Les représentants de la Troïka de retour dimanche à Athènes

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Honnis des Grecs, les représentants des créanciers dits de la Troïka sont de retour à Athènes.
Honnis des Grecs, les représentants des créanciers dits de la Troïka sont de retour à Athènes. (Crédits : Reuters Yannis Behrakis)
Ils avaient quitté la Grèce il y a plus d'un an. Ils doivent reprendre les discussions avec les autorités pour finaliser le nouveau prêt de 82 milliards d'euros au pays.

Les hauts représentants des créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI) doivent arriver à Athènes "d'ici dimanche soir" en vue de reprendre la semaine prochaine les discussions avec des responsables grecs sur un nouveau prêt au pays, a indiqué samedi une source du ministère grec des Finances.

Declan Costello de la Commission européenne, Rasmus Rüffer de la Banque centrale européenne (BCE), Delia Velculescu du Fonds monétaire internationale (FMI) et Nicola Giammarioli, responsable du Mécanisme européen de stabilité (MES) se rendront à Athènes, a précisé à l'AFP cette source ayant requis l'anonymat.

Des responsables honnis par les Grecs

Delia Velculescu a remplacé au début de la semaine Rishi Goyal, qui était depuis deux ans le chef de mission du FMI pour la Grèce. Elle a occupé récemment des postes de chef de mission de l'institution en Slovénie et à Chypre, selon le FMI.

Un porte-parole de la Commission n'a pas toutefois confirmé la date exacte de l'arrivée des hauts responsables des créanciers à Athènes, se limitant à indiquer qu'ils s'y rendraient dans "les prochains jours".

Il y a plus d'un an que les responsables de l'UE, la BCE et le FMI - la "troïka" souvent honnie par les Grecs - n'étaient pas venus dans le pays.

Finaliser un prêt de 82 milliards d'euros

Les discussions visent à finaliser le nouveau prêt sur trois ans au pays de plus de 82 milliards d'euros convenu le 13 juillet entre Athènes et les dirigeants des pays de la zone euro après de douloureuses négociations.

Athènes et Bruxelles souhaitent que cette négociation aboutisse d'ici à "la deuxième quinzaine d'août". La Grèce, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d'euros à la BCE le 20 août, puis 1,5 milliard au FMI en septembre.

Vendredi, Athènes a officiellement demandé au FMI une nouvelle aide. Au départ, le gouvernement grec, mené par le parti de gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras, souhaitait se passer de tout nouveau plan d'aide du FMI, considéré comme un trop fervent partisan de la rigueur.

La présence du FMI imposée par l'Allemagne

Mais Athènes a dû faire marche arrière face à l'Allemagne notamment, qui souhaitait que le FMI, impliqué depuis 2010 dans les deux sauvetages successifs de la Grèce, continue à participer au mécanisme d'aide à la Grèce.

Les institutions créancières de la Grèce ont décerné jeudi un satisfecit à Athènes, après le vote des premières mesures de rigueur votées par le Parlement grec au cours de quinze derniers jours.

Depuis l'éclatement de la crise de la dette en 2010 et les deux prêts successifs l'UE et du FMI au pays, d'un total d'environ 240 milliards d'euros, les représentants des institutions effectuaient des visites régulières à Athènes pour évaluer les comptes grecs, une condition pour verser les tranches des prêts.

Les visites des chefs de mission des créanciers avaient été délocalisées à Paris en septembre dernier, sous prétexte de limiter les protestations des syndicats.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/07/2015 à 11:00 :
Voter des lois de rigueur est une chose, les appliquer sans faiblesse en est une autre, et malheureusement tant que l'état grec est aussi dysfonctionnel notamment pour la collecte des impôts et des taxes existants, ça risque d'être difficile. A se demander si la solution ne serait pas de taxer à 23% les retraits bancaires plutôt que d'essayer de jouer la TVA (bien entendu en imposant le paiement des salaires et prestations sociales sur comptes bancaires exclusivement).
Réponse de le 26/07/2015 à 22:28 :
Avec 32 % de taux de chômage, on ne peut pas dire que les plans d'austérité n'ont pas été appliqués "sans faiblesse". Mais si on veut rembourser une dette, il faut de le croissance. Difficile de rembourser une dette quand votre PIB s'effondre.
a écrit le 26/07/2015 à 11:00 :
Voter des lois de rigueur est une chose, les appliquer sans faiblesse en est une autre, et malheureusement tant que l'état grec est aussi dysfonctionnel notamment pour la collecte des impôts et des taxes existants, ça risque d'être difficile. A se demander si la solution ne serait pas de taxer à 23% les retraits bancaires plutôt que d'essayer de jouer la TVA (bien entendu en imposant le paiement des salaires et prestations sociales sur comptes bancaires exclusivement).
a écrit le 26/07/2015 à 10:37 :
Où est Romaric? Dans les îles? Nous voulons du "made by Romaric"!

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