Réfugiés : submergée, la Grèce réclame des fonds supplémentaires

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Selon les ONG présentes à Lesbos, en première ligne des arrivées, les conditions d'accueil se sont encore détériorées ces derniers jours.
Selon les ONG présentes à Lesbos, en première ligne des arrivées, les conditions d'accueil se sont encore détériorées ces derniers jours. (Crédits : YANNIS BEHRAKIS)
Athènes estime à "environ 480 millions d'euros" les sommes requises pour la prise en charge par le pays des migrants l'an prochain. Seuls 150 millions d'euros ont été prévus par les Fonds européens, d'après une note d'information du ministère de la Politique migratoire.

Le gouvernement grec a indiqué jeudi 22 octobre attendre de l'Union européenne un soutien supplémentaire d'au moins 330 millions d'euros en 2016 pour faire face à l'afflux de migrants, et réclamé de ses partenaires européens les renforts promis en personnels.

Les premiers départs de réfugiés arrivés en Grèce vers le Luxembourg et la Suède sont "prévus ces prochains jours", dans le cadre de la procédure européenne dite de "relocalisation" visant à répartir sous deux ans au sein de l'UE 160.000 réfugiés ayant gagné la Grèce et l'Italie, a aussi indiqué le ministère de la Politique migratoire.

     | Lire Réfugiés : Bruxelles veut rajouter 1,7 milliard d'euros aux fonds mobilisés

 Près d'un demi-milliard d'euros nécessaire pour les migrants

Invoquant un audit mené par les autorités, le ministère fixe à "environ 480 millions d'euros l'année prochaine" les sommes requises pour la prise en charge par le pays des arrivants, dont le nombre dépasse désormais le demi-million depuis le début de l'année, selon le Haut commissariat de l'Onu aux Réfugiés. Sur ce total, seuls 150 millions ont été prévus par les Fonds européens, d'après une note d'information du ministère.

     | DIAPORAMA Les 10 plus grosses vagues de réfugiés en Europe depuis 1920

L'UE doit aussi "tirer au clair la question du financement de la procédure de relocalisation", en prévoyant un "financement exceptionnel" pour les dépenses de ce mécanisme, convenu par les 28 cet été, "qui n'ont pas été prévues dans le cadre des plans budgétaires pluri-annuels européens".

Selon les ONG présentes à Lesbos, en première ligne des arrivées, les conditions d'accueil se sont encore détériorées ces derniers jours au centre d'enregistrement et de sélection des migrants (hotspot) de cette île d'Égée orientale, les autorités apparaissant débordées face à l'ampleur des flux.

     | Opinion Il faut repenser la politique européenne sur la question des réfugiés

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/10/2015 à 16:43 :
En lisant cet article, on se rappellera les brillantes explications de ceux qui nous expliquaient il y a quelques mois qu'il fallait que la Grèce reste dans l'Europe en raison de son intérêt stratégique...
a écrit le 23/10/2015 à 6:16 :
Pourquoi la France ne demande pas aux Grecs de l'argent aussi, par exemple pour Calais ? On n'est pas des vaches à lait.
a écrit le 22/10/2015 à 23:47 :
On se plaint des risques que ces migrants prennent en traversant la méditerranée, on se plaint des mafias qui exploitent cette misère, on se plaint des couts de cette immigration à rythme industriel,... mais on ne s'attaque pas à la source du problème :
L'attraction de l'Europe, la liberté y compris d'exiger l'interdiction de critiquer (!), qui fait que, une fois débarqués, ces migrants exigent des logements, une alimentation saine, variée... et conforme à leur religion, une liberté de mouvement, des aides sociales et médicales, suivis d'un regroupement familial !
Bien entendu, comme le souligne la cour des comptes, 96% des déboutés du droit d'asile... resteront quand même ! L'état se fait-il respecté ??
Alors, il faut inverser l'attrait !
Pour cela, il suffit de garantir :
- que aussitôt débarqué en Europe, un clandestin est assuré d'être renvoyé hors d'Europe;
- tout dossier de demande d'asile devra être traité dans une ambassade ou un guichet ad-hoc : pas de dossier si déjà entré dans le pays;
- un quota annuel maximal d'acceptation par pays européen : pour ces dossiers acceptés, prise en charge du transport jusqu'à la frontière européenne par l'Europe.
a écrit le 22/10/2015 à 23:31 :
Le manque d'intérêt des médias français à informer de l'ampleur d'un problème qui ne touche pas directement la France n'est pas à la hauteur d'une réalité européenne. Même si la Grèce n'a pas fait preuve d'une bonne organisation administrative dans bien de domaines, la situation des réfugiés qui risque de s'aggraver avec les développements récents en Syrie dépasse les capacités des pays frontaliers et demande une réponse européenne.
a écrit le 22/10/2015 à 19:46 :
La solution la moins onéreuse serait de les renvoyer d'oû ils viennent. Ce n'est pas aux contribuables de payer ; ou alors ceux qui décident les prennent chez eux tous frais compris.
Réponse de le 22/10/2015 à 21:25 :
@Louis: 1) le chiffre semble en effet énorme. 480 G/80 000 (en supposant moitié-moitié avec l'Italie), ça fait 6 000 euros par tête. Je soupçonne donc une embrouille grecque pour se renflouer. 2) ces migrants sont une bombe à retardement pour les pays d'accueil. On voit déjà comment ils se comportent: non seulement ils sont accueillis, mais ils se plaignent de ne pas avoir assez et certains auront aussi remarqué qu'ils ont quasiment tous des smartphones !!!

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