Londres veut un Brexit... mais sans frontière avec un pays de l'UE, l'Irlande

Londres ne veut pas rétablir de postes-frontière entre l'Irlande du Nord et l'Irlande. Mais, pour Bruxelles, après avoir quitté l'Union européenne, il est logique que le Royaume-Uni ne bénéficie plus ni de l'union douanière ni du marché unique. Un vrai casse-tête.

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Environ 30.000 personnes franchissent chaque jour sans le moindre contrôle les quelque 500 kilomètres (310 miles) de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.
Environ 30.000 personnes franchissent chaque jour sans le moindre contrôle les quelque 500 kilomètres (310 miles) de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. (Crédits : Brexit en Irlande Dublin)

C'est fait, le gouvernement britannique a publié sa position officielle sur la question de la frontière irlandaise. Dans un document ("position paper") rendu public ce mercredi 16 août, le gouvernement de Theresa May propose de maintenir la suppression de toute frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Parmi toutes les questions ouvertes avec les négociations du Brexit, c'est l'une des plus épineuses.

Car, d'une part, Bruxelles n'a eu de cesse de répéter que le pays ne devait pas s'attendre à bénéficier après le Brexit des mêmes avantages que ceux procurés par une appartenance à l'UE. En clair, quitter l'Union européenne, c'est quitter à la fois le marché unique et l'union douanière. Et d'autre part, laisser un pays de l'UE sans frontière avec le Royaume-Uni après le Brexit serait une exception a priori invraisemblable.

Risque de fragilisation de l'accord de paix de 1998

Sauf que le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni, risquerait de fragiliser l'accord de paix ayant mis fin en 1998 à des décennies de violences meurtrières dans la région entre protestants favorables à la tutelle britannique et catholiques nationalistes irlandais. Et dans ce contexte sensible, environ 30.000 personnes franchissent chaque jour sans le moindre contrôle les quelque 500 kilomètres (310 miles) de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

Ainsi, en liant cette question à celle des futures relations commerciales, le gouvernement britannique tente de forcer la main au club des 27. Mais, pour les responsables européens, ce n'est pas la bonne façon de procéder. Bruxelles n'a cessé de le marteler : il faut d'abord régler ces trois sujets prioritaires, à savoir le sort des citoyens européens après la séparation, le montant de la facture de sortie, et la question de la frontière irlandaise, et cela, avant toute négociation commerciale.

Londres propose trois variantes

Mais Londres n'en démord pas, ces négociations de sortie doivent être discutées en même temps que le futur partenariat commercial.

"Nous avons des principes très clairs. Notre priorité est de s'entendre sur l'absence d'infrastructures frontalières qui seraient un retour aux postes-frontières du passé, ce qui est totalement inacceptable pour le Royaume-Uni", a écrit le ministère de David Davis en charge des négociations du Brexit dans un communiqué.

Pour arriver à ce résultat, le gouvernement britannique propose deux approches à l'UE: un "nouveau partenariat douanier" qui permettrait "qu'il n'y ait pas de frontière du tout entre le Royaume-Uni et l'Irlande", ou bien "des arrangements douaniers", qui pourraient inclure notamment la suppression de déclarations d'entrée et de sortie des biens et des accords commerciaux spécifiques à l'Irlande du Nord.

| LireBrexit : Bruxelles ne veut pas discuter "d'une période de transition" pour le moment (mardi 15 août)

Dans ce bras de fer sur la hiérarchie des questions à traiter, le gouvernement irlandais a pour sa part salué les propositions britanniques tout en rappelant que "l'objectif immédiat des prochaines sessions de négociations demeure d'avancer sur (...)  les droits des citoyens et le règlement financier ainsi que les questions spécifiques à l'Irlande", c'est-à-dire, en rappelant les trois piliers de la discussion préliminaire voulue par l'UE.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires 22
à écrit le 18/08/2017 à 9:26
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le presidium francais micron supreme va regler la question en deux coups de cuillere a pot, faites lui confiance. Gloire a lui.

à écrit le 17/08/2017 à 15:21
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Assez comique s'il en était votre commentaire ce n'est pas l'UE qui a voulu le Brexit mais les anglais si Belfast s'enflamme les anglais en seront l'unique cause aucun pays de l'UE ne sera fautif. Les anglais n'ont jamais aimé l'UE sauf pour en tirer...

à écrit le 17/08/2017 à 15:10
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Le gouvernement britannique se comporte conme un enfant gâté de 10ans...moi moi moi.... a moins qu'il ne soit encore plus sournois que je le pensais

à écrit le 17/08/2017 à 15:06
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Le gouvernement britannique se comporte conme un enfant gâté de 10ans...moi moi moi....

à écrit le 17/08/2017 à 13:44
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au cas ou bruxelles exigerais le retablissement de la fontiere entre les deux Irlande et que les heurts reprenent les coupables serons les dirigeants europeens qui par leur intransigeance serons les responsable aussi bien de bruxelles que des pays...

à écrit le 17/08/2017 à 9:22
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Décidément le Royaume-Uni ne sait pas comment sortir. Tout ça aurait dû être mûrement réfléchi par les pro-brexit AVANT le référendum et expliqué lors de la campagne référendaire.

à écrit le 16/08/2017 à 22:37
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Il faut donner raison aux Britanniques: Pas de frontière entre les 2 Irlandes. Le problème avec le paradis fiscal qu'est devenu l'Irlande du Nord serait ainsi résolu. Au passage, il serait bon de rattacher aussi au RU... les Pays-bas, le Luxembourg,...

à écrit le 16/08/2017 à 22:35
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Je propose d'accéder à leur demande en prenant soin de dégager la république d'irlande de l'UE juste avant. Ce pays n’étant rien d'autre qu'un paradis fiscal et son gouvernement à la botte des entreprise comme Apple.

à écrit le 16/08/2017 à 20:02
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Les brits veulent le beurre , l'argent du beurre et la crémière ! Autre solution plus rock'n roll : Unification de l'IRLANDE hors UK of course .

à écrit le 16/08/2017 à 18:42
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Dans la logique de Londres on pourrait ensuite aussi supprimer la frontière "physique" avec la Suisse par exemple, il y aussi un paquet de citoyens de l 'UE qui vont en Suisse tous les jours, ça se gère donc. Ils auraient du réfléchir un peu plus av...

à écrit le 16/08/2017 à 18:35
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Allons au bout de la logique les accords du Touquet doivent être immédiatement dénoncés car le gouvernement de M. Sarkozy a déplacé la frontière anglaise sur le sol français si j'étais un adepte du FN je dirais que la France a mis fin à sa souveraine...

à écrit le 16/08/2017 à 18:28
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L' Englois tente de se constituer un cheval de Troie pour son commerce , la couleuvre était attendue peut être l' Ecosse....Barnier va réussir le blocus que Napoléon a raté .

à écrit le 16/08/2017 à 17:53
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Euh, c'est quand même aux Britanniques de décider qui entre chez eux. La responsabilité de Bruxelles est de dire aux Irlandais: on vous interdit d'entrer au Royaume-Uni et de parler aux Britanniques. Je me marre d'avance :-)

le 16/08/2017 à 20:14
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Le problème, c'est que les brits veulent une frontière ouverte entre l'irlande du nord et la république d'irlande, qui elle, reste pleinement membre de l'UE ! Or, une règle de circulation avec UN pays de l'UE DOIT s'appliquer à l'ensemble de l'UE !!!...

le 16/08/2017 à 22:01
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Ben non l'Irlande au sein de l'UE, comme n'importe quel autre pays de l'UE , ne peut laisser entrer ce qu'elle veut venant de l'extérieur de l'UE sans droits de douane. Et le RU sera bientôt hors UE. Cqfd.

le 16/08/2017 à 22:42
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@@patrickb: on est là dans le vif de ce qui sépare les Anglosaxons des collectivistes ! Pour les Anglosaxons, c'est la liberté qui prime; pour les collectivistes, c'est la dictature. Et les Irlandais, qui sont anglosaxons, n'accepteront pas la dictat...

le 17/08/2017 à 1:12
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Il est hallucinant de lire qu'imposer aux Irlandais de respecter l'esprit et la lettre des traités communautaires qu'ils ont signés, en l'occurrence l'obligation d'installer des postes de frontière aux portes de leur territoire, qui donne sur des p...

le 17/08/2017 à 14:34
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L'UE décide également qui rentre chez elle, ça va dans les deux sens ...

le 17/08/2017 à 14:49
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la question n'est pas de savoir si les irlandais pourront ou pas rentrer au Royaume-Uni après le Brexit, car bien évidemment ils le pourront. La question est de savoir s'il y aura des taxes douanières à la frontière entre l'EIRE et l'Irlande du nord,...

le 17/08/2017 à 16:19
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Le plus cocasse, c'est que Patrickb fait sans doute partie de ces gens qui pensent qu'il faudrait tirer à vue sur les migrants à pied à la frontière Est de l'UE, et qu'il faudrait les laisser mourir en mer à la frontière Sud de l'UE, parce que "une f...

le 07/09/2017 à 22:29
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Tu ne sais pas de quoi tu parles. Les irlandais ne sont pas des anglo-saxons car ceux-ci ne se sont installés qu'en Angleterre, de même pour les normands. Les anglais ont colonisé les irlandais beaucoup plus tard, traitant mal les irlandais. Ce sont ...

le 07/09/2017 à 22:29
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Tu ne sais pas de quoi tu parles. Les irlandais ne sont pas des anglo-saxons car ceux-ci ne se sont installés qu'en Angleterre, de même pour les normands. Les anglais ont colonisé les irlandais beaucoup plus tard, traitant mal les irlandais. Ce sont ...

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