Schäuble s'en prend de nouveau à Mario Draghi

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Wolfgang Schäuble accuse la politique monétaire de Mario Draghi de rogner l'épargne et les marges des banques, tout en accentuant l'excédent commercial allemand à travers la baisse de l'euro.
Wolfgang Schäuble accuse la politique monétaire de Mario Draghi de rogner l'épargne et les marges des banques, tout en accentuant l'excédent commercial allemand à travers la baisse de l'euro. (Crédits : Reuters)
Le ministre allemand des Finances a demandé aux députés allemands, qui doivent recevoir le président de la Banque centrale européenne, de ne pas ménager leur question en visant particulièrement sa politique monétaire. Wolfgang Schäuble s'était récemment brouillé avec Mario Draghi sur la question de l'excédent commercial allemand.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a de nouveau exprimé ses critiques à l'encontre du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, avant l'audition de ce dernier au Bundestag la semaine prochaine, rapporte samedi le quotidien Bild.

Schäuble a incité les membres de la commission des Finances du Bundestag à mettre Draghi en difficulté sur la politique monétaire mercredi prochain, précise l'article, qui cite des participants à une réunion qui a eu lieu cette semaine.

Mario Draghi doit s'exprimer mercredi devant les commissions des Finances et du Budget de la chambre basse du Parlement allemand. Sa dernière visite au Bundestag remonte à 2012.

Schäuble et Draghi se renvoient la balle sur l'excédent allemand

Au début du mois, le ministre des Finances d'Angela Merkel a rejeté les critiques de Mario Draghi visant l'excédent commercial allemand, expliquant que la décision de la BCE de ne pas modifier sa politique monétaire avait fait baisser l'euro, favorisant ainsi les exportations allemandes.

Selon l'institut d'études économiques Ifo, l'excédent courant allemand pourrait atteindre 278 milliards d'euros cette année. Il dépasserait celui de la Chine pour devenir le plus important du monde, un déséquilibre pointé du doigt par la BCE et d'autres institutions.

Les relations entre la banque centrale et le gouvernement allemand sont tendues depuis longtemps déjà, Berlin critiquant la politique monétaire ultra-accommodante de l'institut d'émission en lui reprochant de saper à la fois l'épargne des Allemands et les marges des banques.

Wolfgang Schäuble a en outre attribué à la BCE une part de responsabilité dans la montée du parti populiste anti-immigration AfD (Alternative pour l'Allemagne), qui a fortement progressé lors des récents scrutins régionaux.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 25/09/2016 à 1:40 :
Les europhobes peuvent déjà souscrire en vue d'une future statue, celle que l'Histoire dressera au futur, et réel fossoyeur de l'Europe, Wolfgang Schâuble ! Il est incapable de comprendre qu'une union ne peut survivre si un seul pays en profite vraiment.
Réponse de le 25/09/2016 à 16:19 :
Son pays est gagnant et ça le gène pas , aux autres de se révolter .
Certains pensent qu il se venge !!
a écrit le 25/09/2016 à 0:29 :
La Fed américaine est exposée aux mêmes critiques que la BCE. Il doit y avoir une raison autre qu'une brouille entre Schäuble et Draghi.
a écrit le 24/09/2016 à 22:02 :
Si l'on considère la position Allemande et des pays du Nord en général, l'impérialisme américain en fort renouveau, le Brexit, les nationalismes Russes et slaves, l'expansionnisme Chinois, l'extrêmisme islamique, le jusqu'au boutisme Israëlien et quelques autres travers de par le Monde, le tableau est sinistre, posé sur une poudrière. A la première mèche allumée, ce sera l'embrasement généralisé... une fois de plus. Comme s'il fallait faire de la place dans un Monde qui en manquerait, produire des cendres pour la renaissance d'un phénix généralement éphémère.
a écrit le 24/09/2016 à 21:48 :
Dans un secteur, la défense, où pourtant les politiques peuvent avoir leur mot à dire, on participe aux excédents allemands en renouvelant les FAMAS par des fusils allemands.... En ayant fait les bons choix économiques dès les années 2000 l'Allemagne est devenue super compétitive. Il est quelque peu indécent que les pays qui ne se sont pas imposés les mêmes efforts viennent le lui reprocher.
Réponse de le 25/09/2016 à 12:22 :
L'Allemagne a gagné en compétitivité en paupérisant une partie de sa population. Faut-il paupériser toute l'Europe ? Auquel cas on se retrouverait dans la situation de départ et il faudrait recommencer ...
Réponse de le 25/09/2016 à 22:18 :
La pauvreté est mesurée par individu, sans égard à l'endettement de l'état. Bien sur on peut augmenter les salaires au delà du développement de la productivité, payer retraites et autres avantages sociaux dépassant les contributions ou impôts payés, l'individu se porte bien si on ne le tient pas responsable du remboursement de la dette de l'état.
Réponse de le 28/09/2016 à 22:11 :
@unphysicien : la France, à l'activité économique poussive et à l'industrie pratiquement éradiquée, va inéluctablement connaître une paupérisation de sa population à côté de laquelle celle que vous dénoncez en Allemagne paraîtra bien modeste. Et ce d'autant plus que le coût de la vie (en particulier le logement) est bien plus modéré en Allemagne qu'en France. Seule l'électricité y est (momentanément) plus chère.
a écrit le 24/09/2016 à 20:16 :
Cette Allemagne me fait penser à un de ses voisins... vous voyez de qui je veux parler?
La Suisse bien sur... même égoïsme, même absence d'engagement international, en laissant faire aux autres le sale boulot, tout en profitant de toutes les opportunités à faire de l'argent... et autre trait commun à ces deux pays: jouer les donneurs de leçons. ...
J'arrête là les comparaisons ...
Réponse de le 24/09/2016 à 22:43 :
Traiter les voisins d'égoiste dévoile souvent son propre égoisme. Le problème est de trouver un paramètre général de valeurs communs. Il ne faut pas oublier que les Allemands sont restés en Afghanistan quand les Français ont plié bagages, et quand par décision souveraine, les Français se sont rendu au Mali, les Allemands ont apporté un support logistique sans avoir eu droit à la parole.
a écrit le 24/09/2016 à 17:49 :
Deutchland uber alles est de retour. Seuls comptent les intérêts de l'Allemagne pour Schauble. Y compris au prix de la prochaine désintégration de l'Europe.
a écrit le 24/09/2016 à 17:14 :
Le vieux semble bien nostalgique d'une période où l'Allemagne dirigeait tout et dominait ses partenaires. L'Euro actuel est dans une impasse aussi bien politique qu'économique. L'Allemagne a des excédents monstres grâce à un dumping social et de l'autre, la France qui ne fait rien pour assainir ses déficits et coule irrémédiablement. Le problème en Europe ne vient pas de la France ou des pays du Sud mais des Allemands qui cherchent à affirmer leur prédominance sur Tous les autres pays en les écrasant (économiquement et politiquement pour le moment). Jamais 2 sans 3 mais nous avons les moyens de nous défendre cette fois ...
a écrit le 24/09/2016 à 11:54 :
Ce monsieur oublié également les leçons d'un passé récent. Faut il lui rappeler que le populisme consiste à accuser l'autre : la BCE, le Grèce, les anglais ou encore les italiens et les français. ...Tant et si bien qu'à la fin seule l'Allemagne est supérieure aux autres nations . Il n'y a pas si longtemps d'autres parlaient de la supériorité de la race arienne. A trop vouloir stigmatiser les autres on finit par éveiller dangereusement un sentiment de supériorité qui conduit inévitablement à vouloir écraser les autres. Ce que fait l'Allemagne en économie. Et si on révisait l'histoire et on demandait aux allemands de payer leurs dettes ?
Vive l'Europe et vive la BCE
a écrit le 24/09/2016 à 11:46 :
L'Allemagne profite tellement de la situation actuelle qu'elle perpétuera le statu quo : entretenir la crise juste au bon niveau.
a écrit le 24/09/2016 à 11:42 :
le club MED a déjà été racheter par les chinois ... les pays du sud sont condamnés à être les coolies des germains .
Réponse de le 24/09/2016 à 17:48 :
En fait, les Germains se condamnent eux-mêmes tellement à la solitude qu'ils sont obligés d'importer en masse des populations moyen-orientales. Et ce alors que les cohortes de chômeurs qu'ils ont créées dans la zone euro devraient se trouver employées par eux. Si les pays "du club med" sortent de l'euro, qu'ils sont incapables de supporter, les Germains seront alors pris au piège de la force de leur monnaie : ils n'auront simplement plus d'acheteurs. Restera la guerre, comme autrefois, pour retrouver des débouchés ? Non, pas avec un peuple de vieux soignés par des travailleurs immigrés. La dialectique du Maître et de l'esclave est toujours d'actualité. Le temps joue contre l'Allemagne.
a écrit le 24/09/2016 à 11:19 :
On voit bien là tous les effets néfastes d'une monnaie commune appliquée à des économies très différentes qui si, on la laisse fluctuer, elle s'apprécie et creuse de fait, le déficit extérieur des pays du sud y compris, celui de la France et si on la déprécie, on pense pouvoir "soulager" la soutenabilité de la dette des pays du sud et leur redonner un peu de peps à l'export mais c'est favoriser en même temps, la balance commerciale de la première économie de la zone euro à des sommets encore jamais atteints. Et le revers de la médaille pour l'Allemagne, c'est qu'elle accumule des créances de pays de la zone euro devenus insolvables, le solde Target 2 qui repart à la hausse est là pour en attester et on comprend d'autant mieux l'inquiétude du ministre des finances allemand.

Sachant cela, on sait que l'euro n'a pas d'avenir. Ce n'est qu'une question de temps, lorsque les élites européennes l'auront définitivement compris et admis au lieu de s'accrocher religieusement à leur idiote croyance. Je suis persuadée que les Allemands n'attendent que ça.
Réponse de le 24/09/2016 à 17:22 :
Bien sûr que si l'euro pourrait avoir un avenir... si on mettait une solidarité budgétaire en place.

Après, il est certain que l'Allemagne profite de la situation actuelle, et est trop égoïste pour vouloir la changer.
Réponse de le 25/09/2016 à 11:02 :
La solidarité européenne n'existe pas puisqu'il n'y a pas de peuple européen mais des peuples européens. D'ailleurs, il n'y a pas que l'Allemagne qui ne veut pas payer plus que sa part (en passant, pour ceux qui ont l'air de dire que l'Allemagne n'est pas solidaire, elle est quand même le premier pays contributeur net au budget de l'UE), les autres pays du nord sont dans le même cas.

Et puis qu'est-ce que ça veut dire une solidarité budgétaire si ce n'est la mise en place d'un fédéralisme que l'Allemagne ne pourrait supporter quand on sait le montant astronomique que représenterait ces transferts en points de PIB (certains économistes ont fait le calcul). Les Allemands n'accepteront jamais de payer des sommes exorbitantes pour les autres, pas plus que les Hollandais, les Belges, les Suédois ou les Français et c'est comme ça.

Mais comme les européistes, vous êtes de ceux qui croient qu'on peut tordre la réalité. Eh bien, non, nous en sommes là !
a écrit le 24/09/2016 à 11:13 :
Ah les allemands ils ont toujours eu des problèmes avec les populations latines et c'est pas l'age très avancé de schauble qui me fera dire le contraire. Pays trop vieux, héritage politique trop obscur. L'europe suit à pas cadence une nation qui ne s'occupe que de ses propres intérêts.

Maintenant Dragui pourrait claquer la porte parce que voyant bien qu'il n'a aucune marge de manœuvre mais la place est bonne on se doute. Les allemands mettraient ainsi un de leurs à la tête de la BCE et cela permettrait à cette europe complètement incompétente et corrompue d'exploser plus rapidement.

On a besoin d'air là.
Réponse de le 24/09/2016 à 13:07 :
héritage politique "trop obscur"....? xénophobe (en plus du reste) le citoyen blasé. Pourtznt c'est le pays de Marx et Engels vous devriez être baba...
Réponse de le 24/09/2016 à 18:30 :
Et sinon à part du ressentiment vous vouliez exprimer quelque chose ?

Débattre peut-être ? Répondre ?

Xénophobe vis à vis des fascistes ? Oui bien entendu.
Réponse de le 25/09/2016 à 8:36 :
vous n'avez semble t il pas saisi que je vous demandais de developper votre assertion quant à leur héritage politique, à vrai dire je ne suis pas étonné, c'était stupide. Pour votre mémoire sélective fasciste est un mot italien et c'est une idéologie qui a touché presque toute l'Europe. Pour égaliser votre point Godwin, le terme NAZI c'est national socialiste et quand je vous lis, parfois, vous fleuretez, sans le voir, avec leurs concepts d'avant la Nuit des Longs Couteaux. Postez moins, relisez plus.
Réponse de le 25/09/2016 à 9:56 :
"Pour votre mémoire sélective fasciste est un mot italien et c'est une idéologie qui a touché presque toute l'Europe."

Vous défendez le fascisme donc, non non c'est bien ce que j'avais compris.

Le fascisme n'est pas une idéologie le fascisme est un ressentiment, une idée simpliste que les maux que nous vivons seraient uniquement due à une certaine catégorie de la population.

Le fascisme est donc signe de totalitarisme ou de dictature engendrant bien souvent des exterminations de masse ou des emprisonnements arbitraires d'individus ne pensant pas comme lui.

Donc j'insiste et je ne vois vraiment pas ce qui vous dérange dans le fait que je vous donne, raison, je suis bel et bien xénophobe vis à vis des fascistes et de leurs idées simplistes qui mènent à la misère et la mort.

Le dogme est l'antithèse de la réflexion.
a écrit le 24/09/2016 à 10:42 :
Mr Schogun fait le malin mais si Mario n'achète plus les dettes souveraines , les états comme le nôtre vont exploser et son excédent se réduire à peau de chagrin ! Et tout le système sera en vrac !
Réponse de le 24/09/2016 à 12:56 :
De toute façons on va exploser il faut sortir de l4euro et de l'Europe nos soi-disants élites ne sont que des "beufs".... Et je suis gentil......

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