Royaume-Uni : Stiglitz et Piketty, nouveaux conseillers du parti travailliste

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Thomas Piketty s'est dit très heureux d'assister le Labour dans la construction d'une politique économique qui aide à s'attaquer aux problèmes les plus importants rencontrés par les gens au Royaume-Uni.
Thomas Piketty s'est dit "très heureux d'assister le Labour dans la construction d'une politique économique qui aide à s'attaquer aux problèmes les plus importants rencontrés par les gens au Royaume-Uni". (Crédits : Reuters)
Au sein d'un comité consultatif, l'économiste français et le prix Nobel d'économie américain conseilleront Jeremy Corbyn, le nouveau leader du Labour. Thomas Piketty veut montrer "l'échec de l'austérité au Royaume-Uni".

"En travaillant avec des économistes de premier plan, le Labour présentera une alternative cohérente dont notre pays a désespérément besoin."

John McDonnell, porte-parole du Labour chargé des questions financières, a ainsi annoncé dimanche 27 septembre l'arrivée de deux stars de l'économie pour appuyer Jeremy Corbyn. Thomas Piketty, auteur du best-seller "Le capital du XXIe siècle" et le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz feront partie d'un comité consultatif sur l'économie qui conseillera le nouveau leader du Labour.

Ce comité se réunira chaque trimestre sous la présidence de John McDonnell, porte-parole du Labour en charge des questions financières, afin de développer des idées pour la stratégie économique du parti travailliste.

"Construire une politique économique"

Thomas Piketty s'est dit "très heureux de participer" à ce comité et d'"assister le Labour dans la construction d'une politique économique qui aide à s'attaquer aux problèmes les plus importants rencontrés par les gens au Royaume-Uni".

"Il existe aujourd'hui une opportunité exceptionnelle pour le Labour de construire une nouvelle politique économique qui démontrera l'échec de l'austérité au Royaume-Uni et en Europe", a-t-il estimé dans un communiqué.

Un Labour divisé

L'annonce intervient alors que le Labour, qui a entamé dimanche 27 septembre son congrès annuel à Brighton (sud), est plus divisé que jamais après l'élection de Jeremy Corbyn, dont les positions très à gauche ne sont pas acceptées par un grand nombre de ténors travaillistes.

"Notre économie doit fournir la sécurité à tous, pas seulement à quelques riches", a déclaré Jeremy Corbyn lors de l'annonce de la création du comité.

    Lire aussi >> Royaume-Uni : pourquoi Jeremy Corbyn a séduit les Travaillistes

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/10/2015 à 12:59 :
J'en déduis que nos amis Britanniques sont sauvés.
Cordialement
a écrit le 28/09/2015 à 11:57 :
Un gouvernement qui se dit de gauche en France pourrait peut être avoir les mêmes conseillers plutôt que de se gargariser avec le Mozart de la fiance qui n'en rate pas une en terme de com provocatrice!
a écrit le 28/09/2015 à 10:10 :
y a un pb, meme les britanniques ""labour"" ne veulent pas retourner aux heures brillantes de l'economie britannique des annees 70!!!!!!!
( comprenne qui pourra...)
ils devraient rajouter krugmann dans le lot! ils propose de creuser des trous puis de les reboucher pour faire ' de la relance keynesienne' ( cf ' pourquoi les crises reviennent toujours')
a écrit le 28/09/2015 à 10:07 :
Attendons de voir le résultat.
Réponse de le 28/09/2015 à 16:10 :
Piketty a été un désastre pour la France. Il fut écouté par le candidat François Hollande qui, dans son programme (page 17), reprenait à son compte l’intitulé de son livre précédent (« Pour une révolution fiscale »). Lors d’un entretien réalisé par Mediapart le 28 janvier 2011, François Hollande affirmait ainsi « le constat est implacable : on paye d’autant plus d’impôts qu’on a de bas revenus, on a un système antiredistributif ». Mais le diagnostic fait par l’économiste était erroné. http://www.lopinion.fr/13-mai-2014/philippe-aghion-theorie-piketty-est-contestable-ainsi-que-l-analyse-empirique-qu-il Prendre en compte ce qui permet réellement de comparer la pression fiscale entre les catégories des 50 millions de Français majeurs permet d’effectuer un premier correctif sur ses résultats et de montrer que l’on passe de 24 à 40 % d’imposition sur l’échelle des revenus, au lieu de 40 à 33 %. Puis en intégrant les prestations, la courbe passe de 17 à 40 % ! Notre système d’impôt sur le revenu est donc nettement progressif. Confiant dans le diagnostic erroné, le caricaturant même, François Hollande a commencé son mandat en imposant… tous ceux qui payent l’impôt sur le revenu, classes moyennes et supérieures, qui dans son esprit pouvaient supporter sans problème une hausse de prélèvements ! On sait désormais quelles ont été les conséquences dramatiques pour l’économie de cette politique fiscale.
Réponse de le 28/09/2015 à 17:29 :
Jacques, lisez le livre de Piketty et comparez aux mesures qu'à pris Hollande en réalité. Vous pourrez constater qu'il n'a absolument pas respecté ses préconisations malgré son discours et pas davantage ce qu'il avait annoncé pendant sa candidature (tiens, c'est nouveau çà...)
Quand aux arguments contestant le diagnostic de Piketty, ils peuvent eux aussi largement être contesté, ne serait-ce que par leur manque de profondeur...

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