Taxis contre Uber : Bruxelles prend les choses en main

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L'étude visera à déterminer les bases juridiques sur lesquelles la Commission européenne pourra s'appuyer pour déterminer si Uber est un service de transports ou un service numérique.
L'étude visera à déterminer les bases juridiques sur lesquelles la Commission européenne pourra s'appuyer pour déterminer si Uber est un service de transports ou un service numérique. (Crédits : © Sergio Perez / Reuters)
Face aux litiges entre la société de San Francisco et les chauffeurs de taxis sur le Vieux Continent, la Commission européenne va lancer une étude visant à y mettre fin.

C'est peu dire que ses conclusions seront très attendues. La Commission européenne va lancer en septembre une étude pour tenter de régler le litige opposant la société californienne Uber aux chauffeurs de taxis à travers l'Europe, ont déclaré trois sources au fait du dossier à l'agence Reuters.

Cette étude visera à déterminer les bases juridiques sur lesquelles la Commission européenne pourra s'appuyer pour déterminer si Uber est un service de transports ou un service numérique, a déclaré un représentant de l'exécutif européen. La société de San Francisco se décrit comme une plate-forme en ligne mettant en relation des chauffeurs volontaires et des utilisateurs.

Vers une possible loi européenne

Pourquoi, Parce que le fait d'être considérée comme une entreprise de transports la soumettrait à des règles plus strictes en termes d'accréditation, d'assurance ou de sécurité, alors que les taxis l'accusent de contourner ces obligations et donc d'exercer une concurrence illégale. Les lois nationales encadrant l'exercice de la profession de taxis seront passées en revue dans l'ensemble des pays membres afin de déterminer si une loi européenne est nécessaire.

Parallèlement à cette étude, l'exécutif européen continuera d'examiner les plaintes déposées par Uber contre les interdictions prononcées à son encontre par la justice allemande et la justice espagnole, ainsi que contre la loi française dite "Thévenoud" de 2014.

"Il faut trouver un juste milieu"

Les décideurs sont déconcertés par les services comme Uber ou Airbnb par exemple, partagés entre la volonté de soutenir l'économie collaborative et la nécessité de garantir une concurrence non biaisée. "Il faut trouver un juste milieu", a déclaré un fonctionnaire européen.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 31/08/2015 à 5:36 :
Les fonctionnaires europeens peuvent bien faire ce qu'ils veulent, d'ici quelques annees arriveront sur le marche du travail une generation qui n'a connu que le smartphone et qui ne comprend meme pas qu'on puisse consommer ce type de service basiques autrement qu'en cliquant sur une application. Vous interdisez Uber aujourd'hui, d'autres application apparaitront. C'est un combat d'arriere garde, comme celui en son temps de la musique ou la photo. In fine, c'est le consommateur quid ecide, et c'est tant mieux. Mieux vaut collaborer, faire en sorte que les conducteurs d'Uber soient formes, qu'ils aient des vehicules aux normes, et qu'ils payent leurs taxes. Quant aux taxis, ils pleurnichent mais ont encore un avantage considerable grace a une rente qui leur offre la priorite dans les gares et aeroports. Ils n'ont qu'a s'adapter, developper leurs propres applications, etre plus agreables, avoir des vehicules irreprochables (proprete, confort, odeur...), et les gens iront naturelleemnt vers eux.
a écrit le 30/08/2015 à 10:42 :
Les lois doivent être les mêmes pour tout le monde. Le pretexte de "sites communautaires" ne peut pas légitimer le travail au noir. Sinon, il n'y a pas que les taxis qui vont perdre leur job. La technologie ne devrait pas promouvoir l'anarchie. Uber est un parasite dangereux pour notre système économique, déjà très fragilisé par la crise.
Réponse de le 30/08/2015 à 19:58 :
Ce sont les taxis qui font du travail au noir ! C'est même pour ça qu'ils ne prennent pas les cartes bleues !
Les piètres services rendus par des taxis peu aimables sont le terreau d'UBER.
Taxis vous vous êtes suicides !
a écrit le 29/08/2015 à 22:23 :
La situation des taxis est certes une aberration économique, ce n'est toutefois pas une raison pour lui substituer un système encore plus détestable qui serait dominé par un société vautour dont la grande spécialite est de tricher avec les lois. Comme d habitude ce sont toujours les extrêmes qui occupent les terrains politiques et économiques. On en crevera.
a écrit le 29/08/2015 à 17:07 :
le taxi de papa est mort !
a écrit le 29/08/2015 à 15:29 :
Je rentre d'Espagne ! Même pas d'uber là-bas ... Une honte ! Tu lances l'appli et on te propose la livraison de bouffe ...allez prendre un taxi à minuit à Barcelone ou Madrid ... Votre portefeuille va s'en rappeler
Réponse de le 30/08/2015 à 18:27 :
Pauvre petit malheureux !!!
a écrit le 29/08/2015 à 15:06 :
Oui enfin bon, les taxis n'ont toujours rien compris : ils s'affolent face à uber en ne se remettant pas en cause, qu'arrive-t-il le jour ou des voitures autonomes transporteront les passagers à leur place ? Et c'est presque pour demain...
a écrit le 29/08/2015 à 14:38 :
Et encore un article sur Uber a la Tribune !!! On va commencer a croire que vous en êtes actionnaire !!

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