La Grèce et ses créanciers proches d'un accord ?

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Un accord pour bientôt entre la Grèce et ses créanciers ?
Un accord pour bientôt entre la Grèce et ses créanciers ? (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Le premier ministre grec Alexis Tsipras affirme qu'un accord sera présenté "bientôt", tandis que Bruxelles se veut plus prudente. L'accord n'inclurait ni coupes dans les pensions, ni coupes dans les salaires, mais une restructuration de la dette et une réforme de la TVA.

Un accord serait-il en préparation entre la Grèce et ses créanciers ? Selon des sources grecques citées par Reuters, les créanciers du pays auraient commencé ce mercredi 27 mai à « rédiger » un projet d'accord. Quelques minutes plus tard, Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique a indiqué qu'il allait présenter « bientôt » un accord. « Nous nous sommes rapprochés et nous sommes tout près d'un accord final », a-t-il souligné. Mais parallèlement, le FMI a refusé de commenter cette information, tandis que le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a affirmé que les créanciers « n'ont pas commencé à rédiger un accord final » et que « nous n'y sommes pas encore. » Et il a refusé de nommer une date pour un accord.

Quel accord ?

Selon la source grecque de Reuters, il existerait des « divergences entre les créanciers » qui bloqueraient encore la conclusion de l'accord. Que contiendrait cet accord ? Le gouvernement grec affirme qu'il contient une « réforme du système des retraites », mais pas de coupes dans le montant des pensions. Aucun salaire ne sera touché et aucun licenciement collectif n'est prévu, affirme Athènes. En revanche, il y aura, comme on s'y attend, une réforme de la TVA. Plus étonnant, le gouvernement grec évoque un « plan d'investissement » et une « solution de long terme » pour la dette, autrement dit une restructuration de la dette. Ce serait étonnant, car jusqu'ici les créanciers ont toujours refusé d'ouvrir ce dossier, y compris dans l'accord du 20 février. Si cet accord se révélait vrai, il serait plutôt favorable à Athènes, sous réserve d'en connaître évidemment les détails.

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Commentaires
a écrit le 28/05/2015 à 20:05 :
@bernardino
"Il est évident que faire partie du club d'une monnaie forte requiert de la rigueur dans la gestion de l'économie."
Il est évident qu'une union monétaire entre des pays aussi différents que la Grèce, la France, l'Allemagne, etc. ne peut pas fonctionner. L'eurozone n'est pas ce qu'on appelle une zone monétaire optimale. Elle n'est pas viable. D'ailleurs n'êtes vous pas interpelé par le fait que toutes les monnaies plurinationales de l'histoire ont disparu ?
Cordialement
Réponse de le 29/05/2015 à 15:04 :
@jfm_77
Je ne peux que convenir que les politiques ont probablement été trop volontaires en faisant entrer dans la zone Euro des pays dont les économies sont très différentes. Comme vous le soulignez, le passé vous donne raison puisque certains pays (dont l'Allemagne !!) ont voulu adopter notre Franc Germinal à une certaine époque. L'Union Latine a capoté car il y avait trop d'électrons libres. Ceci étant écrit, cela n'empêche pas que créer une monnaie commune est un signal extrêmement fort qui permet - c'est mon humble avis - de tendre vers un politique commune et finalement vers le bien-être (économique) de tous.
Malgré tous mes messages provocateurs, je considère le problème actuel de la Grèce comme un épiphénomène dans notre histoire communautaire.
Cordialement
a écrit le 28/05/2015 à 16:13 :
La Grèce ne peut sortir de l'Europe qui à son tour ne peut éviter de financer la Grèce. La situation est impérativement bloquée. La question est donc de savoir à quel niveau se fera ce financement ? Soit : quel est le niveau acceptable de pression que peut subir la population .... pour que le pays fonctionne normalement. Si l'équation n'était pas résolue les besoins de financement augmenteraient jusqu'à la possible prise en charge totale de la population. Les barbichettes que l'on tire ne le sont qu'à la marge étroite de ce problème tant il est évident que les ambitieux dirigeants du pays ne veulent pas perdre leur mandat. Les négociateurs européens ont un enjeu moins fort, l'administration, complète étant un choix finalement plus simple. La Grèce ne gagnera rien à cette stratégie des jeux : elle a déjà perdu. Le tout étant de l'accepter.
a écrit le 28/05/2015 à 13:12 :
Franchement et maintenant que cela se confirme, puisqu'il n'y a pas d'accord ce matin, les grecs sont exaspérants, croyant sans doute que le temps et la désinformation joue pour eux.
S'ils sont ingérables à ce point, il faut arrêter de leur filer de l'argent même contre des promesses que de toute façon ils ne tiendront pass.
a écrit le 28/05/2015 à 12:02 :
Romaric Godin ! je ne sais pas pourquoi vous passez votre temps à défendre le gouvernement grec. Vous êtes sans aucun doute un journaliste de gauche.
Quant à moi, j'envisage deux scénariste. Soit le gouvernement grec se couche (ce qui est hautement probable à la dernière minute sous peine de faillite).
Le deuxième scénario est la sortie de la Grèce de la zone euro par accident.
a écrit le 28/05/2015 à 11:04 :
Leur communication est aussi cafouilleuse que leur politique.
a écrit le 28/05/2015 à 10:40 :
Les discussions ayant trop duré, je ne vois aucun accord qui impliquerait le financement des Etats, et donc des contribuables français ou allemands, acceptable politiquement. On peut rêver à un accord, ou à un déblocage des fonds, mais quand on doit des centaines de milliards, et que l'on a bien du mal à effectuer un versement de 300 millions, on est pas crédible..Game over..
a écrit le 28/05/2015 à 10:16 :
L accord est prêt ,les nouveaux billets ont été imprimés,l imprimeuse va tourner à fond comme dit melenchon l argent ce n est pas un problème ,il n y a qu à l imprimer ,rdv dans deux ans pour faire le bilan,les grecs n auront que les yeux pour pleurer mais s ils jugent ceux qui les ont ruiné pendant 30 ans ,ils pourront repartir sur une nouvelle base.
a écrit le 28/05/2015 à 9:27 :
Faut vraiment être Godin pour croire à ça.

La Grèce, en élisant Tsipras, a souverainement décidé de sortir de la zone Euro. C'est dommage pour l'Europe, mais... elle s'en remettra.

Après, c'est suicidaire pour la Grèce, mais bon, c'est leur choix.
Réponse de le 28/05/2015 à 10:30 :
M. Godin ne fait que (très bien) son travail de journaliste et reporte des faits ... Bien sur, ça change des "informations" issues de dépêches de Reuters ou d'articles du NYT ou de Bloomberg... Quant au choix des grecs, ils ont voté Syriza pour faire partie d'une Europe qui fonctionnerait différemment, pour ses citoyens et non son système bancaire. Si cette Europe n'existe pas et ne peut pas exister, alors peut-être effectivement vaut-il mieux en sortir.
Réponse de le 28/05/2015 à 11:28 :
Godin n'est qu'une courroie de transmission de Tsipras. Un peu comme le Figaro avec Sarkozy.

C'est du niveau de la Pravda, à vous de voir si ça en fait un très bon journaliste. Très bon parce qu'il va dans votre sens en fait, c'est ça ?

En attendant, la Grèce avait le choix entre "moins de retraite" et "plus de retraite". Ils ont choisi avec éclat la seconde solution.

Bienvenue dans le tiers-monde !
a écrit le 28/05/2015 à 8:31 :
Un accord qui va satisfaire les politiques, les financiers et qui va encore couter un max aux contribuables...et sans aucun resultat avec de nouveau dans 3 mois.... la Grece doit elle sortir de l euro...oui
a écrit le 28/05/2015 à 7:15 :
De l'enfumage: on commence a y être habitué.
Il semblerait que les comptes bancaires se vident, c'est un signe. Pour les gros, l'agent est déjà parti.
Cordialement
Réponse de le 28/05/2015 à 8:35 :
C est la ou se situe aussi le scandale...aucun controle des changes.et les plus riches ont vide leurs comptes et...le contribuables europeen paira a leur place...comme d hab et personne n ira les chercher...
Réponse de le 28/05/2015 à 10:35 :
Pourquoi laisser son argent dans des banques qui seront en faillite en l'absence d'accord, alors qu'il est parfaitement légal de mettre son argent dans n'importe quelle banque étrangère (allemande voire même suisse)? Ah oui, le patriotisme économique...
Réponse de le 28/05/2015 à 11:01 :
"Pourquoi laisser son argent dans des banques ?"

Dignité, respect. Ce sont des mots que les Grecs aiment lancer a la face de leur créancier mais apparement quand il s'agit de leur porte-monaie, ils deviennent soudainement très pragmatiques.
a écrit le 27/05/2015 à 23:45 :
zzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Honnetement, on a trouve un accord !
a écrit le 27/05/2015 à 22:20 :
Le vrai danger du Grexit : que la Grèce retourne à la drachme et qu'1 an plus tard, tout le monde s'aperçoive que sa situation s'est nettement améliorée. Parce qu'alors tout le monde voudra l'imiter.
Alors oui, c'est sûr, ils vont trouver un accord. Un accord de dupe pour que surtout personne ne remette en cause cette saleté d'euro.
https://www.youtube.com/watch?v=UBENOBTxmzM
Réponse de le 28/05/2015 à 11:32 :
Chiche ! En tant que pro-européen, je suis prêt à prendre le risque.

On comprend que votre haine irrationnelle de l'euro vous fasse prendre des vessies pour des lanternes, mais la réalité :
la Grèce a une économie de tiers-monde, elle ne pourra même plus se financer sur les marchés après son défaut, ça sera une catastrophe pour eux à tous les étages.

Seul "cette saleté d'euro" leur conférait un peu de dignité. Sans l'euro, avec un défaut massif sur le dos... bienvenue au tiers-monde. Enfin bon les russes ou la turquie ou la chine les aideront, pas vrai ?
Réponse de le 28/05/2015 à 13:34 :
@jfm_77
Un Grexit est un réel danger pour les Grecs et non pas pour les autres pays de la ZE. Il faut être pragmatique, la Grèce ne peut pas financièrement s'en sortir. A mon humble avis, il faudrait encore une fois effacer une partie de la dette (quel % ?). Si la Grèce revienne au Drachme (avec une dévaluation massive) le peuple Grec pourra juger. Toutefois, pour réussir, une dévaluation doit être accompagnée de mesures drastiques au niveau des dépenses de l'Etat et de l'organisation. Le gouvernement actuel ne pourra pas le faire puisqu'il a été élu sur un programme inverse. Donc, bouffée d'oxygène pendant un an (dette en partie effacée) et ensuite le chaos.
Ce que j'écris est très très schématique.
Je trouve pusillanime votre expression "saleté d'Euro". Il est évident que faire partie du club d'une monnaie forte requiert de la rigueur dans la gestion de l'économie. Le pire qui pourrait arriver est que certains pays d'Europe de nord commencent à en avoir marre de payer pour les cigales et fassent bande à part en sortant de la ZE (économie fiction ;-). Ne pas oublier que ce sont les Français qui ont poussé à mort pour la monnaie commune. Les Allemands et surtout la Bundesbank n'étaient pas du tout favorables. En échange, les Allemands ont eu la parité des mark Est et Ouest.
Cordialement
a écrit le 27/05/2015 à 19:39 :
Le probleme la sortie de la grece vont entrainer nos ets bancaires du cac40 dans une defaut de manque de liquidite , on jette la pierre a jerome il a servit de fusible la prochaine crise prochaine le fusible serat un effondrement du systeme fonctionnel du pays
a écrit le 27/05/2015 à 18:16 :
D'après certains médias, les grecs auraient rédigé un protocole d'accord. De là à en faire l'accord prêt à être signé par toutes les parties, il y a un grande marge. Soit les grecs croient encore au père Noël, soit comme le dit justement Yaniv L. c'est une opération de com. Un peu gamin quand même.
Réponse de le 27/05/2015 à 18:38 :
Cela entretien le suspens, pour la com'ils sont forts!!!!!!!
Réponse de le 27/05/2015 à 22:47 :
Sauf que cet com ne sert que les interets demagogiques de Tsipras et Varouf, car personne n'aime l'instabilite et tant que la question ne sera pas reglee, personne ne prendra le risque d'investir. Mais bon, l'objectif principal de la cerise, c'est de faire croire au peuple que la Grece va obtenir de nouveaux prets sans rien changer dans le pays !!!
Réponse de le 27/05/2015 à 23:49 :
c'est quoi un intérêt démagogique PatrickB ? Je crois justement ce gouvernement oeuvre enfin pour la Grèce et non pour ses banques et créanciers.
Réponse de le 29/05/2015 à 8:34 :
Opération de com... L'adage qui dit que "ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit" est combien vrai au sujet de la Grèce.
a écrit le 27/05/2015 à 17:34 :
Un accord ne signifie pas un deblocage automatique des fonds comme l'ont rappele a plusieurs reprises Messieurs Dissenbloem et Schauble. Par ailleurs, tout accord sur le deblocage integral des fonds devra recevoir l'approbation du Fonds Monetaire International qui est inflexible sur une reforme du marche du travail et des pensions.
Je crains, donc, qu'il ne s'agit que d'une operation de communication de la part du gouvernement grec.
Réponse de le 27/05/2015 à 20:28 :
Parce que messieurs Dissenbloem et Schauble ne font pas d'opération de communication, eux ?

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