on assiste à une perte d'influence des USA en Europe. Tant mieux.
a écrit le 29/05/2017 à 15:46 :
C'est là tout le problème de la construction de la mondialisation qui ne dois pas être fondée sur une justice toute relative, mais plutôt sur l'équité. Pas de justice sans équité...
a écrit le 29/05/2017 à 14:36 :
l`allemagne et la france ce n`est pas l`europe , juste une petite partie, la majorites des pays d`europe ont des avis contraire a la france et l`allemagne
Réponse de le 29/05/2017 à 16:32 :
@machel fox - ..." juste une petite partie...". C'est pour cela que le monde entier se pissait dessus pendant la campagne présidentielle française !!!
Réponse de le 29/05/2017 à 21:08 :
@ Pepito
L'arrogance française dans toute sa splendeur.
Ça en aurait touché une sans bouger l'autre!!
Ce n'est pas parce que l'Establishment a peur pour ses fortunes et ses cours de bourse que cela reflète le "monde entier".
Faudrait vraiment arrêter la drogue au quantitative easing, cela vous fait prendre des vessies pour des lanternes.
Réponse de le 30/05/2017 à 0:24 :
@Pepito

Sauf que cher "ami" si on en croit cet article, Macron devient le nouveau tenant du protectionniste.
Je cite l'article :
"Je défendrai d'abord la vision d'une Europe qui protège dans un cours du monde qui n'est plus compris par nos concitoyens" [...]
"Cette rhétorique de la « protection », commune aux deux bords de l'Atlantique, ne peut qu'aboutir à les éloigner, voir les opposer, au moment où les bribes de gouvernance mondiale qui se sont mises en place depuis soixante-dix ans semblent fragilisées. Or, l'Europe aborde ce virage dans un état de grande fragilité stratégique."

Dès lors si ce monde qui se pissait dessus selon vous avait peur d'une MLP protectionniste et d'une France refermée sur elle-même, que dire de ce Cron-cron président _ plus girouette que jupitérien _ qui finira par tout renier ( l'UE inclus) par incompétence et/ou inconsistance ? Le 100% P.R ça a ses limites ... Bienvenue dans le monde réel ! Pilule bleue ou pilule rouge ?
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a écrit le 29/05/2017 à 13:56 :
Merci beaucoup pour cet article de grande qualité.

"Jean-Claude Juncker s'est livré à un plaidoyer en faveur d'une politique active de lutte contre les inégalités"

Juncker c'est le gars qui a passé une grande partie de sa vie à favoriser l'évasion fiscale des actionnaires milliardaires et multinationales européens, c'est donc un des responsables de l'inégalité croissante entre pauvres et riches européens, acteur de la paupérisation croissante, du chômage de masse et du dumping fiscale et c'est sur lui qu'il faudrait compter pour lutter contre les inégalités.

Cette simple information est un élément de plus qui prouve l'illégitimité de notre union européenne et le mépris dont elle fait preuve vis à vos des citoyens européens se moquant ouvertement d'eux.

Au secours, vite un frexit, ils ont complètement perdu la raison là dedans.

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