Portugal : la banque centrale reporte la vente de Novo Banco

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Notre intention est de reprendre le processus de vente une fois que les principaux facteurs d'incertitude auront disparu et, plus précisément, lorsque seront connues les exigences de la BCE en matière de niveaux de fonds propres pour toutes les banques importantes de l'union bancaire, explique la banque centrale portugaise dans un communiqué.
"Notre intention est de reprendre le processus de vente une fois que les principaux facteurs d'incertitude auront disparu et, plus précisément, lorsque seront connues les exigences de la BCE en matière de niveaux de fonds propres pour toutes les banques importantes de l'union bancaire", explique la banque centrale portugaise dans un communiqué. (Crédits : Reuters Rafael Marchante)
Faute d'offres suffisantes, l'institution lusitanienne a annoncé mardi avoir suspendu la vente de Novo Banco, la banque née du sauvetage de Banco Espirito Santo (BES) en 2014. Le processus de vente devrait être relancé après les élections législatives en octobre.

La Banque du Portugal a annoncé mardi 15 septembre le report de la vente de Novo Banco -troisième banque du pays en termes d'actifs- créée en août 2014 après le sauvetage de Banco Espirito Santo (BES), jugeant "insatisfaisantes" les trois offres fermes (des chinois Anbang et Fosun et de l'américain Apollo) qu'elle avait reçues.

"Le Conseil d'administration de la Banque du Portugal a décidé d'interrompre le processus de vente de NovoBanco", dans un contexte marqué par "d'importants facteurs d'incertitude", a indiqué la banque centrale dans un communiqué.

L'opération "sera relancée quand seront réunies des conditions favorables à l'obtention d'offres plus proches des objectifs fixés par la Banque du Portugal", a-t-elle ajouté.

Tests de résistance déterminants pour la vente

La Banque du Portugal envisage de reprendre le processus de vente une fois connus "les besoins de recapitalisation" de Novo Banco, qui seront déterminés par la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre des tests de résistance prévus à l'automne.

Un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, avait déjà laissé entendre que la Banque du Portugal se préparait à reporter la vente de Novo Banco, en indiquant qu'il "respecterait une telle décision".

"Si la Banque du Portugal considère que la meilleure façon d'éviter des pertes est de réaliser la vente après les tests de résistance (...), je respecterai cette décision", a ainsi assuré le chef du gouvernement de centre droit. "Ce n'est qu'après cette échéance que les investisseurs connaîtront le montant de la recapitalisation dont aura besoin Novo Banco", a-t-il ajouté devant la presse.

Une vente après les élections

La vente de Novo Banco n'interviendra donc qu'après les élections législatives prévues le 4 octobre, contrairement au calendrier initial des autorités portugaises.

Le report de la vente de Novo Banco scelle l'échec des négociations avec les trois repreneurs potentiels, à savoir les deux investisseurs chinois -le conglomérat Fosun et l'assureur Anbang- puis le fonds d'investissement américain Apollo.

Novo Banco, qui a hérité des actifs jugés sains de Banco Espirito Santo, a été renflouée en août 2014 à hauteur de 4,9 milliards d'euros, dont 3,9 milliards apportés par l'Etat et un milliard par les banques opérant au Portugal.

(Avec AFP)

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a écrit le 16/09/2015 à 11:19 :
Pourtant le discours officiel (propagande socialiste) nous martèle que les banques vont bien, que les tests sont sans stress... Que tout roule... C'est vrai, c'est pas chez nous... Mais c'est pas si loin nous plus !
Réponse de le 22/09/2015 à 17:52 :
Il faut évoquer l'arnaque colossale qui a accompagné la faillite de la banque Banco Espirito Santo, rebaptisée Novo Banco. Au moment de la chute de l'empire Espirito Santo, une partie des épargnants (en majorité des émigrés portugais de France, de Suisse, du Luxembourg etc.) ont découvert avec stupeur qu'ils avaient tout perdu : leur épargne était en fait placée sous forme d'actions, et à leur insu !!! 70% des lésés sont des retraités, ils ont vu s'évanouir le fruit d'une vie de travail. Tout ceci a été validé par la Banque du Portugal, ainsi que par la commission de régulation du marché boursier. Comment la Banque du Portugal, comment les organismes régulateurs n'ont-ils pas vu, pendant des décennies, que la famille (au sens propre comme au sens figuré) Espirito Santo mettait en danger la santé de la banque par ses méthodes peu scrupuleuses, ses manœuvres occultes, son enrichissement personnel ? Pourquoi les les institutions européennes laissent-elles faire ce qui est manifestement l'une des plus grosses arnaques bancaires de ces dernières décennies ? Le silence de tout ce petit monde est assourdissant pour les épargnants ainsi traités : trompés par leur conseiller bancaire, traités comme du menu frottin par leur "nouvelle ex-banque", méprisés par l'ensemble des institutions compétentes ? A-t-on peur que les gens comprennent que le pire en matière bancaire est possible ? Que diriez-vous si demain votre épargne, normalement en sécurité, vous était confisquée parce qu'en réalité elle était appliquée sous forme d'actions d'une banque et de holdings en perdition ?
Cela est arrivé au Portugal ! Les journalistes évoquent au mieux le drame des petits actionnaires, sans préciser qu'ils étaient actionnaires malgré eux !!!
Réponse de le 22/09/2015 à 17:55 :
Même s'il ne s'agit pas de propagande uniquement socialiste, vous avez raison. Quelques précisions sur ce qui s'est passé au Portugal :

Il faut évoquer l'arnaque colossale qui a accompagné la faillite de la banque Banco Espirito Santo, rebaptisée Novo Banco. Au moment de la chute de l'empire Espirito Santo, une partie des épargnants (en majorité Journal économique et financier des émigrés portugais de France, de Suisse, du Luxembourg etc.) ont découvert avec stupeur qu'ils avaient tout perdu : leur épargne était en fait placée sous forme d'actions, et à leur insu !!! 70% des lésés sont des retraités, ils ont vu s'évanouir le fruit d'une vie de travail. Tout ceci a été validé par la Banque du Portugal, ainsi que par la commission de régulation du marché boursier. Comment la Banque du Portugal, comment les organismes régulateurs n'ont-ils pas vu, pendant des décennies, que la famille (au sens propre comme au sens figuré) Espirito Santo mettait en danger la santé de la banque par ses méthodes peu scrupuleuses, ses manœuvres occultes, son enrichissement personnel ? Pourquoi les les institutions européennes laissent-elles faire ce qui est manifestement l'une des plus grosses arnaques bancaires de ces dernières décennies ? Le silence de tout ce petit monde est assourdissant pour les épargnants ainsi traités : trompés par leur conseiller bancaire, traités comme du menu frottin par leur "nouvelle ex-banque", méprisés par l'ensemble des institutions compétentes ? A-t-on peur que les gens comprennent que le pire en matière bancaire est possible ? Que diriez-vous si demain votre épargne, normalement en sécurité, vous était confisquée parce qu'en réalité elle était appliquée sous forme d'actions d'une banque et de holdings en perdition ?
Cela est arrivé au Portugal ! Les journalistes évoquent au mieux le drame des petits actionnaires, sans préciser qu'ils étaient actionnaires malgré eux !!!

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