"Plan B" de Varoufakis : la Grèce ouvre une enquête judiciaire

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Yanis Varoufakis, qui a quitté le gouvernement le 6 juillet, a cherché à minimiser l'importance de son initiative, qu'il a présentée comme un plan d'urgence.
Yanis Varoufakis, qui a quitté le gouvernement le 6 juillet, a cherché à minimiser l'importance de son initiative, qu'il a présentée comme un plan d'urgence. (Crédits : JEAN-PAUL PELISSIER)
L'ancien ministre grec voulait mettre en place un "système de paiement parallèle". L'enquête ne concerne pas directement Yanis Varoufakis, qui bénéficie de l'immunité parlementaire.

Un procureur grec a ouvert une enquête à la suite des révélations de l'ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis qui a préparé dans le plus grand secret, avant l'accord du 13 juillet avec les créanciers d'Athènes, un "système de paiement parallèle" impliquant le piratage du numéro fiscal des citoyens, a appris mercredi 29 juillet l'agence Reuters de sources judiciaires.

L'enquête ne concerne pas directement Yanis Varoufakis, qui bénéficie de l'immunité parlementaire. Elle cherchera notamment à établir si les règles de protection des données personnelles n'ont pas été violées dans cette affaire.

Varoufakis minimise l'importance de l'initiative

Yanis Varoufakis, qui a quitté le gouvernement le 6 juillet, a cherché à minimiser l'importance de son initiative, qu'il a présentée comme un plan d'urgence "face aux efforts des créanciers visant à miner le gouvernement grec et au vu des forces à l'oeuvre au sein de la zone euro pour expulser la Grèce de l'euro".

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a accepté in extremis un accord avec ses créanciers qui impose à Athènes de nouvelles mesures d'austérité en échange d'un nouveau plan d'assistance financière, le troisième depuis le début de la crise grecque.

Mais les propos de Varoufakis ont toutefois conduit l'opposition grecque pro-européenne à réclamer à Tsipras qu'il fasse toute la lumière sur les préparations d'un éventuel "Grexit" qui ont été menées lors des difficiles négociations avec ses partenaires alors même que le Premier ministre et son équipe affirmaient refuser de l'envisager.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 02/08/2015 à 0:37 :
De Gaulle à lui carrément déserté en juin 40 !
Condamné à mort par contumace pour traîtrise par Vichy, gouvernement légalement élu, reconnu par les États-Unis jusqu'en 1943...

Varoufakis est un petit joueur :)
a écrit le 01/08/2015 à 13:37 :
Incroyable mais vrai! Comment un ministre des finances d'un pays nécessairement en accord avec son premier ministre, se retrouve t il en délicatesse avec la justice de son pays pour avoir tenté de trouver une alternative à la situation catastrophique dans laquelle l'institution européenne l'a mis (avec d'autres).
Qui diligente réellement cette procédure ? La Troika? En quoi un ministre des finances se met il dans l’illégalité à connaitre l'identification fiscale de ses administrés? La campagne de dénigrement de cet homme dont le seul but jusqu’à preuve du contraire,a été de vouloir aider son pays face a une bande de requins est proprement insupportable, La tribune se prête t elle volontairement à cette affligeante opération?

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