La Grèce n'acceptera plus de demandes "irrationnelles", dit Alexis Tsipras

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Le Premier ministre grec a réaffirmé les lignes à ne pas franchir dans les réformes demandées par Bruxelles.
Le Premier ministre grec a réaffirmé les "lignes à ne pas franchir" dans les réformes demandées par Bruxelles. (Crédits : © POOL New / Reuters)
Le Premier ministre grecque a renvoyé les Européens à leurs responsabilités estimant que son pays a "fait ce qu'il avait à faire". "C'est maintenant au tour de l'Europe", a-t-il lancé aux militants de son parti Syriza.

Le gouvernement grec ne pliera pas face à des demandes "irrationnelles", il a fait sa part pour arriver à un compromis sur sa dette, et c'est à "l'Europe de faire la sienne", a déclaré samedi le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Parallèlement, à Lisbonne, le ministre français des Finances Michel Sapin a souhaité un "accord rapide" sur la dette grecque, et noté qu'une sortie d'Athènes de l'euro serait "une catastrophe" pour le pays, et "un problème" pour la zone euro.

"Dernière ligne droite"

M. Tsipras, qui s'exprimait devant le comité central de son parti, Syriza, a semblé optimiste sur la proximité d'un accord, lançant : "Nous sommes dans la dernière ligne droite d'une période douloureuse et difficile".

Néanmoins, a considéré le Premier ministre grec, "nous avons fait ce que nous avions à faire, c'est maintenant au tour de l'Europe".

Alexis Tsipras, usant du ton polémique qu'il adopte régulièrement quand il parle des négociations devant les cadres de Syriza, a accusé "certains représentants des créanciers de profiter de l'asphyxie de liquidités dont souffre la Grèce pour renverser l'accord du 20 février" qui avait semblé ouvrir la voie au versement d'argent.

Le gouvernement grec ne "répondra pas à des demandes irrationnelles", "n'acceptera pas de directives humiliantes" et insistera sur "les lignes à ne pas franchir", a promis le Premier ministre.

"Nous ne discuterons pas d'une dérégulation majeure du système salarial. Nous n'accepterons pas une nouvelle réduction des retraites", a-t-il détaillé, notamment à destination des membres de Syriza qui réclament une application stricte des promesses électorales du parti.

Danger pour la zone euro

M. Sapin a appelé de son côté à en terminer rapidement, semblant juger que c'était principalement dans l'intérêt d'Athènes : "Ce serait une catastrophe pour la Grèce que de sortir de la zone euro", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec son homologue portugaise Maria Luis Albuquerque. Ce serait aussi "un problème pour la zone euro, même si nous sommes aujourd'hui beaucoup plus solides qu'il y a quelques années", a-t-il ajouté.

L'accord, a précisé M. Sapin, doit "conclure le programme précédent mais aussi préparer la suite, car la Grèce restera de toute façon un pays fragile". Le ministre français semble ainsi juger inévitable, comme la plupart des économistes désormais, un troisième programme d'aide à la Grèce, après ceux de 2010 et 2012.

La Grèce bientôt à court de trésorerie

Le gouvernement Tsipras négocie pour obtenir les 7,2 milliards d'euros d'une tranche d'aide bloquée neuf mois par ses créanciers internationaux, l'Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Un accord est urgent car la Grèce n'a presque plus d'argent.

Après une rencontre avec le Premier ministre grec vendredi à Riga, François Hollande et Angela Merkel ont rappelé que les Grecs devaient poursuivre leur travail avec les créanciers, Mme Merkel insistant sur le fait que "beaucoup reste à faire" et "qu'il faut travailler très, très intensivement".

(Avec AFP)

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a écrit le 25/05/2015 à 17:56 :
Citation d'Olivier Blanchard, chef économiste du FMI: "Le FMI attend toujours des propositions crédibles" "Au vu de ce qui est proposé pour l'heure, on en est encore assez loin" "Le système des retraites est encore souvent trop généreux, il y a trop de fonctionnaires". On ne peut pas reprocher à un banquier de vérifier que son client sera solvable.
Le problème, c'est que Tsipras s'accroche à ses promesses électorales "irrationnelles". Sans cela, le problème serait vite résolu.
Réponse de le 25/05/2015 à 20:14 :
irrationnelles ? Expliques nous voir quelles promesses, et pourquoi elles sont irrationnelles ? Ou bien vous répétez juste le bla bla qu'on vous a dit de répéter ?
Réponse de le 25/05/2015 à 20:16 :
"chef économiste du FMI" : le meme FMI qui a reconnu avoir fait des erreurs grossières dans ses prévisions pour la Grece, mais qui s'obstine a préconiser les memes "remedes" malgré les pietres résultats des années precedentes ?
C'est pas un peu irrationnel ça ?
Réponse de le 25/05/2015 à 20:18 :
"Le système des retraites est encore souvent trop généreux" : ben voyons, on le met au meme régime que les grecs, pour voir, cad avec une retraite moyenne de 700€ ?
Réponse de le 25/05/2015 à 23:07 :
@fxd 20:18: Très superficiel, ce commentaire. Ce n'est pas le montant absolu qui importe, mais son pouvoir d'achat tout en tenant compte des différences des systèmes de logement, de sécurité sociale etc.
Réponse de le 26/05/2015 à 11:42 :
Oui effectivement. Donc retraite de moins de 700€ par mois, avec le seuil de pauvreté en Grece défini par l'Europe a 660€ par mois. C'est plus parlant ?
a écrit le 25/05/2015 à 13:47 :
La Grèce avec ses 3% de pib serait Un problème pour l'Europe? Peut être pour tous ces gens qui semblent pétrifiés du résultat de leurs préconisations sinon rien que de très normal pour ce surendetté que d'étudier son dossier avec sérieux quelque soit sa couleur politique.
a écrit le 25/05/2015 à 12:55 :
Les Grecs refusent d'assumer leurs dettes ? Qu'on les laisse a leur sort mais plus aucun pret accordé jusqu'à remboursement total, il y a en marre de l'irresponsabilité collective.
Réponse de le 25/05/2015 à 12:59 :
Vous n'avez pas suivi. Pour le moment c'est l'Europe qui refuse d'assumer le contrat pourtant signé le 20 fevrier. Le reste c'est le bla bla des médias !
Réponse de le 25/05/2015 à 23:14 :
@fxd: ce qui était convenu le 20 février? Pour le gouvernement grec de présenter une liste des réformes "sur la base des conditions de l'arrangement actuel". Mais le gouvernement grec veut imposer sa vue des flexibilités promises pour pouvoir satisfaire ses promesses électorales. Ceci n'est pas ce qui a été convenu.
Réponse de le 26/05/2015 à 11:43 :
Liste qui a été envoyé le 24 février et approuvée par la BCE et le FMI, et qui reste a ratifier par les parlements des 19 pays europeens.
Alors pourquoi on entend encore la BCE et le FMI se plaindre, si ils ont acceptés ?
a écrit le 25/05/2015 à 8:44 :
Trés peu de personnes s'indignent du fait que les Etats Européens par le biai de l'Institution ( nouveau nom de la Troîka) s'immiscent dans les politiques que veulent mettre en place le nouveau gouvernement Grec ! Tout ce passe come si on avait enteriner notre soumission à l'Europe technocratique et bureaucratique. Une sorte "d'URSS libérale" en quelque sorte ! (sur le fond philosophique nous ne sommes pas bien loin) . Ça fait plus de 5 ans que les différents gouvernement de coalition (La droite avec Nouvelle Démocratie, le ps et son PASOK et l'extreme droite AVEC le Laos ) font n'importe quoi (voir ci-dessous le compte -rendu d'une étude publié par une fondation Allemande ). Si les choses se déroulaient normalement, sans « idée derriere la tête » de la part de Bruxelles et des gouvernements eurocrates, la logique voudrait que l'on laisse un minimum de temps au nouvel Etat Grec pour redresser les choses. Comment exiger en 3 mois , ce que les autres n'oont pas fait en 6 ans ?

1)Laisser Syriza restaurer l'Etat de santé d'une bonne partie du peuple grec en accordant sans barguigner comme l'Europe Eurocrate le fait un peu d'argent à un taux non pas à zéro % mais négatif .

2) laisser au nouvel état grec le temps restaurer l'administration pour pouvoir commencer a fair rentrer des "sous" des arriérés d'impôts et autres taxes auxquelles échappent ceux qui pourtant peuvent payer. Cela ne se fait pas en 3 mois ! Surtout pour voir l'argent rentrer effectivement !

3) Laisser à l'état Grec les moyens de restaurer le contrôle des capitaux . Sans ce moyens ceux qui les possédent et qui ne veulent pas être soumis à un impôts auquel ils ont échappé jusqu'à présent maitrisent complètement la situation.

4) Sursoir aux paiement de la dette (la dette légitime cela s'entend) de façon à ce que l'Etat GREC puisse lui-même investir et puisse soutenir l'investissement privé dans ce que l'on appelle aujourd'hui de façon assez curieuse l'économie « réelle ». (cette nouvelle termonologie en dit long pour expliquer l'état de déliquessence de nos sociétés). En clair dégager des moyens budgétaires pour que la GRéce pusse s'engager dans des investissements utiles , chose qui n'a jamais été faite depuis de nombreuses années !


Nota : L'essentiel des énormes capitaux qui son arrivés en Grèce tous ces dernieres années a servit à 90% a réparer les banques et payé le service de la dette . Des banques qui ont joué au jeu dangereux de la spéculation en aggravant de ce fait une situation très difficile (mais nest-ce pas leur activité principale aujourd'hui que celle de spéculer ?) . Autrement dit, « l'aide à la Grèce » n'en est pas vraiment une. Beaucoup de mèdias accompagnent la partition avec Bruxelles, laissent entendre que tout cet argent aurait aidé les grecs pour un investissment pour préparer l'avenir ( construire des écoles, des hopitaux ,des usines pour produire des biens utiles, utiliser un partie de cet argent pour les faire faire démarrer, investir dans la recherche etc . En réalité il n'en est rien . Beaucoup d'analystes ont mis en évidence que l'argent envoyé à la Gréce avait été utilisé pour sauver les banques et plus généralement le secteur financier (en faillite comme dans toutes les régions du monde) et non pour construire. En plus, jusqu'à présent , cela a été le tonneau des DANAÎDES: on colmate mais les trous se refond derriere ! ( on a toujours pas la séparation des activités de dépots et celles spéculatives) Un rapport publié par la Fondation allemande Hans-Böckler, révélé par Les Echos montrent que les réformes d'austérité menées par les précédents gouvernement Grec ont agravé la situation et . A noter que ce rapport dément comlètement ce que dit Moscovici qui prétendait au soir de l'élection du 25 janvier que la GRéceétait sur la bonne voie avec les réformes adoptées par le Gouvernement de droite ! Samara .

Tout ça pour dire , qu'il faudrait déjà dire la vérité au gens et qu'il faudrait -encore une fois- laisser le temps au Grecs de reprendre en main une situation terriblement dégradée.
Réponse de le 25/05/2015 à 11:12 :
Laisser le temps aux Grecs ??? Mais il avaient 15 ans pour le faire.
Durant ces 15 années, les responsables n ont fait qu une chose : delapider le pays et planquer leur fric en Suisse .
Qu ils commencent a rapatrier les fonds et pendre les coupables. Apres on verra si le gouvernement est crédible ou non.
Réponse de le 25/05/2015 à 11:47 :
Syriza a été élu le 25 janvier 2015 !
Réponse de le 25/05/2015 à 12:11 :
"Qu ils commencent a rapatrier les fonds et pendre les coupables" : et bien vous allez être content, deja plus d'un milliard d'euros récupèré en 3 mois, et des centaines d'enquête en cours. Plus un accord avec la Suisse pour traquer les evadés fiscaux !
Réponse de le 25/05/2015 à 22:19 :
Merci Jojo pour cette analyse simple mais néanmoins exacte!
Et Merci à vous Fx pour rectifier toutes les absurdités que je peux lire sur les Grecs!
La dette des français s'alourdit de jour en jour, ils ont voté pour Hollande! Grand bien leur fasse, on en reparlera dans deux ans, avec le déficit final ! Bien pire que la Grèce , par habitant !
a écrit le 24/05/2015 à 17:49 :
Il n'accepte pas de recevoir des demandes irrationnelles, il se contente de les émettre.
Réponse de le 25/05/2015 à 11:45 :
Qu'elles demandes irrationelles ? Celle du programme humanitaire de Syriza dont les Eurocrates de Bruxelles ( le gouvernement "Socialipeu" Français en fait malheureusement parti!) demandent la réduction? Quand découvrirez-vous la véritable nature de cette Europe de technocrates entierement au service de la finance spéculative ( car il existe une bonne finance !) . "Nos" hommes politiques sont en train d'achever la déstruction de cette belle idée d'Europe avant même qu'elle est vu véritablement le jour . Mais ils ont choisi celle du "fric" en lieu et place d'une Europe sociales et écologique, c'est à dire d'une Europe des peuples.
Réponse de le 25/05/2015 à 12:22 :
"Celle du programme humanitaire de Syriza dont les Eurocrates de Bruxelles demandent la réduction" : sachant qu'en plus cette obligation sociale figure explicitement dans les traités de loi européen ! Qui sont les vrais tricheurs ?
a écrit le 24/05/2015 à 9:49 :
Comme tous les emprunteurs, surtout lorsqu'ils n'ont rien demandé comme la Grèce qui s'est vu imposer des "aides" pour renflouer les banques françaises et les caisses percées de la France, Tsipras est en position de force et il sait que la Grèce s'en sortira mieux sans euro qu'avec cette monnaie mafieuse. Les européens, Sapin, Schläube, Hollande, Merkel et les autres - crèvent de trouille à l'idée que les Grecs ne soient plus là pour renflouer leurs banques et les aider à sortir de leur marasme "made in France". Contrairement aux européens quoi n'ont que la gueule, Tsipras et les Grecs ont des c... Ca + la notion de vraie démocratie : voilà qui gênent les parasites européens qui pleurent pour que la Grèce continuent à les entretenir grassement.
Réponse de le 25/05/2015 à 10:57 :
Un second degré et une ironie mordante !
a écrit le 24/05/2015 à 9:04 :
si ce dossier coule cette européens de vandales c'est parfait. Tous ces politiques au parlement européens sont véreux d'ailleurs comme les nôtres. Tous dans le même panier et à la flotte.
a écrit le 24/05/2015 à 8:59 :
Le néo libéralisme démontre sa faiblesse ; augmentation du chômage généralisé . Vouloir créer des esclaves est son leitmotiv , le plus grave c est qu il y a une majorité dans chaque pays de l UE pour être d accord ..... Ça ne pourra que mal finir !
a écrit le 24/05/2015 à 8:45 :
Monsieur Tsipras a reussi a commencer a fissuer l'unite du camp des creanciers. Les premiers creanciers a craquer sont evidemment les francais. Le reste des creanciers va être tres reconnaissant a Monsieur Sapin pour son manque de solidarite.
a écrit le 24/05/2015 à 8:26 :
Sapin n a qu une mission atteindre 2017 à n importe quel prix pour une reelection de Hollande...Sarko a fait la meme chose...
a écrit le 24/05/2015 à 7:49 :
La mise en place de la monnaie unique ajoutée à la théorie de l'offre a provoqué la ruine de l'Europe et ce n'est pas fini. Dès lors on est certain que l'entrée de la Grèce a été une catastrophe pour ce pays, en sortir ne peut être pire. C'est probablement le début de la fin de l'euro et de l'UE qui s'effiloche de tous les côtés. le RU rêve d'en sortir, les eurosceptiques de droite et de gauche augmentent en nombre tous les jours. Le quarteron d'esprits réactionnaires qui pullulent ici pour cracher sur Tsipras et la Grèce devrait se poser la question suivante. Pourquoi la Grèce ne sort elle pas de la crise au bout de 7 ans ? Sept ans c'est bien long, on ne connait pas de précédent de ce type. Les crises ont toujours duré moins longtemps.
a écrit le 24/05/2015 à 4:47 :
la partie de "cache cash " est fini ...! va falloir payé ou partir ...! , le second choix serait le plus adapter ,il n'y a aucune raison que les contribuables européens payent encore une fois le financement de la dette grecque...
a écrit le 24/05/2015 à 3:45 :
Fidèle à lui meme sapin affiche la faiblesse et le manque totale de vision de la France
Si on cède aux grecs ce sera le debut de la fin pour l'Europe les allemands l'ont bien compris
Réponse de le 24/05/2015 à 8:49 :
Ceder ? Il me semble pourtant qu'un accord avait été signé le 20 fevrier. Pourquoi ne pas respecter cet accord tout simplement ?
Réponse de le 24/05/2015 à 9:06 :
si je dois choisir je préfère la FIN et le plus rapidement possible car nous engraissons ces politiques qui ont monté une vrai mafia aux yeux des veaux que nous sommes.
Réponse de le 24/05/2015 à 11:16 :
Ceder ? Il me semble pourtant qu'un accord avait été signé le 20 fevrier. Pourquoi ne pas respecter cet accord tout simplement ?
a écrit le 24/05/2015 à 0:35 :
Dans cette affaire il ne faut pas perdre de vue les "fondamentaux " pour BIEN mesurer les enjeux :

1) La doctrine économique de l'Europe est libérale .(Ça ce n'est plus un scoop!)

2) Les eurocrates sont les détenteurs des bonnes recettes économiques : celles que leurs économistes préconisent.

3) Ces recettes libérales préconisent l'austérité qui est appliquée avec plus ou moins de zèle dans les différents pays Européens , la Gréce faisant partie des pays où elle est appliquée « plein pot »!

4) Syriza s'est fait élire avec un mandat clair de la part de ses électeurs : arrêter d'urgence les politiques d'austérité qui détruisent la société Grecque à petit feu et rétablir un minimum d'équité de façon à rétablir un espoir dans la population Grecque. A ce jour, l'action du gouvernement Grec est -selon les derniers sondages- soutenue par 80% des sondés! Cela ne fait que renforcer fortement la légitimité du résultat des urnes et du mandat.

5) La politique pour laquelle SYRIZA a été élu est aux antipodes des recettes libérales de l'Europe dans le sens ou elle ne veut plus faire payer au peuple la crise .

L'Europe et ses technocrates se trouvent donc confrontés à un grave problème. Alors qu'ils soutiennent depuis des années l'idée que seules les politiques d'austérité sont à même de sortir du marasme les pays en crise et surendettés, la réussite possible du nouveau gouvernement Grec est de nature à remetre en cause l'efficacité des politiques menées sous l'égide et les recettes économiques de la troïka ( FMI, Commission de Bruxelles et BCE). DE façon encore plus fondamentale , elle est de nature à remettre en cause y compris le système lui même !

En résumé, pour les libéraux défenseurs du tout marché ( pléonasme) : Y a le feu au lac !
Réponse de le 24/05/2015 à 9:06 :
Cher jojoduchato

J’adhère sur le fond aux 3 premiers points que vous mentionnez même si le ton employé montre assez clairement votre rejet de ce type de politique.

J’aimerais néanmoins discuter les points 4 et 5 que vous mentionnez ainsi que votre conclusion.

4) Certes… Syriza s’est fait élire avec un mandat de ses électeurs pour réduire la dureté des mesures d’austérités ainsi que de "rétablir l’espoir" (terme un peu vague mais passons)

Qui les en empêche ??? Aucun pays n’a envoyé de troupes pour éliminer le gouvernement de Syriza. Si Syriza décide de ne pas tenir les engagements que son pays à pris c’est son bon droit cependant c’est un choix qui doit s’assumer. La Grèce ne peut pas se plaindre du fait que tous ses créanciers "mettent les pieds au mur" lorsque leur débiteur dit clairement "Je ne veux plus rembourser mais continuer de me donner de l’argent. Si vous ne le faites pas vous êtes des vilains qui veulent couler la Grèce" (Le ton est volontairement simpliste).

D’ailleurs c’est sur son PIB positif que Syriza avait parié pour pouvoir faire chanter ses créanciers. Le plan était simplement de faire valoir qu’avec un bénéfice primaire, le pays pouvait très bien s’en sortir s’il ne remboursait plus ses dettes. Petit hic… Le PIB s’est effondré en 6 mois (merci Syriza), les impôts ne rentrent plus et le peuple qui a encore un peu d’argent en banque essaye de le sauver avant l’instauration du contrôle sur les transactions qui n’est plus qu’une question de jours/semaines (Bankrun). Le bluff est mort et sans injections d’argent le pays s’effondre en quelques semaines-
5) La politique pour laquelle SYRIZA a été élu est aux antipodes des recettes libérales de l'Europe dans le sens où elle ne veut plus faire payer au peuple la crise.

Dans ce cas je vous le demande… Qui doit payer ? Les autres peuples ???
Pour votre information, ils l’ont déjà fait et le résultat n’a pas été très glorieux. En 2011 (si ma mémoire est bonne) un peu plus de 50% de la dette Grecque a été effacée et les conditions de prêt pour la Grèce largement allégées. Le problème c’est que les mesures prises par le gouvernement grec n’étaient pas les bonnes. Au lieu de réformer l’administration (qui est une abomination dans ce pays), les retraites, le marché du travail et tout ce qui aurait pu rendre le pays un tant soit peu compétitif, la technique choisie a été de pressurer fiscalement au maximum un peuple déjà exsangue et de couper sauvagement dans des dépenses sans pour autant améliorer les mécanismes sous-jacents. Les grosses fortunes ou l’église qui existent toujours en Grèce n’ont, par contre, quasi pas été inquiétées.

En ce qui concerne votre conclusion… A savoir que l’EU a peur de la réussite de la Grèce. J’espère que vous ne parlez pas sérieusement…

Le niveau de vie qui existait en Grèce depuis 1999 n’a existé que grâce à l’injection de fonds continue dans ce pays depuis son adhésion à l’Euro. Ces fonds ont finalement été considérés par tous les bénéficiaires comme une rentrée normale et régulière d’argent. N’en déplaise aux politiciens grecques mais il n’en est rien. Lorsque le "mandat" donné à Syriza demande de revenir à la situation pré-crise, cela veut dire de revenir à un "niveau de confort" où le budget du pays est déficitaire de plus de 3% de PIB MALGRES les entrées complémentaires de fonds Européens mais ceci sans déficit ou fonds européens. J’ai un peu de peine à imaginer par quel miracle réaliser ça…

Quand les grecs disent qu’ils étaient mieux avant l’euro… Je voudrais aussi rappeler que de 1981 à 1999, la Drachme a perdu 50% de sa valeur lié au déficit gouvernementaux par rapports aux autres monnaies et ça avant la perte de confiance mondiale envers la Grèce… La nouvelle Drachme va suivre le même chemin (sauf avec beaucoup plus de violence et en bien moins de temps).

Un autre point que vous semblez négliger est que BEAUCOUP de grecs ont des dettes personnelles libellées en Euro. La faillite du pays ne va pas faire disparaître les dettes privées des individus. Une sortie de l’euro va entrainer une nouvelle monnaie qui va se dévaluer à très grande vitesse. Les dettes privées vont devenir intenables et les faillites privées vont exploser comme jamais auparavent.

Pour résumer :
- Perte de confiance internationale envers la Grèce donc plus d’investissement
- Plus de fonds dans les banques ni dans aucun organisme d’état
- Economie primaire déficitaire
- PIB en chute
- Aucun espoir de voir les réformes nécessaires au pays se produire dans un délai prévisible
- Créditeurs prêt à supporter de lourdes pertes suite à un défaut du pays. Ce point est important car il montre que des gens bien informés sont convaincus que la Grèce ne se relèvera jamais.

La vie pour la population est très dure. Cela explique l’arrivée de Syriza au pouvoir mais ça reste un incroyable gâchis. Le pays commençait à se relever et dans 5~6 ans il y avait la possibilité de revenir à un état supportable pour le peuple. Ce qui va se passer maintenant est un effondrement définitif et il faudra 20 ans ou plus à ce pays pour s’en remettre. Une génération a été sacrifiée par des politiciens incompétents et populistes. Le vrai drame est là.
Réponse de le 24/05/2015 à 9:10 :
Oups...Toute ma mise en page a sautée... La même chose AVEC les sauts de ligne

Cher jojoduchato

J’adhère sur le fond aux 3 premiers points que vous mentionnez même si le ton employé montre assez clairement votre rejet de ce type de politique.

J’aimerais néanmoins discuter les points 4 et 5 que vous mentionnez ainsi que votre conclusion.

4) Certes… Syriza s’est fait élire avec un mandat de ses électeurs pour réduire la dureté des mesures d’austérités ainsi que de "rétablir l’espoir" (terme un peu vague mais passons)

Qui les en empêche ??? Aucun pays n’a envoyé de troupes pour éliminer le gouvernement de Syriza. Si Syriza décide de ne pas tenir les engagements que son pays à pris c’est son bon droit cependant c’est un choix qui doit s’assumer. La Grèce ne peut pas se plaindre du fait que tous ses créanciers "mettent les pieds au mur" lorsque leur débiteur dit clairement "Je ne veux plus rembourser mais continuer de me donner de l’argent. Si vous ne le faites pas vous êtes des vilains qui veulent couler la Grèce" (Le ton est volontairement simpliste).

D’ailleurs c’est sur son PIB positif que Syriza avait parié pour pouvoir faire chanter ses créanciers. Le plan était simplement de faire valoir qu’avec un bénéfice primaire, le pays pouvait très bien s’en sortir s’il ne remboursait plus ses dettes. Petit hic… Le PIB s’est effondré en 6 mois (merci Syriza), les impôts ne rentrent plus et le peuple qui a encore un peu d’argent en banque essaye de le sauver avant l’instauration du contrôle sur les transactions qui n’est plus qu’une question de jours/semaines (Bankrun). Le bluff est mort et sans injections d’argent le pays s’effondre en quelques semaines.

5) La politique pour laquelle SYRIZA a été élu est aux antipodes des recettes libérales de l'Europe dans le sens où elle ne veut plus faire payer au peuple la crise.

Dans ce cas je vous le demande… Qui doit payer ? Les autres peuples ???
Pour votre information, ils l’ont déjà fait et le résultat n’a pas été très glorieux. En 2011 (si ma mémoire est bonne) un peu plus de 50% de la dette Grecque a été effacée et les conditions de prêt pour la Grèce largement allégées. Le problème c’est que les mesures prises par le gouvernement grec n’étaient pas les bonnes. Au lieu de réformer l’administration (qui est une abomination dans ce pays), les retraites, le marché du travail et tout ce qui aurait pu rendre le pays un tant soit peu compétitif, la technique choisie a été de pressurer fiscalement au maximum un peuple déjà exsangue et de couper sauvagement dans des dépenses sans pour autant améliorer les mécanismes sous-jacents. Les grosses fortunes ou l’église qui existent toujours en Grèce n’ont, par contre, quasi pas été inquiétées.

En ce qui concerne votre conclusion… A savoir que l’EU a peur de la réussite de la Grèce. J’espère que vous ne parlez pas sérieusement…

Le niveau de vie qui existait en Grèce depuis 1999 n’a existé que grâce à l’injection de fonds continue dans ce pays depuis son adhésion à l’Euro. Ces fonds ont finalement été considérés par tous les bénéficiaires comme une rentrée normale et régulière d’argent. N’en déplaise aux politiciens grecques mais il n’en est rien. Lorsque le "mandat" donné à Syriza demande de revenir à la situation pré-crise, cela veut dire de revenir à un "niveau de confort" où le budget du pays est déficitaire de plus de 3% de PIB MALGRES les entrées complémentaires de fonds Européens mais ceci sans déficit ou fonds européens. J’ai un peu de peine à imaginer par quel miracle réaliser ça…

Quand les grecs disent qu’ils étaient mieux avant l’euro… Je voudrais aussi rappeler que de 1981 à 1999, la Drachme a perdu 50% de sa valeur lié au déficit gouvernementaux par rapports aux autres monnaies et ça avant la perte de confiance mondiale envers la Grèce… La nouvelle Drachme va suivre le même chemin (sauf avec beaucoup plus de violence et en bien moins de temps).

Un autre point que vous semblez négliger est que BEAUCOUP de grecs ont des dettes personnelles libellées en Euro. La faillite du pays ne va pas faire disparaître les dettes privées des individus. Une sortie de l’euro va entraîner une nouvelle monnaie qui va se dévaluer à très grande vitesse. Les dettes privées vont devenir intenables et les faillites privées vont exploser comme jamais auparavant.

Pour résumer :

- Perte de confiance internationale envers la Grèce donc plus d’investissement
- Plus de fonds dans les banques ni dans aucun organisme d’état
- Economie primaire déficitaire
- PIB en chute
- Aucun espoir de voir les réformes nécessaires au pays se produire dans un délai prévisible
- Créditeurs prêt à supporter de lourdes pertes suite à un défaut du pays. Ce point est important car il montre que des gens bien informés sont convaincus que la Grèce ne se relèvera jamais.

La vie pour la population est très dure. Cela explique l’arrivée de Syriza au pouvoir mais ça reste un incroyable gâchis. Le pays commençait à se relever et dans 5~6 ans il y avait la possibilité de revenir à un état supportable pour le peuple. Ce qui va se passer maintenant est un effondrement définitif et il faudra 20 ans ou plus à ce pays pour s’en remettre. Une génération a été sacrifiée par des politiciens incompétents et populistes. Le vrai drame est là.
Réponse de le 24/05/2015 à 9:56 :
"La politique pour laquelle SYRIZA a été élu est aux antipodes des recettes libérales de l'Europe dans le sens ou elle ne veut plus faire payer au peuple la crise"
Effectivement, SYRIZA veut faire payer les contribuables européens plutôt que les grecs qui sont quand même in fine responsable de leurs propres égarements.
Réponse de le 24/05/2015 à 11:33 :
Un beau texte, malheureusement a peu de chose pres le discours officiel de l'Europe, mais pas vraiment conforme a la réalité.

"Je ne veux plus rembourser mais continuer de me donner de l’argent" : La grece dit exactement le contraire. Tsipras a affirmé qu'il n'accepterait plus de nouveau plan d'aide. La solution du gouvernement Grec est de repousser les prochaines echeances de remboursement pour laisser le temps a l'économie grecque de repartir, ou bien de moduler les remboursements en fonction des performances fiscales. Relisez les discours du gouvernement.

"Le PIB s’est effondré en 6 mois (merci Syriza), les impôts ne rentrent plus" : C'est exactement le contraire. Le PIB est en hausse depuis janvier, et les rentrées fiscales sont en hausse constantes également depuis janvier. Les chiffres sont vérifiables dans tous les médias francais.

"Au lieu de réformer l’administration (qui est une abomination dans ce pays), les retraites, le marché du travail " : Les retraites ont baissé de 40% en moyenne, la durée de cotisation a été allongée de 3 ans, les licenciement ont été facilités, meme dans la fonction publique. Le nombre de fonctionnaires (18%, un des taux les plus bas de l'europe) a baissé de 30%, leur salaire amputé de 40%, le salaire minimum largement baissé. Bref, vous parlez sans savoir.

"Les grosses fortunes ou l’église qui existent toujours en Grèce n’ont, par contre, quasi pas été inquiétées" : la liste des evadés fiscaux est a l'etude depuis janvier. Le service des finances a deja récupéré 1 milliards d'euros sur des comptes déclarés comme frauduleux, meme les plus puissants du pays comme Bobolas, qui vient de payer 4 millions d'euros d'amende sont inquietés. L'eglise elle a toujours été imposée contrairement a ce que dit la légende.

"Ces fonds ont finalement été considérés par tous les bénéficiaires comme une rentrée normale et régulière d’argent" : étrange, puisque qu'une recherche rapide met en évidence que 90% de ces fonds n'ont jamais atteint la Grece et servent directement a renflouer les créditeurs.

"Un autre point que vous semblez négliger est que BEAUCOUP de grecs ont des dettes personnelles libellées en Euro." : les grecs sont parmi les moins endettés en europe. La dette des particuliers et minime, et de droit grec de toute facon, donc sera libellée en nouvelle monnaie en cas de changement monnaie. en plus contrairement a ce que vous dites, l'inflation est benefiques pour les debiteurs.

"Economie primaire déficitaire" : encore loupé. Excedent primaire de 2 milliards d'euros sur le premier trimestre, et tendance a la hausse depuis janvier.

"Le pays commençait à se relever" : commençait a se relever, avec -4,5% de PIB pour 2014. Vous rigolez ?

"Une génération a été sacrifiée par des politiciens incompétents" : vous avez raison. Heureusement, le peuple grec a dégagé ces politiciens. Syriza au dernier sondage a +28% d'opinion positive par rapport au parti de l'ancien gouvernement !
Réponse de le 25/05/2015 à 9:28 :
"Effectivement, SYRIZA veut faire payer les contribuables européens plutôt que les grecs qui sont quand même in fine responsable de leurs propres égarements."

Syriza risque plutot de faire payer l'Europe pour les resultats catastrophiques de la politique que celle ci a imposé en Grece. Soit on veut une politique européenne, et l'Europe doit payer pour ses erreurs et pour les pays les plus pauvres, soit c'est chacun pour soi et Tsipras fera défaut. Ca s'appelle mettre les gens devant leur responsabilité, et c'est plutôt bien joué de sa part, vous ne trouvez pas ?
Réponse de le 25/05/2015 à 9:39 :
Réponse à "si vous le dites". Bonjour

J'ai en partie répondu à vos question avec mon nouveau post de ce jour. Je compléte :

1) "Qui les en empêche ??? Aucun pays n’a envoyé de troupes pour éliminer le gouvernement de Syriza. "
Pour empêcher un Etat d'agir, les moyens financiers sont nettement plus efficace que l'armée !" Je suis étonné que cela vous est échappé alors même que cela saute aux yeux ? La encore, personne ne s'est indigné que le 5 fevrier, avant tout début de négociation avec Syriza, la BCE ai coupé une partie des vivres de la gréce histoire de montrer aux Grecs qui "commande" ! Alors évidemment la mesure est présentée comme étant "technique" "automatique "même !!(voir le figaro du jour et son article "Comprendre la décision choc de la BCE de fermer une partie des robinets à la Grèce") En réalité , comme tout ce qui se passe depuis, les décisions sont PUREMENT politiques.

2)"Dans ce cas je vous le demande… Qui doit payer ? Les autres peuples ???"

De toute façon dans tous les cas de figure les peuples payent . Qu'est ce vous croyez que vous faites en FRANCE depuis des années avec la dette FRançaise ? Chaque année les Fançais remboursent en moyenne 50 millards de prêts ( le service de la dette , ils appellent ça nos chers eurocrates!) Pour une dette dont un collectif de citoyen a analysé en 2014 qu'elle était illégitime à presque 60%!( on trouve facilement sur le "ouaibe" le détail de l'audit )

3) «En ce qui concerne votre conclusion… A savoir que l’EU a peur de la réussite de la Grèce. J’espère que vous ne parlez pas sérieusement…

Syriza n'assume pas , ne se réclame pas , du passé grec d'avant la crise . D'autant que ce n'est pas parce que les effets de la crise ne sont pas tangibles qu'elle n'est pas déjà là, que ces germes sont absents!

Vous connaissez le proverbe "ventre affamé n'a pas d'oreille". Même les économiste libéraux commencent à douter de l'efficacité des politques d'austérité qu'ils conseillent aux gouvernements !

Mias la question de fond aujourdhui qui devient d'une urgence criante est celle de retirer le pouvoir aux gouvernements qui sont entierement sous la coupe d'un capitalisme financier qui ne cesse de déréguler et -de ce fait- nous méne trés rapidemment à la catastrophe (déjà pas mal avancée) . Ce qui est à l'ordre du jour aujourd'hui , c'est l'avénement d'une démocratie participative . La démocratie repésentative a failli comme on pouvait d'ailleurs s'y attendre ("Comment la démocratie fait faillite" par Raffaele Simone professeur de linguistique à l’université de Rome­3. I)

En conclusion : iI y a urgence à ce ques les peuples prennent leur destin en main. Dans peu de temps il sera trop tard et pour tout le monde !
a écrit le 24/05/2015 à 0:26 :
Les grecs ont touché de l'argent qui nous manques.
Donc ils seraient urbains de faire le nécessaires pour le rembourser!
a écrit le 23/05/2015 à 23:22 :
ils ont triché avec GoldmanSachs maantenant il faut payer
c'est à dire sortir de l'Euro
Réponse de le 25/05/2015 à 10:09 :
PAr contre, non seulement on ne dit rien à Goldman Sachs mais on les récompense en mettant un de leurs anciens à la tête de la BCE. D'ailleurs il y en a d'autres ailleurs dans les institutions européennes et de certains pays européens.
Selon si tu est puissant ou pas, .... . L'hypocrisie habituelle, quoi.

C'est vrai qu'en "libéralisant" le doit au licenciement et en rabaissant les retraites sous le seuil de pauvreté de la Grèce, cela résoudra par miracle tous les problèmes de remboursement de la Grèce.
C'est le chantage des financiers et de leurs marionnettes politiciennes:
les taux grecs resteront élevés tant que les pseudo-"réformes" (appelons cela plutôt des contre-réformes qui ramène un siècle en arrière) dictées par les vrais maitres du monde n'auront pas été faites.

Les taux d'intérêt délirants sur les emprunts grecs n'aident pas la Grèce, il faut le dire. Avec de tels taux, elle est en train de rembourser bien plus que ce qu'elle a emprunté réellement.
Vous verrez quand cela arrivera à la France, il y en a qui seront moins péremptoire (sauf si ils sont du bon côté de la barrière).
a écrit le 23/05/2015 à 23:16 :
Et bien sûr! Bientôt le pauvre Tsipras marchera sur l'eau; les demandes "irrationnelles", ce ne sont pas des demandes; la Grèce est entré en récession, le pays est définitivement en faillite, l'avenir économique du pays est durablement compromis et demander que les contribuables d'autres pays (avec des niveaux de salaires et retraites parfois bien plus bas!) payent les retraites et les salaires de nos chers voisins européens grecques est tout à fait rationnel! LOL La seule rationalité qui s'impose c'est la honte; honte d'avoir un tel pays membre de l'UE.
Réponse de le 24/05/2015 à 7:39 :
c est exact , du moins concernant les retraites. les tcheques, les slovenes, les slovaques.....percoivent des retraites generalement inferieures a celles des grecs. ce serait bien que la tribune.fr nous donne des precisions sur les ecarts reels.
Réponse de le 24/05/2015 à 7:39 :
c est exact , du moins concernant les retraites. les tcheques, les slovenes, les slovaques.....percoivent des retraites generalement inferieures a celles des grecs. ce serait bien que la tribune.fr nous donne des precisions sur les ecarts reels.
Réponse de le 25/05/2015 à 9:23 :
Un retraite se calcule en fonction des durées de cotisation, des montant de cotisation, de l'âge de départ a la retraite. Et n'a de valeur que comparée au salaire moyen et au niveau de vie du dis pays.
2/3 des retraités en Grece touchent moins de 700€ par mois, alors que l'europe fixe le seuil de pauvreté en Grece a 660€ par mois. Indépendamment des autres pays, voila ou se situe le probleme !
a écrit le 23/05/2015 à 21:56 :
On en veut plus de leurs menaces ! On veut plus payer pour eux non plus ! Terminons en au plus vite car cette tragédie grecque est consternante
a écrit le 23/05/2015 à 21:49 :
Le pognon qu'ils ont reçus de notre part et dont nous avons cruellement besoin, on ne le reverra jamais.
Que les grecs payent leurs dettes. Après ils feront ce qu'ils veulent.
a écrit le 23/05/2015 à 20:53 :
Ouf, bientôt la fin !
a écrit le 23/05/2015 à 20:17 :
Good bye my love, good bye :-)
a écrit le 23/05/2015 à 20:10 :
La guerre de Troie a eu lieu.
La sortie de le Grèce de l'€ aura lieu, maintenant ou plus tard.
C'est le propre des tragédies ; personne n'en veut vraiment, mais c'est le destin.
a écrit le 23/05/2015 à 20:05 :
La réaction de M. Tsipras n'a rien de surprenant, un entêtement suicidaire ou un manque total de réalisme. Plus inquiétant est la divergance des vues de M. Sapin et de Mme. Merkel. En absence d'un pouvoir économique fédéral démocratiquement légitimisé, l'union monnétaire ne peut fonctionner qu'avec des pays du même niveau économique ou au moins prêt à se soumettre à un programme commun. Si Syriza empêche la Grèce à faire le dernier, il faut les laisser prendre place à côté de la Pologne, Tchéquie etc. Vouloir maintenir le status quo contre vents et marées pour des raisons purement politiques est une grave erreur.
a écrit le 23/05/2015 à 19:18 :
je n'aime pas ce type, mais reconnaissons qu'il est honnete et applique a la lettre son programme economique, quelles qu'en soient les consequences ( comme hollande, quoi)...
bon les consequences pour les grecs seront ce qu'elles sont ' conformement aux previsions', il est totalement inutile de culpabiliser qui que ce soit! de toute facon, apres le haircut sur 110 milliards tt le monde a compris que les 320 autres vont suivre, par contre remettre au pot 30 milliards tous les ans, ca fait cher du ' partenaire' !!
je finis meme par me demander si tsipras n'a pas ete paye par AfD, tellement c'est caricatural!! :-))))))))))))))
a écrit le 23/05/2015 à 19:13 :
Le courage politique de Syriza, quelle que soit l'issue, est digne et mérite un ample soutien.
a écrit le 23/05/2015 à 18:34 :
Par pitié arrêtons cette mauvaise comedia....
La Grèce doit payer. Si elle ne le fait pas et bien tant pis. L'Europe sans relèvera en deux ans, la Grèce en cent.
Par contre, il faudrait faire savoir à Tsipras qu'il ne pourra pas compter venir s'installer en France ou en Allemagne.
Réponse de le 23/05/2015 à 21:04 :
"La Grèce doit payer." : la grece a toujours payé, et payera toujours, du moins tant qu'elle peut. Si elle ne peut plus, elle ne peut plus et rien n'y fera. Le plus malin serait de l'aider a pouvoir rembourser, n'est ce pas ? Et les 5 ans d'austerité passé n'ont pas vraiment aidé au redressement de la situation !

"L'Europe sans relèvera en deux ans, la Grèce en cent." : l'histoire vous donne tort, 70% des pays quittant les unions monetaires se redressent des la première année, et quasiment tous les autres la deuxième année. Donc en gros, pourquoi ne pas procéder de la sorte, si c'est mieux pour tout le monde ?

"Par contre, il faudrait faire savoir à Tsipras qu'il ne pourra pas compter venir s'installer en France ou en Allemagne." : qui l'a décidé ? Vous ?
Réponse de le 24/05/2015 à 0:07 :
Vous par contre, votre français n'est pas prêt de s'en relever.
a écrit le 23/05/2015 à 18:24 :
Mais pour qui se prend Sapin pour dire que l Grèce si elle sortazit de l'Euro aurazit des problèmes. avec ses prévisions sur le chomage il aurait bonne figure si c'était l'inverse qui se produisait..
a écrit le 23/05/2015 à 18:13 :
Très bonne analyse. Le cas de la Grèce est exemplaire, c'est un pays qui n'aurait pas du rentrer dans l' Euro mais qui y est. Son problème est symbolique, c'est celui de la recherche d'un autre modèle économique que le libéralisme, néo ou pas, condamné dès 1936 par Jacques Duboin, ex HEC, banquier et industriel, et secrétaire d' État au Trésor en 1926 . "L'orthodoxie a échoué !"
En fait c'est le libre échange mondialisé avec les pays pauvres, condamné par Maurice Allais, qui avait prévu la catastrophe de la dette, qui est périmé. En 2013 la dette globale a augmenté de 268 milliards d'€ malgré une balance commerciale excédentaire, sauf avec l' Asie, et une croissance de 0,9 % !
Réponse de le 24/05/2015 à 0:26 :
Le néo-libéralisme qui soutient la mondialisation, le libre-échange entre des pays qui n'ont pas le même niveau économique est une aberration, une idée destructrice qui devrait finir par conduire à la guerre. Les nations (puisqu'elles existent) ont besoin de frontières, de protections, de barrières douanières, sinon, c'est le pillage assuré par les "puissances de l'argent". Les banques a qui on a confié la création de monnaie sans contrôle, les fonds spéculatifs, l'argent sale...sont les vecteurs de ce pillage et corollairement de la paupérisation grandissante des peuples. Il faut sortir de ce système, les Grecs montrent la voie, l'austérité ad vitam eternam, n'est pas une solution. Les enfoncer serait une erreur que l'Europe risque de payer très cher.
Réponse de le 24/05/2015 à 9:02 :
Si votre rêve c'est la planification centralisée et le communisme vous pouvez émigrer à Cuba ou en Corée du Nord mais il ne faut pas être un gros mangeur....
Réponse de le 24/05/2015 à 10:57 :
"les Grecs montrent la voie"

Je ne crois pas, non. Sinon, ils auraient rompu avec l'Euro et l'UE. La crise grecque aujourd'hui, n'est finalement que le paroxysme de ce qui attend les pays membres qui sont entrés dans ce système : c'est vouloir le beurre et l'argent du beurre ou comment concilier un système social juste avec une UE néo-libérale. C'est un non-sens !
Réponse de le 24/05/2015 à 14:36 :
C'est quoi le plan B ? Le communisme ? Le troc lol ?
Allons un peu de sérieux !
Réponse de le 24/05/2015 à 21:55 :
Tout à fait d'accord avec valbel89, et aussi avec TC, car si le libre échange entre pays inégaux est une aberration totale, il n'empêche que, pour l'instant, les grecs ne montrent pas la voie. Elle reste à inventer, même si je crois avoir trouver des mesures qui le permettent, que j'ai d'ailleurs communiquées à l'ambassade de Grèce à Paris il y a 8 jours.
En fait c'est un problème européen et même mondial, la preuve étant que l' Europe a accru sa dette globale en 2013 de 268 Milliards d'€, malgré une croissance de 0,9 % et une balance extérieure excédentaire, sauf avec l' Asie mais pas par hasard.
Plus globalement il s'agit de trouver un juste milieu entre communisme = production insuffisante et mépris du consommateur et libéralisme = production extrême et mépris du salarié ( travailleur au sens large ou producteur ).
Les 3 mesures que j'ai inventées depuis 40 ans répondent à tous les problèmes, mais cela n'arrange pas les économistes, dépassés, les politiques professionnels, ni les puissances financières, toutes perdantes.
Il s'agit, en fait, d'un gros problème de réarmement moral !
Réponse de le 25/05/2015 à 10:01 :
Qui a permis la falsification des comptes de la Grèce : Goldman Sachs.
Qui est le président de la BCE ? Un ancien de Goldman Sachs.
Conclusion : l'Europe a récompensé Goldman Sachs pour ses actions frauduleuses au lieu de poursuivre Goldman Sachs (et les anciens politiciens grecs impliqués, mais ceux-ci sont poursuivis dans leur propre pays, il me semble).
Si on appliquait les mêmes reègles que le suzerain américain applique aux banques de ses vassaux pour des faits moins graves que ces faux et usages de faux, on mettrais une amende de 5 G€ minimum à Goldman Sachs et on leur retirerait leur licence bancaire en Europe.
Mais les oligarques européens on non seulement pas de c... pour le faire, mais au contraire font les fayots envers leurs suzerains américains. Normal, pour des vassaux. Et puis cela les arrange car la haute société (la seule chose qui compte à leurs yeux) peut s'en mettre plein les poches et aussi augmenter son pouvoir dans nos démocraties fantômes.
a écrit le 23/05/2015 à 17:56 :
Good bye my love, good bye :-)
a écrit le 23/05/2015 à 17:42 :
Que de la gueule, en attendant Tsipras peut faire le beau mais n'est pas en position de négocier quoique ce soit car on va encore remettre au pot pour un troisième plan d'aide (encore!) versus des réformes, des vrais,type réforme des retraites et du marché du travail et pas des demi mesures comme en France ou ce qu'à pu faire Syriza jusqu'ici.
Réponse de le 23/05/2015 à 20:59 :
On parle pour l'instant de la derniere tranche du 2e plan d'aide, dont l'Europe a suspendu le versement sans raison valable. Tsipras a annoncé qu'il refuserait categoriquement un 3e plan d'aide !
Et si par "vraies reformes" vous entendez baisse des salaires et des retraites, alors sachez que ça fait 5 ans que ça dure et que ça empire, il serait peut être temps de changer de disque !
Réponse de le 24/05/2015 à 8:31 :
On parle pour l'instant de la derniere tranche du 2e plan d'aide, dont l'Europe a suspendu le versement sans raison valable. Tsipras a annoncé qu'il refuserait categoriquement un 3e plan d'aide !
Et si par "vraies reformes" vous entendez baisse des salaires et des retraites, alors sachez que ça fait 5 ans que ça dure et que ça empire, il serait peut être temps de changer de disque !
Réponse de le 24/05/2015 à 11:33 :
On parle pour l'instant de la derniere tranche du 2e plan d'aide, dont l'Europe a suspendu le versement sans raison valable. Tsipras a annoncé qu'il refuserait categoriquement un 3e plan d'aide !
Et si par "vraies reformes" vous entendez baisse des salaires et des retraites, alors sachez que ça fait 5 ans que ça dure et que ça empire, il serait peut être temps de changer de disque !
Réponse de le 24/05/2015 à 20:18 :
On parle pour l'instant de la derniere tranche du 2e plan d'aide, dont l'Europe a suspendu le versement sans raison valable. Tsipras a annoncé qu'il refuserait categoriquement un 3e plan d'aide !
Et si par "vraies reformes" vous entendez baisse des salaires et des retraites, alors sachez que ça fait 5 ans que ça dure et que ça empire, il serait peut être temps de changer de disque !
a écrit le 23/05/2015 à 17:37 :
Les européens ne semble avoir plus d'autre solution que de laisser les grecs avec leurs problèmes. Lâcher du lest sur les réformes serait bien plus dangereux pour la zone euro que de laisser les grecs en sortir.

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