La patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, élu à la tête de la BRI

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Conseiller économique d'Angela Merkel à partir de 2006, Jens Weidmann occupe la présidence de la Buba depuis mai 2011.
Conseiller économique d'Angela Merkel à partir de 2006, Jens Weidmann occupe la présidence de la "Buba" depuis mai 2011. (Crédits : © Ints Kalnins / Reuters)
Rassemblant 60 banques centrales, la Banque des règlements internationaux a pour mission de promouvoir la stabilité monétaire et la coopération internationale. À la tête de la Bundesbank, Jens Weidmann, s'était imposé comme le "Monsieur Non" de l'Europe ou encore comme "l'anti-Mario Draghi", le président de la Banque centrale européenne critiqué pour son laxisme.

Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, succédera au Français Christian Noyer à la tête de la Banque des règlements internationaux (BRI) pour un mandat de trois ans qui débute le 1er novembre, a annoncé l'institution lundi 7 septembre. Il a été élu par le conseil d'administration de la BRI, instance qui est responsable de la direction stratégique et politique de l'institution, laquelle rassemble quelque 60 banques centrales avec pour mission de promouvoir la stabilité monétaire et la coopération internationale.

Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, présidait la "banque centrale des banques centrales" depuis mars 2010. Son deuxième mandat s'achève le 31 octobre avec la fin de son mandat à la BdF.

"L'anti-Draghi"

Conseiller économique d'Angela Merkel à partir de 2006, Jens Weidmann occupe la présidence de la "Buba" depuis mai 2011, succédant à Axel Weber. À l'époque, ce dernier avait recommandé sa candidature en le qualifiant d'"excellent économiste", insistant sur son âge (42 ans alors) : "en dépit de sa jeunesse, il a beaucoup d'expérience et est un grand professionnel".

À la tête de la Bundesbank, Jens Weidmann, s'est imposé comme l'anti-Draghi, le président de la banque centrale européenne, comme l'écrit Die Zeit. Dans un article paru en janvier, l'hebdomadaire allemand rappelait l'attachement du plus jeune président de la "Buba" au respect des règles. Considéré comme le "Monsieur "Non" de l'Europe", Jens Weidmann a ainsi vivement critiqué l'assouplissement quantitatif décidé par la BCE, considérant l'offensive monétaire comme "risquée" et "la regardant avec scepticisme".

 (avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 07/05/2018 à 16:40 :
Un successeur allemand à la tête de la BCE serait non seulement de nature à faire de cette banque centrale une pâle copie de la Bundesbank, le vrai danger serait une remontée des taux d’intérêts substantielle. Le système des Fond de pension allemand est basé sur des taux d’intérêts élevés. Ces fonds ont commis l'erreur de garantir une rendements élevés à ceux qui y ont souscrit. Pour pouvoir le faire il faut que les taux d’intérêts remontent de plusieurs points, sinon il seraient obligés de faire défaut. Les taux actuels leur posent donc des gros problèmes. Une remontée de ceux-ci permettrait aux retraités Allemand de vivre dans la grande aisance au dépends des pays surendettés du sud de l'Europe et de la France, mettant leurs économies en récession.
a écrit le 07/09/2015 à 17:22 :
Les aigles volent toujours plus haut que les moineaux...

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