Royaume-Uni : l'inflation accélère un mois après le Brexit

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Sur le marché des changes, la livre sterling, en net repli depuis le scrutin du 23 juin, s'appréciait légèrement face au dollar et à l'euro.
Sur le marché des changes, la livre sterling, en net repli depuis le scrutin du 23 juin, s'appréciait légèrement face au dollar et à l'euro. (Crédits : REUTERS/Peter Nicholls)
Pour son premier mois complet après le vote sur le référendum de sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni a connu une hausse des prix à la consommation de 0,6% sur un an en juillet. L'indice des prix à la production a quant à lui augmenté de 0,3%, le chiffre le plus élevé depuis juin 2014.

La hausse des prix à la consommation au Royaume-Uni a légèrement accéléré à 0,6% sur un an en juillet, soit le premier mois complet depuis le vote en faveur du Brexit, après 0,5% en juin, selon des chiffres de l'Office des statistiques nationales publiés mardi. Ce chiffre, le plus élevé depuis novembre 2014, est légèrement supérieur aux attentes des économistes qui tablaient sur une hausse des prix de 0,5% selon un consensus établi par Bloomberg.

L'indice des prix à la production a quant à lui augmenté de 0,3% par rapport à juillet 2015, alors que les économistes interrogés par Reuters l'attendaient inchangé. Il s'agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis juin 2014.

     | Lire Brexit : les loyers baissent à Londres pour la première fois en six ans

"Il n'y a aucun impact évident des résultats du référendum sur l'UE sur les chiffres des prix à la consommation d'aujourd'hui mais l'indice des prix à la production suggère que la chute du taux de change commence à faire monter les prix à l'importation payés par les industriels", a déclaré Mike Prestwood, directeur des prix à l'ONS, l'institut national de la statistique.

 Regain de la livre face au dollar et à l'euro

Sur le marché des changes, la livre sterling, en net repli depuis le scrutin du 23 juin, s'appréciait légèrement face au dollar et à l'euro.

Pour mémoire, la Banque d'Angleterre a abaissé le 4 août son taux directeur pour la première fois depuis 2009 tout en relevant ses prévisions d'inflation pour 2018 et 2019 au-dessus de 2%, l'objectif qu'elle s'est fixé.

En début de séance, la Bourse de Londres perdait 0,43%, mais a rapidement rattrapé ses pertes, le FTSE 100 n'affichant plus qu'un recul de 0,07% à 11h47.

"Ca a pris du temps, mais finalement ce mardi le Royaume-Uni commence à avoir une meilleure idée de l'impact du Brexit avec la statistique sur l'inflation", a expliqué Connor Campbell, analyste chez Spreadex.

>> Lire aussi La Grande-Bretagne ne va-t-elle quitter l'UE que fin 2019 ?

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 17/08/2016 à 10:56 :
Comme pour le passage a l'euro. les profiteurs sont présents avec un alibi en beton
a écrit le 16/08/2016 à 15:58 :
La BCE qui cherche depuis des années un moyen pour relancer l'inflation. Une recette s'impose, un Brexit généralisé.
Réponse de le 16/08/2016 à 22:46 :
Il ne s'agit évidemment pas d'une inflation qui serait liée à un quelconque rebond de la demande mais d'un simple début de répercussion sur les prix de la dégringolade de la livre. Bref, une perte sèche pour le pouvoir d'achat des britanniques.
a écrit le 16/08/2016 à 14:21 :
Le Royaume Uni sera bien plus puissant d'ici à 4 ans. Et le pays le plus attractif pour la finance, les sièges sociaux, et les implantations de multinationales. Un immense paradis fiscal aux portes de l' " europe ". Thérésa est en train d'obtenir avec Angela ( seule vraie patronne de l' " europe ", un statut sur mesure, notamment passeport commercial et financier.
Réponse de le 16/08/2016 à 16:26 :
Vous avez bien raison , ce qui va être intéressant, c'est la réaction de nos politiciens clonés qui prétendent que le Brexit, c'est le chaos.
Réponse de le 16/08/2016 à 17:19 :
Dans 4 ans il ne sera toujours pas sorti de l'UE.Evidemment qu'il sera plus puissant,s'il continue a bénéficier des bienfaits de l'UE,sans supporter les contraintes.
Réponse de le 16/08/2016 à 18:05 :
Je pense juste que vous vous trompez! L UE va rien négocié avec l uk. En effet elle n'a aucun intérêt a negocié un compromis "sympa" pour les anglais. Ils vons joué stratégie de la terre bruler et l uk auras tous perdu... les US ne seront plus leur allier... l Ecosse va quitter le royaume uni...(Ecosse qui est la region anglaise qui permeter de conserver un bonne note auprès des agences de notation)... Donc plus aucune confiance dans le pays... et comme en économie les événements son autorealisateur...

!
Réponse de le 16/08/2016 à 19:31 :
ba voyons... Et ça c'est si on occulte tous les indicateurs économiques qui montre que la crise économique va être très violente au RU...
marché immobilier -4% en un moins, monaie -15%, contraction l'activité de 52 à 47 (autant qu'en 2008), bref ça va fort! Et le retour de l'inflation au moment où ils veulent accélérer la planche à billet qui tourne déjà à plein depuis 2010 n'est en fait pas très rassurant... Brexit gagnant!
Et le déficit de l'état ? 5?!! Alors qu'ils ont fait une cure d'austérité ?!!! C'est vrai que ça marche fort! Et donc ils vont baisser les impôts ? Et avec quel argent? la bonne blague. Ce Brexit est une telle réussite qu'ils ont décidé de le repousser à 2019, et d'ici là ça sera 2022, puis 2025...
Réponse de le 16/08/2016 à 19:48 :
il n'y aura pas de brexit pour une simple raison:cette élection s'est déroulée avant les attentats,ce qui a changé la donne!tous les pays sont actuellement plus ou moins sous état d'urgence,état qui empeche la tenue normale d'élections.l'élection anglaise ne peut donc etre validée,c'est pour cela que les britanniques essayent de faire trainer.idem en France:ceux qui croient que la présidentielle peut se tenir sous état d'urgence se trompent,l'élection sera reportée a plus tard ce qui ne change pas grand chose au fond
Réponse de le 16/08/2016 à 21:34 :
11 fautes élémentaires d'orthographe : le Ministère de la " Déséducation " Nationale, produit des résultats éloquents. C'est pour quand la " Première " Grève des Pseudos " Enseignants ! "
Réponse de le 16/08/2016 à 22:51 :
L'accès au marché de l'UE et à celui des transactions financières aura un coût pour le Royaume-Uni. Une cotisation au budget de l'UE à peu près au niveau de la contribution nette britannique et l'application des normes et réglements de l'UE sans avoir la possibilité de participer à leur discussion. Ce qui est négociable est très marginal...
Réponse de le 17/08/2016 à 1:59 :
L'avantage de la G.B comparativement à la france Dette en livres. France : dette en Euros. La france est coincée dans les menottes de l'Euro. frenchexit, retour au franc, et explosion de 30% de la dette.
Réponse de le 17/08/2016 à 11:01 :
Ah! qui ne voudrait pas être devin!!
Réponse de le 17/08/2016 à 17:07 :
En attendant, la GB fait tout le contraire de ce que prévoyez :

Theresa May passe à l'offensive
La principale mesure consisterait à leur infliger une amende équivalente au montant de la somme qui a échappé au fisc. "L'évasion fiscale prive d'argent les services publics" et ceux qui l'encouragent "doivent en supporter les risques et les coûts",

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