Le Parlement grec adopte le deuxième train de réformes exigé par les créanciers

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La présence de la gauche au gouvernement est un bastion pour la défense des intérêts du peuple et ce bastion, il n'est pas question que je l'abandonne volontairement, a déclaré le Premier ministre.
"La présence de la gauche au gouvernement est un bastion pour la défense des intérêts du peuple et ce bastion, il n'est pas question que je l'abandonne volontairement", a déclaré le Premier ministre. (Crédits : Reuters)
Alexis Tsipras a notamment fait adopter par les députés grecs une réforme de la justice civile, mais a une nouvelle fois subi la défection d'une partie des députés de Syriza. Ce second vote d'urgence ouvre la voie à la finalisation d'un troisième plan d'aide à la Grèce.

Une semaine après avoir adopté un paquet de mesures d'austérité dont l'augmentation de la TVA, le Parlement grec s'est prononcé pour un second volet de réformes demandées par les créanciers de la Grèce, jeudi 23 juillet.

Selon le décompte final, 230 députés - sur un total de 298 présents - ont voté pour l'adoption d'une réforme de la justice civile pour en réduire les coûts et la transposition d'une directive européenne sur le renflouement des banques "visant à faire face aux crises bancaires", 63 ont voté contre, et 5 se sont abstenus.

Soutien de l'opposition renouvelé

Un calcul non définitif établi à 31 le nombre de députés ayant voté non dans les rangs de Syriza, la formation de gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras, contre 32 la semaine dernière auxquels s'étaient ajoutées 6 abstentions et une absence.

Le chef de l'exécutif a ainsi marginalement réduit les défections par rapport à la semaine dernière parmi les 149 députés Syriza. L'ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis qui avait voté non la semaine dernière a ainsi voté oui cette fois-ci.

Comme mercredi dernier, Syriza a pu compter sur les voix de son partenaire de coalition, le parti de droite souverainiste ANEL, et de l'opposition pour atteindre la large majorité de 230 votes favorables. Cette majorité avait été de 229 voix la semaine dernière.

Ce second vote d'urgence en une semaine ouvre la voie à la finalisation, espérée d'ici mi-août, du troisième plan d'aide à la Grèce, d'au moins 80 milliards d'euros sur trois ans, dont le principe a été adopté le 13 juillet avec l'UE et le FMI.

"La présence de la gauche au gouvernement est un bastion"

Quelques heures plus tôt,  Alexis Tsipras s'est dit mercredi soir déterminé "à ne pas abandonner le bastion" du gouvernement et à continuer "la bataille" pour améliorer les conditions du plan d'aide conclu avec les créanciers auquel il a répété "ne pas croire".

Il a annoncé qu'il ne démissionnerait pas:

"La présence de la gauche au gouvernement est un bastion pour la défense des intérêts du peuple et ce bastion, il n'est pas question que je l'abandonne volontairement", a déclaré le Premier ministre alors que certains prédisent des jours difficiles à sa majorité parlementaire et gouvernementale touchée par les défections de plusieurs de ses membres opposés à l'accord passé avec les créanciers.

Mais le Premier ministre, dans un registre également très pragmatique, a appelé ses troupes à "s'adapter aux nouvelles réalités".

(Avec AFP)

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a écrit le 26/07/2015 à 0:08 :
En Grèce, tout le monde n'a pas de crédit pour la simple raison qu'avec 300 euros de pension, la carte est un luxe. Effectivement, vous pouvez retirer 60 euros, mais ce ne sont pas les mêmes personnes qui les retirent tous les jours. Si vous avez un loyer à payer, ou un médecin, alors là bien sûr, vous refaire la queue.
a écrit le 25/07/2015 à 0:16 :
"réforme de la justice civile pour en réduire les coûts"... La bonne blague! Avec cette "reforme", en cas de liquidation d'une entreprise, les premiers créanciers à être reglés ne sont plus les travailleurs de l'entreprise, mais les banques! En plus, cette "reforme" facilite la saisie des logements...
a écrit le 23/07/2015 à 19:32 :
Commentaires divers mais il est admirable de constater qu'aucun ne regarde son propre pays;la France; en compacraison de la vitesse des décisions prises par les Grecs. Heureusement d'ailleurs car nous nous senitions ridicule comme si l'on posait à Hollande pourquoi il avait "si lourdement"encourage Tsipras"a signer un compromis obigeant ce dernier à des réformes que Hollande lui meme refusait de faire en France,!
a écrit le 23/07/2015 à 19:32 :
Commentaires divers mais il est admirable de constater qu'aucun ne regarde son propre pays;la France; en compacraison de la vitesse des décisions prises par les Grecs. Heureusement d'ailleurs car nous nous senitions ridicule comme si l'on posait à Hollande pourquoi il avait "si lourdement"encourage Tsipras"a signer un compromis obigeant ce dernier à des réformes que Hollande lui meme refusait de faire en France,!
a écrit le 23/07/2015 à 17:36 :
ils vont adoter le nième train de réformes et tout ce que l'Europe voudra: le fromage est trop gras ha ha
a écrit le 23/07/2015 à 16:14 :
Sacrés Grecs! Une fois tout bien analysé, une seule préoccupation émerge et résiste, celle de ne surtout pas s'éloigner de l'assiette au beurre communautaire.
Réponse de le 23/07/2015 à 17:40 :
tant qu 'il y a un gros os à ronger ils vont adopter tous les trains de réformes exigés par l'Europe
a écrit le 23/07/2015 à 15:51 :
Le train leur passe dessus pour la seconde fois et ce n'est pas fini compte tenu de l'importance du trou...
a écrit le 23/07/2015 à 10:54 :
Ce vote après les précédents démontre aux non autistes que la démarche de Tsipras est cohérente et courage dans l'adversité, notamment politicienne européenne ; quant à Varoufakis, il l'est aussi, ceux qui parlent de rétropédalage sont des dogmatiques forcenés à oeillères et cerveau étriqué. Le manichéisme expéditif de la digitalisation générale uniformise l'absence de réflexion qui renforce les conflits insolubles. Veut-on des guerres ? Le Proche et Moyen -Orient comme l'Afrique affichent le délabrement de civilisation avec les démocratisations guerrières et migrations imposées.
Réponse de le 23/07/2015 à 15:22 :
Ah c'est bien c'que vous dites, mais ça veut pas dire grd chose..!
Réponse de le 23/07/2015 à 18:07 :
Bien vu! Mais Fred a besoin d'une explication de texte...
a écrit le 23/07/2015 à 9:59 :
Les médecins de Molière sont à l'oeuvre. Saignées à répétition pour soigner le malade.
Les grecs qui ne sont pas fous vont rembourser les créanciers avec leur argent.
Ensuite , ils ne vont pas vouloir payer une TVA si élevée et vont payer au noir.
L'économie souterraine qui représente 40 % en Grèce va se porter très bien.
On peut oublier le remboursement des 320 milliards prêtés ainsi que les 84 qui vont
suivre. Nous avons décidément de la chance d'avoir de si brillants technocrates à Bruxelles.
Réponse de le 23/07/2015 à 11:47 :
Ils vont peut être finir par s'occuper des 40 % qui travaillent au noir

Il n y pas d'autre solution que de les obliger à réformer !!

A moins que vous vouliez envoyer votre chèque
Réponse de le 23/07/2015 à 11:53 :
@BA
Il y a du vrai dans ce que écrivez.
Toutefois, il semble (d'après sondage, donc cela vaut ce que cela vaut) que les Français sont majoritairement d'accord pour garder la Grèce dans la ZE. Certains pays du nord et d'autres petits pays étaient considérés comme des "moutons noirs" puisqu'ils n'étaient pas d'accord sur le maintien. Beaucoup de gens ont tiré à vue sur monsieur W. Schauble quand il a évoqué un Grexit temporaire. L'accord a été accepté par nos représentants avec un majorité confortable. D'autres Parlements ont aussi voté positivement.
La balle est définitivement du coté de la Grèce qui doit améliorer sa gouvernance. Dans ce cadre d'ailleurs, le fait que monsieur Tsipras ne croit pas à l'accord montre clairement que cet enjeu est de taille.
Cordialement
Réponse de le 23/07/2015 à 15:56 :
N'en soyez pas aussi certain, @BA, l'impôt n'a pas été levé jusqu'à présent parce que les autorités ne le souhaitaient pas vraiment. Des méthodes permettent de faire des évaluations très précises en présentant la note aux fraudeurs... ainsi que celle des pénalités de redressement. Il faudra que l'intérêt général prime sur les milliardaires particuliers que vous semblez défendre on ne sait pourquoi.
Réponse de le 23/07/2015 à 17:03 :
@Corso: des Grecs m'ont dit qu'ils ne paieraient pas, et quand je leur ai demandé ce qu'ils feraient s'ils étaient attrapés. Il m'ont répondu que de toute manière l'amende était de 1000 euros maximum sans pénalités annexes. Ce qui veut dire que s'ils embourbent 10 000 euros de TVA, ils sont toujours gagnant de 9 000 !!! Et actuellement, rares sont ceux qui acceptent la carte de crédit :-)
Réponse de le 23/07/2015 à 19:53 :
@patrickb 27/3 17:03
Il suffit par un loi d'augmenter l'amende à 200 % de la fraude constatée et le tour serait joué. Ceci étant écrit, le problème est de mettre les moyens et d'avoir la volonté de vouloir détecter la fraude mais aussi que les clients acceptent de payer la TVA donc plus cher.
L'Etat Grec pourrait rendre obligatoire les paiements par carte pour les montants > E 50 (?) mais encore faut-il que cela soit appliqué.
Tout le monde écrit que les Grecs n'ont pas un rond mais il leur est permis de retirer E 60/j.... Il n' y a pas beaucoup de Français qui retirent
E 1 800/ mois en liquide de leur compte bancaire mais je peux me tromper.
Après ce troisième tour, la gouvernance doit être modifiée sinon, c'est le Grexit dans deux ans.
Cordialement
Réponse de le 24/07/2015 à 18:12 :
@Réponse de Bernardino
votre remarque c'est vraiment du verbiage, ce n'est pas parce que l'on peut retirer 60 euros/jour que l'on va retirer tous les jours cette somme,, encore faut il les avoir les 1800 euros sur son compte bancaire. Cette mesure a été prise pour limiter les retraits en espèces, mais votre aveuglement et votre esprit partisan "à casser du grec" vous font perdre tout discernement!
Réponse de le 25/07/2015 à 0:27 :
@Patrickb..... On vient de faire passer la TVA sur l'éducation de 0 à 23%. Les écoles de langues étrangères -le secteur dans lequel je travaille- allaenit déjà très mal, vu que leur clientèle fondait comme la neige et devenait de moins en moins solvable et de nombreuses écoles ont déjà fermé. Avec une augmentation de leur tarifs de 23%, plus que la moitié de celles qui restent vont fermer, elles aussi. Et pour survivre, leurs ex- patrons, ainsi que leurs profs licenciés, se mettront à faire des cours particuliers à des prix bradés et -naturellement- au noir. Pourra-t-on les blâmer?
a écrit le 23/07/2015 à 9:43 :
Finalement, cela se passe bien. C'est peut-être une occasion inespérée de faire des réformes de fond. L'important, c'est de savoir si elles seront appliquées sur le terrain, ce qui n'est pas gagné. Il faudrait qu'ils trouvent un système imparable pour récupérer la TVA: ce n'est pas évident.
Cordialement
Réponse de le 23/07/2015 à 18:56 :
On ne doit pas parler le meme language.
Réponse de le 23/07/2015 à 19:19 :
@grand
J'avoue que je ne comprends pas votre remarque
Cordialement

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