Si elle quittait l'Union, la Grande-Bretagne pourrait perdre 2,2% de son PIB

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Ce scénario du pire se produirait si la Grande-Bretagne adopte des mesures protectionnnistes après une (éventuelle) sortie de l'Union européenne au 1er janvier 2018.
Ce scénario du pire se produirait si la Grande-Bretagne adopte des mesures protectionnnistes après une (éventuelle) sortie de l'Union européenne au 1er janvier 2018. (Crédits : Flickr/Vadim Timoshkin. CC License by.)
Une sortie de l'Union européenne au 1er janvier 2018 entraînerait outre-Manche une chute du produit intérieur bruit en 2030 faute d'une dérégulation très poussée de l'économie, d'après une étude publiée lundi par un think tank libéral.

À l'heure où l'Europe s'interroge sur une sortie de la Grèce de la zone euro ("Grexit"), un éventuel Brexit ("British exit") est au centre des débats outre-Manche. Proposée par le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip, tendance eurosceptique), une telle éventualité aurait un impact important sur l'économie britannique. En effet, si elle sortait de l'Union européenne, la Grande-Bretagne verrait son produit intérieur brut (PIB) amputé de manière permanente de 2,23% d'ici à 2030, estime le centre de réflexion Open Europe dans une analyse publiée ce lundi 23 mars.

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Le think tank libéral Open Europe, qui milite pour une réforme économique au sein de l'UE, estime que ce scénario du pire se produira si la Grande-Bretagne adopte une série de mesures protectionnistes après sa sortie de l'Union européenne au 1er janvier 2018.

Une croissance du PIB en cas de réformes libérales

Selon Open Europe, en cas de sortie de l'Union européenne, le meilleur scénario possible pour la Grande-Bretagne serait, outre un accord de libre-échange avec l'Europe, une dérégulation très poussée de son économie et une ouverture quasiment totale des échanges commerciaux avec le reste du monde.

Dans ce cas, le PIB en 2030 pourrait dépasser de 1,55% ce qu'il aurait été en cas de maintien dans l'Union, note l'étude, qui indique cependant que les travailleurs britanniques seraient alors confrontés de manière plus frontale à la concurrence de pays à coûts plus bas.

Un référendum fin 2017

Le Premier ministre David Cameron a promis, s'il est réélu, de renégocier les relations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne avant d'organiser, avant la fin 2017, un référendum sur le maintien du pays dans l'UE. Les prochaines élections législatives du 7 mai promettent d'être serrées, les sondages ne voyant aucun parti disposer de la majorité absolue à Westminster.

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Le parti travailliste se dit attaché à l'Europe mais souhaite une réforme des institutions. Seuls les libéraux-démocrates, qui font partie de la coalition au pouvoir avec les conservateurs, sont franchement europhiles.

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Photo : Way out par Vadim Timoshkin. Via Flickr CC License by.

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Commentaires
a écrit le 28/03/2015 à 13:48 :
Le parlement européen dois bien comprendre que nous somme tres mecomptant de la tournure des choses, mise en concurance des ouvrier europen, non prospérité economique 10 milions de chômeurs dans cette Europe economique, absence de progrès sur les dossier important, defence commune, sécurité interieur, comble de tous abcense de democratie dans cette union...... Les peuple sont mecomptant et les certitude bougie, donc si ils souhaite garder leur boulos, ils est plus que temps de se relever les manches....
a écrit le 24/03/2015 à 0:14 :
L'Alternative c'est une France un Royaume,Uni et Irlande et Islande dans une nouvelle Union economique Différente des 28.
Réponse de le 24/03/2015 à 2:21 :
Ah non on n'en veut pas de l'Irlande ni de l'Islande, ce sont des pays pauvres sans aucune industrie ni rien, surtout l'Irlande, basée sur l'exil fiscal des multi nationales, sans parler de son catholicisme parfois intégriste et son antisémitisme, non merci.
a écrit le 24/03/2015 à 0:06 :
Il ne faut pas oublier que le lion c'est la Grande Bretagne et le lionceau ce sont les USA, ils vont bien ensemble, et donc la question ne se pose pas puisque l'Europe est en train de conclure un traité avec les USA donc indirectement la Grande Bretagne aura un pied en Europe. S'ils quittaient l'Europe, l'impact serait de toute manière limité, ils ont leur propre monnaie qui ne fait que de perdre de valeur, mais cela est le lot de toutes les monnaies du fait de l'incapacité des politiques. J'ai des doutes qu'en fin de compte ils quittent l'Europe, ceci pour la bonne raison que le raisonnement des Anglais est toujours d'essayer de faire croire de l'inverse de ce qu'ils pensent mais en fait ils pensent l'inverse de ce qu'ils disent, c'est une forme de perfidie.
Réponse de le 24/03/2015 à 7:07 :
La livre s'est valorisée de 25% par rapport à l'euro en un an.
a écrit le 23/03/2015 à 20:57 :
Article inutile. Ils ne quitteront pas l'UE. La perfide Albion continue son cirque...
a écrit le 23/03/2015 à 19:23 :
Perdre 2.2% est une goutte d'eau et la GB le sait bien. Ce qui ferait et fera un tort plus important c'est que la City perde ses avantages, et que l'EU refuse à la GB un traité de libre échange. Que la GB perde 2.2% est alors un prix fort raisonnable, non?
a écrit le 23/03/2015 à 19:06 :
Ils ne partiront malheureusement pas. Trop hypocrites.
a écrit le 23/03/2015 à 17:27 :
L’Angleterre ne quittera jamais l'UE pourquoi ?
Parce que c'est contraire aux intérêts des américains
a écrit le 23/03/2015 à 16:56 :
cet article est stupide, non seulement une sortie de l'UK de l'UE n'est pas un retour au protectionnisme, mais faire des évaluations à l'horizon 2030 n'a aucun sens, personne sait si à cette date l'euro existera encore, si l'UE existera encore et si l'UE aura encore un sens
a écrit le 23/03/2015 à 16:19 :
Je pense que des fois il faut agir et il n'y a pas vraiment de freins ou de peurs dementielles. Autant je ne suis absoluement pas pour que la France ou la Grece quitte l'Union europeene, autant je suis pour que le UK la quitte !
a écrit le 23/03/2015 à 16:09 :
aussi bien Sarkozy que Hollande avaient promis de renégocier les termes des mesures décidées par l'Europe. ça ne mange pas de pain de promettre. Mais après, il faut juste se rappeler que l'Europe, c'est beaucoup d'intérêts particuliers qui ne changent pas en tapant du poing su la table. Après une éventuelle sortie, la négiciation d'un accord de libre échange ne sera certainement pas de l'intérêt de l'Europe, pour qui la GB ne serait que la tête de pont de tous les intérêts financiers du monde. Donc en cas de sortie, la GB n'aura même pas le statut de la Suisse, vis à vis des échanges avec l'UE. Son centre financier ne lui sera plus d'aucun secours car la plupart des marchés intra-européens seront rapatries entre Francfort et Paris. elle se trouvera financièrement en frontal avec Hong Kong, sans la souplesse de sa proximité chinoise, et en concurrence directe avec NY.
Donc il faudra qu'elle se reconvertisse à la production à bas coût en compétition avec la Turquie ou la Chine, et qu'elle développe son tourisme.. Bel avenir.
a écrit le 23/03/2015 à 14:55 :
Il faut arrêter avec des titres de ce genre qui consiste à induire en erreur le lecteur.
Certes, le titre n'est pas faux puisque la Grande-Bretagne pourrait perdre 2,2% du PIB dans le pire des cas MAIS il faut préciser qu'elle ne voudra jamais adopter des mesures protectionnistes qui pourraient nuire à son commerce international.
De part sa tradition libre-échangiste et libérale et sa volonté d'intégrer l'UE pour bénéficier du grand marché européen, le Royaume-Uni et M.Cameron savent pertinemment que ce n'est pas dans l'intérêt de leur pays de se détacher du reste du monde, pour ce qui est du commerce.
Le meilleur cas, qui prévoit une amélioration du PIB britannique en cas de sortie et de libéralisation et d'accord de libre-échange entre l'UE et la G-B, est donc bien plus probable.
Et c'est pour cela que le titre induit en erreur le lecteur en lui laissant croire que la crise toucherait le Royaume-Uni en cas de sortie, loin de là.
Et c'était bien là ce qu'a montré Open Europe, pourtant ouvertement pro-européen comme son nom l'indique.
Sortir de l'UE (et non de l'Europe car on ne peut pas quitter un continent) ne signifie donc pas le chaos, la crise et la récession mais plutôt une possibilité au Royaume-Uni d'avoir les avantages sans les inconvénients de l'UE via des accords de libre-échange.
Scénario à méditer pour la France où le pour et le contre de la sortie de la France de l'UE et de l'euro mériterait un débat digne de ce nom dans les médias plutôt que de diffuser des émissions abrutissantes.
Réponse de le 24/03/2015 à 15:15 :
hummmmmm, Les anglais ne sont pas jusqu'au coup dans UE la Fance, si.
a écrit le 23/03/2015 à 14:35 :
Coquilles
"mesures protectionnnistes " un n en trop
"une chute du produit intérieur bruit" brut

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